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Nouvelle Aquitaine : Après l’accident en Champagne Ardenne, un collectif ne veut pas de train sans contrôleur

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TRANSPORTS Le comité régional de vigilance ferroviaire, qui réunit des cheminots et des usagers, s’inquiète de la disparition des contrôleurs sur certaines lignes urbaines de TER. Mais la région, qui a expérimenté le dispositif, assume

 

En Nouvelle-Aquitaine, les trains régionaux sans contrôleur font débat. « On a signé une convention le 31 décembre 2018 avec la SNCF dans laquelle on stipule que les contrôleurs restent dans les trains, sauf en territoire périurbain, c’est-à-dire sur le secteur du RER métropolitain », explique Renaud Lagrave, l’élu chargé des infrastructures à la région Nouvelle-Aquitaine, autorité organisatrice pour les TER.

Des circulations de trains sans contrôleur ont été expérimentées pendant un an sur la ligne Bordeaux/Arcachon et elles vont être étendues à des secteurs comme Langon, Libourne, Macau dès le 1er janvier. « Les trains dont on parle sont équipés pour un agent seul, c’est-à-dire d’un système technique comprenant des caméras et cet équipement a été validé par l’établissement public de sécurité ferroviaire », souligne l’élu. « On a vu ce que cela donnait en Champagne Ardenne », ironise David Plagès, de la CGT cheminots, membre du comité régional de vigilance ferroviaire, qui réunit associations d’usagers, syndicats et mouvements politiques.

L’accident en Champagne pointé par le collectif

Mi-octobre, une collision entre un convoi exceptionnel et un TER, qui reliait Sedan à la gare Champagne-Ardenne TGV – avec 70 passagers à bord – a fait 11 blessés légers sur un passage à niveau dans les Ardennes. Aucun contrôleur n’était à bord et le conducteur a dû gérer seul l’accident. Certains cheminots avaient alors exercer leur droit de retrait. 

Pour coordonner le départ du train, gérer l’installation des personnes à mobilité réduite, la présence de vélos de plus en plus nombreux dans les rames, le collectif de vigilance ferroviaire estime que le contrôleur joue un rôle indispensable. Et il met en avant un coût de seulement 25 millions d’euros au total sur la région au sein de la convention TER, soit 0,23 centime d’euros par voyageur transporté.

Des brigades de contrôleurs continuent à effectuer des contrôles sur la ligne Bordeaux/Arcachon sans qu’un contrôleur soit présent systématiquement à bord. « Les brigades de contrôle sont mises en avant mais pour plus de 50 % des trains il y a 0 contrôle, c’est une vision marchande du service aux voyageurs », s’alarme David Plagès.

Bataille sur les chiffres

« Il y a eu une réduction du taux de fraude de 2 % sur la ligne Bordeaux/Arcachon », fait valoir Renaud Lagrave. Et, selon la SNCF, le sentiment de sécurité se serait amélioré depuis la fin des contrôleurs. « Mais selon le sondage qu’on a réalisé le 25 novembre auprès des usagers (741 physiquement et 75 en ligne) 79 % d’entre eux veulent un retour des contrôleurs dans les trains », réplique David Plagès. Il ajoute que pour 75 % des usagers interrogés ²le sentiment d’insécurité est grandissant depuis la mise en place de cette organisation.

« On n’a pas les mêmes chiffres avec le comité régional de vigilance ferroviaire, constate Renaud Lagrave. Mais, ce qui nous importe c’est la sécurité des personnes et avec cette mesure nous sommes dans les clous, comme l’atteste l’établissement public de sécurité ferroviaire. » Les régions Hauts de France et Occitanie ont fait le choix, dans leur convention avec la SNCF, de ne pas faire circuler de TER sans contrôleur.

Le comité de vigilance a alerté la région Nouvelle-Aquitaine en lui remettant un rapport préventif sur la circulation des équipements avec un agent seul. « On attend de la région qu’elle se saisisse d’un avenant pour le retour d’un contrôleur dans chaque train, explique David Plagès. Il y a une mise en danger, on ne peut pas faire l’économie de tout. »

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ECONOMIE

Coronavirus : L’épidémie peut-elle provoquer une crise économique mondiale ?

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CONJONCTURE L’épidémie du coronavirus, qui bloque la Chine depuis plusieurs semaines, affaiblit déjà l’économie chinoise

 

A la panique sanitaire s’ajoute celle des marchés. L’épidémie du coronavirus, dont le bilan s’élève à 362 morts et plus de 17.000 contaminations, gagne les Bourses. Ce lundi, celles de Shanghai et de Shenzhen ont plongé de plus de 8 %. Une chute record depuis 2015 et dont les répercussions interrogent.

