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Lille-Bordeaux: Que se passe-t-il avec Younousse Sankharé, le mal-aimé des Girondins?

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FOOTBALL L’ancien Lillois qui ne joue plus depuis l’arrivée de Paulo Sousa a rencontré ses dirigeants cette semaine

C’est l’histoire de la carrière de Younousse Sankharé. Une carrière loin d’être linéaire, faite de hauts et de bas, sur laquelle il y a toujours quelque chose à dire. En bien ou en mal d’ailleurs. On ne s’ennuie jamais avec le milieu de terrain franco-sénégalais originaire de Sarcelles. Lui, peut-être un peu en ce moment… En effet, il ne joue plus beaucoup depuis la nomination de Paulo Sousa sur le banc des Girondins au début du mois de mars. Incertain toute la semaine en raison d’une blessure, il sera de nouveau absent ce dimanche (17h) au stade Pierre Mauroy pour Lille – Bordeaux.

Une situation assez inédite pour lui depuis son arrivée sur les bords de la Garonne en janvier 2017. Venu rejoindre Jocelyn Gourvennec qu’il avait connu à Guingamp après six mois compliqués au LOSC, Younousse Sankharé a toujours su s’imposer comme un maillon essentiel du jeu bordelais malgré les multiples changements d’entraîneurs (Gourvennec, Poyet et Ricardo). Alors que se passe-t-il avec le « couteau suisse » des Girondins ?

Des relations fraîches avec Sousa

Avant de se pencher sur un possible problème avec Paulo Sousa, un de ses proches souhaite mettre les choses au clair : « C’est simple depuis le départ de Gourvennec, on lui met des bâtons dans les roues. Par exemple, le club notamment l’ancienne direction à chaque mercato laissait toujours entendre que Younousse (Sankharé) était sur le départ. C’est archi-faux, il n’a jamais demandé à partir de Bordeaux ! » Bien. Mais ça ne répond pas à la question : Pourquoi celui qui reste à l’heure actuelle le meilleur passeur du club cette saison (5) ne joue plus avec le Portugais ?

Younousse Sankharé reste le meilleur passeur du club cette saison.
Younousse Sankharé reste le meilleur passeur du club cette saison. – Capture écran / Girondins

Pièce maîtresse du système de Ricardo (25 matchs), il n’a joué que 64 minutes depuis le limogeage du Brésilien. Paie-t-il son face-à-face manqué à Amiens lors de sa seule titularisation ? A ce compte-là, beaucoup de joueurs ne joueraient plus aux Girondins. Paie-t-il le fait de ne pas avoir serré la main de son entraîneur ce jour-là à sa sortie du terrain ? C’est déjà plus plausible. « Il n’a aucune explication pour l’instant. Il ne sait pas pourquoi il est parfois écarté (trois fois hors du groupe) », explique son entourage à 20 Minutes. Lors d’une réunion ce jeudi avec son agent, Eduardo Macia (directeur du recrutement) et Ulrich Ramé (directeur technique), il a eu simplement le droit à la réponse convenue dans ce genre de situation : « C’est un choix de l’entraîneur. »

Un homme blessé par « l’affaire des implants de barbe »

Au-delà de sa situation sportive, Younousse Sankharé vit avant tout un début d’année 2019 très difficile (7 matchs disputés sur les 21 du club). Déjà régulièrement dans le viseur des supporters qui lui reprochent sa nonchalance et son manque d’implication sur le terrain, l’affaire dit « des implants de barbe » n’a rien arrangé. Après une opération médicale réalisée en pleine saison, il a dû faire face à des complications (notamment de la fièvre) et être absent bien plus longtemps que prévu (un mois).

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Girondins de Bordeaux : Younousse Sankharé absent à cause… d’implants de barbe! http://dlvr.it/R071nj  via @20minutesBord

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Rendue publique, cette affaire d’ordre privé a fait les choux gras de la presse et de ses détracteurs : « Il a été très touché par ce qu’il s’est dit sur lui à ce moment-là. Derrière le joueur, il ne faut jamais oublier qu’il y a un homme. Mais Younousse (Sankharé) est un battant. Il ne lâchera pas. Il a toujours su rebondir », rappelle un ami. En effet, le milieu de terrain n’est pas du genre à se cacher, à fuir ses responsabilités. Il est souvent monté au front lors des différentes crises sportives traversées par le club ces derniers mois. Contrairement à d’autres qui se cachaient.

