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Bordeaux

Nantes-Bordeaux : « On ne s’y attendait pas », les Girondins ont mis fin au partenariat avec le centre de formation argentin de Sala

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FOOTBALL Après 17 ans de collaboration, le partenariat avec le « Proyecto Crecer » s’est arrêté début janvier

 

Sans cette structure peut-être que le monde entier n’aurait jamais découvert le talent d’Emiliano Sala. Le « Proyecto Crecer » (« Projet Grandir ») fut en effet un véritable tremplin pour l’attaquant argentin disparu tragiquement il y a un an. Créé en 2002 par Julio Di Meola, un ancien joueur, ce centre de formation situé à San Francisco de Cordoba en Argentine a permis grâce à son partenariat avec les Girondins de Bordeaux à des jeunes du pays de réaliser leur rêve : devenir joueur professionnel.

Emiliano Sala mais aussi Valentin Vada (Almeria) ou Daniel Mancini (Aris Salonique) en sont les meilleurs exemples. Une belle réussite pour toutes les parties. Pourtant cette collaboration de 17 ans vient de s’arrêter : « La convention qui nous liait a pris fin le 31 décembre dernier. Il avait fait l’objet de plusieurs prolongations jusqu’en 2019. Le « Proyecto Crecer » a été informé de cette décision de façon transparente et officielle depuis plusieurs mois », explique aujourd’hui le club bordelais qui semble vouloir réorienter sa politique sur ce sujet avec des partenaires plus locaux (voir encadré).

Le « Proyecto Crecer » est installé à San Francisco de Cordoba.
Le « Proyecto Crecer » est installé à San Francisco de Cordoba. – « Proyecto Crecer

Un partenariat gagnant-gagnant

Si pour Guillermo, qui a repris le flambeau avec sa sœur Gisela à la mort de leur père en 2017, cela a été « surprenant après de nombreuses années de collaboration », et qu’il « ne s’y attendait pas », il n’en veut pas aux Girondins :

« Nous ne sommes pas du tout en colère contre le club. Nous adorons toujours les Girondins. Il n’y a eu aucun conflit. Tout s’est bien terminé. Cela met juste fin à une étape très positive pour nous. »

C’était du gagnant-gagnant. D’un côté, la structure argentine recevait un soutien logistique (équipements pour les entraîneurs et les 250 jeunes joueurs) et une aide financière mensuelle. De l’autre, les meilleurs éléments rejoignaient le club au scapulaire pour parfaire leur formation. Et parfois, il fallait insister comme avec Emiliano Sala. L’Argentin a fait plusieurs allers et retours avant de s’installer en Gironde et de venir un bon buteur (94 buts en 239 matchs).

Deux jeunes argentins encore au club

Alors que le partenariat est officiellement terminé, il se poursuit tout de même un peu dans les faits pour le moment. Deux jeunes argentins de 16 ans (Maximiliano Gay et Valentin Aiassa) jouent cette saison avec les U17 des Girondins, et le club les accompagnera jusqu’au bout. De l’autre de l’Atlantique, Guillermo assure que « dans tous les cas, [son] club a maintenant une structure solide qui s’appuie sur de nombreuses années d’expérience et de travail. Nous ne sommes pas du tout inquiets. »

Le « Proyecto Crecer » va poursuivre sa route même sans Emiliano Sala et les Girondins de Bordeaux. La famille Di Meola compte bien trouver un nouveau club partenaire dans les prochaines semaines : « Il y a des contacts avec de nombreux clubs européens aujourd’hui mais encore rien de concret. On parlera en temps voulu. » D’ici là, ils vont suivre devant leur TV dimanche après-midi (17h) le vibrant hommage qui sera rendu à leur ancien joueur lors de Nantes-Bordeaux au stade de la Beaujoire.

20 Minutes Nantes@20minutesnantes

FC Nantes : Le club dévoile le maillot porté par les joueurs dimanche en hommage à Sala http://dlvr.it/RNRkgL  via @20minutesnantes

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Les Girondins se recentrent sur le local

Si le club a mis fin au partenariat avec « Proyecto Crecer », c’est en partie pour en développer de nouveaux plus « locaux ». Les dirigeants viennent de créer avec la ligue le « cercle de Nouvelle-Aquitaine » qui regroupe tous les clubs qui souhaitent devenir partenaire des Marine et Blanc. Pour ça, les Girondins proposent quatre formules : une gratuite et trois payantes (de 500 à 3.000 euros par club). En échange, le club met à disposition des formations administratives et sportives, des visuels avant les matchs, des visites du centre d’entraînement ou du stade, des places et d’autres animations.

Un système dénoncé par certains supporters sur les réseaux sociaux dont les Ultramarines en conflit avec la direction et par des dirigeants du football amateur. Des critiques auxquelles souhaite répondre le club : « Ce sont les clubs qui choisissent. Il n’y a aucune obligation. On a déjà 30 clubs signataires et 80 % ont pris un partenariat payant. C’est leur choix. Nous sommes simplement là pour les accompagner et les soutenir ».

