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Sante

SANTE La pénurie de médecins urgentistes qui touche l’hôpital de Lens va obliger le service mobile d’urgence et de réanimation (Smur) à rester fermé certains jours et nuits

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SANTE La pénurie de médecins urgentistes qui touche l’hôpital de Lens va obliger le service mobile d’urgence et de réanimation (Smur) à rester fermé certains jours et nuits

 

Grave pénurie de médecins urgentistes. Le service mobile d’urgence et de réanimation(Smur) de l’hôpital de Lens, dans le Pas-de-Calais fonctionnera de manière dégradée cet été et restera fermé certains jours ou nuits faute de médecins en nombre suffisant, a appris, mardi, l’AFP de sources concordantes.

Éprouvés depuis des mois par la saturation chronique du service, et le manque de moyens, 11 des 18 médecins urgentistes de l’hôpital de Lens ont présenté leur démission depuis l’hiver dernier et seront partis d’ici à la fin du mois d’août.

« Hémorragie de médecins »

« Pour faire face » à cette « hémorragie de médecins », le service des urgences et du Smur – qui fonctionne avec des équipes communes – « est contraint de se réorganiser », avec l’aide d’une « mission d’appui » désignée par l’Agence régionale de santé (ARS), a expliqué la direction dans un communiqué, transmis mardi à l’AFP.

Ainsi, afin de permettre aux urgences de fonctionner, l’une des deux équipes de Smur, celle de jour, a « cessé son activité temporairement à partir du 1er juillet ». La deuxième équipe de Smur, fonctionnant normalement 24 heures sur 24, « est toujours opérationnelle mais verra quelques plages non pourvues durant l’été », indique, dans ce texte, le docteur Alain-Eric Dubart, chef du pôle urgences au sein du groupement hospitalier (GHT) de l’Artois, qui comprend les hôpitaux de Lens, Béthune Beuvry, La Bassée et Hénin-Beaumont.

Une « dizaine » de trous dans les plannings

Les plannings d’été du Smur comptent actuellement une « dizaine » de trous : « trois nuits non couvertes dont deux samedis en juillet, et sept plages en août, dont cinq nuits de week-end », détaille Alain-Eric Dubart, assurant qu’une « solidarité intra-GHT (…) et une aide régionale » sont mises en place « afin de médicaliser ces plages vacantes ».

TOUT SAVOIR SUR LES URGENCES

« La situation est gravissime et dangereuse : cela veut dire que le premier service d’urgences du département n’aura pas du tout de Smur pendant dix jours cet été » et que « le reste du temps, nous n’aurons aucune soupape de sécurité en cas d’imprévu, comme l’absence d’un médecin », a déploré Patrice Ramillon, secrétaire adjoint de FO au centre hospitalier.

Situé à une quinzaine de kilomètres de l’hôpital de Béthune et à une vingtaine de celui d’Arras, l’hôpital de Lens couvre un bassin de vie comptant 350.000 habitants, et voit passer plus de 60.000 adultes par an aux urgences.

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ECONOMIE

Coronavirus : L’épidémie peut-elle provoquer une crise économique mondiale ?

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CONJONCTURE L’épidémie du coronavirus, qui bloque la Chine depuis plusieurs semaines, affaiblit déjà l’économie chinoise

 

A la panique sanitaire s’ajoute celle des marchés. L’épidémie du coronavirus, dont le bilan s’élève à 362 morts et plus de 17.000 contaminations, gagne les Bourses. Ce lundi, celles de Shanghai et de Shenzhen ont plongé de plus de 8 %. Une chute record depuis 2015 et dont les répercussions interrogent.