Pas forcément partant pour l’instant ?

Reste maintenant à savoir comment l’ancien Lillois va rebondir. Et surtout où ? Aux Girondins, une nouvelle fois, ou ailleurs. Reçu par la direction cette semaine au Haillan, son clan a fait passer un message : « Aujourd’hui, Bordeaux reste sa priorité. Point barre. Il se sent très bien ici dans le club mais aussi la ville. » On peut le comprendre, Younousse Sankharé a un beau contrat (2021). Et la position du club dans tout ça ? A part dire que « ce n’est plus le club Med ici », celle-ci reste aujourd’hui extrêmement floue comme avec la plupart des joueurs de l’effectif actuel. Ça, c’est pour le discours officiel.

Younousse Sankharé ne souhaite pas partir à tout prix pour le moment.
Younousse Sankharé ne souhaite pas partir à tout prix pour le moment. – Nicolas Tucat / AFP

Mais si sa situation sportive n’évolue pas d’ici la fin du championnat, Younousse Sankharé ne restera sûrement pas en Gironde. Et un départ pourrait au final arranger tout le monde. A 29 ans, le joueur suivi de très près par un club de milieu de tableau de Liga pourrait alors relancer sa carrière dans un contexte beaucoup plus sain. De son côté, le club ne fermera pas la porte car le joueur a encore une valeur marchande (5 millions d’euros). Dans la situation économique du club, ce sera toujours ça de pris. Selon nos informations, une nouvelle réunion est prévue à la fin de la saison entre toutes les parties.

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Bordeaux

Canada : Un gâteau servi lors d’une fête d’école contenait du cannabis

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INGRÉDIENT MYSTÈRE L’école invite les personnes qui auraient consommé du gâteau à consulter un médecin en cas de doute

 

Un « space cake » servi à des enfants ? La police de Nouvelle-Ecosse (Canada) a ouvert une enquête pour comprendre comment du cannabis s’était retrouvé dans un gâteau servi lors d’une fête d’école ce vendredi.

Ce « gâteau à la mélasse suspecté de contenir du THC » aurait provoqué des malaises chez plusieurs adultes et enfants, selon un communiqué de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). Les faits sont survenus à Eskasoni, au nord-est de la province.

Jeter les restes du gâteau

« Parmi les individus qui se sont rendus à l’hôpital, certains sont testés positifs au THC », ajoute la GRC. Selon la chaîne CBC, la mère d’une fillette de 8 ans est tombée des nues quand l’hôpital lui a annoncé que sa fille, prise d’un malaise, avait ingéré ce principe actif du cannabis.

Le gâteau a été fourni par un traiteur. La police cherche à déterminer s’il s’agit d’une erreur ou d’un acte volontaire. Sur Facebook, l’école concernée a invité les participants de la fête à voir un médecin si nécessaire et à jeter toute nourriture qu’ils auraient pu rapporter chez eux. La consommation du cannabis est légale au Canada depuis octobre 2018, mais l’âge minimal pour s’en procurer est fixé à 18 ans, et 21 ans au Québec.

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animaux

Australie : Des dizaines de koalas morts après la destruction d’une plantation

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ANIMAUX Un incident « très navrant », ont déploré les autorités de l’État de Victoria, dans le sud du pays. La destruction d’une plantation d’eucalyptus a nécessité d’euthanasier des dizaines de koalas et 80 autres, blessés et souffrant de faim, ont été pris en charge

 

Des dizaines de koalas ont été euthanasiés et plus de 80 ont été pris en charge après la destruction d’une plantation d’eucalyptus dans le sud de l’Australie, ont annoncé lundi les autorités, qui ont ouvert une enquête.

