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Bordeaux

Pont Simone-Veil à Bordeaux : « Nous sommes très sereins quant à la réponse de la cour d’appel »

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INTERVIEW  a interrogé Patrick Bobet, le président de Bordeaux Métropole, après la décision du tribunal administratif de faire cesser en plein été le chantier du pont Simone-Veil

 

L’affaire du pont Simone-Veil pourrait finalement n’être qu’un soubresaut administratif. C’est en tout cas ce qu’espère fortement le président de la métropole de Bordeaux,Patrick Bobet.

Il y a quelques jours, on apprenait que le tribunal administratif de Bordeaux avait signifié le 15 juillet dernier à la métropole, son refus de valider l’accord conclu en mars dernier entre la collectivité et le groupement d’entreprises Razel-Bec (groupe Fayat), suite à un désaccord entre les deux parties sur la construction du pont. Un désaccord qui va engendrer presque trois ans de retard sur ce chantier, mais qui permettait, aux dires de la métropole, de sortir du conflit avec une solution amiable.

Mais le tribunal administratif a estimé que les termes de cet accord étaient trop avantageux pour le groupe de BTP. En refusant de le valider, il signifiait en même temps l’arrêt du chantier, ce qui fait désormais craindre un retard supplémentaire quant à la livraison du pont, déjà repoussée à 2023. Il reliera alors Bègles à Floirac.

« 20 Minutes » a interrogé le président de la métropole Patrick Bobet sur ce sujet ultrasensible.

Presque un mois après la décision du tribunal administratif, où en est le dossier du pont Simone-Veil ?

Nous avons fait appel, et la situation est entre les mains de la cour d’appel maintenant. Cette décision du tribunal administratif est tout de même très étonnante, on ne s’attendait pas du tout à cela. C’est à se demander si le mémoire que nous avons produit lors de l’audience a été lu. Ou il a été mal lu. C’est la question que l’on se pose en tout cas. Cela dit, je suis convaincu que l’appel nous sera favorable.

Pourquoi ?

C’est d’une évidence telle ! Pour vous donner un exemple, le tribunal nous reproche de ne pas avoir relancé de marché vis-à-vis de l’entreprise Baudin-Châteauneuf, (chargée de la construction du tablier métallique du pont). Sauf que ce tablier métallique était déjà réalisé aux deux-tiers. Imaginez que l’on annule tout : on relance des entreprises, en leur disant qu’il faut terminer ce tablier ? Ce n’est pas logique. La logique est que l’entreprise qui a commencé termine, au prix qui était prévu, en ajoutant les frais de gardiennage, puisque la livraison du pont étant repoussée, il va falloir stocker et faire garder les éléments de ce tablier. C’est ce que le juge n’a pas compris visiblement, mais on pourra l’expliquer sans difficulté. Nous sommes très sereins et très confiants quant à la réponse en appel.

Avec tout de même cette conséquence que la livraison du pont va être encore repoussée, sur un chantier qui accuse déjà presque trois ans de retard ?

Pas forcément. La décision du tribunal a été rendue en plein été, et j’espère vraiment que la cour d’appel va se prononcer dès le mois de septembre. J’ai écrit à la présidente, comme je l’avais fait pour le dossier du BHNS (projet de Bus à haut niveau de service entre Bordeaux et Saint-Aubin), pour lui demander d’activer la procédure, car là cela bloque tout le monde et il faut faire vite. J’espère que cette démarche qui avait fonctionné pour le BHNS, marchera aussi sur ce dossier. Si c’est le cas il n’y aura pas de souci.

Et si la cour d’appel confirme la décision prise en première instance ?

Alors nous aurons deux solutions : ou on passe outre – car je vous rappelle que c’est nous qui avions sollicité le tribunal administratif, et que nous n’y étions pas obligés – mais ce n’est pas ce que nous ferons. Nous voulons être transparents auprès des opérateurs qui n’ont pas été retenus, pour qu’ils ne pensent pas que l’on a fait notre cuisine avec Fayat dans notre coin.

Sinon, deuxième solution, annuler le marché avec Fayat, et relancer un nouvel appel d’offres. Nous n’aurons pas d’autre solution. Là, on perdrait quatre à six mois certainement. Mais ce n’est pas du tout la solution que nous imaginons.

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Bordeaux

Météo Bordeaux: Prévisions du dimanche 27 janvier 2020

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MÉTÉO Aujourd’hui, un ciel avec des éclaircies va peu à peu remplacer les nuages. Les températures seront de 9°C le matin et de 13°C l’après-midi…

 
Le ciel va s’éclaircir à Bordeaux dans la journée. Un vent de sud-ouest soufflera un peu, avec 8 km/h. Il va faire 9°C en moyenne le matin. Les températures vont enregistrer une hausse de quelques degrés dans l’après-midi. Les valeurs s’échelonneront entre 11 et 14°C. Le soir, le thermomètre affichera 10°C en moyenne. Un ciel dépourvu de nuages est attendu dans la nuit reliant dimanche et lundi.

