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Bordeaux

Municipales 2020: «Renouveau Bordeaux traduit notre volonté de présenter un projet», assure Thomas Cazenave (LREM)

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INTERVIEW Thomas Cazenave, un proche d’Emmanuel Macron, semble se rapprocher de plus en plus d’une candidature aux municipales de 2020 à Bordeaux

 

Délégué interministériel à la réforme de l’Etat, proche d’Emmanuel Macron, Thomas Cazenave, Bordelais de naissance, s’intéresse de plus en plus à sa ville natale. Il vient de lancer un mouvement, Renouveau Bordeaux, qui pourrait bien être le socle sur lequel il va s’appuyer en vue des municipales de 2020.

Pourquoi avoir lancé ce mouvement ?

Il s’inscrit dans la continuité du travail que nous avons lancé il y a bientôt un an, avec la grande marche des quartiers. Nous étions allés frapper aux portes des Bordelaises et des Bordelais. Ensuite, il y a eu des ateliers sur des thématiques (transport, écologie…) Là, maintenant que les élections européennes sont passées, il était important de franchir une nouvelle étape, et de lancer un mouvement.

Votre stratégie en vue des municipales est donc bien établie ?

Je ne sais pas si on peut parler de stratégie, mais il traduit notre volonté de participer pleinement à cette échéance-là [les municipales], car c’est un moment important pour la ville. Et donc de pouvoir être en mesure de proposer un projet, une ambition, pour les prochaines années. C’est le sens de ce mouvement.

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Renouveau Bordeaux@RenouveauBdx

Vous aimez Bordeaux, vous souhaitez construire son projet pour demain et participer à sa mise en œuvre, rejoignez-nous ! C’est grâce à vos expériences et vos regards que nous pourrons porter le Renouveau à Bordeaux. #RenouveauBordeaux http://renouveaubordeaux.fr 

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Vous prenez la tête de ce mouvement. Vous serez donc candidat ?

J’ai pris la tête de ce mouvement et je souhaite qu’il soit soutenu le plus largement possible, par La République en Marche d’abord, et j’espère que le soutien officiel du parti interviendra d’ici à quelques semaines ou quelques mois, mais au-delà aussi. Je veux qu’on dépasse les frontières entre les formations politiques. Mais cette démarche est là naturellement dans la perspective des municipales.

Vous avez rencontré le nouveau maire de Bordeaux Nicolas Florian ?

Tout à fait. Peu de temps après son élection. Je lui ai présenté le sens de notre démarche, notre volonté de présenter un projet et des nouvelles personnalités. C’était un premier contact.

Vous avez déclaré qu’après 25 ans d’Alain Juppé, il fallait sortir des grands projets urbanistiques à Bordeaux, et qu’il fallait sans doute se pencher sur de nouvelles thématiques. A quoi pensez-vous ?

Je pense que la transformation urbaine de la ville a été largement définie et engagée par Alain Juppé, et que les défis qui se posent sont moins de lancer de grandes opérations, que de vivre différemment la ville. Il faut adapter la ville à l’enjeu de la transition écologique, à la manière dont on se déplace, dont on gère nos déchets, dont on laisse de la place à la nature, à comment on peut s’y loger… Le projet sera peut-être moins spectaculaire d’un point de vue urbain, mais tout aussi ambitieux. Il faut faire de Bordeaux la ville aux avant-postes de la transition écologique.

Qu’est-ce que vous pensez du débat sur le métro à Bordeaux ?

Est-ce que poser la question de la construction d’une nouvelle infrastructure comme un métro, permettra de répondre vite aux problèmes qui se posent dès maintenant en termes de mobilité, et qui vont devenir plus pressants au fur et à mesure que les opérations urbaines, en particulier sur la rive droite, verront le jour ? Je pense plutôt qu’il faut proposer des réponses sur de nouvelles formes de mobilité, sur une utilisation différente de l’espace public…

Effectivement, il y a de grandes opérations urbaines qui sont lancées, mais pas encore réalisées, et qui sortiront ces prochaines années…

Oui, sur la rive droite notamment. Le premier des enjeux c’est d’assurer que les infrastructures, les services publics, sont là, sinon la vie sociale a du mal à prendre, je pense à certains nouveaux quartiers qui sont sortis comme les Bassins à Flot. Rive droite, quand les projets seront conduits à leur terme, il y a aura des dizaines de milliers de personnes supplémentaires, quelles solutions de transport mettons-nous en place pour accompagner cette croissance ?

