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VIDEO. Bordeaux: Redevance, marquage au sol et pénalités… Comment la métropole va encadrer les opérateurs du «free floating»

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MOBILITES Elle était dans les tuyaux depuis plusieurs mois, et a été adoptée ce vendredi : une charte va désormais encadrer les pratiques des opérateurs du « free floating » qui proposent vélos, scooters et trottinettes en libre-service

 

Les pratiques du « free floating » vont perdre un peu en liberté. Les élus de Bordeaux Métropole ont en effet adopté ce vendredi une charte d’engagement des opérateurs de « free floating » (engins électriques en libre-service sans borne) valable sur Bordeaux et les communes de la première couronne. Cette charte entre en vigueur « dans l’attente de la nouvelle loi d’orientation des mobilités (LOM) » dont les décrets d’application « sont annoncés pour septembre 2019 » selon un élu bordelais.

Que dit cette charte ? D’abord, les opérateurs de ces nouvelles mobilités électriques – trottinettes, vélo, scooters – devront payer une redevance par commune : 30 euros/trottinette/an, 30 euros/vélo/an et 50 euros/scooter/an. Ensuite, les entreprises qui souhaitent venir à Bordeaux seront limitées sur le nombre d’objets qu’elles pourront déployer : 600 vélos classiques et 600 vélos électriques, 200 scooters et 100 trottinettes électriques.

Un plafond pour ne pas se retrouver avec des milliers d’objets sur l’espace public

« Etant donné le nombre très important d’opérateurs intéressés (une dizaine pour les trottinettes, 2 à 3 pour les scooters électriques et deux pour les vélos) il est primordial de fixer un plafond maximal à ne pas dépasser, faute de quoi Bordeaux Métropole s’exposerait à ce que des milliers d’objets se retrouvent dans l’espace public » selon les services de la métropole.

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Charte d’engagements des opérateurs d’objets en libre service sans borne sur le territoire de Bordeaux Métropole http://on.rw/S1bIF4S6N  #Conseil #BxMetro

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Charte d’engagements des opérateurs d’objets en libre service sans borne sur le territoire de…

Conseil du 24 mai 2019

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A ce jour, seules les sociétés Indigo Weel pour les vélos, Yego pour les scooters et Wind pour les trottinettes (Lime s’était retiré au bout d’un mois mais s’apprête à revenir) sont présentes sur Bordeaux.

Des opérateurs sanctionnés en cas de non-respect du Code de la route ?

Autre nouveauté : la création de zones dédiées. « Il reviendra aux maires de déterminer la zone et les espaces de stationnement que les sociétés privées devront respecter. » Une mesure « indispensable pour éviter un stationnement anarchique et nuisible aux usagers de la rue. » Il n’est en effet pas rare que l’on retrouve des trottinettes au milieu du trottoir… ou accrochées à des panneaux. Bordeaux Métropole va ainsi proposer un marquage spécifique de ces zones qui sera mis en forme sur toutes les communes. Ces zones joueront le rôle de « stations virtuelles. » Quelque 200 espaces de stationnement sont prévus dans un premier temps, et des pénalités devraient être appliquées aux usagers qui n’y déposent pas leurs engins, par les opérateurs eux-mêmes.

Enfin, on sait que la Loi sur les mobilités du gouvernement interdira aux trottinettes électriques de rouler sur les trottoirs. La charte de Bordeaux Métropole entend anticiper ce dispositif, et un arrêté permettra aux communes qui le souhaitent de faire appliquer cette interdiction. Le maire de Bordeaux Nicolas Florian précisant même que les opérateurs devront s’engager à faire respecter le Code de la route aux usagers, et pourront être sanctionnés si ce n’est pas le cas.

Rien sur « le statut et la protection des ouvriers de l’ombre »

« C’est un travail de plusieurs mois qui aboutit, on l’espère, à une régulation de la mise à disposition de l’espace public d’un certain nombre d’objets » a commenté Jean-Louis David, adjoint à la vie urbaine à la mairie de Bordeaux. « Nous allons rentrer dans une période certainement un peu compliquée, mais nous accompagnerons nos concitoyens pour expliquer comment l’espace public doit être utilisé. »

L’élue socialiste Emmanuelle Ajon s’est, elle aussi, réjouie de l’adoption de cette charte. Mais aurait aimé qu’elle aille un peu plus loin. « Je regrette que nous n’ayons pas défini de règles plus transparentes sur le choix des opérateurs, et on aurait aussi pu envisager une clause de revoyure. Mais je regrette surtout que nous n’ayons pas mis plus de sens et d’ambition, avec une clause sur le statut et la protection des ouvriers de l’ombre qui permettent d’alimenter ces nouveaux objets de mobilité, je veux parler des auto-entrepreneurs qui recherchent des véhicules la nuit. Leur précarité d’emploi est une vraie question que nous ne pouvons ignorer. »

Le vice-président de la métropole en charge des transports, Christophe Duprat, a précisé que « lorsque les textes de loi seront mis à jour il sera évidemment nécessaire de revoir cette charte. »

 

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Bordeaux

G7 à Biarritz: Une personne en garde à vue et quatre autres remises en liberté après un appel à attaquer des gendarmes

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ENQUETE La personne suspectée a été placée en garde à vue pour « provocation à la commission d’un délit ou d’un crime par moyen électronique »

 

Une personne est toujours en garde à vue et les quatre autres ont été remises en liberté mardi après leur interpellation lundi en France pour des appels sur les réseaux sociaux à attaquer « un lieu d’hébergement » des gendarmes sommet du G7 à Biarritz, a-t-on appris auprès du parquet de Tours.