Consommation chinoise à l’arrêt

Depuis l’identification de ce nouveau virus en décembre, les autorités chinoises ont réagi. Métropole industrielle et épicentre de l’épidémie, la ville de Wuhan a été coupée du monde, et avec elle, la province environnante de Hubei, puis la ville de Wenzhou. Les possibilités de se déplacer à l’intérieur de la Chine sont restreintes. Les voyages organisés, à l’intérieur, comme vers l’extérieur du pays, ont été annulés. Pour éviter toute propagation de l’épidémie, les commerces et chaînes de restauration ferment. Notamment, les grandes enseignes occidentales implantées en Chine, comme les boutiques Apple, les cafés Starbucks ou les magasins Ikea.

Autant de facteurs qui mettent l’économie chinoise à rude épreuve. Outre qu’une partie de la main-d’œuvre chinoise se retrouve au chômage technique, les Chinois ne sont guère disposés à consommer. Un manque à gagner important pour les acteurs économiques, d’autant plus que l’épidémie tombe aussi au pire moment, celui des festivités du Nouvel An Chinois.

Ces fortes perturbations se sont directement traduites par de gros décrochages boursiers d’actions chinoises : – 30 % depuis la mi-janvier pour Wanda Cinemas, un opérateur de cinéma chinois, rapporte l’agence de presse Bloomberg. L’action du sous-traitant d’Apple, Foxconn, entreprise cotée à la Bourse de Shanghai, s’est aussi effondrée de 10 %, selon l’AFP. Contrairement aux bourses américaines ou européennes, plus stables, les chutes de cours ont été spectaculaires au sein de l’Empire du milieu. « Les Bourses chinoises sont encore en phase de développement et elles ont tendance à surréagir aux événements », souligne Michel Fouquin, conseiller scientifique au Cepii et spécialiste de l’économie asiatique.

Des partenaires commerciaux fragilisés

Affectant déjà l’économie chinoise, premier pays importateur et exportateur mondial, le coronavirus affecte, par ricochet de nombreux pays. « Si l’on regarde toutes les épidémies précédentes, telles que le Sras en avril 2003 et le H1N1 en avril 2009, les matières premières sont les actifs qui subissent à chaque fois les plus fortes baisses, car la Chine en est la plus grande consommatrice. Lorsque la Chine ralentit, la demande chinoise sur ces ressources recule », explique Arthur Jurus, chef économiste de la banque privée Landolt & Cie et membre du think tank BSI Economics. C’est déjà le cas du pétrole et du cuivre, dont les prix sur le marché mondial ont baissé en raison du coronavirus.

Cette baisse de l’activité chinoise « va concerner en premier lieu les pays qui y exportent beaucoup de biens et de services », tels que Taïwan, Hong Kong ou la Thaïlande, poursuit Arthur Jurus. Mais aussi ceux dont les revenus dépendent du prix des matières premières qu’ils exportent, tels que l’Australie, le Brésil ou le Chili. « Ce sont surtout ces pays qui subissent le stress actuel, car leurs économies sont très dépendantes de la Chine », précise l’économiste. Dimanche, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et son allié russe ont annoncé la tenue d’une réunion technique ces mardi et mercredi à Vienne pour analyser la baisse des cours du brut en lien avec l’épidémie du nouveau coronavirus.

Au-delà des pays, les secteurs économiques les plus exposés sont l’automobile, le luxe et le transport, résume Michel Fouquin, du Cepii. Aux Etats-Unis, les actions d’Exxon, Mobil et Chevron avaient ainsi reculé de 4 % vendredi dernier. En bloquant les Chinois à domicile – à l’origine de 150 millions de voyages à l’étranger en 2018 selon l’organisation mondiale du tourisme –, le coronavirus frappe de plein fouet l’industrie touristique. Et derrière elle, aussi, les biens de consommation très recherchés par les Chinois, tels que, par exemple, les produits de luxe venant notamment de grandes enseignes françaises.

La croissance chinoise déjà revue à la baisse

Quelles seront les conséquences à plus long terme de cette crise ? Il est encore trop tôt pour le dire. Cela dépend notamment de la maîtrise, ou non, de l’épidémie en cours. « Il n’est pas impossible qu’il y ait encore une progression du virus, vu les délais d’incubation », estime Michel Fouquin, rappelant que l’épidémie du Sras, en 2002-2003, avait duré six mois.

« A terme, les prix des matières premières devraient rebondir, aidés par la reprise de la demande et de la production. Toute la question est de savoir si l’activité reprendra dès le second trimestre ou si elle tardera davantage », indique pour sa part Arthur Jurus, concernant les marchés boursiers. La richesse produite par la Chine sera en tout cas affectée par le coronavirus. En raison de l’épidémie, l’économiste anticipe déjà un PIB en baisse de 0,3 point du PIB, à 5,7 % en 2020, contre les 6 % initialement attendus. La banque Natixis prévoit aussi une baisse de même ampleur, mais à 5,5 %. De quoi plomber davantage les résultats économiques de la Chine, dont le taux de croissance faiblit d’année en année.

