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Oui, une banque peut facturer des frais si un compte ou un livret sont inactifs

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FAKE OFF Une mère s’est indignée sur les réseaux sociaux après le retrait de 30 euros sur le livret de sa fille, car celui-ci était inactif. La banque explique qu’il s’agit d’une erreur

 

« Laissez l’argent de vos enfants dans leur tirelire, c’est plus sûr ! », s’indigne une mère de famille sur Facebook. La cause de sa colère ? Trente euros débités sur un livret détenu par sa fille âgée de 10 ans, pour inactivité du compte. Après le retrait de cette somme, le solde de ce livret « première épargne » s’élève à près de 148 euros.

Les frais ont été remboursés à la cliente.
Les frais ont été remboursés à la cliente. – Capture d’écran Facebook

Pour preuve, l’internaute a posté une photo du relevé de compte. La mère de famille semble avoir depuis retiré sa photo des réseaux sociaux, mais celle-ci a été reprise par de nombreux pages Facebook, contribuant à l’indignation d’autres internautes. Certains dénoncent une « escroquerie légalisée » voire du « racket légal ».

FAKE OFF

Contacté par 20 Minutes, un représentant du CIC, la banque où se trouve le livret, explique qu’il s’agissait d’une « erreur d’imputation corrigée rapidement ». « Les frais prélevés ont fait l’objet d’une ristourne immédiate car ils n’auraient pas dû être prélevés », ajoute le représentant.

Dans ses conditions générales, le CIC précise que des frais de « tenue de compte », d’un montant de 30 euros, s’appliquent sur les produits d’épargne inactifs depuis plus de cinq ans. Mais la banque n’applique pas ces frais pour les mineurs. Le livret première épargne s’adresse aux enfants de leur naissance à leurs douze ans. Il n’est pas un livret jeune, qui est destiné aux adolescents de 12 à 25 ans.

Selon la banque, le livret est toujours ouvert et la mère « a retiré immédiatement » son message sur Facebook.

Des frais plafonnés

Depuis 2016, les frais bancaires pour tenue de compte inactifs sont plafonnés : ils ne peuvent pas dépasser 30 euros par an, quel que soit l’établissement où se trouve votre argent. Ces frais ne peuvent pas être prélevés sur les livrets A, LDD, LEP, livret jeune et le livret d’épargne-logement.

Un livret d’épargne est dit inactif si, pendant cinq ans, il n’y a eu aucune opération sur le compte et le titulaire du compte ne s’est pas manifesté auprès de la banque où il détient le livret, rappelle la Caisse des dépôts. Ensuite, le livret est bloqué et la banque le tient à disposition du titulaire pendant cinq ans. La banque doit informer le titulaire du compte. Enfin, si le titulaire ne s’est pas manifesté à l’issue de ce délai, les fonds sont transférés à la Caisse des dépôts.

Un site pour retrouver vos fonds

Là, c’est la « dernière chance », souligne un représentant de la Caisse des dépôts auprès de 20 Minutes. Pour retrouver vos fonds, rendez-vous sur le site ciclade de la Caisse des dépôts. Si votre recherche aboutit à un résultat, vous devez ensuite faire une demande de restitution. La Caisse des dépôts examinera la demande et versera l’argent si votre demande est validée. Ne tardez pas : la Caisse des dépôts conserve les fonds pendant vingt ans, ensuite ils sont reversés à l’Etat.

Sont également transférés à la Caisse des dépôts les sommes non réclamées des comptes courants « inactifs » et des autres produits d’épargne (assurance-vie, épargne salariale, livret A…). En 2018, la Caisse a reçu 549,8 millions d’euros des bas de laine des Français, dont 359,6 millions provenant des comptes bancaires (comptes de dépôt, livrets d’épargne, PEA, PEL…) ; 124 millions provenaient des contrats d’assurance-vie et 66,2 millions de l’épargne salariale.

