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Nantes-Bordeaux : Système, effectif, état d’esprit… Pourquoi Paulo Sousa n’y arrive plus avec les Girondins ?

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FOOTBALL Depuis un mois et demi, l’entraîneur bordelais vit une période très compliquée avec son équipe

 

ierre Ménès est-il un chat noir ? En tout cas depuis son passage au CFC (Canal Football Club) où il a reçu les louanges du journaliste star de Canal+ (« rarement été autant impressionné par un invité. Quelle classe, quel contenu »), rien ne va plus pour Paulo Sousa et son équipe. A part une large victoire contre l’avant-dernier de Ligue 1 (Nîmes, 6-0) et une autre contre le 17e de Ligue 2 (Le Mans, 2-0) en 32e de finale de Coupe de France, l’entraîneur portugais vient d’enchaîner avec les Girondins  six défaites lors des sept derniers matchs.

Encore sur le podium du championnat avant d’aller défier l’OM au Vélodrome le 8 décembre, les Bordelais se retrouvent aujourd’hui à la 13e place à six points de l’Europe et éliminés des deux coupes nationales. C’est dire la dégringolade en l’espace d’un mois et demi. Si Paulo Sousa y était pour beaucoup dans les très bons résultats des Marine et Blanc avant cette série noire, il est désormais dans le dur… Pourquoi ?

  • Parce que son système de jeu ne surprend plus personne

C’était la grande force des Girondins en début de saison. La mise en place d’un système de jeu hybride (3-4-2-1 en attaque et 4-4-2) sur lequel de nombreuses équipes du championnat se sont cassé les dents. La patte Paulo Sousa. Si les cadors (Paris, Lille ou Marseille) finissaient souvent par trouver la solution avec leurs individualités, Bordeaux a pu engranger beaucoup de points grâce à ce schéma tactique. Il fut même souvent salué par les confrères du Portugais et autres consultants pendant plusieurs semaines.

𝓑𝓮𝓵𝓵𝓪𝓷𝓸𝓿𝓲𝓼𝓽𝓪 🇮🇹@MattFCGB

Plus que la réaction du groupe c’est celle de Paulo Sousa que j’attends,
Une vraie adaptation alors que de plus en plus d’entraîneurs commencent à comprendre son système#FCGBRCSA

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Problème, certains ont fini par trouver la parade : fermer l’axe du terrain, rapprocher les lignes, mettre un joueur dans la zone où le changement de système s’opère… Bref, ce système modulable ne surprend plus personne et les Girondins viennent d’encaisser 12 buts en sept matchs. Mais malgré ce constat et les résultats qui en découlent, Paulo Sousa s’entête : « Ce n’est pas un problème tactique ou technique, c’est une question d’engagement, d’état d’esprit », répète-t-il. Comme beaucoup d’entraîneurs, il semble prêt à mourir avec ses idées et ses principes. Pourtant, il faudra bien trouver une solution très rapidement avec ou sans ce système car sinon l’aventure bordelaise pourrait tourner court.

Clement Carpentier@clementcarpet

🎙⚽️Petit tir en règle de @paulomcdsousa après le match : « Quand je suis arrivé ici tout le monde m’a dit : Bordeaux, c’est le Club Med ! Il faut que ça change ça. Il faut développer une autre culture. Certains se croient déjà arrivés. » 👀#Bordeaux #Girondins #FCGB

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  • Parce que son effectif est très limité qualitativement

Si Paulo Sousa ne veut pas remettre en cause son système, c’est pour deux autres raisons selon lui : ses joueurs ne maîtrisent pas un système alors il ne va pas leur en apprendre un second et il manque de « profils différents » pour mettre autre chose en place. Pas faux. Mais il s’agit surtout d’un manque de qualité. Près de 40 joueurs ont beau être sous contrat, très peu sorte du lot et peuvent tirer l’équipe vers le haut : « Si mes meilleurs joueurs [Costil, Koscielny, Otavio ou De Préville] ne sont pas tous à leur meilleur niveau, ça devient très vite très difficile pour l’équipe… », résume-t-il.

