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Bordeaux

VIDEO. Bordeaux: «Un espace vert à 300 m de chaque immeuble», comment Euratlantique veut verdir son projet

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ENVIRONNEMENT Le projet Euratlantique, qui va s’étaler sur 730 ha le long des rives de la Garonne au sud de Bordeaux, entend réserver 50 ha aux espaces verts

 

On a l’habitude de parler d’Euratlantique pour ses projets de logements, de bureaux et d’équipements, moins pour ses parcs et jardins. Et pourtant. C’est en petit comité queStephan de Faÿ, le directeur général d’Euratlantique, a dévoilé vendredi soir, devant le nouveau maire de Bordeaux Nicolas Florian, la stratégie de l’établissement pour réintroduire de la nature en ville. Car on ne le sait peut-être pas suffisamment, mais ce vaste projet urbanistique de 730 hectares prévoit de consacrer 50 ha à la verdure.

« Nous voulons proposer, à moins de 300 m de la porte de chaque immeuble, un espace vert de qualité et accessible » annonce Stephan de Faÿ. Et pour ce faire, l’établissement public va utiliser toutes les cordes disponibles à son arc.

Le jardin d’Ars sera achevé pour 2021

Il va bien entendu commencer par créer des parcs. Notamment le jardin d’Ars – le long du quai de Brienne et près du MIN (Marché d’Intérêt National) – d’une superficie d’une dizaine d’ha, qui sera érigé à la place d’une friche bétonnée. « Ce jardin se fera en plusieurs phases et sera vraiment terminé en 2021 » annonce Stephan de Faÿ, qui explique qu’il faut d’abord procéder à des démolitions, comme celle de la concession automobile BMW le long des quais. « Elle se trouve pile dans l’alignement du futur accès au pont Simone-Veil, et elle sera démolie dans le cadre d’une opération urbaine qui va créer un mail pour rejoindre les berges, mais cette concession reviendra en pied d’immeuble, donc dans une autre configuration. »

Vue du futur Jardin de l'Ars, dans le quartier Euratlantique à Bordeaux.
Vue du futur Jardin de l’Ars, dans le quartier Euratlantique à Bordeaux. – OLM Paysagistes

Le directeur général confirme au passage qu’il conservera la halle Gattebourse. « C’est un patrimoine extraordinaire, et nous aller la racheter à la SNCF dans l’objectif d’y implanter un musée. Nous construirons un bâtiment symétrique, moderne, juste en face, et le jardin d’Ars viendra s’enserrer au milieu de ces deux structures. »

« Un étage en moins sur les bâtiments, c’est 25 % de parc en moins »

Stephan de Faÿ estime que c’est la densité du projet Euratlantique, qui permet de dégager ainsi des espaces à la verdure. « C’est simple : un étage en moins sur les bâtiments, c’était 25 % de parc en moins ; trois étages en moins et il n’y avait plus de parc… » Au passage, il affirme que sur cette partie d’Euratlantique, « on va rendre 25 % de surface à la nature » en désartificialisant les sols.

D’autres parcs, notamment sur la rive droite, sont en projet : le parc Suzanne-Lenglen (4,5 ha) qui est en chantier, et le parc des Côteaux de la Garonne (23 ha) qui rejoindra le parc aux Angéliques.

Démarrage de l’aménagement des quais à l’été 2020

Cela, c’est pour les grands projets. Mais il y aura aussi du travail de dentelle. « Le secteur Euratlantique est truffé de petits espaces verts totalement méconnus » pointe Stephan de Faÿ. « Il ne manque pas grand-chose pour créer des continuités, l’idée étant de proposer des circulations douces et agréables pour tout le monde. »

Vue du futur jardin du sacré coeur, dans le quartier Citernes du périmètre Euratlantique à Bordeaux.
Vue du futur jardin du sacré coeur, dans le quartier Citernes du périmètre Euratlantique à Bordeaux. – AIRSTUDIO-PHYTOLAB

