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Taxis et VTC: les députés votent la proposition de loi Thévenoud

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Les députés ont adopté jeudi la proposition de loi du socialiste …

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Les députés ont adopté jeudi la proposition de loi du socialiste Thomas Thévenoud qui vise à sortir du conflit des derniers mois entre taxis et voitures de transport avec chauffeur (VTC) en interdisant à ces dernières d’être repérées par les smartphones.

Le texte, sur lequel Front de gauche et UMP se sont abstenus, doit maintenant être adopté au Sénat. Il veut répondre à «l’urgence de poser des règles du jeu pour l’exercice du métier des VTC» mais aussi «moderniser la profession de taxi», selon son auteur.

Les taxis se sont mobilisés en France, mais aussi dans plusieurs villes d’Europe et à Washington ces derniers mois pour protester contre la concurrence croissante et jugée déloyale des VTC, en particulier de la société américaine Uber, dont Google est l’un des actionnaires.

La proposition de loi de M. Thevenoud découle d’une médiation confiée en février par Jean-Marc Ayrault au moment où le mouvement des taxis s’était enflammé. Cette fronde avait alors poussé le gouvernement à décréter un moratoire sur les immatriculations de VTC, au nombre de 3 à 4.000 en région parisienne contre 20.000 taxis, qui devrait perdurer jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi, au plus tôt le 1er janvier 2015.

Vu le rôle de la «révolution numérique» dans l’essor des VTC, le texte entend permettre aux taxis d’être géolocalisés, avec la création d’un «registre de disponibilité des taxis» géré par l’Etat, sur la base du volontariat et sans surcoût.

A l’inverse, les VTC, que le texte rebaptise «voitures de transport (au lieu de tourisme) avec chauffeur» ne pourront plus recourir à cette maraude électronique et devront s’en tenir au marché des courses avec réservation préalable, sous peine de «15.000 euros d’amende et un an d’emprisonnement». Prendre des clients à la volée dans la rue relève en effet de la prérogative des seuls taxis.

«Interdire une technologie en 2014 est absurde», a jugé l’UMP Lionel Tardy. Les députés ont cependant voté un amendement qui permettra au moins d’informer le client du délai de disponibilité d’un VTC.

Comme le réclamaient les taxis, les VTC ne pourront après une course et dans l’attente d’une nouvelle réservation, stationner dans les aéroports ou aux abords des gares. Ils seront tenus «de retourner au siège de l’entreprise ou dans un lieu, hors de la chaussée, où le stationnement est autorisé».

– Une même couleur pour les taxis –

Une autre partie du texte vise à moderniser la profession de taxi. Les autorités locales (la préfecture de police à Paris) pourront définir une couleur unique des véhicules dans leur zone de compétence.

Loin de vouloir imposer une couleur «rose bonbon» aux taxis, Thomas Thevenoud a en tête «le modèle bruxellois» avec «une bande magnétique qui coûte 10 euros et que le taxi peut enlever quand il part en vacances». «On peut imaginer que les taxis parisiens aient des bandes bleues et rouges avec une tour Eiffel», a-t-il suggéré. Les chauffeurs devront aussi se doter d’un terminal de paiement par carte bancaire.

Le texte veut en outre en finir à l’avenir avec le statut de locataire de voitures de taxi et les pratiques de rachat de licences.

Actuellement, l’autorité administrative délivre gratuitement la licence, en fonction de listes d’attente, mais le titulaire peut la revendre à un prix souvent très élevé qui peut atteindre selon les villes entre 50.000 et 200.000 euros.

Pour mettre fin à ce système, les licences délivrées après la promulgation de la loi seront incessibles. Celles déjà attribuées pourront toujours être revendues.

Si le statut d’artisan exploitant une licence est le plus répandu, près de 6.000 chauffeurs à Paris louent cette licence auprès d’un titulaire pour «4.500 euros par mois» selon M. Thévenoud.

Dorénavant, ce statut de «locataire» sera remplacé par celui de la location-gérance plus favorable sur le plan de la protection sociale. Les futures licences ne pourront être plus exploitées que directement par leur titulaire. Les locataires actuels bénéficieront en priorité des cessions gratuites des futures licences.