Le procureur de la République de Tours, Grégoire Dulin, a précisé que l’affaire est désormais suivie par le parquet de Melun où la dernière personne se trouve encore en garde à vue pour « provocation à la commission d’un délit ou d’un crime par moyen électronique ».

Un contexte sécuritaire tendu

L’enquête est partie d’un message publié par une femme, domiciliée dans les Landes et qui figure parmi les personnes interpellées, désignant un hôtel réservé par les gendarmes mobilisés pour le sommet. Les autres interpellés, dont un a déjà été condamné pour des violences lors d’une manifestation, sont soupçonnés d’avoir appelé à « brûler » l’établissement, selon cette source.

Les interpellations ont notamment eu lieu « à Tours, en gare d’Hendaye et dans un TER Hendaye-Dax », a précisé une seconde source proche de l’enquête. Le parquet de Tours n’a pas souhaité faire de commentaires, précisant simplement que « les gardes à vue et l’enquête sont toujours en cours ».

Ces arrestations interviennent dans un contexte sécuritaire tendu à l’approche du sommet, qui se tient du 24 au 26 août à Biarritz, et sur lequel pèsent plusieurs menaces, notamment de « groupes violents ». Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner est attendu mardi dans l’après-midi pour présenter le dispositif de sécurité du G7.

La ville balnéaire, très fréquentée pendant l’été, est placée depuis plusieurs jours sous haute surveillance, alors que plus de 5.000 délégués, personnels techniques et journalistes sont attendus pour le sommet.

Une zone dite de « sécurité renforcée »

Deux périmètres de sécurité ont été déterminés, une zone dite de « sécurité renforcée » située dans le cœur de ville, interdite à la circulation des véhicules et aux piétons non accrédités, et une zone dite de « protection » dans laquelle seules les voitures avec un macaron spécifique et des piétons munis d’un badge pourront pénétrer.

Depuis lundi matin, anticapitalistes, défenseurs de la planète, altermondialistes et autres opposants ont commencé à se rassembler dans leur quartier général d’Urrugne, à 20 km de Biarritz, pour une semaine d’actions qu’ils promettent pacifiques. Une grande manifestation anti-G7 est prévue à Hendaye le samedi 24, pour l’ouverture du sommet.

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justice

Isère: La maire d’un village a mis fin à ses jours

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DRAME Christine Bochet, maire de Dizimieu, a été retrouvée morte samedi matin par son mari à son domicile

 

La commune de Dizimieu, située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Lyon, a connu un drame ce week-end. La maire de ce village de moins de mille habitants, Christine Bochet, a mis fin à ses jours dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 août, indiquent nos confrères du Dauphiné Libéré. Le parquet de Bourgoin-Jallieu a confirmé la thèse du suicide ce lundi.

Agée de 54 ans, Christine Bochet avait été adjointe dès 2010 pendant quatre ans, puis première adjointe entre 2014 et 2015. Elle avait pris ses fonctions de maire de Dizimieu en juin 2018, suite à la démission de son prédécesseur.

Ce lundi matin, les élus de la commune se sont réunis afin de désigner le nouveau maire. Ils disposent de trois mois pour organiser un scrutin. En attendant, Louis Daina, premier adjoint, assure ces fonctions.

Christine Bochet ne comptait pas se présenter aux prochaines élections municipales pour profiter de sa retraite avec son mari.

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justice

VIDÉO. Russie: Une enquête ouverte après la diffusion d’images montrant une femme violemment frappée par un policier

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VIOLENCES Le ministère de l’Intérieur a promis que « les coupables devront faire face à leurs responsabilités »

 

Une vidéo récemment partagée sur les réseaux sociaux a provoqué un vif émoi en Russie. On y voit une femme traînée au sol par quatre policiers puis violemment frappée à l’estomac par l’un d’eux lors d’une manifestation à Moscou.

Les images, vues par plus de 360.000 personnes, ont provoqué l’indignation dans les médias et sur les réseaux sociaux. Interrogée, la jeune femme âgée de 26 ans a expliqué avoir été interpellée pour avoir protesté contre l’arrestation d’un handicapé par les autorités.

Une contestation d’ampleur à Moscou

« Des policiers ont commencé à courir vers moi, je ne savais pas qui ils étaient », témoigne-t-elle. « C’était extrêmement désagréable. J’ai immédiatement eu des crampes partout, je ne pouvais plus respirer. Les côtes, le foie se sont contractés. » Elle a ensuite été emmenée au commissariat, où elle n’a pas pu voir d’avocat pendant plusieurs heures avant d’être finalement relâchée.

Le ministère russe de l’Intérieur a annoncé ce lundi avoir ouvert une enquête, promettant que « les coupables devront faire face à leurs responsabilités ». Un avocat de l’ONG Agora avait déjà proposé sur Twitter une récompense de 100.000 roubles (1.350 euros) pour identifier le policier en cause.

Ces dernières semaines, l’opposition a organisé plusieurs manifestations d’ampleur à Moscou pour exiger d’autoriser ses candidats à participer aux élections locales du 8 septembre. La manifestation de samedi dernier a réuni près de 60.000 personnes, le plus grand rassemblement depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012. Elle a donné lieu à 256 interpellations.

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