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Police

Affaire Mila : L’adolescente et sa famille protégées par la police, annonce Christophe Castaner

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MENACES La jeune iséroise n’a pas pu réintégrer son lycée après la publication d’une vidéo controversée où elle critique l’islam

 

Face aux menaces de mort dont elle fait l’objet, Mila est protégée, avec sa famille, par les forces de l’ordre, a annoncé ce mardi le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. L’adolescente de 16 ans est au cœur d’une polémique pour avoir critiqué l’islam sur les réseaux sociaux.

« Mila et sa famille font l’objet d’une vigilance particulière, pour les protéger, de la part de la police nationale », a déclaré le ministre qui était interrogé à l’Assemblée nationale lors des questions d’actualité au gouvernement. L’entourage de Christophe Castaner a précisé à l’AFP qu’il ne s’agissait pas « d’une protection rapprochée mais d’une vigilance particulière de la part des forces de l’ordre ».

Eloignée de son lycée et sans affectation scolaire

Mila, une lycéenne iséroise de 16 ans dont les virulentes critiques sur l’islam ont été massivement relayées, a été inondée de menaces sur les réseaux sociaux. Quinze jours après la publication de sa vidéo controversée, suivie d’une vague de menaces de mort et de viol, la lycéenne n’a toujours pas réintégrée son établissement de Villefontaine, où ses attaques ont provoqué l’indignation d’une partie des élèves. Elle se retrouve sans affectation scolaire, dans l’attente d’une solution du rectorat.

Mila a assuré lundi sur TMC ne « pas regretter » ses propos, revendiquant son « droit au blasphème ». « Je ne regrette absolument pas mes propos, c’était vraiment ma pensée », a déclaré la jeune fille sur le plateau de l’émission Quotidien. « Je m’excuse un petit peu pour les personnes que j’ai pu blesser, qui pratiquent leur religion en paix, et je n’ai jamais voulu viser des êtres humains, j’ai voulu blasphémer, j’ai voulu parler d’une religion, dire ce que j’en pensais », a-t-elle cependant précisé.

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Sante

Le dépistage néonatal devrait s’élargir à sept nouvelles maladies

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NOUVEAU-NÉS La France est en retard en matière de détection des maladies rares dès la naissance, par rapport à ses voisins européens

 

Le dépistage à la naissance chez tous les nouveau-nés doit être étendu à sept maladies supplémentaires, des affections « héréditaires rares », recommande la Haute autorité de santé (HAS) dans un avis publié ce lundi. Le dépistage néonatal vise à « rechercher chez l’ensemble des nouveau-nés certaines maladies rares mais graves, d’origine génétique pour la plupart », souligne la HAS.

L’objectif est d’agir « avant l’apparition de symptômes », afin d’« éviter ou de limiter les conséquences négatives de ces maladies sur la santé des enfants ». Cinq maladies sont actuellement recherchées par des tests biologiques réalisés à partir d’une goutte de sang prélevée au talon du nouveau-né et recueillie sur papier buvard.

Élargir à sept nouvelles maladies

Le déficit en MCAD, une maladie rare caractérisée par une incapacité de l’organisme à utiliser les graisses comme source d’énergie, « va être intégré au programme en 2020 », rappelle la HAS. Elle avait recommandé ce dépistage systématique en 2011 « pour prévenir des décès facilement évitables » avec « des règles diététiques simples ».

Cette instance conseillère des pouvoirs publics, préconise maintenant d’élargir le programme national à sept nouvelles maladies « héréditaires rares » qui font partie d’un groupe de 24 « erreurs innées du métabolisme (EIM) » qu’elle a évaluées. Cet ajout relève d’une technique (la « spectrométrie de masse en tandem ») qui permet de dépister rapidement et simultanément à partir d’un seul prélèvement sanguin plus d’une trentaine d’EIM. La HAS n’a pour l’instant pas retenu les 17 autres pathologies mais réévaluera certaines d’entre elles d’ici 3 ans.

Prélèvements après la naissance

L’inscription de nouvelles pathologies au programme de dépistage va nécessiter une évolution de l’organisation des 13 centres d’expertise mais aussi des maternités, relève la HAS. En particulier, les maternités devront s’assurer que les prélèvements soient faits entre 48 et 72 heures après la naissance et que les buvards soient transmis au laboratoire « dans un délai maximum de 24h ».

Les associations avaient dénoncé le retard de la France en matière de diagnostic à la naissance de maladies rares, en février dernier à l’occasion de la journée internationale dédiée à ces maladies. « La Suède, l’Autriche dépistent 24 maladies, la Belgique plus d’une dizaine » alors que la France n’en dépiste que cinq à la naissance, remarquait Nathalie Triclin, présidente de l’Alliance des maladies rares.

Le coût (8,6 millions d’euros par an, soit 11 euros par nouveau-né) n’explique pas ce retard, plutôt « révélateur de la mauvaise organisation du système français », selon elle. Les cinq maladies pour l’instant dépistées sont la phénylcétonurie, l’hypothyroïdie congénitale, la mucoviscidose, l’hyperplasie congénitale des surrénales et, pour les enfants à risque, la drépanocytose.

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