Le ministère de l’Environnement de l’Etat de Victoria (Sud), qui a qualifié cet « incident » de « très navrant », a indiqué que les autorités chargées de la sauvegarde de la nature enquêtaient sur cette destruction d’eucalyptus près de la ville côtière de Portland.

80 koalas blessés et souffrant de faim

« Si s’avère qu’il s’agit d’un acte humain délibéré, nous attendons que cet organisme prenne rapidement des mesures à l’encontre des responsables », a déclaré le ministère.

Les auteurs de ce type de destructions sont passibles de lourdes amendes en vertu de la législation visant à protéger les animaux sauvages en Australie.

Le ministère de l’Environnement estime qu’environ 80 koalas, blessés et souffrant de faim, été pris en charge médicalement au cours du week-end, alors que les autres ont été euthanasiés.

« Nous prévoyons de transférer hors du site les animaux restants à condition qu’ils soient suffisamment en bonne santé pour être déplacés », a précisé le ministère.

Un « massacre » pour les Amis de la Terre

L’organisation «Amis de la Terre» a qualifié cette destruction de « massacre » et estimé qu’elle remontait à décembre. L’ampleur du désastre a été révélée ces derniers jours lorsque des habitants ont vu des koalas morts être empilés par un bulldozer.

Les incendies dévastateurs dans le sud et l’est de l’Australie ont déjà détruit au cours des derniers mois de vastes étendues de forêts, dans lesquelles vivent les koalas, un animal « vulnérable » dont la population décline de manière spectaculaire.

Les producteurs forestiers assurent mener l’enquête

L’association australienne des producteurs forestiers a indiqué qu’un entrepreneur avait abattu des arbres en novembre conformément aux règles de protection des animaux sauvages et que c’est par la suite que les arbres restants ont été détruits avec un bulldozer.

« On ne sait pas encore qui a rasé les arbres avec les koalas apparemment encore dedans, mais il est absolument certain qu’il ne s’agissait pas d’une plantation ou d’une entreprise forestière », a déclaré au journal Nine, le directeur général de cette association, Ross Hampton. Les producteurs forestiers se sont engagés à mener leur propre enquête.

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AGRICULTURE

Déviation routière près de Bordeaux : « La politique du tout voiture l’emporte toujours, alors que ça ne fonctionne pas »

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AMENAGEMENT Environ 150 militants écologistes, dont le mouvement Extinction Rebellion, ont manifesté ce dimanche en Gironde sur le chantier de la déviation routière du Taillan-Médoc, qui vient tout juste de démarrer

 

Vingt degrés un 2 février… Le temps idéal pour mobiliser les troupes à l’occasion d’une manifestation contre un projet de déviation routière près de Bordeaux. Et l’occasion de rappeler pour ces militants écologistes, que « le réchauffement climatique ce n’est pas que le délire de quelques collapsologues… »

Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde
Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde – Mickaël Bosredon/20 Minutes

Ce dimanche midi, quelque 150 personnes se sont donc réunies à Saint-Aubin-De-Médoc, aux confins de la métropole de Bordeaux, point de départ de la fameuse « déviation routière du Taillan-Médoc » dont les travaux viennent tout juste de démarrer. A l’appel d’ Extinction Rebellion, ANV (Action Non-Violente) COP 21, et d’associations environnementales locales comme Natur’Jalles, ces militants sont venus dire, dans le calme, leur opposition à ce projet qui va selon eux fortement impacter les sols, les cours d’eau et la biodiversité du secteur.

Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020.
Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020. – Extinction Rebellion

Sous le regard de quelques gendarmes, les manifestants ont formé une chaîne humaine pour dessiner les mots « SOS » et « STOP ». « L’idée avec cette action symbolique est de soutenir les recours juridiques déposés contre ce projet par les associations Natur’Jalles et France Nature Environnement, et d’alerter les magistrats qui vont examiner ce dossier le 12 février, explique Elodie, d’Extinction Rebellion Bordeaux. Nous voulons que ce projet soit remis à plat, et nous ne nous arrêterons pas là si jamais la décision du 12 ne nous est pas favorable. »

mibosredon@mibosredon

« Nous sommes le vivant nous sommes la nature qui se défend » scandent les manifestants contre le projet de déviation routière du Taillan-Medoc en #Gironde #Bordeaux #environnement #route