Consommation chinoise à l’arrêt

Depuis l’identification de ce nouveau virus en décembre, les autorités chinoises ont réagi. Métropole industrielle et épicentre de l’épidémie, la ville de Wuhan a été coupée du monde, et avec elle, la province environnante de Hubei, puis la ville de Wenzhou. Les possibilités de se déplacer à l’intérieur de la Chine sont restreintes. Les voyages organisés, à l’intérieur, comme vers l’extérieur du pays, ont été annulés. Pour éviter toute propagation de l’épidémie, les commerces et chaînes de restauration ferment. Notamment, les grandes enseignes occidentales implantées en Chine, comme les boutiques Apple, les cafés Starbucks ou les magasins Ikea.

Autant de facteurs qui mettent l’économie chinoise à rude épreuve. Outre qu’une partie de la main-d’œuvre chinoise se retrouve au chômage technique, les Chinois ne sont guère disposés à consommer. Un manque à gagner important pour les acteurs économiques, d’autant plus que l’épidémie tombe aussi au pire moment, celui des festivités du Nouvel An Chinois.

Ces fortes perturbations se sont directement traduites par de gros décrochages boursiers d’actions chinoises : – 30 % depuis la mi-janvier pour Wanda Cinemas, un opérateur de cinéma chinois, rapporte l’agence de presse Bloomberg. L’action du sous-traitant d’Apple, Foxconn, entreprise cotée à la Bourse de Shanghai, s’est aussi effondrée de 10 %, selon l’AFP. Contrairement aux bourses américaines ou européennes, plus stables, les chutes de cours ont été spectaculaires au sein de l’Empire du milieu. « Les Bourses chinoises sont encore en phase de développement et elles ont tendance à surréagir aux événements », souligne Michel Fouquin, conseiller scientifique au Cepii et spécialiste de l’économie asiatique.

Des partenaires commerciaux fragilisés

Affectant déjà l’économie chinoise, premier pays importateur et exportateur mondial, le coronavirus affecte, par ricochet de nombreux pays. « Si l’on regarde toutes les épidémies précédentes, telles que le Sras en avril 2003 et le H1N1 en avril 2009, les matières premières sont les actifs qui subissent à chaque fois les plus fortes baisses, car la Chine en est la plus grande consommatrice. Lorsque la Chine ralentit, la demande chinoise sur ces ressources recule », explique Arthur Jurus, chef économiste de la banque privée Landolt & Cie et membre du think tank BSI Economics. C’est déjà le cas du pétrole et du cuivre, dont les prix sur le marché mondial ont baissé en raison du coronavirus.

Cette baisse de l’activité chinoise « va concerner en premier lieu les pays qui y exportent beaucoup de biens et de services », tels que Taïwan, Hong Kong ou la Thaïlande, poursuit Arthur Jurus. Mais aussi ceux dont les revenus dépendent du prix des matières premières qu’ils exportent, tels que l’Australie, le Brésil ou le Chili. « Ce sont surtout ces pays qui subissent le stress actuel, car leurs économies sont très dépendantes de la Chine », précise l’économiste. Dimanche, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et son allié russe ont annoncé la tenue d’une réunion technique ces mardi et mercredi à Vienne pour analyser la baisse des cours du brut en lien avec l’épidémie du nouveau coronavirus.

Au-delà des pays, les secteurs économiques les plus exposés sont l’automobile, le luxe et le transport, résume Michel Fouquin, du Cepii. Aux Etats-Unis, les actions d’Exxon, Mobil et Chevron avaient ainsi reculé de 4 % vendredi dernier. En bloquant les Chinois à domicile – à l’origine de 150 millions de voyages à l’étranger en 2018 selon l’organisation mondiale du tourisme –, le coronavirus frappe de plein fouet l’industrie touristique. Et derrière elle, aussi, les biens de consommation très recherchés par les Chinois, tels que, par exemple, les produits de luxe venant notamment de grandes enseignes françaises.

La croissance chinoise déjà revue à la baisse

Quelles seront les conséquences à plus long terme de cette crise ? Il est encore trop tôt pour le dire. Cela dépend notamment de la maîtrise, ou non, de l’épidémie en cours. « Il n’est pas impossible qu’il y ait encore une progression du virus, vu les délais d’incubation », estime Michel Fouquin, rappelant que l’épidémie du Sras, en 2002-2003, avait duré six mois.

