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ECONOMIE

Paris: 80 médecins de l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois réclament la création d’une zone médicale prioritaire

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SANTE Dans une lettre adressée mi-juillet à l’Agence régionale de santé, 80 médecins de l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois réclament la création d’une «zone médicale prioritaire»

 

Ils tirent la sonnette d’alarme. Face à la situation qui se détériore au sein de leur établissement de santé – rupture de stock de médicaments, patients de plus en plus précaires, manque de médecins aux urgences – 80 médecins de l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, ont adressé une lettre à l’ Agence régionale de santé, qui demande la création d’une « zone médicale prioritaire ». Ces chefs de service, praticiens et assistants de l’hôpital Robert-Ballanger s’alarment de la situation « très inquiétante » de leur établissement dans un courrier daté du 14 juillet, dont Le Parisien s’était fait l’écho et que l’AFP a consulté.

Evoquant tour à tour le manque d’effectifs en psychiatrie, les ruptures de stock de la pharmacie, les pannes de scanner et d’IRM, ils affirment que « ces difficultés ne font que s’aggraver depuis quelques années, de plus en plus rapidement depuis quelques mois, démotivent les équipes médicales et paramédicales, et mettent en péril les malades ». « Parfois, on ne sait pas si on va avoir une cartouche d’encre pour imprimer nos ordonnances, du désinfectant pour laver nos endoscopes », explique Guy Bellaïche, le chef du service de gastro-entérologie. Sa consœur Bernadette Coret-Houbart, cheffe du service de pharmacie, ajoute que « les médicaments sont payés avec un grand délai. Nos fournisseurs bloquent nos commandes. Et quand ils ne veulent pas nous livrer, on va acheter ailleurs à des prix non négociés ».

La Seine-Saint-Denis, premier désert médical de France

« Nous avons bien compris que notre hôpital est déficitaire, mais il est devenu urgent d’investir pour repartir sur de bonnes bases », soulignent les médecins dans leur courrier, avertissant sur la « désertification médicale alarmante ». La Seine-Saint-Denis est le premier désert médical de France en nombre de médecins rapporté à la population. « Au vu de la précarité de la population que nous prenons en charge en Seine-Saint-Denis, et à l’aube du Grand Paris, avec un accroissement démographique prévu comme considérable, ne faudrait-il pas considérer nos hôpitaux du 93 comme situés en zone médicale prioritaire afin de leur accorder des moyens financiers supplémentaires pour sortir de ce cercle vicieux ? », écrivent-ils.

Contactée par l’AFP, l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France explique avoir « pris connaissance » de la lettre et indique que « les représentants de la communauté médicale de l’hôpital » seront reçus début septembre. Elle rappelle que depuis 2016, « l’établissement a bénéficié de 30,7 millions d’euros d’aides », ce qui en fait « l’établissement le plus aidé de la région » Ile-de-France.

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ECONOMIE

Claude Perdriel rachète la part de Renault dans le groupe « Challenges »

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MEDIAS Renault s’était engagé en 2017 dans le groupe « Challenges »

 

’homme d’affaires Claude Perdriel a racheté la part de Renault dans le groupe du magazine Challenges, qu’il dirige, ont indiqué lundi les directions des deux groupes, confirmant une information des Echos.

Renault avait annoncé fin 2017 un engagement inédit dans le groupe de presse, à hauteur de 40 %, pour une douzaine de millions d’euros. Il voulait y tester la création de contenus adaptés aux utilisateurs de voitures connectées, tels des podcasts, dans le cadre d’un projet appelé « Augmented editorial experience » (AEX).

6 millions d’euros

Claude Perdriel a racheté en décembre 2019 la part du constructeur automobile pour 6 millions d’euros, a confirmé la direction du groupe de presse. Outre l’hebdomadaire économique Challenges, le groupe publie le magazine Sciences et Avenir et les revues L’HistoireHistoria et La recherche.

Claude Perdriel avait déjà recapitalisé son groupe en août 2019 sans l’aide de Renault, faisant ainsi diminuer légèrement la participation du constructeur automobile dans l’éditeur de magazines.

