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Police

Loire-Atlantique: Le département explique pourquoi il ne reviendra pas sur la limitation à 80 km/h

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SECURITE ROUTIERE Philippe Grosvalet considère que la réduction de la vitesse constitue un « progrès »

 

La réduction de la vitesse maximale autorisée (80 au lieu de 90 km/h) sur les routes à double sens sans séparateur central n’est jamais parvenue à faire l’unanimité. A tel point que le Premier ministre a finalement proposé, le 16 mai, aux présidents des conseils départementaux de relever la vitesse sur leur réseau secondaire, s’ils le souhaitaient. Un amendement des parlementaires a confirmé jeudi cette possibilité. Toutefois, cela ne devrait pas avoir de conséquence en Loire-Atlantique.

Le président du département, Philippe Grosvalet (PS), a, en effet, fait savoir qu’il ne revendrait pas sur la limitation à 80 km/h. Dans un courrier adressé à Edouard Philippe, il explique pourquoi.

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Philippe Grosvalet@PGrosvalet

#Routes Le Département de #LoireAtlantique ne reviendra pas sur la limitation à 80 km/h.
Mon courrier au Premier ministre ⬇️

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« Complètement admises et intégrées »

Le premier argument avancé est celui de la sécurité. « Cette mesure constitue un progrès, justifie-t-il d’emblée. Selon la Sécurité routière, elle aura permis d’épargner 127 vies au cours du seul second semestre 2018. […] 127 drames évités pour un prix somme toute réduit : deux minutes supplémentaires sur un trajet de 25 km, 50 secondes sur un trajet de 11 kilomètres. »

« L’histoire récente nous enseigne que les grandes évolutions de la mortalité routière sont directement liées à des grandes mesures, poursuit l’élu socialiste. Ce sont les premières mesures de limitation de vitesse et de port de la ceinture qui, en 1973 et 1974, ont pour la première fois inversé la courbe de la mortalité routière. Très impopulaires en leur temps, ces mesures sont aujourd’hui complètement admises et intégrées. »

Pas d’accord avec la méthode

L’environnement et les économies budgétaires pour les automobilistes sont, aussi, érigés en arguments par Philippe Grosvalet. « La démonstration a été faite que rouler à 80 km/h plutôt qu’à 90 km/h diminue de 30 % les émissions de polluants et génère une économie de 120 euros par an en moyenne de carburant. »

Le président du conseil départemental égratigne toutefois le Premier ministre en ce qui concerne la méthode. « En janvier 2018 comme ces dernières semaines, l’absence de concertation a été patente. Jamais les Départements, pourtant les premiers concernés au vu du nombre de kilomètres cumulés sous leur responsabilité, n’auront été consultés. »

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Bordeaux

Infanticide de Barsac: Le ministère public demande que l’accusée soit reconnue irresponsable pénalement

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JUSTICE Deux psychiatres ont estimé qu’Aurélie Coulon, jugée depuis mardi devant la Cour d’Assises de la Gironde pour avoir tué d’un coup de carabine sa fille de 9 ans, souffre d’une maladie mentale 

 

Jeudi après-midi, l’avocat général Eric Seguin a demandé que soit reconnue pénalement irresponsable, qu’Aurélie Coulon, 37 ans. Cette mère est jugée depuis mardi devant la Cour d’Assises de la Gironde pour avoir tué sa fille de 9 ans d’un coup de carabine, le 9 mars 2015 sur un bord de route à Barsac. Elle avait également tiré, sans le blesser, en direction d’un automobiliste pour prendre sa voiture alors qu’elle venait de tomber en panne d’essence.

« Votre cour devra constater qu’elle [Aurélie Coulon] avait son discernement aboli au moment des faits et vous rendrez une décision d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental », a déclaré le magistrat dans son réquisitoire, disant se rallier à l’avis de deux psychiatres qui considèrent l’existence d’une maladie mentale. Quatre autres psychiatres ont retenu, eux, l’altération du discernement d’Aurélie Coulon, ce qui n’empêche pas une condamnation pénale. Sommée de s’expliquer sur les faits mercredi, elle avait assuré ne pas se souvenir d’avoir tiré sur sa fille et tous les témoins la décrivent comme très agitée voire hystérique.

L’avocat général, qui a estimé que la mère avait bien tué sa petite Manon, et qu’il ne s’agissait pas d’un accident, a sévèrement interpellé l’accusée, lui reprochant notamment de ne pas avoir eu un mot envers le père de la fillette, dont elle était séparée au moment des faits : « Vous êtes très égocentrée, vous êtes la seule à compter à vos yeux, vous êtes passée à côté de votre procès ». Sédatée depuis les faits, la jeune femme avait néanmoins regretté à la barre la douleur qu’elle infligeait aux proches de Manon. Disant ne pas pouvoir se pardonner elle-même, elle espérait néanmoins qu’ils puissent un jour lui pardonner.

