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Procès Maurice le coq : « Une victoire pour la ruralité », le gallinacé autorisé par la justice à continuer de chanter de bon matin

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COCORICO ! Le tribunal Rochefort a donné raison ce jeudi à la propriétaire du Coq Maurice, Corinne Fesseau, en déboutant un couple de voisins de leur plainte pour nuisances sonores. Le gallinacé pourra pousser la chansonnette quand il le voudra à Saint-Pierre d’Oléron

 

« Je vais pouvoir garder Maurice à la maison, je suis soulagée et très contente, on a gagné ! », commente pour 20 Minutes Corinne Fesseau, la propriétaire du coq Maurice installée à Saint-Pierre d’Oléron qui était poursuivie par des voisins pour nuisances sonores.

Le tribunal correctionnel de Rochefort vient de rendre son jugement après le procès du 4 juillet dernier et le gallinacé pourra continuer à donner de la voix dès le lever du soleil. Les plaignants devront verser 1.000 euros de dommages et intérêts à l’Oléronnaise et prendre en charge ses frais de justice.

Une jurisprudence autour du coq Maurice ?

Aucune conciliation n’avait été possible avant le procès et cette querelle de voisinage durait depuis deux ans et demi. « Ils n’ont jamais cherché à me rencontrer, ils ont toujours eu recours à la procédure, regrette Corinne Fesseau. Mais voilà je me suis défendue et j’ai gagné ».

Au-delà de sa joie de garder son précieux volatile, Corinne Fesseau espère une jurisprudence autour de son affaire : « c’est une victoire pour la ruralité et l’association [Sauver Maurice le coq Oléronnais] qui m’a beaucoup soutenue va rester active pour défendre les autres ». Elle pense à tous les bruits ruraux (cloches, grenouilles, canards etc.) qui ont suscité des plaintes de la part de voisins mécontents, souvent des néoruraux.

L’Oléronnaise envisage de se rapprocher du maire de Gageac Bruno Dionis du Séjour qui a écrit une lettre ouverte aux parlementaires pour demander l’inscription des bruits ruraux au patrimoine national. Elle-même était soutenue par le maire de sa commune de Saint-Pierre d’Oléron et beaucoup d’élus locaux. « On a même eu des soutiens du monde entier, cela m’a permis de rester positive et confiante », sourit-elle.

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Bordeaux : « On boit quoi avec ? », un nouveau service digital pour accorder mets et vins

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TECHNOLOGIE La start-up Winespace vient de lancer fin 2019 un service en ligne pour proposer des recommandations de vin en fonction des plats que s’apprêtent à déguster les utilisateurs

 

Vous êtes incapable de choisir parmi les nombreuses références de vin dans les rayons du supermarché ou indécis face aux bouteilles de votre propre cave ? La start-up bordelaise Winespace, créée par trois jeunes ingénieurs du cru, propose depuis fin 2019 un service en ligne gratuit « On boit quoi avec? » qui permet des recommandations au grand public, en fonction des plats que se préparent à déguster les utilisateurs.

La start-up a été créée en janvier 2017 dans le but de « changer la manière d’aborder le vin et de le recommander. Le leitmotiv a été d’essayer de changer ce côté un peu angoissant du vin quand il faut choisir », explique Sylvain Thibaud, l’un des cofondateurs de Winespace. L’idée est de proposer des conseils personnalisés en sommellerie aux consommateurs de vin.

L’IA connaît déjà plus de 130.000 recettes

« Vous écrivez votre recette [dans la barre de recherche] et on a créé une intelligence artificielle qui va comprendre l’intitulé du plat et décomposer ce qu’il y a à l’intérieur. Par exemple pour le bœuf bourguigon, elle est capable de comprendre que c’est du bœuf, que c’est un plat mijoté dans du vin rouge et originaire de Bourgogne. Une fois qu’elle a identifié la sauce, l’assaisonnement, elle est capable d’identifier le profil du vin qui va le mieux se marier avec ce plat parce qu’on lui a appris des règles de sommellerie ».