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Déjà plusieurs recours par le passé

Ce nouveau recours, c’est un peu la tuile pour les porteurs du projet – le conseil départemental de la Gironde et la maire du Taillan-Médoc Agnès Versepuy – qui pensaient bien en avoir enfin fini avec la contestation. Ce dossier vieux de plus de 30 ans, a en effet déjà connu son lot de recours et d’annulations devant le tribunal administratif, en raison de la menace qu’il fait porter sur l’habitat naturel d’une centaine d’espèces animales (papillons, batraciens…), dont certaines sont menacées de disparition.

Après avoir revu sa copie, réduit une partie de l’infrastructure, et compensé une partie des destructions par la création de nouveaux habitats naturels, le conseil départemental, qui a obtenu en septembre dernier le feu vert du conseil national de la protection de la nature (CNPN), puis celui de la préfecture de la Gironde, se disait cette fois-ci confiant pour mener à bien la réalisation de ce nouveau barreau routier de 8 km. Assurant avoir désormais toutes les garanties environnementales, les premiers coups de pioche étaient donnés en novembre.

Une menace pour l’eau potable ?

Mais patatras, le 23 janvier dernier, Natur’Jalles et FNE Nouvelle Aquitaine déposaient un nouveau recours en annulation auprès du tribunal administratif de Bordeaux pour contester la décision de la préfète de la Gironde. Et les deux associations d’exiger l’arrêt des travaux.

Pour apporter de l’eau à leur moulin, elles s’appuient de surcroît sur un nouveau rapport, commandé à un géologue, qui affirme que ce projet fait peser une menace de pollution sur une source d’eau potable qui alimente en partie la métropole de Bordeaux. Ce que le conseil départemental réfute.

La goutte d’eau…

Quoi qu’il en soit, ce nouvel élément est en train de susciter une mobilisation contre le projet plus large que jamais. Extinction Rebellion reconnaît ainsi que ce nouveau rapport, c’est un peu la goutte d’eau… « Cela a été pour nous l’élément déclencheur, car désormais toute la métropole est concernée, et XR ne peut pas laisser passer ça, poursuit Elodie. Mais nous ne sommes pas pour autant que des bobos bordelais, et tout le principe de biodiversité nous concerne, sur tous les territoires. »

Le mouvement écologiste dénonce d’une manière plus générale « la politique du tout voiture qui l’emporte toujours, alors que l’on sait que cela ne fonctionne pas : plus il y a de routes, plus il y a de lotissements, plus il y a de trafic… »

Plus de 1.000 camions traversent chaque jour la ville du Taillan

Pourtant, les habitants du Taillan-Médoc, qui voient leur commune traversée chaque jour par 20.000 véhicules, dont 1.000 à 1.500 camions, sont très majoritairement favorables à ce projet qu’ils attendent de longue date. « Aujourd’hui il y a une thrombose très importante au Taillan, il faut agir pour la vie de ces habitants », expliquait ainsi Alain Renard, vice-président du conseil départemental, à 20 Minutes en novembre dernier. L’élu met aussi en avant « l’enjeu pour toute la liaison entre le Médoc et la métropole » que représente cette déviation.

Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d'un barreau routier de 8 km.
Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d’un barreau routier de 8 km. – Mickaël Bosredon/20 Minutesckaël Bosredon/20 Minutes

« Je comprends les habitants du Taillan, assure Elodie d’Extinction Rebellion, mais je pense que l’on n’a pas assez étudié d’autres solutions, avec des routes existantes. Surtout, en construisant une nouvelle déviation, on ne s’attaque pas à la racine du problème ; il vaudrait mieux réfléchir sérieusement à relancer le fret. »

Le conseil départemental, espère de son côté que le tribunal administratif ne lui mettra pas de nouveau des bâtons dans les roues, et qu’il pourra achever son chantier pour 2022 comme c’est envisagé. Au mieux.

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