Rémi Oudin sous le maillot des Girondins.
Rémi Oudin sous le maillot des Girondins. – NICOLAS TUCAT / AFP

D’ailleurs son leitmotiv est simple depuis un mois : « Il faut renforcer l’équipe pour l’aider à passer à la prochaine étape ». Il le répète à qui veut l’entendre et notamment ses dirigeants. Celui qui est encore aujourd’hui la seule personne qui échappe à la critique des supporters met la pression et vient d’obtenir en ce sens le recrutement de Rémi Oudin. Un premier signe positif pour lui, mais le Portugais attend surtout un attaquant de niveau international. C’est son obsession même si Briand (cinq buts et une passe décisive) et Maja (cinq buts et deux passes décisives) tiennent leur rang.

  • Parce qu’il semble douter lui-même du projet du club

C’est peut-être le plus inquiétant. Quel est l’état de motivation de Paulo Sousa aujourd’hui ? S’il se veut « toujours positif » même dans les moments difficiles, l’ancien entraîneur de la Fiorentina a régulièrement du mal récemment à cacher son inquiétude, voire son agacement, face aux nombreux problèmes extra-sportifs du club (propriétaires et supporters). Personne entière, le Portugais a par exemple avoué il y a quelques semaines « se poser des questions » sur son avenir. Son agent, lui, a laissé entendre qu’il existait une clause dans son contrat qui lui permettait de quitter les Girondins à tout moment.

20minutesbordeaux@20minutesbord

Coupe de France : « De la honte », Paulo Sousa reste 1 minute en conf de presse après l’élimination des Girondins http://dlvr.it/RNDc4x  via @20minutesBord

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Depuis l’organigramme a été simplifié avec le départ de GACP mais, comme beaucoup, il ne semble pas pour autant rassurer par le projet à moyen voire long terme de King Street, le propriétaire du club. L’arrivée de Rémi Oudin est loin de lever tous ses doutes. Il attend d’autres actes. En attendant de meilleurs jours, Paulo Sousa est apparu pour la première fois depuis son arrivée très marqué après la piteuse élimination jeudi dernier à Pau. Touché mais pas encore couché.

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Bordeaux

Canada : Un gâteau servi lors d’une fête d’école contenait du cannabis

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INGRÉDIENT MYSTÈRE L’école invite les personnes qui auraient consommé du gâteau à consulter un médecin en cas de doute

 

Un « space cake » servi à des enfants ? La police de Nouvelle-Ecosse (Canada) a ouvert une enquête pour comprendre comment du cannabis s’était retrouvé dans un gâteau servi lors d’une fête d’école ce vendredi.

Ce « gâteau à la mélasse suspecté de contenir du THC » aurait provoqué des malaises chez plusieurs adultes et enfants, selon un communiqué de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). Les faits sont survenus à Eskasoni, au nord-est de la province.

Jeter les restes du gâteau

« Parmi les individus qui se sont rendus à l’hôpital, certains sont testés positifs au THC », ajoute la GRC. Selon la chaîne CBC, la mère d’une fillette de 8 ans est tombée des nues quand l’hôpital lui a annoncé que sa fille, prise d’un malaise, avait ingéré ce principe actif du cannabis.

Le gâteau a été fourni par un traiteur. La police cherche à déterminer s’il s’agit d’une erreur ou d’un acte volontaire. Sur Facebook, l’école concernée a invité les participants de la fête à voir un médecin si nécessaire et à jeter toute nourriture qu’ils auraient pu rapporter chez eux. La consommation du cannabis est légale au Canada depuis octobre 2018, mais l’âge minimal pour s’en procurer est fixé à 18 ans, et 21 ans au Québec.

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animaux

Australie : Des dizaines de koalas morts après la destruction d’une plantation

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ANIMAUX Un incident « très navrant », ont déploré les autorités de l’État de Victoria, dans le sud du pays. La destruction d’une plantation d’eucalyptus a nécessité d’euthanasier des dizaines de koalas et 80 autres, blessés et souffrant de faim, ont été pris en charge

 

Des dizaines de koalas ont été euthanasiés et plus de 80 ont été pris en charge après la destruction d’une plantation d’eucalyptus dans le sud de l’Australie, ont annoncé lundi les autorités, qui ont ouvert une enquête.