Vous souhaitez que l’équipe de la rubrique Fake off vérifie une info, une photo ou une vidéo ? Remplissez le formulaire ci-dessous ou écrivez-nous sur Twitter : https://twitter.com/20minFakeOff

20 Minutes est partenaire de Facebook pour lutter contre les  fausses nouvelles. Grâce à ce dispositif, les utilisateurs du réseau social peuvent signaler une information qui leur paraît fausse.

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AGRICULTURE

Pas-de-Calais : Les « foulées naturistes de Berck » n’auront pas lieu

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NATURISME L’organisation n’avait pas anticipé l’engouement autour de cet événement

 

Jeudi soir, les organisateurs des premières « Foulées naturistes de Berck » ont annoncé l’annulation de cet événement qui devait se dérouler dimanche 22 septembre. L’Association gymnique amicale du Boulonnais à la Somme (Agabs), qui a porté le projet, avance des « raisons administratives ».

La publication annonçant les « Foulées naturistes de Berck » avait été faite sur la page Facebook de l’association Agabs​, fin août. A la base, le nombre de participants avait été fixé à 60 et les volontaires devaient s’inscrire avant le 10 septembre pour participer à ce « footing en commun » de 6 km sur la plage naturiste de Berck.

Un succès inattendu qui cause la perte des « Foulées »

Mais, contre toute attente de la part des organisateurs, l’événement a suscité un engouement spectaculaire. « Nous avons été débordés. Deux jours après l’annonce sur le site de l’Agabs, l’affiche de l’événement avait déjà été vue par plus de 500.000 personnes sur les réseaux sociaux », avait déclaré à 20 Minutes Philippe Lehembre, président des Hauts-de-France naturistes.

Ce qui devait être une course en petit comité a pris une tout autre ampleur nécessitant des démarches particulières : « Le délai imparti pour monter le dossier était court, mais nous pensions y arriver. C’était sans compter sur la lourdeur des autorisations nécessaires à obtenir pour organiser un tel événement », a déploré l’association.

Faute d’avoir obtenu le feu vert de l’administration, l’Agabs a décidé de « reprogrammer la course à la prochaine belle saison ».

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Bordeaux

Bordeaux : Douches mobiles, éoliennes urbaines, police de la circulation… : Les annonces de rentrée du maire

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POLITIQUE Ce mardi Nicolas Florian, maire de Bordeaux depuis le 7 mars dernier, a donné sa première conférence de rentrée. Il a fait un tour d’horizon des dossiers locaux, émaillé de quelques annonces

 

©PHOTOPQR/LA PROVENCE/VALERIE VREL ; Marseille ; 16/08/2019 ; Les Urgences de l’Hôpital de La Timone sont en grève. Le personnel se plaint du manque de moyen criant du 2ème service d’urgences de France.
Illustrations Urgences en grève. (MaxPPP TagID: maxnewsworldfour898951.jpg) [Photo via MaxPPP]

C’est dans l’Echoppe, une maison de la parole créée par la Ville qui doit permettre aux citoyens bordelais de débattre et d’échanger, que Nicolas Florian​, maire de Bordeaux, a donné, ce mardi, sa première conférence de rentrée. Alors qu’elle se déroule traditionnellement à l’hôtel de ville, c’est une façon de marquer son envie de donner la parole aux habitants mais aussi de se démarquer, dans le style, de son incontournable prédécesseur Alain Juppé, parti au Conseil Constitutionnel.

Pendant plus d’une heure, il a égrainé les sujets locaux en se présentant comme « avant tout un maire du quotidien ». Il a martelé que la politique municipale avait un objectif prioritaire d’« équilibre », en particulier pour « mieux accompagner la croissance démographique de notre ville ». Voici les principaux points à retenir de son intervention.

  • L’expérimentation d’éoliennes urbaines

​« Je lancerai dans quelques jours une expérimentation autour des éoliennes urbaines, a annoncé l’élu. Il ne s’agit pas de planter des mâts de 30 mètres avec des pâles d’envergure de 10 mètres, mais d’expérimenter (…) des éoliennes urbaines horizontales qui s’intègrent dans le tissu urbain ». On ne connaît pas encore la fonction de ses éoliennes, qui seront à l’essai. Elles pourraient alimenter un bâtiment, un quartier ou redistribuer l’électricité dans le réseau.