Demain, le soleil sera dissimulé derrière des nuages à Bordeaux, où le ciel sera maussade. Un modeste vent de sud-ouest sera ressenti par les habitants. De la bruine est prévue dans la matinée. On anticipe des températures d’environ 10°C. C’est à un ciel tapissé de nuages qu’il faudra s’attendre demain après-midi. De la pluie tombera. Les valeurs seront comprises entre 9 et 12°C. La soirée va rester grise à cause de nuages qui persistent dans le ciel. La météo sera marquée par de la pluie. Les températures tourneront autour des 7°C.

Le temps des journées qui suivent va changer progressivement. Même si le mauvais temps perdurera quelque peu mardi, il faut prévoir une amélioration par la suite.

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Coronavirus : Que sait-on du cas détecté à Bordeaux ?

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SANTE Ce vendredi, un des premiers cas français de coronavirus a été détecté dans la capitale girondine. Si les nouvelles du patient sont rassurantes, l’inquiétude gagne la population

 

Alors que les autorités se voulaient plutôt rassurantes sur les risques de propagation du coronavirus chinois 2019-nCoV, les premiers cas français ont été recensés vendredi dont l’un à Bordeaux. 20 Minutes fait le point sur la situation dans la capitale girondine alors que le virus continue à s’étendre à travers le monde et a déjà fait 56 morts, selon un bilan provisoire.

Quel est le profil de la personne contaminée ?

C’est un Français d’origine chinoise, âgé de 48 ans, qui travaille dans le monde du vin et qui avait l’habitude de faire des allers-retours entre Bordeaux et la Chine pour des raisons professionnelles. Souffrant de fièvre et de toux, il a consulté SOS Médecins jeudi, précisant qu’il était passé par « Wuhan », foyer de l’épidémie en Chine. Un protocole d’évacuation spécifique vers le CHU Pellegrin a été mis en place immédiatement.

Quel est son état de santé ?

Selon le maire de Bordeaux Nicolas Florian, qui a pris la parole samedi devant l’Hôtel de ville, les nouvelles concernant sa santé sont rassurantes. Il a souligné dans un communiqué qu’il était entre de bonnes mains dans le service du professeur Denis Malvy, « un expert mondial des maladies infectieuses à haut risque ».

Comment réagit la population bordelaise ?

S’il n’y a pas de mouvement de panique, l’heure est forcément à l’inquiétude. « On a été dévalisé de nos masques chirurgicaux vendredi et samedi, raconte une des salariées de la pharmacie des Grands Hommes à Bordeaux. On a une forte communauté chinoise ici à Bordeaux. » Alors faute de mieux, les clients se reportent sur les gels hydroalcooliques. « Ils prennent tout ce qu’ils peuvent en fait, ajoute-t-elle. On pense qu’on sera réapprovisionné en masques la semaine prochaine. »

Quelles sont les mesures prises localement ?

Les organisateurs des festivités du Nouvel An chinois, qui devaient se tenir à Bordeaux ce dimanche, les ont annulées par précaution. « Je suis en contact étroit avec les équipes de madame la préfète et des autorités sanitaires, à qui je fais toute confiance, a commenté le maire de Bordeaux dans un communiqué. Je reste prêt à prendre toutes les mesures qui s’imposeraient dans la ville, même si pour l’instant il n’y a aucune raison de s’alarmer. »

Quels sont les risques de propagation ?

Selon Nicolas Florian, les recherches épidémiologiques ont montré que le malade avait été en contact avec « 10 à 15 personnes qui se sont signalées » et les autorités sanitaires sont mobilisées pour les examiner. « A priori il n’a pas pris de transports en commun ni fréquenté beaucoup de lieux de vie donc cette identification [des personnes avec lesquelles il a été en contact] peut être productive, on sait exactement où il a été », avançait samedi le maire de Bordeaux devant nos confrères de Sud-Ouest.

Pour l’heure, il n’y aurait pas d’autres cas suspects dans la capitale girondine.

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La ville où l’on vit le mieux en France est…

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PALMARES Le classement a été établi par l’association Villes et Villages où il fait bon vivre

 

Un résultat qui peut paraître surprenant. Selon un classement inédit, publié ce dimanche dans les colonnes du JDD, la ville où l’on vit le mieux en France est… Annecy, chef-lieu de Haute-Savoie. Elle devance ainsi Bayonne et La Rochelle.

Ce palmarès a été établi par l’association Villes et Villages où il fait bon vivre, en fonction de 182 critères, parmi lesquels la bonne qualité de vie, la sécurité, les transports, les commerces et services, la santé, l’éducation, les sports et loisirs. Il tient compte également de toutes les villes de plus de 2.000 habitants. Pendant deux ans, l’association a analysé les données de plus 34.481 communes.

Annecy l’emporte au général mais se classe également à la première place dans la catégorie des « villes de plus de 100.000 habitants », où elle s’impose cette fois devant Angers (Maine-et-Loire) et La Rochelle (Charente-Maritime).

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