Les députés ont également renforcé les obligations de qualification de chauffeurs de moto-taxi qui devront être titulaires d’un certificat de capacité professionnelle et d’une expérience de conduite de motos ou scooter d’au moins trois ans.

 

 

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Alimentation

Bordeaux : Philippe Etchebest va faire appel après l’annulation du permis de construire de son nouveau projet

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URBANISME Le chef bordelais a annoncé qu’il allait faire appel, après que le tribunal administratif a annulé le permis de construire déposé pour des travaux sur un immeuble des Chartrons

 

Une semaine après la décision du tribunal administratif de Bordeaux, d’annuler le permis de construire du nouveau projet de restauration du chef Philippe Etchebest dans le quartier des Chartrons, ce dernier a indiqué dans une interview à France 3 qu’il allait faire appel. « J’ai demandé à mon conseil de faire appel de la décision du tribunal administratif, qui j’en suis sûr n’avait visiblement pas tous les éléments en mains. Et, en attendant, les travaux sont arrêtés » a indiqué le chef étoilé, qui tient un autre établissement à Bordeaux, Le Quatrième Mur place de la Comédie.

Le tribunal administratif a décidé le 31 octobre d’annuler le permis de construire sur l’immeuble de la place des Chartrons, dans lequel Philippe Etchebest effectue des travaux depuis le début de l’année. La juridiction a estimé que « les plans joints font apparaître une toiture plate sur la partie arrière de la construction, alors que les photographies aériennes démontrent l’existence d’une pente. » En pleine zone protégée, c’est le genre de détail qui ne passe pas…

L'immeuble rue Rode, sur la place des Chartrons, qui accueillera le nouveau concept de Philippe Etchebest.
L’immeuble rue Rode, sur la place des Chartrons, qui accueillera le nouveau concept de Philippe Etchebest. – Mickaël Bosredon/20 Minutes

Selon Sud Ouest qui avait révélé l’affaire, le tribunal administratif a aussi estimé que « les travaux de démolition de la quasi-totalité de l’intérieur de la construction existante étaient non autorisés par le permis de construire » et ont d’ailleurs fait l’objet d’un PV d’infraction dressé par la mairie de Bordeaux.

Les travaux battent leur plein dans l'immeuble bordelais racheté par Philippe Etchebest, où il va ouvrir un nouveau restaurant.
Les travaux battent leur plein dans l’immeuble bordelais racheté par Philippe Etchebest, où il va ouvrir un nouveau restaurant. – Philippe Etchebest

« Des experts ont estimé qu’il fallait faire ces travaux pour sécuriser le site »

« J’ai fait l’acquisition de cet immeuble avec mon épouse, et pour les travaux nous avons fait appel à un cabinet d’architectes réputé à Bordeaux, a rappelé Philippe Etchebest à France 3. Un permis de construire a été déposé et validé par la mairie. Suite à cela, un voisin a fait un recours, et ce monsieur m’a demandé de l’indemniser à cause de ces travaux ! (…) Je n’ai pas accepté, et on a fait les travaux. Il se trouve qu’à un moment donné, il y a eu des démolitions de faites, peut-être au-delà, mais des experts indépendants et l’entreprise Fayat ont estimé qu’il fallait faire ces travaux pour sécuriser le site. »

Le projet de Philippe Etchebest dans cet immeuble, prévoit selon lui « un restaurant gastronomique et une forme de restauration rapide accessible à tous », ainsi qu’une épicerie et terrasse privative sur le toit.

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Art

Bordeaux : Comment des amateurs ont pu acquérir des œuvres d’art urbain, à condition de les promener dans la rue

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INITIATIVE L’artiste Rouge et la Fondation Desperados pour l’art urbain, ont permis à six amateurs d’art de devenir propriétaires d’œuvres, sans débourser un cent, mais à condition qu’ils les montrent dans l’espace public

 

Devenir propriétaire d’une œuvre d’art urbain, non sans l’acheter. C’est l’initiative qui sera dévoilée le 14 novembre prochain, proposant aux Bordelais d’acquérir l’œuvre en s’engageant à la rendre visible en la promenant dans l’espace urbain. A l’origine de cette démarche, se trouve Rouge, jeune artiste sortie des Beaux-Arts de Bordeaux en 2014, et désormais bien connue dans la ville, et la Fondation Desperados pour l’art urbain.