  • Recours à une police de la circulation

Faisant le constat de grandes difficultés à circuler en ville, un des pendants négatifs de son attractivité, il annonce la mise en place d’une police de la circulation pour réguler et fluidifier le trafic. « Ponctuellement des agents de la police municipale se déploieront sur des points névralgiques bloquants », explique-t-il, soulignant que ce système « à l’ancienne » a fait ses preuves dans d’autres villes.

  • Lancement de douches mobiles

Il a évoqué le lancement d’une mission squats à l’échelle de la métropole bordelaise alors que de nombreuses expulsions ont eu lieu cet été sous l’autorité de la préfète Agnès Buccio. Une réunion collective des différents acteurs publics concernés par le sujet doit avoir lieu prochainement. Il a annoncé que de son côté, la ville de Bordeaux mettrait à la disposition de ce public précaire des douches mobiles.

Nicolas Florian@nflorian33

Nous ne pouvons pas accepter que des personnes vivent dans des conditions indignes dans la rue et dans des squats. Avec le respect du droit nous devons aussi apporter des réponses collectives et concrètes. La ville de #Bordeaux va mettre à disposition des douches mobiles.

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  • L’abandon du volet logements de la Jallère

Le maire a tranché sur le projet immobilier de la Jallère, contesté par le camp écologiste puisque le site abrite des zones humides. Tous les projets d’ordre économique (ressourcerie Ikos, ferme urbaine etc.) sont conservés mais la construction de 2.000 logements n’est plus envisagée. « Nous n’en avons pas besoin sur ce secteur », justifie le maire. Pour savoir ce que vont devenir les hectares d’abord dévolus au logement un débat sera lancé. Certains veulent y reconstituer une forêt urbaine, le maire a aussi avancé l’idée de lieux de vie ou de jardins partagés.

Nicolas Florian n’a pas voulu endosser officiellement son costume de candidat à la mairie en 2020, répétant seulement, au lendemain du Campus des territoires de LREM qu’« une élection municipale doit se détacher des contingences nationales ». Il ne sollicite aucune investiture de son parti Les Républicains pour cette échéance, misant sur sa filiation avec Alain Juppé et son bilan pour faire face au candidat LREM Thomas Cazenave.

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Bordeaux

Bordeaux : « Une ligne de métro serait tout à fait pertinente » mais coûterait environ 1,4 milliard d’euros

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TRANSPORTS Le président de Bordeaux Métropole a dévoilé ce lundi les contours d’une étude réalisée sur le projet de métro à Bordeaux

 

On est encore très loin d’un accord. Mais l’idée d’un métro à Bordeaux fait, tranquillement, son petit bout de chemin. Lors de sa conférence de rentrée ce lundi, le président de Bordeaux Métropole Patrick Bobet (LR) a annoncé que l’étude qu’il avait commandée en avril dernier est prête. Et qu’elle sera discutée par les élus métropolitains en novembre prochain.

« J’ai eu ce document, conséquent, en mains la semaine dernière », explique-t-il. Et, histoire de balayer les critiques sur la pertinence même de cette enquête, il a longuement insisté sur son sérieux. « A la première lecture elle m’a semblé pointue et approfondie, de la part de l’ingénieur qui l’a réalisée. Et qui n’est pas un jeune ingénieur qui sort d’école… »

Certains élus, de leur côté, commencent à manifester leur intérêt pour le projet, comme le maire de Pessac Franck Raynal (LR).