Un acte pour « venger la petite fille qu’elle était »

L’accusée, incarcérée après avoir fait des séjours en soins psychiatriques, a expliqué qu’elle avait pris sa voiture pour aller tuer son propre père, en banlieue de Bordeaux, après avoir découvert des « traces de sang » sur la culotte de sa fille, qui passait un week-end sur deux chez son père. Ces soupçons d’abus sexuels ont renvoyé Aurélie Coulon, abondante consommatrice de cannabis (dont la veille au soir du drame) à des abus sexuels de sa propre enfance, notamment par son père à partir de 7-8 ans. Des accusations que ce dernier a toutefois démenti formellement au procès.

Selon Aurélie Coulon, qui a assuré que le cannabis avait aboli son discernement, c’est la réminiscence de ce que son père lui a fait subir enfant qui l’a convaincue de prendre sa voiture et d’aller tuer ce dernier. La panne d’essence fait dérailler ce projet. Si elle a tiré sur sa propre fille, « accidentellement » selon elle, c’est pour « venger la petite fille qu’elle était » selon des extraits d’expertises.

« Elle donne l’impression d’être la victime dans ce dossier », a regretté maître Christian Dubarry, avocat du père de Manon, partie civile. « C’est jamais elle, toujours les autres. Jamais elle ne s’est dit qu’elle était responsable de la mort de Manon. »

Le verdict doit être rendu ce vendredi.

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Bordeaux

Bordeaux: Une violente rixe éclate au milieu des badauds en plein centre-ville

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BAGARRE On ne connaît pas pour le moment les raisons de cette bagarre

 

Les terrasses étaient bondées. La boisson coulée à flots. Il y avait même un air de fête sur la place Meynard, quartier Saint-Michel en plein centre-ville de Bordeaux, comme souvent quand les beaux jours arrivent. Mais ce jeudi soir, elle a été un peu gâchée.

En effet, vers 20h, une violente rixe a éclaté entre deux groupes au milieu des badauds rapporte Sud Ouest. Une dizaine de personnes seraient arrivées de la rue des Faures poursuivies par d’autres individus armés de barres de fer et de bâtons avant que la bagarre explose au milieu des terrasses.

La vitrine d’un salon de thé cassée

Alors que certains participants trouvaient refuge dans un salon de thé, d’autres balançaient des chaises et des tables contre celui-ci. Au point de casser la vitrine à plusieurs endroits. Avant l’arrivée des forces de l’ordre, l’un des deux groupes prenait la fuite en voiture « manquant d’écraser des personnes dans la rue des Faures. En tout, cette scène a duré à peine 5 minutes, mais fut très violente », selon un témoin.

La rixe a éclaté place Meynard à Bordeaux.
La rixe a éclaté place Meynard à Bordeaux. – Capture écran / Google Maps

On ne connaît pas pour l’instant les raisons de cette rixe et s’il y a eu des blessés. Ce vendredi matin, il n’y avait toujours eu aucune interpellation. « L’enquête est en cours » précise-t-on simplement du côté de la police.

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justice

Prison de Condé-sur-Sarthe: Qui est Francis Dorffer, auteur de six prises d’otages en milieu carcéral?

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RECIDIVE Le centre pénitentiaire d’Alençon-Condé-sur-Sarthe a été le théâtre d’une nouvelle prise d’otages mardi par le détenu Francis Dorffer, auteur de cinq précédents actes du même type

 

« Champion de la prise d’otages carcérale », « coutumier des faits »… Au lendemain de la prise d’otages de deux surveillants, dont une stagiaire, au centre pénitentiaire Alençon-Condé-sur-Sarthe (Orne), les qualificatifs ne manquent pas pour brosser le portrait de son auteur, Francis Dorffer. Le détenu compte désormais six prises d’otages à son actif enprison.

Né à Hayange (Moselle) en 1984, il est un habitué du système judiciaire. Son incarcération en continu a débuté le 24 avril 2000. Il est condamné à six années d’emprisonnement, à l’âge de 16 ans, pour « vol avec violence » et « viol » après avoir contraint l’un de ses camarades de foyer à lui faire une fellation. Depuis, cet « enfant de la maison d’arrêt » comme le décrit son ancien avocat Me Thomas Hellenbrand, a enrichi son sombre palmarès. Il a dû répondre devant la justice pour des faits de violences, menaces de mort sur des gardiens, assassinat de son codétenu à Metz et ses prises d’otages en série. Francis Dorffer ne sera libérable qu’en 2060.

Le Lorrain a connu une enfance chaotique, secouée par la mort de sa sœur à l’âge de 19 ans à la suite d’une overdose. « Il n’y a plus eu ni affection, ni amour à la maison. C’est elle qui s’occupait de moi, elle avait pris le rôle de la mère, débordée par son travail, mon frère et mon père qui buvait », raconte-t-il dans les colonnes de L’Est Républicain.