« A terme, les prix des matières premières devraient rebondir, aidés par la reprise de la demande et de la production. Toute la question est de savoir si l’activité reprendra dès le second trimestre ou si elle tardera davantage », indique pour sa part Arthur Jurus, concernant les marchés boursiers. La richesse produite par la Chine sera en tout cas affectée par le coronavirus. En raison de l’épidémie, l’économiste anticipe déjà un PIB en baisse de 0,3 point du PIB, à 5,7 % en 2020, contre les 6 % initialement attendus. La banque Natixis prévoit aussi une baisse de même ampleur, mais à 5,5 %. De quoi plomber davantage les résultats économiques de la Chine, dont le taux de croissance faiblit d’année en année.

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ECONOMIE

Assurance dépendance : Quatre choses à savoir avant de souscrire une garantie pour perte d’autonomie

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ASSURANCE Pour couvrir les frais de soins dont vous aurez peut-être besoin durant vos vieux jours, il est possible de souscrire une assurance dépendance

 
n nouveau plan d’épargne spécifique a été créé pour vous permettre de compléter votre pension de retraite. — IStock / City Presse

L’espérance de vie des Français a beau augmenter régulièrement, elle ne garantit pas de passer toute sa retraite en bonne santé. Dès lors, la perte d’autonomie est sans conteste la peur numéro 1 des seniors qui redoutent notamment son coût financier parfois très élevé. En parallèle des aides publiques, les assureurs proposent un filet de sécurité supplémentaire :  l’assurance dépendance.

En quoi consiste cette couverture ?

Comme toute assurance, cette protection permet de se prémunir contre un risque. En l’occurrence, il s’agit de prendre en charge les conséquences financières d’une perte d’autonomie. En d’autres termes, la compagnie versera une certaine somme d’argent (en capital ou sous la forme d’une rente) lorsque la dégradation de l’état de santé de l’assuré imposera des soins, l’intervention de services à la personne, l’adaptation du domicile au handicap, voire un placement en maison de retraite.

Outre la couverture financière, les offres du marché intègrent aussi des prestations d’assistance et de prévention qui peuvent aller de la réalisation d’un bilan de santé complet à un accompagnement administratif.

Que faut-il entendre par dépendance ?

Il s’agit de la difficulté, voire de l’impossibilité, de prendre soin de soi sans aide extérieure. Mais tout le problème réside dans son évaluation. En effet, il n’existe pas de base légale imposant un socle de critères commun aux assureurs. Chaque formule fixe donc ses propres règles.

Pour déterminer le degré de dépendance, certains contrats se réfèrent par exemple à la grille AVQ. Celle-ci cible les cinq actes élémentaires de la vie quotidienne, à savoir les transferts entre les positions assise, couchée et debout, les déplacements, la toilette, l’habillage et l’alimentation. D’autres compagnies d’assurances préfèrent en revanche utiliser la grille Aggir qui est davantage reconnue puisqu’elle sert à l’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Dans tous les cas, il faut savoir que les critères sont stricts et qu’un petit accident ne suffit pas à activer ce type de garantie. Il est possible d’ailleurs de percevoir l’APA et ne pas être considéré en situation de dépendance par l’assureur.

À quelles modalités faut-il faire attention ?

Comme pour n’importe quel contrat, il faut lire avec soin les offres d’assurance dépendance, afin de les comparer au mieux. Il faut tout d’abord déterminer quelle étendue de couverture on souhaite. Selon les formules et les tarifs, les garanties s’activeront en effet à différents degrés de perte d’autonomie : en cas de dépendance partielle (si on ne peut plus réaliser seul deux ou trois actes élémentaires de la vie quotidienne), totale (lorsqu’on a besoin d’une prise en charge quasi totale) ou lourde.