Contactée par 20 MinutesRouge explique que l’idée de départ, « c’est celle d’une exposition sans lieu avec une autre valeur d’échange que l’argent. » Après en avoir parlé au directeur artistique de la Fondation Desperados pour l’art urbain, Stéphane Carricondo, ce dernier décide de réaliser et financer le projet. « Je me suis entourée de deux personnes pour le coécrire, et la Fondation l’a produit, comme une carte blanche à une artiste, poursuit Rouge. Cinq autres artistes et moi-même avons produit six œuvres d’art originales, et elles ont été mises à disposition pour une candidature. Des amateurs d’art ont pu postuler pour l’acquérir. »

L'oeuvre de l'artiste bordelaise Rouge, «Une chambre en ville».
L’oeuvre de l’artiste bordelaise Rouge, «Une chambre en ville». – Antoine Chaput

Des « ambassadeurs de ces œuvres »

Les amateurs se verront remettre leurs œuvres le 14 novembre, au Magnetic Art Lab à Bordeaux, à l’occasion du vernissage de cet événement intitulé Courts-Circuits. En échange de l’acquisition de l’œuvre, ils se sont engagés à la promener une fois par mois, pendant six mois. « Ce seront des expositions éphémères et sauvages » considère Rouge.

Les amateurs seront libres de leurs promenades. « Mais nous leur proposons des protocoles d’exploration urbaine, par exemple comment on conçoit un trajet arbitrairement sur un ordre alphabétique des rues, des choses comme ça, explique l’artiste… Après, on suggère de petites choses comme amener son œuvre voir ses semblables au musée… »

La seule obligation pour ces heureux propriétaires sera de devenir des « ambassadeurs » de ces œuvres. « Pour cela, il faut qu’ils connaissent le travail de l’artiste et qu’ils deviennent des médiateurs », détaille Rouge, qui espère qu’il y aura « un maximum d’interaction dans l’espace public. »

« Est-ce que les œuvres en galerie ont une vraie raison d’être ? »

Egalement contacté par 20 Minutes, Stéphane Carricondo explique de son côté que « le but de cette démarche est aussi d’interroger notre milieu : est-ce que les œuvres en galerie ont une vraie raison d’être, ou est-ce qu’on conçoit les choses d’une autre manière ? Qu’est-ce qu’est une œuvre d’art urbain aujourd’hui ? »

Il insiste aussi sur le fait que ces œuvres soient hors marché : « cela doit questionner sur la spéculation de l’art. » Il sera en effet « impossible » aux propriétaires de vendre les œuvres, « car c’est un prêt à vie. »

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AGRICULTURE

Bordeaux : Quelque 500.000 euros de grands crus volés dans la cave d’un courtier en vin

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CAMBRIOLAGE Une centaine de caisses de prestigieux grands crus ont été dérobées dans la cave d’un courtier à Bordeaux il y a quelques jours

 

Petrus, Mouton-Rothschild, Margaux, Cheval Blanc… Une centaine de caisses de prestigieux grands crus ont été dérobées le week-end du 2 au 3 novembre, dans la cave d’un courtier bordelais, révèle Sud Ouest ce vendredi. Le préjudice est estimé à environ 500.000 euros.

Le voisinage ne s’est aperçu de rien, et le casse a été découvert dimanche en fin de journée par le propriétaire des lieux. L’enquête est confiée à la brigade de répression du banditisme, division de la police judiciaire de Bordeaux.

Que ce soit dans les caves de négociants à Bordeaux, ou à la propriété directement, d’autres cambriolages ont déjà eu lieu par le passé. Plusieurs centaines de bouteilles de grands crus avaient ainsi été dérobées à un riche propriétaire viticole du Libournais, pour un préjudice de 400.000 euros, début 2017. La gendarmerie de la Gironde avait alors démantelé un véritable réseau de voleurs de grands crus.

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