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Bordeaux

Mérignac: «Ne pas arriver en victime sur le terrain», comment le MHB compte exister en LFH?

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HANDBALL Promu en Ligue Féminine, le Mérignac Handball fait figure de petit poucet de la division

 

C’est le jour J. Ce mercredi, le Mérignac Handball retrouve la LFH (Ligue Féminine de Handball) onze ans plus tard. Un nouveau monde pour le club de la banlieue bordelaise. Un championnat que le MHB aborde dans la peau du petit poucet puisque « sur le papier, nous sommes le seul promu » rappelle justement Philippe Carrara à quelques heures d’affronter Nice sur la Côte d’Azur lors de cette première journée.

A 57 ans, il est le nouvel homme fort du MHB. L’ancien entraîneur adjoint de l’équipe de France féminine a en effet pris la place de Raphaël Benedetto sur le banc mérignacais cet été. Il aura la lourde tâche de tenter de maintenir le club dans l’élite du hand français avec le plus petit budget de la division : 1,1 million d’euros (700.000 euros la saison dernière). Alors comment le Mérignac Handball peut-il réellement exister cette saison en LFH ?

  • Savoir rebondir très vite 

Comme pour tous les promus, peu importe le sport, le nouvel entraîneur girondin mise énormément sur l’état d’esprit : « Le club a beaucoup gagné depuis deux ans (double champion en titre de deuxième division) et là, on va se retrouver dans une autre dynamique avec des lendemains de défaites donc il faudra rebondir et ne surtout pas être résigné. » Un changement que certaines joueuses vont vite devoir appréhender dans les premières semaines.

L'équipe 2019/2020 du Mérignac Handball.
L’équipe 2019/2020 du Mérignac Handball. – Mérignac Handball.

Le MHB va s’appuyer sur un effectif de 19 joueuses dont deux contrats amateurs. Sept recrues sont arrivées à l’intersaison (Obein, Radojevic, Sias, Svangaard, Van Olphen et les jumelles Puleri) alors que les anciennes internationales françaises (Daquin, Deroin ou encore Bruneau) sont toutes restées au club. « C’est sûr qu’on va avoir des matchs compliqués mais je pense que l’équipe a du caractère. Il y a beaucoup d’envie, de détermination. On va en perdre des matchs mais on se battra jusqu’au bout », promet Nely Carla Alberto.

  • Deux salles pour un enfer

L’expérimentée internationale espagnole mise également sur sa « maison » comme elle l’appelle : la toute petite salle Pierre-de-Coubertin (350 spectateurs). « Le premier objectif, c’est d’être impériales à la maison. Il faut qu’on montre à tout le monde que ce sera chaud de venir chez nous cette saison », insiste-t-elle. Le second, sera de faire de cette salle, qui va s’agrandir d’une centaine de places dans les prochaines semaines, un véritable chaudron comme les années précédentes car le projet d’une nouvelle enceinte portée par la municipalité de Mérignac ne verra pas le jour avant trois/quatre ans selon nos informations.

La toute petite salle Pierre de Coubertin à Mérignac.
La toute petite salle Pierre de Coubertin à Mérignac. – Clément Carpentier / 20 Minutes

Mais avant de faire vivre l’enfer à ses adversaires à Pierre-de-Coubertin, Nely Carla Alberto va devoir un peu patienter. En effet, le MHB jouera ses trois premiers matchs à domicile à la salle Jean-Dauguet de Bordeaux (2.300 places). « C’est un choix du club que je comprends parfaitement, affirme Philippe Carrara, étant donné nos structures, on doit prendre en compte l’aspect économique. La billetterie est un moyen de revenu important pour nous et jouer contre trois grosses équipes (Brest, Nantes et Metz) là-bas me paraît normal. Ça donne aussi de la visibilité au club, j’espère qu’il y aura une belle ambiance. »

  • Essayer de ne pas se mettre direct dans le rouge

Les nombreux supporters ne seront vraiment pas de trop surtout en ce début de championnat. Difficile de faire plus compliqué pour le Mérignac Handball. A part un déplacement à Bourg-de-Péage lors de la troisième journée, les Girondines ne vont affronter que des cadors de la LFH dans les premières semaines : Nice (vice-champion de France), Brest (plus gros budget du championnat avec plus de cinq millions d’euros), Nantes (quatrième de la division la saison dernière) ou encore Metz (champion de France en titre). Mais Philippe Carrara préfère le prendre du bon côté :

« On n’a rien à perdre. A nous d’être à la hauteur et de ne pas arriver en victimes sur le terrain. On va être direct dans le vif du sujet. Le seul danger pour certaines, ça va être d’entrer sur le terrain et d’avoir peur de ces adversaires et de ne pas jouer à son niveau. »

Chaque semaine, les Mérignaçaises tenteront de gratter une victoire pour se rapprocher un peu plus du maintien (un seul relégué en fin de saison). La mission s’annonce difficile mais pas impossible. Aujourd’hui, tout un club y croit !

