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VIDEO. Cinq infos dans le rétro : Pénurie de masques, mort du Prince bleu et invasion de criquets

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ACTU En 2020, on garde les bonnes habitudes… Voici l’essentiel de l’actualité de ces samedi 25 et dimanche 26 janvier

 

Sur Linkedin, Facebook, Instagram ou Tinder, vous n’aviez pas vraiment la tête à suivre les infos ces deux derniers jours. Pas de problème, notre résumé de l’actu en cinq points est spécialement conçu pour les week-ends difficiles. #TonDolipraneChallenge…

1. Le Coronavirus s’installe

Annulation des festivités du Nouvel an chinois, nouvelles encourageantes des trois malades sur le sol français, mesures de confinement et plan pour rapatrier les ressortissants étrangers… Nous vous avons informé en temps réel des nouvelles liées à l’épidémie qui a déjà fait 56 morts en Chine et nous continuerons à le faire toute la soirée ici-même.

L’info en plus : La crainte d’une possible propagation du virus a poussé beaucoup de Français à se rendre en pharmacie pour se procurer un masque de protection. Résultat : de nombreuses officines sont en rupture de stock…

2. Michou est mort

Michou en vacances à Saint-Tropez en août 2019.
Michou en vacances à Saint-Tropez en août 2019. – Jacques BENAROCH/SIPA

C’est une étoile de la nuit parisienne qui a disparu ce dimanche matin. Michou, de son vrai nom Michel Catty, est mort à l’âge de 88 ans. Patron du Cabaret d’artistes transformistes, situé au numéro 80 de la rue des Martyrs dans le 18e arrondissement de Paris, il a réussi à en faire une véritable institution et un lieu incontournable pour les touristes. Son costume bleu et son charme immarcescible avaient porté sa légende au-delà de nos frontières. La scène culturelle et politique a rendu hommage cet après-midi au Prince bleu.

L’info en plus : L’ethnographe, cinéaste, autrice et photographe Rina Sherman a passé trois ans à filmer Michou. Elle répond à nos questions.

3. Des nuages de criquets grands comme le Luxembourg

Ils dévorent l’Ethiopie, la Somalie et le Kenya sans qu’on arrive pour l’instant à les contrôler. Des essaims de criquets d’une ampleur historique, totalisant plusieurs milliards d’insectes, dévastent depuis plusieurs semaines de larges zones d’Afrique de l’Est. Notre point en vidéo :

4. Une gare à la porte?

La campagne municipale bat son plein et à Paris, elle se traduit par quelques projets inattendus. Comme celui porté par Benjamin Griveaux, qui souhaite déménager la gare de l’Est aux portes de la capitale. Objectif : dégager de la place pour son projet de Central Park parisien. Son concurrent Cédric Villani propose, lui, de déplacer le trafic des Eurostar et Thalys, qui desservent Londres et Bruxelles, de la gare du Nord à Saint-Denis. Du côté de l’équipe d’Anne Hidalgo, on compte les points.

Benjamin Griveaux propose de déplacer la gare de l'Est afin de créer un vaste parc urbain.
Benjamin Griveaux propose de déplacer la gare de l’Est afin de créer un vaste parc urbain. – Francois Mori/AP/SIPA

L’info en plus : Déplacer la gare de Lyon à Lyon pour écourter le temps de trajet, déplacer la Seine vers le sud ou remplacer les rats par des écureuils… Les internautes aussi ont des grands projets pour la Capitale…

5. Vincent Collet évincé

Il est encore le coach de l’équipe de France de basket, mais il n’entraînera plus celle de Strasbourg. A la tête de la SIG depuis 2011, il fait les frais de la défaite des siens samedi soir face à Orléans, dixième revers de suite des Strasbourgeois. Elu entraîneur de l’année en 2015 et 2016, Collet a échoué cinq fois d’affilée en finale du Championnat de France avec la SIG (2013-17), ainsi qu’en finale de l’Eurocoupe (2016) mais il a remporté la Leaders Cup en 2015 et 2019, et la Coupe de France en 2015.

L’info en plus : La méthode Collet ne portait peut-être plus ses fruits, mais elle reste un modèle du genre. En 2018, à l’approche des play-offs, le coach nous avait révélé quelques-uns de ses secrets.