« Challenges » reste fragile

Un porte-parole de Renault a confirmé la vente lundi soir, assurant cependant que le projet AEX ne « s’arrêtait pas pour autant » et que le groupe a souhaité « lui donner une dimension plus internationale ». « En avançant dans le projet, on se rend compte qu’on peut clairement avancer autrement avec des collaborations plus classiques, sans forcément investir de manière capitalistique ».

Du côté de Challenges, la situation financière du groupe reste fragile, même si les pertes ont été réduites de 4 millions d’euros il y a deux ans à 2,6 millions aujourd’hui, pour un chiffre d’affaires d’une cinquantaine de millions. Dans un marché des magazines en crise, la diffusion de l’hebdomadaire économique était en légère baisse en 2019, autour de 190.000 exemplaires.

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Quelles sont les meilleures applications pour revendre ses cadeaux de Noël ?

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ARGENT À une époque où les habitudes de consommation ont changé et que le pragmatisme l’emporte sur les sentiments, les plateformes qui permettent de revendre ses cadeaux de Noël se multiplient

 

L’intention était bonne, mais ce petit chemisier moutarde en poils synthétiques 100 % biodégradables « façon marcassin » ne finira pas dans votre garde-robe. L’imposant coupe saucisson n’encombrera pas votre cuisine, pas plus que l’épluche ananas. Pas sûr, non plus, que cette Smartbox « clair de lune frissons, comme au XVIe siècle » – sans eau courante, sans chauffage et, pire encore, sans Wifi, – soit une si bonne idée de week-end que cela.

À une autre époque, ces audacieux cadeaux se seraient frayé un chemin dans les plus placards, avant de finir leur vie, plusieurs années plus tard, au gré d’un déménagement ou d’un vide-greniers. Les modes de consommation ont changé. L’heure est désormais au pragmatisme, à la « récup » et à l’usage responsable et durable. Ce que l’on perd en poésie, on le gagne en préservation de l’ environnement. De nombreux acteurs se sont positionnés sur ce secteur de plus en plus juteux et les applications spécialisées se sont multipliées. Voici les principales.

Geev : une histoire de don

Tout le monde n’a pas forcément envie de vendre les cadeaux reçus à Noël. Le don est une possibilité qui fait aussi bon nombre d’adeptes. Près de 10 milliards de tonnes d’objets potentiellement réutilisables sont jetées chaque année. C’est de ce constat qu’est née l’idée de l’ application Geev, développée par deux Français.

Le but est à la fois de leur donner une deuxième vie mais aussi de tisser du lien social. Hormis des drogues, des médicaments et toute chose illicite ou choquante, il est possible de tout céder gratuitement sur Geev. Chaque « geever » est évalué et le système fonctionne sur la recommandation des utilisateurs et des usagers.

Momox : la culture au bout des doigts

Momox brille par son modèle. Spécialisée dans les produits culturels (livres, jeux vidéo, DVD, album, etc.), l’application fonctionne simplement en scannant le code-barres des objets. Les transactions sont à la fois rapides et sécurisées. C’est la plateforme qui propose une offre au vendeur et non un tiers. Il n’est donc pas nécessaire de trouver un acheteur.

L’avantage principal est qu’il est ainsi rapide de recevoir l’argent attendu. Il suffit d’envoyer l’objet et le paiement se fait.

Vinted : la foire aux vêtements

Pour revendre ses vêtements, l’application Vinted est devenue, en quelques années, incontournable. Le service profite d’une immense communauté avide de produits fashion à petit prix. Les filtres sont nombreux (taille, état, marque, etc.) et les ventes se concluent rapidement et facilement. C’est l’autre point fort de Vinted : les processus de transaction et de livraison, notamment grâce à un partenariat avec Mondial Relay, qui permet au vendeur de ne pas avoir à avancer les frais de port, sont simples.

Place des cartes : du cash contre des cartes cadeaux

Une carte-cadeau d’une valeur de 20 euros au magasin « l’Univers des pompes à eau » peut avoir son charme, mais tout le monde n’a pas l’âme d’un Shadok. Place des cartes permet de rapidement revendre son bon contre de la monnaie.