L’utilisateur indique son budget et on lui recommande plusieurs appellations (toutes françaises pour le moment) en fonction de toutes ces données. L’utilisateur se voit proposer le choix du sommelier mais aussi à chaque fois du blanc et du rosé, dans cette version grand public. « On lui a appris 130.000 recettes et elle est capable de faire des liens et d’en comprendre d’autres qu’on ne lui a pas apprises, précise Sylvain Thibaud. Par exemple, la tarte aux asperges, elle comprend ce qu’est une tarte et ce que sont des asperges. »

Une vitrine pour une version pro

Winespace a commencé par réaliser de la vente directe en ligne avec un réseau de producteurs, en utilisant des outils de recommandations et, fin 2018, elle a intégré l’incubateur Bordeaux Technowest sur le site du Bouscat dédié à l’e-commerce.

« Pour se différencier, on a décidé de développer des solutions de recommandations pour mimer les experts du vin avec de l’intelligence artificielle », précise Sylvain Thibaud. La version gratuite doit entraîner l’algorithme destiné à une version professionnelle qui recommande des bouteilles spécifiques.

« On est en discussion avec quelques acteurs du marché du vin, ce sont des solutions qu’on va vendre à des grandes surfaces, à des chaînes de cavistes et à des restaurateurs intéressés par ce type de conseils », détaille le cofondateur de Winespace. La version grand public joue un rôle de vitrine et la version professionnelle, en cours de finalisation, sera terminée au printemps.

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Alcool : Mais pourquoi boit-on globalement moins en Ile-de-France qu’ailleurs ?

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DRY LIFE En France métropolitaine, c’est en Ile-de-France que la consommation est la moins fréquente selon une étude de Santé Publique France

 

« Ça faisait 12 bières que je m’enfilais », attaquait en 1981 le Parisien Renaud dans sa chansonJ’ai raté Téléfoot. Aujourd’hui, un tel comportement est devenu plus que minoritaire, selon une étude de Santé Publique France publiée mardi. En effet, « la consommation d’alcool, à la fois chez les jeunes âgés de 17 ans et chez les adultes de 18 à 75 ans, était plus faible en Ile-de-France en 2017 que dans les autres régions métropolitaines », indique le rapport. Mieux, les alcoolisations ponctuelles importantes (6 verres ou plus en une seule occasion) mensuelles – en gros, ce qu’on appelle le binge drinking – sont les plus faibles de métropole avec un taux de 13,9 % en Ile-de-France, tandis que la consommation quotidienne dans la région capitale a chuté de 13,8 points, de 19,9 % à 6,1 %.

Mais comment s’explique cette moindre consommation francilienne ? Pour François Beck, chercheur à l’Inserm et ancien directeur de l’OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies), rien de neuf sous le soleil. « Cette différence de l’Ile-de-France par rapport aux autres régions, c’est quelque chose que l’on observe depuis une vingtaine d’années et qui s’affine, explique-t-il. Mais ça reste un sujet d’interrogation. » D’autant, ajoute-t-il que ces observations de moindre consommation valent autant pour les adultes que pour les populations adolescentes.

Les facteurs culturels jouent à plein

Malheureusement, « ce sont des tendances qui ne sont pas très faciles à décrypter, note le chercheur, car là on observe dans cette étude le niveau régional, mais c’est très entremêlé avec d’autres facteurs, notamment sociaux et culturels ». Adieu donc certitudes et explications toutes faites, place aux hypothèses. La première d’entre elles est qu’il y a « des facteurs culturels qui jouent fortement, avec des environnements moins favorables qu’ailleurs à certains modes d’alcoolisation. » Ainsi dans certaines régions, comme la Bretagne, l’ivresse est positivement associée à la fête, ce qui est globalement moins le cas en Ile-de-France. « En province, on prend un apéritif ou un afterwork et on va dîner derrière, en Ile-de-France, on rentre dîner chez soi », ajoute Nicolas El Hakim, président des restaurateurs de l’Umih et propriétaire de deux restaurants à Paris.