Basket: Le coach de la SIG Strasbourg, Vincent Collet. (Archives)
Basket: Le coach de la SIG Strasbourg, Vincent Collet. (Archives) – G. Varela / 20 Minutes

Voilà, c’est tout pour ce week-end, on vous laisse profiter de votre dimanche soir. Si vous ne savez pas quoi écouter, nous ne saurions trop vous conseiller cet excellent épisode de « 20 Minutes, Sports compris » consacré à la disparition d’Emiliano Sala :

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ECONOMIE

Coronavirus : L’épidémie peut-elle provoquer une crise économique mondiale ?

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CONJONCTURE L’épidémie du coronavirus, qui bloque la Chine depuis plusieurs semaines, affaiblit déjà l’économie chinoise

 

A la panique sanitaire s’ajoute celle des marchés. L’épidémie du coronavirus, dont le bilan s’élève à 362 morts et plus de 17.000 contaminations, gagne les Bourses. Ce lundi, celles de Shanghai et de Shenzhen ont plongé de plus de 8 %. Une chute record depuis 2015 et dont les répercussions interrogent.

Consommation chinoise à l’arrêt

Depuis l’identification de ce nouveau virus en décembre, les autorités chinoises ont réagi. Métropole industrielle et épicentre de l’épidémie, la ville de Wuhan a été coupée du monde, et avec elle, la province environnante de Hubei, puis la ville de Wenzhou. Les possibilités de se déplacer à l’intérieur de la Chine sont restreintes. Les voyages organisés, à l’intérieur, comme vers l’extérieur du pays, ont été annulés. Pour éviter toute propagation de l’épidémie, les commerces et chaînes de restauration ferment. Notamment, les grandes enseignes occidentales implantées en Chine, comme les boutiques Apple, les cafés Starbucks ou les magasins Ikea.

Autant de facteurs qui mettent l’économie chinoise à rude épreuve. Outre qu’une partie de la main-d’œuvre chinoise se retrouve au chômage technique, les Chinois ne sont guère disposés à consommer. Un manque à gagner important pour les acteurs économiques, d’autant plus que l’épidémie tombe aussi au pire moment, celui des festivités du Nouvel An Chinois.

Ces fortes perturbations se sont directement traduites par de gros décrochages boursiers d’actions chinoises : – 30 % depuis la mi-janvier pour Wanda Cinemas, un opérateur de cinéma chinois, rapporte l’agence de presse Bloomberg. L’action du sous-traitant d’Apple, Foxconn, entreprise cotée à la Bourse de Shanghai, s’est aussi effondrée de 10 %, selon l’AFP. Contrairement aux bourses américaines ou européennes, plus stables, les chutes de cours ont été spectaculaires au sein de l’Empire du milieu. « Les Bourses chinoises sont encore en phase de développement et elles ont tendance à surréagir aux événements », souligne Michel Fouquin, conseiller scientifique au Cepii et spécialiste de l’économie asiatique.

Des partenaires commerciaux fragilisés

Affectant déjà l’économie chinoise, premier pays importateur et exportateur mondial, le coronavirus affecte, par ricochet de nombreux pays. « Si l’on regarde toutes les épidémies précédentes, telles que le Sras en avril 2003 et le H1N1 en avril 2009, les matières premières sont les actifs qui subissent à chaque fois les plus fortes baisses, car la Chine en est la plus grande consommatrice. Lorsque la Chine ralentit, la demande chinoise sur ces ressources recule », explique Arthur Jurus, chef économiste de la banque privée Landolt & Cie et membre du think tank BSI Economics. C’est déjà le cas du pétrole et du cuivre, dont les prix sur le marché mondial ont baissé en raison du coronavirus.

Cette baisse de l’activité chinoise « va concerner en premier lieu les pays qui y exportent beaucoup de biens et de services », tels que Taïwan, Hong Kong ou la Thaïlande, poursuit Arthur Jurus. Mais aussi ceux dont les revenus dépendent du prix des matières premières qu’ils exportent, tels que l’Australie, le Brésil ou le Chili. « Ce sont surtout ces pays qui subissent le stress actuel, car leurs économies sont très dépendantes de la Chine », précise l’économiste. Dimanche, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et son allié russe ont annoncé la tenue d’une réunion technique ces mardi et mercredi à Vienne pour analyser la baisse des cours du brut en lien avec l’épidémie du nouveau coronavirus.