Les berges de la Garonne au niveau du quai de Brienne vont aussi passer entre les mains des paysagistes. « On va être très arborés puisque pour l’aménagement des promenades à partir de la Méca, nous prévoyons plus de 3.000 arbres, annonce Stephan de Faÿ. Et plus on va se rapprocher de Bègles, plus nous aurons des façades végétalisées. L’autre point important sera de créer des liens, au niveau du boulevard Jean-Jacques Bosc pour qu’il ne soit plus une frontière entre les quartiers, et faire en sorte que tous les secteurs puissent accéder à la Garonne. »

Projet de réaménagement des quais à Bordeaux dans le secteur Saint-Jean-Belcier
Projet de réaménagement des quais à Bordeaux dans le secteur Saint-Jean-Belcier – Exit Paysagistes Associés

Les travaux sur les quais démarreront à l’été 2020. « Ils seront relativement lents, prévient Stephan de Faÿ, l’objectif étant de garder des files de circulation, car il y a encore du trafic à cet endroit. » Des files qui seront toutefois éloignées des berges, pour réserver celles-ci aux piétons.

La Rue Bordelaise végétalisée

L'architecture de la future Rue Bordelaise gardera la pierre comme matériau principal
L’architecture de la future Rue Bordelaise gardera la pierre comme matériau principal – Apsys

La question de la végétalisation a également été abordée concernant le projet de Rue Bordelaise, cette immense rue commerçante qui doit relier la gare aux quais. « Il y a eu une concertation en début d’année, et on a retravaillé le projet, explique le directeur d’Euratlantique. Elle aura la largeur du cours de l’Intendance (19 m) mais avec plus de plantations, car là aussi, nous voulons accorder plus de place au végétal, pour que l’on ait envie de flâner à cet endroit. Il y aura également un grand garage à vélo gratuit, en tête du pont Saint-Jean, qui pourra accueillir du service. Nous espérons pouvoir démarrer ce chantier fin 2021-début 2022, et livrer le projet en 2024-2025. »

Enfin, si le travail sur ces îlots de fraîcheur se fait à l’échelle du sol, il se passe aussi au niveau des toitures, comme sur la terrasse du parking Indigo d’Ars-Belcier. « Et cela passera aussi par la végétalisation des pistes cyclables » ajoute Stephan de Faÿ.

Bref, tout sera bon à prendre pour atteindre cet objectif de 50 ha.

Pour proposer plus d'espaces verts, le quartier Euratlantique privilégie notamment les toitures végétalisées.
Pour proposer plus d’espaces verts, le quartier Euratlantique privilégie notamment les toitures végétalisées. – M.Bosredon/20Minutes

 

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Bordeaux

Canada : Un gâteau servi lors d’une fête d’école contenait du cannabis

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INGRÉDIENT MYSTÈRE L’école invite les personnes qui auraient consommé du gâteau à consulter un médecin en cas de doute

 

Un « space cake » servi à des enfants ? La police de Nouvelle-Ecosse (Canada) a ouvert une enquête pour comprendre comment du cannabis s’était retrouvé dans un gâteau servi lors d’une fête d’école ce vendredi.

Ce « gâteau à la mélasse suspecté de contenir du THC » aurait provoqué des malaises chez plusieurs adultes et enfants, selon un communiqué de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). Les faits sont survenus à Eskasoni, au nord-est de la province.

Jeter les restes du gâteau

« Parmi les individus qui se sont rendus à l’hôpital, certains sont testés positifs au THC », ajoute la GRC. Selon la chaîne CBC, la mère d’une fillette de 8 ans est tombée des nues quand l’hôpital lui a annoncé que sa fille, prise d’un malaise, avait ingéré ce principe actif du cannabis.

Le gâteau a été fourni par un traiteur. La police cherche à déterminer s’il s’agit d’une erreur ou d’un acte volontaire. Sur Facebook, l’école concernée a invité les participants de la fête à voir un médecin si nécessaire et à jeter toute nourriture qu’ils auraient pu rapporter chez eux. La consommation du cannabis est légale au Canada depuis octobre 2018, mais l’âge minimal pour s’en procurer est fixé à 18 ans, et 21 ans au Québec.

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animaux

Australie : Des dizaines de koalas morts après la destruction d’une plantation

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ANIMAUX Un incident « très navrant », ont déploré les autorités de l’État de Victoria, dans le sud du pays. La destruction d’une plantation d’eucalyptus a nécessité d’euthanasier des dizaines de koalas et 80 autres, blessés et souffrant de faim, ont été pris en charge

 

Des dizaines de koalas ont été euthanasiés et plus de 80 ont été pris en charge après la destruction d’une plantation d’eucalyptus dans le sud de l’Australie, ont annoncé lundi les autorités, qui ont ouvert une enquête.