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Bordeaux

Bordeaux: La construction du vaste projet Quai des Caps aux Bassins à flot démarre enfin

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URBANISME Ce projet mixte qui prendra place le long de la rue Lucien-Faure aux Bassins à Flot, accueillera notamment un nouveau complexe UGC de 13 salles

 

l aura donc fallu sept ans, depuis l’appel d’offres du grand port maritime de Bordeaux,pour poser la première pierre du vaste projet urbanistique Quai des Caps, aux Bassins à Flot. « Ce projet voit enfin le jour », a soufflé ce mercredi Laurent Fayat, directeur général du groupe de BTP Fayat, qui mène cette opération en partenariat avec Pitch Promotion et l’investisseur Keys Asset Management. Un projet à environ 100 millions d’euros. La livraison des différents bâtiments devrait s’étaler entre le quatrième trimestre 2020 et le premier trimestre 2021.

L'îlot Cap Horn, au sein du projet urbanistique Quai des Caps à Bordeaux.
L’îlot Cap Horn, au sein du projet urbanistique Quai des Caps à Bordeaux. – Fayat Immobilier

Les différents recours contre le projet de cinéma multiplexe UGC de 13 salles ont évidemment fortement ralenti l’avancée du programme. Des recours aujourd’hui purgés, et « les actes ont été signés de manière définitive en décembre 2018 alors que la commercialisation des derniers lots se poursuit », assure Sylvain Piel, directeur régional de Pitch Promotion.

Entre-temps, il a fallu démolir, à compter de l’été 2018, tous les vieux hangars qui abritaient encore des activités nautiques, toutes relocalisées de l’autre côté des bassins, dans des hangars neufs.

10.000 m2 de commerces

Quai des Caps s’étalera sur 600 mètres, le long de la rue Lucien-Faure, en face de la base sous-marine. Outre le cinéma qui proposera 2.400 fauteuils, le programme se déploiera sur quatre îlots différents, et « prévoit en tout 10.000 m2 de commerces répartis sur les socles des îlots », annonce Frédéric Martel, directeur général de Fayat Immobilier. Deux nouvelles enseignes, la boulangerie Paul et la brasserie La Côte et l’Arête, viennent de rejoindre le projet.

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mibosredon@mibosredon

Le projet Quai des Caps à #Bordeaux s’étalera sur 600 mètres le long de la rue Lucien Faure aux #Bassinsaflot #urbanisme

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Un nom de cap a été donné à chacun des îlots. Ainsi, sur Cap Leeuwin on trouvera 5.500 m2 de bureaux, un hôtel B&B de 124 chambres, et une résidence hôtelière à vocation sociale, sur Cap Comorin un parking silo de 424 places qui sera exploité par Indigo, sur Cap Horn un ensemble tertiaire de 7.800 m2, le cinéma prenant place, lui, au sein du Cap de Bonne Espérance. Une opération de 49.000 m2 en tout.

L'îlot Cap de Bonne Espérance, au sein du projet Quai des Caps, accueillera le cinéma UGC de 13 salles.
L’îlot Cap de Bonne Espérance, au sein du projet Quai des Caps, accueillera le cinéma UGC de 13 salles. – Pitch Promotion/Fayat Immobilier
Cap-Leeuwin, au sein du programme Quai des Caps à Bordeaux, accueillera des bureaux et des hôtels.
Cap-Leeuwin, au sein du programme Quai des Caps à Bordeaux, accueillera des bureaux et des hôtels. – Pitch promotion et Fayat Immobilier

Durée d’occupation temporaire du site

« Dans le cahier des charges était mentionnée l’ambition de créer un quartier mixte, c’est ce que nous allons faire en développant un véritable quartier aux multiples visages, ce qui montre notre capacité à créer de grands projets urbains », s’est félicité pour sa part Stéphane Dalliet, PDG de Pitch promotion.

Cap-Horn, au sein du projet Quai des Caps, accueillera un ensemble tertiaire de près de 8.000 m2.
Cap-Horn, au sein du projet Quai des Caps, accueillera un ensemble tertiaire de près de 8.000 m2. – Pitch Promotion/Fayat Immobilier

Les différents partenaires, promoteurs et aménageurs, disposent d’une autorisation d’occupation temporaire (AOT) d’une durée de 59 ans sur le site.

