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Bordeaux

Municipales 2020 à Bordeaux : Le candidat LREM Thomas Cazenave assure se démarquer avec sa « vision progressiste et centriste »

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POLITIQUE Après le retrait de la course aux municipales de Vincent Feltesse, Thomas Cazenave (La République en marche) estime que « l’offre politique » s’est clarifiée en vue des élections de mars prochain

 

Une vision « différente, progressiste, et du centre. » Ce sera donc le leitmotiv du candidat LREM à Bordeaux, Thomas Cazenave, qui a martelé ce message ce mardi, lors d’une conférence de presse de rentrée. « Le paysage politique local s’est simplifié, notamment avec le retrait de Vincent Feltesse de la course aux municipales, analyse-t-il. Nous avons maintenant trois offres : un projet très à gauche, qui va jusqu’au Parti communiste, porté par Pierre Hurmic, un projet à droite porté par Nicolas Florian, et le projet que nous souhaitons porter, au centre, progressiste. »

Quand bien même le MoDem a fait le choix de partir avec le maire sortant, le candidat LREM veut ainsi persuader que c’est lui qui incarne désormais la vision du centre. « Je me fiche des étiquettes, regardez les propositions », insiste le candidat LREM, qui a continué de dévoiler un peu plus son programme.

« Pas dans le laisser-faire » sur la question du logement

Sur la question du logement, Thomas Cazenave estime se distinguer « en n’étant pas dans le laisser-faire ». « Il faut reprendre en mains cette question, et notre proposition est de mettre à disposition 7.000 logements à prix réduit [environ 2.500 euros du m2 à l’achat, et 30 à 40 % moins cher à la location] dans les six prochaines années, en permettant à la puissance publique de se porter acquéreur du foncier. »

Le candidat En Marche pense aussi être plus original que ses concurrents sur la transition écologique, se situant, dit-il, « entre une vision qui ne semble pas prendre très au sérieux le sujet, et d’un autre côté une vision coercitive, contraignante, tributaire d’une approche de la décroissance. »

Une grande cité de la transition écologique sur la rive droite

Son analyse ? « Il nous faut réconcilier la ville de pierre, avec l’exigence de revégétalisation, et mettre en place un projet qui rime avec économie et incitation. » Il veut ainsi « multiplier par deux les espaces verts, intégrer 75 % d’alimentation d’origine bio et locale dans les restaurations collectives, et organiser une collecte différente de nos déchets pour mieux les valoriser. »

Il veut aussi créer sur la rive droite une « grande cité de la transition écologique, où nous mettrons nos chercheurs, nos créateurs d’entreprises, nos associations pour en faire un axe de développement économique majeur pour notre ville. Après, le vin, l’aéronautique et le tourisme, nous allons faire de Bordeaux la grande ville de la transition écologique. »

Il refuse d’être le candidat de grands projets « qui ne verront pas le jour »

Sur la sécurité, « entre une vision qui considère que la réponse au problème serait une surenchère par l’armement, par les drones et des brigades canines, et une autre qui considère qu’il n’y a pas de sujet, je pense avoir la position la plus progressiste et centrale… » Se positionnant contre l’armement de la police municipale, il pense pouvoir répondre à cette question « en portant ses effectifs à 200 personnes, et surtout en changeant son organisation à la maille de 16 quartiers, et non plus 8 comme c’est le cas actuellement. »

Refusant d’être le candidat de grands projets « qui ne verront pas le jour », Thomas Cazenave se trouve de fait plus contraint sur la question de la mobilité. Certes, il y a bien sa proposition de 200 km de pistes cyclables sécurisées en site propre, mais vous ne trouverez pas dans son programme de nouvelle extension de tram ou un quelconque téléphérique. En raison des contraintes budgétaires à venir, « toutes celles et ceux qui vous promettent des trams et des téléphériques partout ne sont pas sérieux, s’agace le candidat. Et parfois un bon bus en site propre c’est cent fois moins cher [sic] qu’un tramway et plus efficace. »

« Rendre le palais Rohan aux Bordelais »

Par ailleurs, sa proposition de reprendre la gestion de la rocade à l’Etat et d’y intégrer une quatrième voie pour le covoiturage, est en fait un sujet déjà programmé actuellement par la métropole, tout comme le RER girondin (ou métropolitain).

Et puis, il y a quelques propositions plus symboliques, comme celle de « transformer le palais Rohan [l’actuel hôtel de ville] pour le rendre aux Bordelais en en faisant un lieu ouvert à la création, à la culture, aux associations » même s’il y organiserait encore les conseils municipaux. Ou celle d’inscrire un sujet à l’ordre du jour du conseil quand 10 % de Bordelais en expriment le souhait.

Convaincu enfin de pouvoir ringardiser ses concurrents, le jeune candidat LREM répète en boucle que « nous, ne sommes pas là depuis 25 ou 30 ans… » Et assure que lui, saura se limiter « à deux mandats » s’il est élu.