Il faut également faire attention aux délais de carence qui varient d’un à trois ans selon les contrats. Or, durant tout ce temps, l’assuré ne sera pas couvert si son état de santé se dégrade. Enfin, les assurances incluent le plus souvent des franchises qui fixent un seuil d’intervention en dessous duquel les garanties ne joueront pas.

À quel âge faut-il souscrire ?

Si la souscription de ce type de contrat peut être réalisée jusqu’aux alentours de 70 ans, le montant des cotisations à acquitter augmente avec la prise d’âge. En dessous de 55 ans, il faut par exemple compter entre 20 et 60 euros par mois pour s’offrir une garantie contre la dépendance totale ou partielle, sachant que l’indemnisation sous forme de rente revient moins cher que le versement d’un capital. À la soixantaine, les prix atteignent entre 40 et 80 euros et grimpent à près de 100 euros au-delà.

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Sante

Le dépistage néonatal devrait s’élargir à sept nouvelles maladies

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NOUVEAU-NÉS La France est en retard en matière de détection des maladies rares dès la naissance, par rapport à ses voisins européens

 

Le dépistage à la naissance chez tous les nouveau-nés doit être étendu à sept maladies supplémentaires, des affections « héréditaires rares », recommande la Haute autorité de santé (HAS) dans un avis publié ce lundi. Le dépistage néonatal vise à « rechercher chez l’ensemble des nouveau-nés certaines maladies rares mais graves, d’origine génétique pour la plupart », souligne la HAS.

L’objectif est d’agir « avant l’apparition de symptômes », afin d’« éviter ou de limiter les conséquences négatives de ces maladies sur la santé des enfants ». Cinq maladies sont actuellement recherchées par des tests biologiques réalisés à partir d’une goutte de sang prélevée au talon du nouveau-né et recueillie sur papier buvard.

Élargir à sept nouvelles maladies

Le déficit en MCAD, une maladie rare caractérisée par une incapacité de l’organisme à utiliser les graisses comme source d’énergie, « va être intégré au programme en 2020 », rappelle la HAS. Elle avait recommandé ce dépistage systématique en 2011 « pour prévenir des décès facilement évitables » avec « des règles diététiques simples ».

Cette instance conseillère des pouvoirs publics, préconise maintenant d’élargir le programme national à sept nouvelles maladies « héréditaires rares » qui font partie d’un groupe de 24 « erreurs innées du métabolisme (EIM) » qu’elle a évaluées. Cet ajout relève d’une technique (la « spectrométrie de masse en tandem ») qui permet de dépister rapidement et simultanément à partir d’un seul prélèvement sanguin plus d’une trentaine d’EIM. La HAS n’a pour l’instant pas retenu les 17 autres pathologies mais réévaluera certaines d’entre elles d’ici 3 ans.

Prélèvements après la naissance

L’inscription de nouvelles pathologies au programme de dépistage va nécessiter une évolution de l’organisation des 13 centres d’expertise mais aussi des maternités, relève la HAS. En particulier, les maternités devront s’assurer que les prélèvements soient faits entre 48 et 72 heures après la naissance et que les buvards soient transmis au laboratoire « dans un délai maximum de 24h ».

Les associations avaient dénoncé le retard de la France en matière de diagnostic à la naissance de maladies rares, en février dernier à l’occasion de la journée internationale dédiée à ces maladies. « La Suède, l’Autriche dépistent 24 maladies, la Belgique plus d’une dizaine » alors que la France n’en dépiste que cinq à la naissance, remarquait Nathalie Triclin, présidente de l’Alliance des maladies rares.

Le coût (8,6 millions d’euros par an, soit 11 euros par nouveau-né) n’explique pas ce retard, plutôt « révélateur de la mauvaise organisation du système français », selon elle. Les cinq maladies pour l’instant dépistées sont la phénylcétonurie, l’hypothyroïdie congénitale, la mucoviscidose, l’hyperplasie congénitale des surrénales et, pour les enfants à risque, la drépanocytose.

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