« Troubles psychiatriques »

Du fait de son profil psychiatrique jugé lourd, ses « troubles » reconnus et sa carrière carcérale prolifique, selon le ministère de la Justice, le détenu de 35 ans est inscrit au registre des DPS (détenu particulièrement signalé). Il est suivi pour « radicalisation au sens très large » indique une source pénitentiaire à l’AFP. « Il n’a rien à voir avec Chiolo [le détenu radicalisé, auteur de la précedente attaque à la prison de Condé]. »

Ballotté de prison en prison, Francis Dorffer a fréquenté une vingtaine d’établissements. « Je vais crever en taule, alors qu’est-ce que je risque ? Je peux tuer encore, frapper, faire toutes les conneries, ça ne sera pas pire pour moi », avait-il lâché gravement, en 2006 devant la cour d’assises de la Moselle. Il était alors jugé pour l’assassinat sauvage de son codétenu.

Pour rappel, dans la nuit du 14 au 15 septembre 2003, un différend au sujet d’un programme télévisé éclate entre Francis Dorffer et Michel Gober, son compagnon de cellule à la prison de Metz-Queuleu. Le premier ne supporte plus le second notamment par peur de ses « pratiques vaudou », détaille Me Thomas Hellenbrand. Il le frappe, le bâillonne, le ligote et l’égorge avec une fourchette. Gober, 19 ans et originaire de la Guyane, devait être libéré quinze jours plus tard. Cette affaire vaut à Francis Dorffer sa plus longue peine : 30 ans de réclusion, assortie de 20 ans de sûreté.

Un mode opératoire récurrent

Mais ce sont ses six prises d’otages en prison qui fondent sa « notoriété ». En 2006, il retient une psychiatre à la prison de Nancy, en 2009, un surveillant à Clairvaux (Aube), en 2010, un psychiatre à la Santé (Paris), en 2011, un gardien à Poissy (Yvelines) et en juin 2017, avec deux autres détenus, il maintient en captivité un surveillant de la maison centrale d’Enseisheim (Haut-Rhin). Il est condamné en avril 2018 à Colmar, à 12 ans de prison.

Bien qu’elles se soient toutes terminées sans blessé et par une reddition du forcené, ses attaques à répétition posent la question de la gestion des détenus dangereux. Et les revendications de Francis Dorffer vont toujours dans le même sens : faire pression sur l’administration pénitentiaire pour céder à ses demandes. Il souhaite par-dessus tout se rapprocher de sa femme, la sœur d’un ancien codétenu rencontrée au parloir en 2008, et de leur enfant.

La prison de Condé-sur-Sarthe, où il est incarcéré depuis moins de deux ans, n’y a pas fait exception. « Hier soir, un détenu tristement célèbre pour ses faits de violence et de prises d’otages, a tendu un piège à deux surveillants de Condé sur Sarthe », rapporte le syndicat FO Centre Pénitentiaire Alençon-Condé-sur-Sarthe. C’est après avoir servi le repas « dans la dernière cellule » qu’il serait passé à l’action.

Muni « visiblement d’une arme artisanale, un pic », selon une source syndicale pénitentiaire, le forcené s’est plaint de ne pas recevoir ses médicaments – « en l’occurrence du Subutex » – et du placement de son fils de 9 ans alors que son épouse a entamé une procédure de divorce, d’après les informations du Parisien. Il aurait aussi demandé « la révision de sa situation pénale et son transfert dans un autre établissement » ajoute le syndicat FO Centre Pénitentiaire Alençon-Condé-sur-Sarthe.

Manifestation des surveillants

En raison de son profil de récidiviste, les surveillants faisaient « plus attention » à lui, déclare Emmanuel Guimaraes, délégué national FO pénitentiaire. « Pour autant, l’administration l’avait classé auxiliaire [un statut délivré à des « détenus de confiance »], c’est-à-dire qu’il avait la possibilité, la charge de distribuer les repas pour les détenus donc il avait des accès à plus de lieux en général ».

Ce mardi, une partie du personnel de surveillance de l’établissement s’est mise à l’arrêt. « On a décidé de ne pas prendre le service ce matin à 7 heures, l’équipe de nuit est toujours à l’intérieur », a déclaré Frédéric Eko, membre du Snepap-FSU. « Nous demandons plus d’écoute, car nous savions que ce détenu allait passer à l’acte, il avait changé de comportement et nous avions fait remonter l’information. Pourtant, il était classé auxiliaire, c’est-à-dire qu’il aidait à servir les repas, à faire le nettoyage, tout cela pour acheter la paix sociale », a renchéri le syndicaliste.

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