Le ministère de l’Environnement de l’Etat de Victoria (Sud), qui a qualifié cet « incident » de « très navrant », a indiqué que les autorités chargées de la sauvegarde de la nature enquêtaient sur cette destruction d’eucalyptus près de la ville côtière de Portland.

80 koalas blessés et souffrant de faim

« Si s’avère qu’il s’agit d’un acte humain délibéré, nous attendons que cet organisme prenne rapidement des mesures à l’encontre des responsables », a déclaré le ministère.

Les auteurs de ce type de destructions sont passibles de lourdes amendes en vertu de la législation visant à protéger les animaux sauvages en Australie.

Le ministère de l’Environnement estime qu’environ 80 koalas, blessés et souffrant de faim, été pris en charge médicalement au cours du week-end, alors que les autres ont été euthanasiés.

« Nous prévoyons de transférer hors du site les animaux restants à condition qu’ils soient suffisamment en bonne santé pour être déplacés », a précisé le ministère.

Un « massacre » pour les Amis de la Terre

L’organisation «Amis de la Terre» a qualifié cette destruction de « massacre » et estimé qu’elle remontait à décembre. L’ampleur du désastre a été révélée ces derniers jours lorsque des habitants ont vu des koalas morts être empilés par un bulldozer.

Les incendies dévastateurs dans le sud et l’est de l’Australie ont déjà détruit au cours des derniers mois de vastes étendues de forêts, dans lesquelles vivent les koalas, un animal « vulnérable » dont la population décline de manière spectaculaire.

Les producteurs forestiers assurent mener l’enquête

L’association australienne des producteurs forestiers a indiqué qu’un entrepreneur avait abattu des arbres en novembre conformément aux règles de protection des animaux sauvages et que c’est par la suite que les arbres restants ont été détruits avec un bulldozer.

« On ne sait pas encore qui a rasé les arbres avec les koalas apparemment encore dedans, mais il est absolument certain qu’il ne s’agissait pas d’une plantation ou d’une entreprise forestière », a déclaré au journal Nine, le directeur général de cette association, Ross Hampton. Les producteurs forestiers se sont engagés à mener leur propre enquête.

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AGRICULTURE

Déviation routière près de Bordeaux : « La politique du tout voiture l’emporte toujours, alors que ça ne fonctionne pas »

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AMENAGEMENT Environ 150 militants écologistes, dont le mouvement Extinction Rebellion, ont manifesté ce dimanche en Gironde sur le chantier de la déviation routière du Taillan-Médoc, qui vient tout juste de démarrer

 

Vingt degrés un 2 février… Le temps idéal pour mobiliser les troupes à l’occasion d’une manifestation contre un projet de déviation routière près de Bordeaux. Et l’occasion de rappeler pour ces militants écologistes, que « le réchauffement climatique ce n’est pas que le délire de quelques collapsologues… »

Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde
Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde – Mickaël Bosredon/20 Minutes

Ce dimanche midi, quelque 150 personnes se sont donc réunies à Saint-Aubin-De-Médoc, aux confins de la métropole de Bordeaux, point de départ de la fameuse « déviation routière du Taillan-Médoc » dont les travaux viennent tout juste de démarrer. A l’appel d’ Extinction Rebellion, ANV (Action Non-Violente) COP 21, et d’associations environnementales locales comme Natur’Jalles, ces militants sont venus dire, dans le calme, leur opposition à ce projet qui va selon eux fortement impacter les sols, les cours d’eau et la biodiversité du secteur.

Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020.
Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020. – Extinction Rebellion

Sous le regard de quelques gendarmes, les manifestants ont formé une chaîne humaine pour dessiner les mots « SOS » et « STOP ». « L’idée avec cette action symbolique est de soutenir les recours juridiques déposés contre ce projet par les associations Natur’Jalles et France Nature Environnement, et d’alerter les magistrats qui vont examiner ce dossier le 12 février, explique Elodie, d’Extinction Rebellion Bordeaux. Nous voulons que ce projet soit remis à plat, et nous ne nous arrêterons pas là si jamais la décision du 12 ne nous est pas favorable. »

mibosredon@mibosredon

« Nous sommes le vivant nous sommes la nature qui se défend » scandent les manifestants contre le projet de déviation routière du Taillan-Medoc en #Gironde #Bordeaux #environnement #route

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Déjà plusieurs recours par le passé

Ce nouveau recours, c’est un peu la tuile pour les porteurs du projet – le conseil départemental de la Gironde et la maire du Taillan-Médoc Agnès Versepuy – qui pensaient bien en avoir enfin fini avec la contestation. Ce dossier vieux de plus de 30 ans, a en effet déjà connu son lot de recours et d’annulations devant le tribunal administratif, en raison de la menace qu’il fait porter sur l’habitat naturel d’une centaine d’espèces animales (papillons, batraciens…), dont certaines sont menacées de disparition.

Après avoir revu sa copie, réduit une partie de l’infrastructure, et compensé une partie des destructions par la création de nouveaux habitats naturels, le conseil départemental, qui a obtenu en septembre dernier le feu vert du conseil national de la protection de la nature (CNPN), puis celui de la préfecture de la Gironde, se disait cette fois-ci confiant pour mener à bien la réalisation de ce nouveau barreau routier de 8 km. Assurant avoir désormais toutes les garanties environnementales, les premiers coups de pioche étaient donnés en novembre.

Une menace pour l’eau potable ?

Mais patatras, le 23 janvier dernier, Natur’Jalles et FNE Nouvelle Aquitaine déposaient un nouveau recours en annulation auprès du tribunal administratif de Bordeaux pour contester la décision de la préfète de la Gironde. Et les deux associations d’exiger l’arrêt des travaux.

Pour apporter de l’eau à leur moulin, elles s’appuient de surcroît sur un nouveau rapport, commandé à un géologue, qui affirme que ce projet fait peser une menace de pollution sur une source d’eau potable qui alimente en partie la métropole de Bordeaux. Ce que le conseil départemental réfute.

La goutte d’eau…

Quoi qu’il en soit, ce nouvel élément est en train de susciter une mobilisation contre le projet plus large que jamais. Extinction Rebellion reconnaît ainsi que ce nouveau rapport, c’est un peu la goutte d’eau… « Cela a été pour nous l’élément déclencheur, car désormais toute la métropole est concernée, et XR ne peut pas laisser passer ça, poursuit Elodie. Mais nous ne sommes pas pour autant que des bobos bordelais, et tout le principe de biodiversité nous concerne, sur tous les territoires. »

Le mouvement écologiste dénonce d’une manière plus générale « la politique du tout voiture qui l’emporte toujours, alors que l’on sait que cela ne fonctionne pas : plus il y a de routes, plus il y a de lotissements, plus il y a de trafic… »

Plus de 1.000 camions traversent chaque jour la ville du Taillan

Pourtant, les habitants du Taillan-Médoc, qui voient leur commune traversée chaque jour par 20.000 véhicules, dont 1.000 à 1.500 camions, sont très majoritairement favorables à ce projet qu’ils attendent de longue date. « Aujourd’hui il y a une thrombose très importante au Taillan, il faut agir pour la vie de ces habitants », expliquait ainsi Alain Renard, vice-président du conseil départemental, à 20 Minutes en novembre dernier. L’élu met aussi en avant « l’enjeu pour toute la liaison entre le Médoc et la métropole » que représente cette déviation.

Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d'un barreau routier de 8 km.
Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d’un barreau routier de 8 km. – Mickaël Bosredon/20 Minutesckaël Bosredon/20 Minutes

« Je comprends les habitants du Taillan, assure Elodie d’Extinction Rebellion, mais je pense que l’on n’a pas assez étudié d’autres solutions, avec des routes existantes. Surtout, en construisant une nouvelle déviation, on ne s’attaque pas à la racine du problème ; il vaudrait mieux réfléchir sérieusement à relancer le fret. »

Le conseil départemental, espère de son côté que le tribunal administratif ne lui mettra pas de nouveau des bâtons dans les roues, et qu’il pourra achever son chantier pour 2022 comme c’est envisagé. Au mieux.

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