Par ailleurs, même si ce n’est pas le facteur le plus important, la moindre accessibilité à l’alcool en Ile-de-France, notamment en raison du prix plus élevé, joue aussi. « Le fait de ne pas avoir à disposition des alcools très peu chers va contribuer à limiter la consommation », affirme François Beck. « On a une barrière au niveau du prix donc on consomme moins, abonde Nicolas El Hakim. En Ile-de-France, le cocktail, type Moscow mule ou Cosmopolitan, est très à la mode mais va chercher dans les 15 -18 euros. En province, on est plus à 10-12 euros. »

Enfin le président des restaurateurs de l’Umih avance une raison plutôt triviale. « Les consommateurs d’alcool franciliens sont beaucoup plus vigilants sur la limite de consommation d’alcool avant de prendre le volant, car il y a beaucoup plus de contrôles routiers qu’en province. Les gens sont sur un verre d’alcool ou deux au maximum. On sait que si un client prend l’apéro, il ne va pas prendre de vin, ou un seul verre, il n’ira pas sur la bouteille. » Il y aurait plus de Sam en Ile-de-France qu’ailleurs et donc moins de buveurs.

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Auchan Retail va supprimer 517 emplois nets dans le cadre d’un projet de « réorganisation »

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TRAVAIL Trois CSE extraordinaires ont réuni ce mardi des élus et la direction du groupe Auchan

 
Un magasin Auchan au Mans (image d’illustration). — SICCOLI PATRICK/SIPA

Auchan va supprimer plus de 500 emplois nets via un plan de départs volontaires (PDV). Le distributeur nordiste a fait cette annonce ce mardi dans le cadre d’un projet de « réorganisation » de son activité, sur fond d’essoufflement du modèle de l’hypermarché.

Afin d’être « plus à l’écoute des nouveaux besoins et attentes du marché », la direction d’Auchan Retail estime que l’entreprise doit « adapter » son organisation et ses méthodes de travail, ce qui doit conduire à la « suppression nette de 517 emplois », précise-t-elle dans un communiqué.

Un plan de redressement annoncé en août

Ce projet a été présenté ce mardi matin aux instances représentatives du personnel au cours de trois CSE extraordinaires dans le Nord, à Lesquin et Marcq-en-Baroeul. « Les nouvelles attentes des consommateurs nécessitent de faire évoluer l’entreprise » : « afin de gagner en efficacité opérationnelle et en agilité, Auchan Retail projette de réorganiser ses fonctions supports sur le territoire français », affirme le distributeur dans son communiqué. Dans ce cadre, ajoute-t-il, « il est envisagé un projet de réorganisation », qui verra les équipes actuelles être « redimensionnées ».

Le PDV envisagé concerne ainsi « les salariés des fonctions  » siège  » et  » produits  » d’Auchan Retail France et des services d’appui de l’organisation commerciale territoriale des activités françaises ». Selon le distributeur, 677 postes seraient supprimés, dont 652 actuellement occupés, tandis que 135 postes seraient créés, soit une « suppression nette de 517 emplois actuellement occupés ».

Le groupe de distribution, en difficulté, avait déjà lancé un premier volet de son plan de « redressement » au printemps 2019, avec la cession de 21 sites concernant potentiellement entre 700 et 800 salariés. En juillet, la direction avait affirmé avoir trouvé des repreneurs pour dix des sites mis en vente. Ces actions visent un « retour à l’équilibre financier et un changement profond à horizon 2022 », qui passera par « la réduction de ses coûts de fonctionnement », avec pour « ambition à terme » de réaliser 1,1 milliard d’euros d’économies de coûts, ajoute Auchan.

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