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Bordeaux

Canada : Un gâteau servi lors d’une fête d’école contenait du cannabis

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INGRÉDIENT MYSTÈRE L’école invite les personnes qui auraient consommé du gâteau à consulter un médecin en cas de doute

 

Un « space cake » servi à des enfants ? La police de Nouvelle-Ecosse (Canada) a ouvert une enquête pour comprendre comment du cannabis s’était retrouvé dans un gâteau servi lors d’une fête d’école ce vendredi.

Ce « gâteau à la mélasse suspecté de contenir du THC » aurait provoqué des malaises chez plusieurs adultes et enfants, selon un communiqué de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). Les faits sont survenus à Eskasoni, au nord-est de la province.

Jeter les restes du gâteau

« Parmi les individus qui se sont rendus à l’hôpital, certains sont testés positifs au THC », ajoute la GRC. Selon la chaîne CBC, la mère d’une fillette de 8 ans est tombée des nues quand l’hôpital lui a annoncé que sa fille, prise d’un malaise, avait ingéré ce principe actif du cannabis.

Le gâteau a été fourni par un traiteur. La police cherche à déterminer s’il s’agit d’une erreur ou d’un acte volontaire. Sur Facebook, l’école concernée a invité les participants de la fête à voir un médecin si nécessaire et à jeter toute nourriture qu’ils auraient pu rapporter chez eux. La consommation du cannabis est légale au Canada depuis octobre 2018, mais l’âge minimal pour s’en procurer est fixé à 18 ans, et 21 ans au Québec.

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animaux

Australie : Des dizaines de koalas morts après la destruction d’une plantation

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ANIMAUX Un incident « très navrant », ont déploré les autorités de l’État de Victoria, dans le sud du pays. La destruction d’une plantation d’eucalyptus a nécessité d’euthanasier des dizaines de koalas et 80 autres, blessés et souffrant de faim, ont été pris en charge

 

Des dizaines de koalas ont été euthanasiés et plus de 80 ont été pris en charge après la destruction d’une plantation d’eucalyptus dans le sud de l’Australie, ont annoncé lundi les autorités, qui ont ouvert une enquête.

Le ministère de l’Environnement de l’Etat de Victoria (Sud), qui a qualifié cet « incident » de « très navrant », a indiqué que les autorités chargées de la sauvegarde de la nature enquêtaient sur cette destruction d’eucalyptus près de la ville côtière de Portland.

80 koalas blessés et souffrant de faim

« Si s’avère qu’il s’agit d’un acte humain délibéré, nous attendons que cet organisme prenne rapidement des mesures à l’encontre des responsables », a déclaré le ministère.

Les auteurs de ce type de destructions sont passibles de lourdes amendes en vertu de la législation visant à protéger les animaux sauvages en Australie.

Le ministère de l’Environnement estime qu’environ 80 koalas, blessés et souffrant de faim, été pris en charge médicalement au cours du week-end, alors que les autres ont été euthanasiés.

« Nous prévoyons de transférer hors du site les animaux restants à condition qu’ils soient suffisamment en bonne santé pour être déplacés », a précisé le ministère.

Un « massacre » pour les Amis de la Terre

L’organisation «Amis de la Terre» a qualifié cette destruction de « massacre » et estimé qu’elle remontait à décembre. L’ampleur du désastre a été révélée ces derniers jours lorsque des habitants ont vu des koalas morts être empilés par un bulldozer.

Les incendies dévastateurs dans le sud et l’est de l’Australie ont déjà détruit au cours des derniers mois de vastes étendues de forêts, dans lesquelles vivent les koalas, un animal « vulnérable » dont la population décline de manière spectaculaire.

Les producteurs forestiers assurent mener l’enquête

L’association australienne des producteurs forestiers a indiqué qu’un entrepreneur avait abattu des arbres en novembre conformément aux règles de protection des animaux sauvages et que c’est par la suite que les arbres restants ont été détruits avec un bulldozer.

« On ne sait pas encore qui a rasé les arbres avec les koalas apparemment encore dedans, mais il est absolument certain qu’il ne s’agissait pas d’une plantation ou d’une entreprise forestière », a déclaré au journal Nine, le directeur général de cette association, Ross Hampton. Les producteurs forestiers se sont engagés à mener leur propre enquête.

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AGRICULTURE

Déviation routière près de Bordeaux : « La politique du tout voiture l’emporte toujours, alors que ça ne fonctionne pas »

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AMENAGEMENT Environ 150 militants écologistes, dont le mouvement Extinction Rebellion, ont manifesté ce dimanche en Gironde sur le chantier de la déviation routière du Taillan-Médoc, qui vient tout juste de démarrer

 

Vingt degrés un 2 février… Le temps idéal pour mobiliser les troupes à l’occasion d’une manifestation contre un projet de déviation routière près de Bordeaux. Et l’occasion de rappeler pour ces militants écologistes, que « le réchauffement climatique ce n’est pas que le délire de quelques collapsologues… »

Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde
Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde – Mickaël Bosredon/20 Minutes

Ce dimanche midi, quelque 150 personnes se sont donc réunies à Saint-Aubin-De-Médoc, aux confins de la métropole de Bordeaux, point de départ de la fameuse « déviation routière du Taillan-Médoc » dont les travaux viennent tout juste de démarrer. A l’appel d’ Extinction Rebellion, ANV (Action Non-Violente) COP 21, et d’associations environnementales locales comme Natur’Jalles, ces militants sont venus dire, dans le calme, leur opposition à ce projet qui va selon eux fortement impacter les sols, les cours d’eau et la biodiversité du secteur.

Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020.
Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020. – Extinction Rebellion

Sous le regard de quelques gendarmes, les manifestants ont formé une chaîne humaine pour dessiner les mots « SOS » et « STOP ». « L’idée avec cette action symbolique est de soutenir les recours juridiques déposés contre ce projet par les associations Natur’Jalles et France Nature Environnement, et d’alerter les magistrats qui vont examiner ce dossier le 12 février, explique Elodie, d’Extinction Rebellion Bordeaux. Nous voulons que ce projet soit remis à plat, et nous ne nous arrêterons pas là si jamais la décision du 12 ne nous est pas favorable. »

mibosredon@mibosredon

« Nous sommes le vivant nous sommes la nature qui se défend » scandent les manifestants contre le projet de déviation routière du Taillan-Medoc en #Gironde #Bordeaux #environnement #route

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Déjà plusieurs recours par le passé

Ce nouveau recours, c’est un peu la tuile pour les porteurs du projet – le conseil départemental de la Gironde et la maire du Taillan-Médoc Agnès Versepuy – qui pensaient bien en avoir enfin fini avec la contestation. Ce dossier vieux de plus de 30 ans, a en effet déjà connu son lot de recours et d’annulations devant le tribunal administratif, en raison de la menace qu’il fait porter sur l’habitat naturel d’une centaine d’espèces animales (papillons, batraciens…), dont certaines sont menacées de disparition.

Après avoir revu sa copie, réduit une partie de l’infrastructure, et compensé une partie des destructions par la création de nouveaux habitats naturels, le conseil départemental, qui a obtenu en septembre dernier le feu vert du conseil national de la protection de la nature (CNPN), puis celui de la préfecture de la Gironde, se disait cette fois-ci confiant pour mener à bien la réalisation de ce nouveau barreau routier de 8 km. Assurant avoir désormais toutes les garanties environnementales, les premiers coups de pioche étaient donnés en novembre.

Une menace pour l’eau potable ?

Mais patatras, le 23 janvier dernier, Natur’Jalles et FNE Nouvelle Aquitaine déposaient un nouveau recours en annulation auprès du tribunal administratif de Bordeaux pour contester la décision de la préfète de la Gironde. Et les deux associations d’exiger l’arrêt des travaux.

Pour apporter de l’eau à leur moulin, elles s’appuient de surcroît sur un nouveau rapport, commandé à un géologue, qui affirme que ce projet fait peser une menace de pollution sur une source d’eau potable qui alimente en partie la métropole de Bordeaux. Ce que le conseil départemental réfute.

La goutte d’eau…

Quoi qu’il en soit, ce nouvel élément est en train de susciter une mobilisation contre le projet plus large que jamais. Extinction Rebellion reconnaît ainsi que ce nouveau rapport, c’est un peu la goutte d’eau… « Cela a été pour nous l’élément déclencheur, car désormais toute la métropole est concernée, et XR ne peut pas laisser passer ça, poursuit Elodie. Mais nous ne sommes pas pour autant que des bobos bordelais, et tout le principe de biodiversité nous concerne, sur tous les territoires. »

Le mouvement écologiste dénonce d’une manière plus générale « la politique du tout voiture qui l’emporte toujours, alors que l’on sait que cela ne fonctionne pas : plus il y a de routes, plus il y a de lotissements, plus il y a de trafic… »

Plus de 1.000 camions traversent chaque jour la ville du Taillan

Pourtant, les habitants du Taillan-Médoc, qui voient leur commune traversée chaque jour par 20.000 véhicules, dont 1.000 à 1.500 camions, sont très majoritairement favorables à ce projet qu’ils attendent de longue date. « Aujourd’hui il y a une thrombose très importante au Taillan, il faut agir pour la vie de ces habitants », expliquait ainsi Alain Renard, vice-président du conseil départemental, à 20 Minutes en novembre dernier. L’élu met aussi en avant « l’enjeu pour toute la liaison entre le Médoc et la métropole » que représente cette déviation.

Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d'un barreau routier de 8 km.
Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d’un barreau routier de 8 km. – Mickaël Bosredon/20 Minutesckaël Bosredon/20 Minutes

« Je comprends les habitants du Taillan, assure Elodie d’Extinction Rebellion, mais je pense que l’on n’a pas assez étudié d’autres solutions, avec des routes existantes. Surtout, en construisant une nouvelle déviation, on ne s’attaque pas à la racine du problème ; il vaudrait mieux réfléchir sérieusement à relancer le fret. »

Le conseil départemental, espère de son côté que le tribunal administratif ne lui mettra pas de nouveau des bâtons dans les roues, et qu’il pourra achever son chantier pour 2022 comme c’est envisagé. Au mieux.

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