 

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Bordeaux

Météo Bordeaux: Prévisions du vendredi 15 juin 2019

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MÉTÉO Le ciel va s’éclaircir dans la journée. Les températures seront de 18°C le matin et de 24°C l’après-midi…

 
À Bordeaux, on prévoit des éclaircies pour cette matinée. Il va faire 18°C en moyenne. Un léger vent de nord-est soufflera. Le ciel va progressivement se couvrir au cours de l’après-midi du fait de la venue de nuages. On remarque toutefois que c’est une hausse de plusieurs degrés que vont connaître les températures. Ces dernières s’échelonneront entre 22 et 24°C. Une petite brise de nord-ouest sera ressentie par les habitants. La soirée va rester voilée à cause de nuages qui perdurent dans le ciel. Des pluies éparses tomberont. Le thermomètre affichera 21°C en moyenne. Durant la nuit de vendredi à samedi, le ciel sera pluvieux.

Demain, le soleil va peu à peu se substituer aux nuages à Bordeaux. Un vent de nord-ouest rafraîchira sensiblement l’atmosphère. Dans la matinée, les températures tourneront autour des 17°C. Les valeurs s’échelonneront de 19 à 20°C sur l’ensemble de l’après-midi. Demain soir, le vent va progressivement chasser les nuages.

Les jours qui suivent s’annoncent identiques. Des températures dans les 18°C iront de pair avec un ciel ensoleillé.

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Bordeaux

Infanticide de Barsac: Le ministère public demande que l’accusée soit reconnue irresponsable pénalement

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JUSTICE Deux psychiatres ont estimé qu’Aurélie Coulon, jugée depuis mardi devant la Cour d’Assises de la Gironde pour avoir tué d’un coup de carabine sa fille de 9 ans, souffre d’une maladie mentale 

 

Jeudi après-midi, l’avocat général Eric Seguin a demandé que soit reconnue pénalement irresponsable, qu’Aurélie Coulon, 37 ans. Cette mère est jugée depuis mardi devant la Cour d’Assises de la Gironde pour avoir tué sa fille de 9 ans d’un coup de carabine, le 9 mars 2015 sur un bord de route à Barsac. Elle avait également tiré, sans le blesser, en direction d’un automobiliste pour prendre sa voiture alors qu’elle venait de tomber en panne d’essence.

« Votre cour devra constater qu’elle [Aurélie Coulon] avait son discernement aboli au moment des faits et vous rendrez une décision d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental », a déclaré le magistrat dans son réquisitoire, disant se rallier à l’avis de deux psychiatres qui considèrent l’existence d’une maladie mentale. Quatre autres psychiatres ont retenu, eux, l’altération du discernement d’Aurélie Coulon, ce qui n’empêche pas une condamnation pénale. Sommée de s’expliquer sur les faits mercredi, elle avait assuré ne pas se souvenir d’avoir tiré sur sa fille et tous les témoins la décrivent comme très agitée voire hystérique.

L’avocat général, qui a estimé que la mère avait bien tué sa petite Manon, et qu’il ne s’agissait pas d’un accident, a sévèrement interpellé l’accusée, lui reprochant notamment de ne pas avoir eu un mot envers le père de la fillette, dont elle était séparée au moment des faits : « Vous êtes très égocentrée, vous êtes la seule à compter à vos yeux, vous êtes passée à côté de votre procès ». Sédatée depuis les faits, la jeune femme avait néanmoins regretté à la barre la douleur qu’elle infligeait aux proches de Manon. Disant ne pas pouvoir se pardonner elle-même, elle espérait néanmoins qu’ils puissent un jour lui pardonner.

Un acte pour « venger la petite fille qu’elle était »

L’accusée, incarcérée après avoir fait des séjours en soins psychiatriques, a expliqué qu’elle avait pris sa voiture pour aller tuer son propre père, en banlieue de Bordeaux, après avoir découvert des « traces de sang » sur la culotte de sa fille, qui passait un week-end sur deux chez son père. Ces soupçons d’abus sexuels ont renvoyé Aurélie Coulon, abondante consommatrice de cannabis (dont la veille au soir du drame) à des abus sexuels de sa propre enfance, notamment par son père à partir de 7-8 ans. Des accusations que ce dernier a toutefois démenti formellement au procès.

Selon Aurélie Coulon, qui a assuré que le cannabis avait aboli son discernement, c’est la réminiscence de ce que son père lui a fait subir enfant qui l’a convaincue de prendre sa voiture et d’aller tuer ce dernier. La panne d’essence fait dérailler ce projet. Si elle a tiré sur sa propre fille, « accidentellement » selon elle, c’est pour « venger la petite fille qu’elle était » selon des extraits d’expertises.

« Elle donne l’impression d’être la victime dans ce dossier », a regretté maître Christian Dubarry, avocat du père de Manon, partie civile. « C’est jamais elle, toujours les autres. Jamais elle ne s’est dit qu’elle était responsable de la mort de Manon. »

Le verdict doit être rendu ce vendredi.

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