Franck Raynal@RaynalPessac

2/2 Le projet de #metro évoqué par Patrick Bobet est un sujet d’avenir et enthousiasmant ! Il mérite d’être débattu car il permettrait de compléter l’offre de transport existante et de répondre aux besoins des habitants et des actifs @bxmetro

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« Passer sous la Garonne ce n’est pas très compliqué, on sait faire »

Patrick Bobet a rapidement évoqué les premières conclusions de cette étude. « Pour faire très simple, et je vais juste dévoiler quelques éléments, il y a cinq points majeurs dans ce qui est proposé : trois points très positifs, deux autres qui le sont beaucoup moins. »

mibosredon@mibosredon

Projet de métro à #Bordeaux «  Trois points positifs et deux points négatifs dont le coût (entre 1 et 1,4 milliard d’euros pour une ligne) et l’impact des travaux » annonce Patrick Bobet president de @BxMetro #transports @MetroBordeaux

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Premier point, est-ce réalisable ? « Oui, sans aucune difficulté, annonce Patrick Bobet. Les métros de Moscou ou Saint-Pétersbourg ont été réalisés à -80 m ou -100 m, donc passer sous la Garonne ce n’est pas très compliqué, on sait faire. » Deuxième point : est-ce pertinent, efficace et attendu ? « La réponse est oui. Une seule ligne est très pertinente pour être tout à fait précis. Elle partirait de l’Arena à Floirac, passerait sous la Garonne puis desservirait la gare, la Victoire, la Cité administrative, le secteur des Aubiers et le parc des expositions. » Enfin, est-ce que ce serait un projet rentable ? Là encore la réponse est oui.

« A chaque station il y aurait une emprise de travaux colossale »

« Deux points en revanche sont négatifs, a poursuivi le président de Bordeaux Métropole. D’abord le coût. On est sur un bon milliard d’euros, voire 1,4 milliard. C’est important. Ensuite, c’est l’impact des travaux. A chaque station il y aurait une emprise de travaux colossale, qui fait que c’est très compliqué. Pas autant que le tramway certes, mais quand même. »

Enseignant-chercheur, Mickaël Baubonne avait relancé cette idée de métro en 2018, et a monté une association pour défendre cette ambition. Contacté par 20 Minutes à l’issue des annonces de Patrick Bobet, il se montre tout d’abord satisfait des avancées de ce dossier.

9.000 voyageurs par heure et 35 km/h de vitesse commerciale

« En revanche, nous identifions du côté de notre association beaucoup plus que trois points positifs, dit-il. Il y a la capacité d’abord, car c’est quand même un mode de transport qui peut dépasser les 9.000 voyageurs par heure et par sens, quand le tramway ne peut aller au-delà de 6.000 voyageurs. On est sur une vitesse inégalable de 35 km/h. Le réseau de métro de Rennes, c’est 0,14 panne tous les 10.000 km, soit trois fois moins que le tramway de Bordeaux. C’est donc un mode plus fiable. »

Par ailleurs, poursuit-il, « nous sommes sur une infrastructure qui peut atteindre l’équilibre : les coûts de fonctionnement sont couverts par les recettes d’exploitation, ce qui vient relativiser le montant de l’investissement, et c’est une infrastructure durable par rapport au tramway qui est très vite saturé. »

Quid de la rive droite ?

Derniers atouts, souligne Mickaël Baubonne, « mettre un métro en souterrain, cela permet de préserver l’espace en surface pour l’affecter aux modes doux tels que vélos, trottinettes et piétons. Quant au coût annoncé, il faut le comparer au plan mobilité que Toulouse met en œuvre d’ici à 2030, et qui s’élève à 4 milliards d’euros, dont 2,7 milliards pour une ligne de métro de 27 km. »

Sur le tracé, « ce qui me paraît pertinent c’est au moins le tronçon entre Floirac et la Victoire… Pour le reste, c’est un peu surprenant, mais pourquoi pas ?, analyse le chercheur. Je pense toutefois qu’il manque un tronçon entre les deux rives de la Garonne dans la partie centrale. D’ici à 2025, la question de la capacité de la ligne A du tram va en effet se poser, alors que de nouveaux quartiers se profilent rive droite, comme Niel. Cela me paraît donc problématique… »

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