Au-delà des pays, les secteurs économiques les plus exposés sont l’automobile, le luxe et le transport, résume Michel Fouquin, du Cepii. Aux Etats-Unis, les actions d’Exxon, Mobil et Chevron avaient ainsi reculé de 4 % vendredi dernier. En bloquant les Chinois à domicile – à l’origine de 150 millions de voyages à l’étranger en 2018 selon l’organisation mondiale du tourisme –, le coronavirus frappe de plein fouet l’industrie touristique. Et derrière elle, aussi, les biens de consommation très recherchés par les Chinois, tels que, par exemple, les produits de luxe venant notamment de grandes enseignes françaises.

La croissance chinoise déjà revue à la baisse

Quelles seront les conséquences à plus long terme de cette crise ? Il est encore trop tôt pour le dire. Cela dépend notamment de la maîtrise, ou non, de l’épidémie en cours. « Il n’est pas impossible qu’il y ait encore une progression du virus, vu les délais d’incubation », estime Michel Fouquin, rappelant que l’épidémie du Sras, en 2002-2003, avait duré six mois.

« A terme, les prix des matières premières devraient rebondir, aidés par la reprise de la demande et de la production. Toute la question est de savoir si l’activité reprendra dès le second trimestre ou si elle tardera davantage », indique pour sa part Arthur Jurus, concernant les marchés boursiers. La richesse produite par la Chine sera en tout cas affectée par le coronavirus. En raison de l’épidémie, l’économiste anticipe déjà un PIB en baisse de 0,3 point du PIB, à 5,7 % en 2020, contre les 6 % initialement attendus. La banque Natixis prévoit aussi une baisse de même ampleur, mais à 5,5 %. De quoi plomber davantage les résultats économiques de la Chine, dont le taux de croissance faiblit d’année en année.

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ECONOMIE

Assurance dépendance : Quatre choses à savoir avant de souscrire une garantie pour perte d’autonomie

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ASSURANCE Pour couvrir les frais de soins dont vous aurez peut-être besoin durant vos vieux jours, il est possible de souscrire une assurance dépendance

 
n nouveau plan d’épargne spécifique a été créé pour vous permettre de compléter votre pension de retraite. — IStock / City Presse

L’espérance de vie des Français a beau augmenter régulièrement, elle ne garantit pas de passer toute sa retraite en bonne santé. Dès lors, la perte d’autonomie est sans conteste la peur numéro 1 des seniors qui redoutent notamment son coût financier parfois très élevé. En parallèle des aides publiques, les assureurs proposent un filet de sécurité supplémentaire :  l’assurance dépendance.

En quoi consiste cette couverture ?

Comme toute assurance, cette protection permet de se prémunir contre un risque. En l’occurrence, il s’agit de prendre en charge les conséquences financières d’une perte d’autonomie. En d’autres termes, la compagnie versera une certaine somme d’argent (en capital ou sous la forme d’une rente) lorsque la dégradation de l’état de santé de l’assuré imposera des soins, l’intervention de services à la personne, l’adaptation du domicile au handicap, voire un placement en maison de retraite.

Outre la couverture financière, les offres du marché intègrent aussi des prestations d’assistance et de prévention qui peuvent aller de la réalisation d’un bilan de santé complet à un accompagnement administratif.

Que faut-il entendre par dépendance ?

Il s’agit de la difficulté, voire de l’impossibilité, de prendre soin de soi sans aide extérieure. Mais tout le problème réside dans son évaluation. En effet, il n’existe pas de base légale imposant un socle de critères commun aux assureurs. Chaque formule fixe donc ses propres règles.

Pour déterminer le degré de dépendance, certains contrats se réfèrent par exemple à la grille AVQ. Celle-ci cible les cinq actes élémentaires de la vie quotidienne, à savoir les transferts entre les positions assise, couchée et debout, les déplacements, la toilette, l’habillage et l’alimentation. D’autres compagnies d’assurances préfèrent en revanche utiliser la grille Aggir qui est davantage reconnue puisqu’elle sert à l’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Dans tous les cas, il faut savoir que les critères sont stricts et qu’un petit accident ne suffit pas à activer ce type de garantie. Il est possible d’ailleurs de percevoir l’APA et ne pas être considéré en situation de dépendance par l’assureur.

À quelles modalités faut-il faire attention ?

Comme pour n’importe quel contrat, il faut lire avec soin les offres d’assurance dépendance, afin de les comparer au mieux. Il faut tout d’abord déterminer quelle étendue de couverture on souhaite. Selon les formules et les tarifs, les garanties s’activeront en effet à différents degrés de perte d’autonomie : en cas de dépendance partielle (si on ne peut plus réaliser seul deux ou trois actes élémentaires de la vie quotidienne), totale (lorsqu’on a besoin d’une prise en charge quasi totale) ou lourde.