Le BonCoin : l’incontournable à risque

Quand on pense revente, on pense naturellement au BonCoin, qui est devenu l’une des plateformes les plus populaires du Net. Cette célébrité permet de trouver rapidement un preneur aux objets que l’on veut céder. Le revers de la médaille, en période de fêtes, est que tout le monde furète sur le site… même ceux qui vous ont fait des cadeaux. L’explication de texte pourra s’avérer tendue.

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ECONOMIE

Parmi vos bonnes résolutions, devenir propriétaire à Marseille ? On vous guide !

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IMMOBILIER Avec 251.000 euros, vous pouvez acquérir 77 m² à Marseille, contre 53 m² à Bordeaux, 50 m² à Lyon ou encore 24 m² à Paris, selon Se Loger

 

Et si Marseille était la ville où devenir propriétaire ? Alors que les prix de l’immobilier s’envolent dans les grandes métropoles, la cité phocéenne semble inscrire un tempo à part. Selon le bilan de l’année immobilière 2019 de Notaires de France, l’évolution des prix sur un an à Marseille a été de 0,7 %, quand Paris affiche une hausse de 6,3 %, Lyon 10,3 % ou encore Nice de 3,8 %.

« Acheter à Marseille, c’est la bonne affaire », estime ainsi Michel Lechenault, responsable éditorial du groupe Se Loger. Et de poursuivre : « Si vous regardez le prix moyen d’un appartement en France, autour de 251.000 euros, vous pouvez acquérir 77 m² à Marseille, contre 53 m² à Bordeaux, 50 m² à Lyon, 61 m² à Nice et 24 m² à Paris. »

Où trouver le meilleur rapport qualité-prix ?

D’après ce spécialiste, « Marseille est une ville encore très sous-évaluée pour l’immobilier, qui ne peut que prendre de la valeur. » Il l’explique par la grande disparité entre les quartiers : « Il y a une différence flagrante, une fracture, qui n’existe pas ailleurs, avec des écarts entre 1.000 euros le m² et 6.000 euros le m² selon les quartiers ». Sans surprise, le 7e (plus encore que le 8e) figure en haut du palmarès. « Les prix sont fous, le moindre bien mis en vente est tout de suite vendu », observe Bruno Segall, directeur commercial chez Guis Immobilier. Endoume, le vallon des Auffes, Malmousque. La proximité avec la mer et le côté noyau villageois séduisent plus que jamais. Sur le Vieux-Port aussi, les biens sont recherchés, mais davantage pour la location saisonnière.

« Le meilleur rapport qualité-prix, c’est pour moi les 4e et 5e arrondissements, poursuit Bruno Segall. Ils sont bien desservis, et les travaux sur le Jarret vont à terme assainir l’ensemble. » Pour Jean-Luc Lieutaud, président du pôle Paca de l’Union des syndicats de l’immobilier, ces quartiers sont porteurs, tout comme les 6e, 9e, 10e et 11e arrondissements. Dans l’ancien, où le prix moyen du m² se situe entre 2.500 et 2.800 euros, il faut aussi compter avec le prix des travaux : autour de 400 euros le m² pour des travaux courants, et le double pour une rénovation complète. « Il y a encore pas mal d’appartements à rénover. Les transactions sont dynamiques, on va même venir à manquer de produits dans l’existant », prédit-il, encourageant à profiter maintenant des taux bancaires encore très bas.

Forte augmentation dans le neuf

Dans le neuf, Rémy Courtès, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers, s’inquiète aussi du manque de constructions à venir. « Il y aura de moins en moins d’offres dans les secteurs est et sud de la ville, si vous avez un quartier précis en tête, c’est peut-être le moment de regarder », conseille-t-il. En deux ans sur Marseille, les prix de l’immobilier neuf ont augmenté de près de 25 %, avec un prix moyen de 4.300 euros le m² (hors parking). » A l’écouter, la demande est là, et des opportunités encore à saisir dans la suite d’Euromed.

Dans l’hyper centre-ville, le projet de résidence The Babel Community dans les anciennes Galeries Lafayette est attendu pour redynamiser le quartier. « Le secteur est occupé à 80 % par des locations », observe Jean-Luc Lieutaud, qui ne mesure pas ainsi de frilosité particulière après le drame de la rue d’Aubagne. « Marseille est une ville en devenir, et peu ou prou il va y avoir un changement de direction avec les municipales, cela va booster les choses. »

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