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Bordeaux

Canada : Un gâteau servi lors d’une fête d’école contenait du cannabis

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INGRÉDIENT MYSTÈRE L’école invite les personnes qui auraient consommé du gâteau à consulter un médecin en cas de doute

 

Un « space cake » servi à des enfants ? La police de Nouvelle-Ecosse (Canada) a ouvert une enquête pour comprendre comment du cannabis s’était retrouvé dans un gâteau servi lors d’une fête d’école ce vendredi.

Ce « gâteau à la mélasse suspecté de contenir du THC » aurait provoqué des malaises chez plusieurs adultes et enfants, selon un communiqué de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). Les faits sont survenus à Eskasoni, au nord-est de la province.

Jeter les restes du gâteau

« Parmi les individus qui se sont rendus à l’hôpital, certains sont testés positifs au THC », ajoute la GRC. Selon la chaîne CBC, la mère d’une fillette de 8 ans est tombée des nues quand l’hôpital lui a annoncé que sa fille, prise d’un malaise, avait ingéré ce principe actif du cannabis.

Le gâteau a été fourni par un traiteur. La police cherche à déterminer s’il s’agit d’une erreur ou d’un acte volontaire. Sur Facebook, l’école concernée a invité les participants de la fête à voir un médecin si nécessaire et à jeter toute nourriture qu’ils auraient pu rapporter chez eux. La consommation du cannabis est légale au Canada depuis octobre 2018, mais l’âge minimal pour s’en procurer est fixé à 18 ans, et 21 ans au Québec.

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animaux

Australie : Des dizaines de koalas morts après la destruction d’une plantation

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ANIMAUX Un incident « très navrant », ont déploré les autorités de l’État de Victoria, dans le sud du pays. La destruction d’une plantation d’eucalyptus a nécessité d’euthanasier des dizaines de koalas et 80 autres, blessés et souffrant de faim, ont été pris en charge

 

Des dizaines de koalas ont été euthanasiés et plus de 80 ont été pris en charge après la destruction d’une plantation d’eucalyptus dans le sud de l’Australie, ont annoncé lundi les autorités, qui ont ouvert une enquête.

Le ministère de l’Environnement de l’Etat de Victoria (Sud), qui a qualifié cet « incident » de « très navrant », a indiqué que les autorités chargées de la sauvegarde de la nature enquêtaient sur cette destruction d’eucalyptus près de la ville côtière de Portland.

80 koalas blessés et souffrant de faim

« Si s’avère qu’il s’agit d’un acte humain délibéré, nous attendons que cet organisme prenne rapidement des mesures à l’encontre des responsables », a déclaré le ministère.

Les auteurs de ce type de destructions sont passibles de lourdes amendes en vertu de la législation visant à protéger les animaux sauvages en Australie.

Le ministère de l’Environnement estime qu’environ 80 koalas, blessés et souffrant de faim, été pris en charge médicalement au cours du week-end, alors que les autres ont été euthanasiés.

« Nous prévoyons de transférer hors du site les animaux restants à condition qu’ils soient suffisamment en bonne santé pour être déplacés », a précisé le ministère.

Un « massacre » pour les Amis de la Terre

L’organisation «Amis de la Terre» a qualifié cette destruction de « massacre » et estimé qu’elle remontait à décembre. L’ampleur du désastre a été révélée ces derniers jours lorsque des habitants ont vu des koalas morts être empilés par un bulldozer.

Les incendies dévastateurs dans le sud et l’est de l’Australie ont déjà détruit au cours des derniers mois de vastes étendues de forêts, dans lesquelles vivent les koalas, un animal « vulnérable » dont la population décline de manière spectaculaire.

Les producteurs forestiers assurent mener l’enquête

L’association australienne des producteurs forestiers a indiqué qu’un entrepreneur avait abattu des arbres en novembre conformément aux règles de protection des animaux sauvages et que c’est par la suite que les arbres restants ont été détruits avec un bulldozer.

« On ne sait pas encore qui a rasé les arbres avec les koalas apparemment encore dedans, mais il est absolument certain qu’il ne s’agissait pas d’une plantation ou d’une entreprise forestière », a déclaré au journal Nine, le directeur général de cette association, Ross Hampton. Les producteurs forestiers se sont engagés à mener leur propre enquête.

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AGRICULTURE

Déviation routière près de Bordeaux : « La politique du tout voiture l’emporte toujours, alors que ça ne fonctionne pas »

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AMENAGEMENT Environ 150 militants écologistes, dont le mouvement Extinction Rebellion, ont manifesté ce dimanche en Gironde sur le chantier de la déviation routière du Taillan-Médoc, qui vient tout juste de démarrer

 

Vingt degrés un 2 février… Le temps idéal pour mobiliser les troupes à l’occasion d’une manifestation contre un projet de déviation routière près de Bordeaux. Et l’occasion de rappeler pour ces militants écologistes, que « le réchauffement climatique ce n’est pas que le délire de quelques collapsologues… »

Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde
Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde – Mickaël Bosredon/20 Minutes

Ce dimanche midi, quelque 150 personnes se sont donc réunies à Saint-Aubin-De-Médoc, aux confins de la métropole de Bordeaux, point de départ de la fameuse « déviation routière du Taillan-Médoc » dont les travaux viennent tout juste de démarrer. A l’appel d’ Extinction Rebellion, ANV (Action Non-Violente) COP 21, et d’associations environnementales locales comme Natur’Jalles, ces militants sont venus dire, dans le calme, leur opposition à ce projet qui va selon eux fortement impacter les sols, les cours d’eau et la biodiversité du secteur.

Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020.
Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020. – Extinction Rebellion

Sous le regard de quelques gendarmes, les manifestants ont formé une chaîne humaine pour dessiner les mots « SOS » et « STOP ». « L’idée avec cette action symbolique est de soutenir les recours juridiques déposés contre ce projet par les associations Natur’Jalles et France Nature Environnement, et d’alerter les magistrats qui vont examiner ce dossier le 12 février, explique Elodie, d’Extinction Rebellion Bordeaux. Nous voulons que ce projet soit remis à plat, et nous ne nous arrêterons pas là si jamais la décision du 12 ne nous est pas favorable. »

mibosredon@mibosredon

« Nous sommes le vivant nous sommes la nature qui se défend » scandent les manifestants contre le projet de déviation routière du Taillan-Medoc en #Gironde #Bordeaux #environnement #route

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Déjà plusieurs recours par le passé

Ce nouveau recours, c’est un peu la tuile pour les porteurs du projet – le conseil départemental de la Gironde et la maire du Taillan-Médoc Agnès Versepuy – qui pensaient bien en avoir enfin fini avec la contestation. Ce dossier vieux de plus de 30 ans, a en effet déjà connu son lot de recours et d’annulations devant le tribunal administratif, en raison de la menace qu’il fait porter sur l’habitat naturel d’une centaine d’espèces animales (papillons, batraciens…), dont certaines sont menacées de disparition.

Après avoir revu sa copie, réduit une partie de l’infrastructure, et compensé une partie des destructions par la création de nouveaux habitats naturels, le conseil départemental, qui a obtenu en septembre dernier le feu vert du conseil national de la protection de la nature (CNPN), puis celui de la préfecture de la Gironde, se disait cette fois-ci confiant pour mener à bien la réalisation de ce nouveau barreau routier de 8 km. Assurant avoir désormais toutes les garanties environnementales, les premiers coups de pioche étaient donnés en novembre.

Une menace pour l’eau potable ?

Mais patatras, le 23 janvier dernier, Natur’Jalles et FNE Nouvelle Aquitaine déposaient un nouveau recours en annulation auprès du tribunal administratif de Bordeaux pour contester la décision de la préfète de la Gironde. Et les deux associations d’exiger l’arrêt des travaux.

Pour apporter de l’eau à leur moulin, elles s’appuient de surcroît sur un nouveau rapport, commandé à un géologue, qui affirme que ce projet fait peser une menace de pollution sur une source d’eau potable qui alimente en partie la métropole de Bordeaux. Ce que le conseil départemental réfute.

La goutte d’eau…

Quoi qu’il en soit, ce nouvel élément est en train de susciter une mobilisation contre le projet plus large que jamais. Extinction Rebellion reconnaît ainsi que ce nouveau rapport, c’est un peu la goutte d’eau… « Cela a été pour nous l’élément déclencheur, car désormais toute la métropole est concernée, et XR ne peut pas laisser passer ça, poursuit Elodie. Mais nous ne sommes pas pour autant que des bobos bordelais, et tout le principe de biodiversité nous concerne, sur tous les territoires. »

Le mouvement écologiste dénonce d’une manière plus générale « la politique du tout voiture qui l’emporte toujours, alors que l’on sait que cela ne fonctionne pas : plus il y a de routes, plus il y a de lotissements, plus il y a de trafic… »

Plus de 1.000 camions traversent chaque jour la ville du Taillan

Pourtant, les habitants du Taillan-Médoc, qui voient leur commune traversée chaque jour par 20.000 véhicules, dont 1.000 à 1.500 camions, sont très majoritairement favorables à ce projet qu’ils attendent de longue date. « Aujourd’hui il y a une thrombose très importante au Taillan, il faut agir pour la vie de ces habitants », expliquait ainsi Alain Renard, vice-président du conseil départemental, à 20 Minutes en novembre dernier. L’élu met aussi en avant « l’enjeu pour toute la liaison entre le Médoc et la métropole » que représente cette déviation.

Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d'un barreau routier de 8 km.
Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d’un barreau routier de 8 km. – Mickaël Bosredon/20 Minutesckaël Bosredon/20 Minutes

« Je comprends les habitants du Taillan, assure Elodie d’Extinction Rebellion, mais je pense que l’on n’a pas assez étudié d’autres solutions, avec des routes existantes. Surtout, en construisant une nouvelle déviation, on ne s’attaque pas à la racine du problème ; il vaudrait mieux réfléchir sérieusement à relancer le fret. »

Le conseil départemental, espère de son côté que le tribunal administratif ne lui mettra pas de nouveau des bâtons dans les roues, et qu’il pourra achever son chantier pour 2022 comme c’est envisagé. Au mieux.

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