Il faut également faire attention aux délais de carence qui varient d’un à trois ans selon les contrats. Or, durant tout ce temps, l’assuré ne sera pas couvert si son état de santé se dégrade. Enfin, les assurances incluent le plus souvent des franchises qui fixent un seuil d’intervention en dessous duquel les garanties ne joueront pas.

À quel âge faut-il souscrire ?

Si la souscription de ce type de contrat peut être réalisée jusqu’aux alentours de 70 ans, le montant des cotisations à acquitter augmente avec la prise d’âge. En dessous de 55 ans, il faut par exemple compter entre 20 et 60 euros par mois pour s’offrir une garantie contre la dépendance totale ou partielle, sachant que l’indemnisation sous forme de rente revient moins cher que le versement d’un capital. À la soixantaine, les prix atteignent entre 40 et 80 euros et grimpent à près de 100 euros au-delà.

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Comment Strasbourg veut doubler sa production d’énergie solaire avec des abris pour voitures au Zénith

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ENVIRONNEMENT Pour arriver à l’objectif 2050 d’une ville 100 % décarbonée, l’eurométropole de Strasbourg propose un projet qui pourrait rapidement doubler sa production d’énergie solaire

 

Le parc solaire de l’eurométropole pourrait bientôt être à son zénith. La collectivité a pour projet d’installer près de 16.000 panneaux photovoltaïques sur le parking de la salle de concert du Zénith à Strasbourg. Plus précisément, sur près de quatre hectares, des ombrières (abris) pour les voitures équipées de panneaux solaires pourraient être installées. Un choix justifié par Thierry Willm, directeur de la « mission énergies » à l’eurométropole car « c’est La plus grande surface de parking d’un seul tenant, dans notre patrimoine. » L’idée est d’atteindre les 5 Mégawatts crête (Mgwc), ce qui permettrait de quasiment doubler la puissance photovoltaïque actuelle de l’eurométropole, évaluée à 6 MWc. Soit près de 2.000 équivalents logements.

Pour cela, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) est lancé. L’eurométropole propose une occupation du site pour une durée de 20 à 30 ans. Cette installation s’inscrit dans le cadre de l’objectif 100 % énergies renouvelables à l’horizon 2050. « Pour l’atteindre, il va falloir continuer à diversifier encore la gamme du mix énergétique local. On ne met pas tous nos œufs dans le même panier » illustre Thierry Willm. Pour cela, le spécialiste compte sur une dizaine d’énergies renouvelables locales disponibles. « Mais pour avoir un territoire décarboné en 2050, il va falloir économiser beaucoup d’énergie, diminuer de moitié notre besoin et puis les couvrir autant que possible avec toutes les énergies renouvelables sur le territoire. La part de l’énergie solaire devrait représenter en 2050 dans les 12 % de l’intégralité de nos besoins énergétique. »

Montrer l’exemple pour motiver

L’eurométropole veut donner l’exemple, montrer que c’est possible, pour les collectivités, les entreprises du secteur privé et même les particuliers, car il y a urgence. « On sait que les besoins électriques vont s’accroître énormément poursuit Thierry Willm. Dans les mobilités électriques, les foyers… Il faudra bien des disponibilités électriques ».

Panneaux solaires sur des milliers de m2 sur les toits des entrepôts de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), cadastre solaire numérique, expérimentation de panneaux solaire sur un plan d’eau…. Initiatives privées, communales, de l’eurométropole, se multiplient. D’autres projets, privés également, sont dans les cartons. Et peut-être même des panneaux solaires sur les parkings des hypermarchés. Le Plan local d’urbanisme (PLU) pourrait également, à terme, obliger, sur les nouvelles surfaces, (construites ou parking), à prévoir dès l’origine des implantations de panneaux photovoltaïques.

Et cela devrait s’accentuer avec les bas prix des panneaux photovoltaïques divisés par 10 en dix ans selon Thierry Willm, mais aussi l’augmentation des prix EDF. « C’est un investissement « dérisqué ». Un investisseur sait ce que coûte une installation solaire, les panneaux sont garantis sur 30 ans, on connaît l’ensoleillement, c’est une rente… »

L’idée est lancée aux éventuels investisseurs mais il faudra patienter encore deux ans environ avant de voir fleurir les ombrières aux panneaux solaires sur le parking du Zénith

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