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Bordeaux

Canada : Un gâteau servi lors d’une fête d’école contenait du cannabis

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INGRÉDIENT MYSTÈRE L’école invite les personnes qui auraient consommé du gâteau à consulter un médecin en cas de doute

 

Un « space cake » servi à des enfants ? La police de Nouvelle-Ecosse (Canada) a ouvert une enquête pour comprendre comment du cannabis s’était retrouvé dans un gâteau servi lors d’une fête d’école ce vendredi.

Ce « gâteau à la mélasse suspecté de contenir du THC » aurait provoqué des malaises chez plusieurs adultes et enfants, selon un communiqué de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). Les faits sont survenus à Eskasoni, au nord-est de la province.

Jeter les restes du gâteau

« Parmi les individus qui se sont rendus à l’hôpital, certains sont testés positifs au THC », ajoute la GRC. Selon la chaîne CBC, la mère d’une fillette de 8 ans est tombée des nues quand l’hôpital lui a annoncé que sa fille, prise d’un malaise, avait ingéré ce principe actif du cannabis.

Le gâteau a été fourni par un traiteur. La police cherche à déterminer s’il s’agit d’une erreur ou d’un acte volontaire. Sur Facebook, l’école concernée a invité les participants de la fête à voir un médecin si nécessaire et à jeter toute nourriture qu’ils auraient pu rapporter chez eux. La consommation du cannabis est légale au Canada depuis octobre 2018, mais l’âge minimal pour s’en procurer est fixé à 18 ans, et 21 ans au Québec.

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animaux

Australie : Des dizaines de koalas morts après la destruction d’une plantation

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ANIMAUX Un incident « très navrant », ont déploré les autorités de l’État de Victoria, dans le sud du pays. La destruction d’une plantation d’eucalyptus a nécessité d’euthanasier des dizaines de koalas et 80 autres, blessés et souffrant de faim, ont été pris en charge

 

Des dizaines de koalas ont été euthanasiés et plus de 80 ont été pris en charge après la destruction d’une plantation d’eucalyptus dans le sud de l’Australie, ont annoncé lundi les autorités, qui ont ouvert une enquête.

Le ministère de l’Environnement de l’Etat de Victoria (Sud), qui a qualifié cet « incident » de « très navrant », a indiqué que les autorités chargées de la sauvegarde de la nature enquêtaient sur cette destruction d’eucalyptus près de la ville côtière de Portland.

80 koalas blessés et souffrant de faim

« Si s’avère qu’il s’agit d’un acte humain délibéré, nous attendons que cet organisme prenne rapidement des mesures à l’encontre des responsables », a déclaré le ministère.

Les auteurs de ce type de destructions sont passibles de lourdes amendes en vertu de la législation visant à protéger les animaux sauvages en Australie.

Le ministère de l’Environnement estime qu’environ 80 koalas, blessés et souffrant de faim, été pris en charge médicalement au cours du week-end, alors que les autres ont été euthanasiés.

« Nous prévoyons de transférer hors du site les animaux restants à condition qu’ils soient suffisamment en bonne santé pour être déplacés », a précisé le ministère.

Un « massacre » pour les Amis de la Terre

L’organisation «Amis de la Terre» a qualifié cette destruction de « massacre » et estimé qu’elle remontait à décembre. L’ampleur du désastre a été révélée ces derniers jours lorsque des habitants ont vu des koalas morts être empilés par un bulldozer.

Les incendies dévastateurs dans le sud et l’est de l’Australie ont déjà détruit au cours des derniers mois de vastes étendues de forêts, dans lesquelles vivent les koalas, un animal « vulnérable » dont la population décline de manière spectaculaire.

Les producteurs forestiers assurent mener l’enquête

L’association australienne des producteurs forestiers a indiqué qu’un entrepreneur avait abattu des arbres en novembre conformément aux règles de protection des animaux sauvages et que c’est par la suite que les arbres restants ont été détruits avec un bulldozer.

« On ne sait pas encore qui a rasé les arbres avec les koalas apparemment encore dedans, mais il est absolument certain qu’il ne s’agissait pas d’une plantation ou d’une entreprise forestière », a déclaré au journal Nine, le directeur général de cette association, Ross Hampton. Les producteurs forestiers se sont engagés à mener leur propre enquête.

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AGRICULTURE

Déviation routière près de Bordeaux : « La politique du tout voiture l’emporte toujours, alors que ça ne fonctionne pas »

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AMENAGEMENT Environ 150 militants écologistes, dont le mouvement Extinction Rebellion, ont manifesté ce dimanche en Gironde sur le chantier de la déviation routière du Taillan-Médoc, qui vient tout juste de démarrer

 

Vingt degrés un 2 février… Le temps idéal pour mobiliser les troupes à l’occasion d’une manifestation contre un projet de déviation routière près de Bordeaux. Et l’occasion de rappeler pour ces militants écologistes, que « le réchauffement climatique ce n’est pas que le délire de quelques collapsologues… »

Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde
Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde – Mickaël Bosredon/20 Minutes

Ce dimanche midi, quelque 150 personnes se sont donc réunies à Saint-Aubin-De-Médoc, aux confins de la métropole de Bordeaux, point de départ de la fameuse « déviation routière du Taillan-Médoc » dont les travaux viennent tout juste de démarrer. A l’appel d’ Extinction Rebellion, ANV (Action Non-Violente) COP 21, et d’associations environnementales locales comme Natur’Jalles, ces militants sont venus dire, dans le calme, leur opposition à ce projet qui va selon eux fortement impacter les sols, les cours d’eau et la biodiversité du secteur.

Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020.
Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020. – Extinction Rebellion

Sous le regard de quelques gendarmes, les manifestants ont formé une chaîne humaine pour dessiner les mots « SOS » et « STOP ». « L’idée avec cette action symbolique est de soutenir les recours juridiques déposés contre ce projet par les associations Natur’Jalles et France Nature Environnement, et d’alerter les magistrats qui vont examiner ce dossier le 12 février, explique Elodie, d’Extinction Rebellion Bordeaux. Nous voulons que ce projet soit remis à plat, et nous ne nous arrêterons pas là si jamais la décision du 12 ne nous est pas favorable. »

mibosredon@mibosredon

« Nous sommes le vivant nous sommes la nature qui se défend » scandent les manifestants contre le projet de déviation routière du Taillan-Medoc en #Gironde #Bordeaux #environnement #route

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Déjà plusieurs recours par le passé

Ce nouveau recours, c’est un peu la tuile pour les porteurs du projet – le conseil départemental de la Gironde et la maire du Taillan-Médoc Agnès Versepuy – qui pensaient bien en avoir enfin fini avec la contestation. Ce dossier vieux de plus de 30 ans, a en effet déjà connu son lot de recours et d’annulations devant le tribunal administratif, en raison de la menace qu’il fait porter sur l’habitat naturel d’une centaine d’espèces animales (papillons, batraciens…), dont certaines sont menacées de disparition.

Après avoir revu sa copie, réduit une partie de l’infrastructure, et compensé une partie des destructions par la création de nouveaux habitats naturels, le conseil départemental, qui a obtenu en septembre dernier le feu vert du conseil national de la protection de la nature (CNPN), puis celui de la préfecture de la Gironde, se disait cette fois-ci confiant pour mener à bien la réalisation de ce nouveau barreau routier de 8 km. Assurant avoir désormais toutes les garanties environnementales, les premiers coups de pioche étaient donnés en novembre.

Une menace pour l’eau potable ?

Mais patatras, le 23 janvier dernier, Natur’Jalles et FNE Nouvelle Aquitaine déposaient un nouveau recours en annulation auprès du tribunal administratif de Bordeaux pour contester la décision de la préfète de la Gironde. Et les deux associations d’exiger l’arrêt des travaux.

Pour apporter de l’eau à leur moulin, elles s’appuient de surcroît sur un nouveau rapport, commandé à un géologue, qui affirme que ce projet fait peser une menace de pollution sur une source d’eau potable qui alimente en partie la métropole de Bordeaux. Ce que le conseil départemental réfute.

La goutte d’eau…

Quoi qu’il en soit, ce nouvel élément est en train de susciter une mobilisation contre le projet plus large que jamais. Extinction Rebellion reconnaît ainsi que ce nouveau rapport, c’est un peu la goutte d’eau… « Cela a été pour nous l’élément déclencheur, car désormais toute la métropole est concernée, et XR ne peut pas laisser passer ça, poursuit Elodie. Mais nous ne sommes pas pour autant que des bobos bordelais, et tout le principe de biodiversité nous concerne, sur tous les territoires. »

Le mouvement écologiste dénonce d’une manière plus générale « la politique du tout voiture qui l’emporte toujours, alors que l’on sait que cela ne fonctionne pas : plus il y a de routes, plus il y a de lotissements, plus il y a de trafic… »

Plus de 1.000 camions traversent chaque jour la ville du Taillan

Pourtant, les habitants du Taillan-Médoc, qui voient leur commune traversée chaque jour par 20.000 véhicules, dont 1.000 à 1.500 camions, sont très majoritairement favorables à ce projet qu’ils attendent de longue date. « Aujourd’hui il y a une thrombose très importante au Taillan, il faut agir pour la vie de ces habitants », expliquait ainsi Alain Renard, vice-président du conseil départemental, à 20 Minutes en novembre dernier. L’élu met aussi en avant « l’enjeu pour toute la liaison entre le Médoc et la métropole » que représente cette déviation.

Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d'un barreau routier de 8 km.
Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d’un barreau routier de 8 km. – Mickaël Bosredon/20 Minutesckaël Bosredon/20 Minutes

« Je comprends les habitants du Taillan, assure Elodie d’Extinction Rebellion, mais je pense que l’on n’a pas assez étudié d’autres solutions, avec des routes existantes. Surtout, en construisant une nouvelle déviation, on ne s’attaque pas à la racine du problème ; il vaudrait mieux réfléchir sérieusement à relancer le fret. »

Le conseil départemental, espère de son côté que le tribunal administratif ne lui mettra pas de nouveau des bâtons dans les roues, et qu’il pourra achever son chantier pour 2022 comme c’est envisagé. Au mieux.

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