Le ministère de l’Environnement de l’Etat de Victoria (Sud), qui a qualifié cet « incident » de « très navrant », a indiqué que les autorités chargées de la sauvegarde de la nature enquêtaient sur cette destruction d’eucalyptus près de la ville côtière de Portland.

80 koalas blessés et souffrant de faim

« Si s’avère qu’il s’agit d’un acte humain délibéré, nous attendons que cet organisme prenne rapidement des mesures à l’encontre des responsables », a déclaré le ministère.

Les auteurs de ce type de destructions sont passibles de lourdes amendes en vertu de la législation visant à protéger les animaux sauvages en Australie.

Le ministère de l’Environnement estime qu’environ 80 koalas, blessés et souffrant de faim, été pris en charge médicalement au cours du week-end, alors que les autres ont été euthanasiés.

« Nous prévoyons de transférer hors du site les animaux restants à condition qu’ils soient suffisamment en bonne santé pour être déplacés », a précisé le ministère.

Un « massacre » pour les Amis de la Terre

L’organisation «Amis de la Terre» a qualifié cette destruction de « massacre » et estimé qu’elle remontait à décembre. L’ampleur du désastre a été révélée ces derniers jours lorsque des habitants ont vu des koalas morts être empilés par un bulldozer.

Les incendies dévastateurs dans le sud et l’est de l’Australie ont déjà détruit au cours des derniers mois de vastes étendues de forêts, dans lesquelles vivent les koalas, un animal « vulnérable » dont la population décline de manière spectaculaire.

Les producteurs forestiers assurent mener l’enquête

L’association australienne des producteurs forestiers a indiqué qu’un entrepreneur avait abattu des arbres en novembre conformément aux règles de protection des animaux sauvages et que c’est par la suite que les arbres restants ont été détruits avec un bulldozer.

« On ne sait pas encore qui a rasé les arbres avec les koalas apparemment encore dedans, mais il est absolument certain qu’il ne s’agissait pas d’une plantation ou d’une entreprise forestière », a déclaré au journal Nine, le directeur général de cette association, Ross Hampton. Les producteurs forestiers se sont engagés à mener leur propre enquête.

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AGRICULTURE

Déviation routière près de Bordeaux : « La politique du tout voiture l’emporte toujours, alors que ça ne fonctionne pas »

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AMENAGEMENT Environ 150 militants écologistes, dont le mouvement Extinction Rebellion, ont manifesté ce dimanche en Gironde sur le chantier de la déviation routière du Taillan-Médoc, qui vient tout juste de démarrer

 

Vingt degrés un 2 février… Le temps idéal pour mobiliser les troupes à l’occasion d’une manifestation contre un projet de déviation routière près de Bordeaux. Et l’occasion de rappeler pour ces militants écologistes, que « le réchauffement climatique ce n’est pas que le délire de quelques collapsologues… »

Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde
Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde – Mickaël Bosredon/20 Minutes

Ce dimanche midi, quelque 150 personnes se sont donc réunies à Saint-Aubin-De-Médoc, aux confins de la métropole de Bordeaux, point de départ de la fameuse « déviation routière du Taillan-Médoc » dont les travaux viennent tout juste de démarrer. A l’appel d’ Extinction Rebellion, ANV (Action Non-Violente) COP 21, et d’associations environnementales locales comme Natur’Jalles, ces militants sont venus dire, dans le calme, leur opposition à ce projet qui va selon eux fortement impacter les sols, les cours d’eau et la biodiversité du secteur.

Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020.
Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020. – Extinction Rebellion

Sous le regard de quelques gendarmes, les manifestants ont formé une chaîne humaine pour dessiner les mots « SOS » et « STOP ». « L’idée avec cette action symbolique est de soutenir les recours juridiques déposés contre ce projet par les associations Natur’Jalles et France Nature Environnement, et d’alerter les magistrats qui vont examiner ce dossier le 12 février, explique Elodie, d’Extinction Rebellion Bordeaux. Nous voulons que ce projet soit remis à plat, et nous ne nous arrêterons pas là si jamais la décision du 12 ne nous est pas favorable. »

mibosredon@mibosredon

« Nous sommes le vivant nous sommes la nature qui se défend » scandent les manifestants contre le projet de déviation routière du Taillan-Medoc en #Gironde #Bordeaux #environnement #route

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Déjà plusieurs recours par le passé

Ce nouveau recours, c’est un peu la tuile pour les porteurs du projet – le conseil départemental de la Gironde et la maire du Taillan-Médoc Agnès Versepuy – qui pensaient bien en avoir enfin fini avec la contestation. Ce dossier vieux de plus de 30 ans, a en effet déjà connu son lot de recours et d’annulations devant le tribunal administratif, en raison de la menace qu’il fait porter sur l’habitat naturel d’une centaine d’espèces animales (papillons, batraciens…), dont certaines sont menacées de disparition.

Après avoir revu sa copie, réduit une partie de l’infrastructure, et compensé une partie des destructions par la création de nouveaux habitats naturels, le conseil départemental, qui a obtenu en septembre dernier le feu vert du conseil national de la protection de la nature (CNPN), puis celui de la préfecture de la Gironde, se disait cette fois-ci confiant pour mener à bien la réalisation de ce nouveau barreau routier de 8 km. Assurant avoir désormais toutes les garanties environnementales, les premiers coups de pioche étaient donnés en novembre.

Une menace pour l’eau potable ?

Mais patatras, le 23 janvier dernier, Natur’Jalles et FNE Nouvelle Aquitaine déposaient un nouveau recours en annulation auprès du tribunal administratif de Bordeaux pour contester la décision de la préfète de la Gironde. Et les deux associations d’exiger l’arrêt des travaux.

Pour apporter de l’eau à leur moulin, elles s’appuient de surcroît sur un nouveau rapport, commandé à un géologue, qui affirme que ce projet fait peser une menace de pollution sur une source d’eau potable qui alimente en partie la métropole de Bordeaux. Ce que le conseil départemental réfute.

La goutte d’eau…

Quoi qu’il en soit, ce nouvel élément est en train de susciter une mobilisation contre le projet plus large que jamais. Extinction Rebellion reconnaît ainsi que ce nouveau rapport, c’est un peu la goutte d’eau… « Cela a été pour nous l’élément déclencheur, car désormais toute la métropole est concernée, et XR ne peut pas laisser passer ça, poursuit Elodie. Mais nous ne sommes pas pour autant que des bobos bordelais, et tout le principe de biodiversité nous concerne, sur tous les territoires. »

Le mouvement écologiste dénonce d’une manière plus générale « la politique du tout voiture qui l’emporte toujours, alors que l’on sait que cela ne fonctionne pas : plus il y a de routes, plus il y a de lotissements, plus il y a de trafic… »

Plus de 1.000 camions traversent chaque jour la ville du Taillan

Pourtant, les habitants du Taillan-Médoc, qui voient leur commune traversée chaque jour par 20.000 véhicules, dont 1.000 à 1.500 camions, sont très majoritairement favorables à ce projet qu’ils attendent de longue date. « Aujourd’hui il y a une thrombose très importante au Taillan, il faut agir pour la vie de ces habitants », expliquait ainsi Alain Renard, vice-président du conseil départemental, à 20 Minutes en novembre dernier. L’élu met aussi en avant « l’enjeu pour toute la liaison entre le Médoc et la métropole » que représente cette déviation.

Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d'un barreau routier de 8 km.
Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d’un barreau routier de 8 km. – Mickaël Bosredon/20 Minutesckaël Bosredon/20 Minutes

« Je comprends les habitants du Taillan, assure Elodie d’Extinction Rebellion, mais je pense que l’on n’a pas assez étudié d’autres solutions, avec des routes existantes. Surtout, en construisant une nouvelle déviation, on ne s’attaque pas à la racine du problème ; il vaudrait mieux réfléchir sérieusement à relancer le fret. »

Le conseil départemental, espère de son côté que le tribunal administratif ne lui mettra pas de nouveau des bâtons dans les roues, et qu’il pourra achever son chantier pour 2022 comme c’est envisagé. Au mieux.

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