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«Le Secret de la sauce samouraï»: Un film amateur évoque la gentrification en cours à Marseille

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COLLABORATIF Tourné à Belsunce avec des jeunes amateurs, ce film collaboratif est une savoureuse comédie au cœur d’un sujet d’actualité : la question de la gentrification du centre-ville de Marseille

 

Cela tchatche dur devant le théâtre de l’Œuvre, jolie salle à l’italienne du quartier Belsunce à Marseille. Dans quelques minutes, Karim, Djovany, Cyrine et les autres vont découvrir le long-métrage dans lequel ils ont tourné l’été dernier. Pour l’heure, c’est le moment des selfies de groupe devant l’affiche du film, au titre prometteur : Le Secret de la sauce samouraï. Les rires, les vannes fusent. « Tu vois là, c’est écrit Paramount, Universal ! » En fait de producteur, le long visage de l’Abbé Pierre se pose en logo. Sa fondation est l’unique financeur de ce projet collaboratif né lors d’ateliers théâtre, rap et écriture que la compagnie Mémoires Vives a l’habitude de mener dans les quartiers nord.

« La sauce n’a pas pris à la Busserine, on est venus ici un peu comme des réfugiés politiques », annonce en préambule Yann Gilg, directeur artistique de la compagnie. Une pique à peine voilée envers la mairie de secteur, tenue par Stéphane Ravier (RN). Qu’à cela ne tienne, le projet s’est (re) lancé à Belsunce, quartier populaire du centre-ville de Marseille, séparé de Noailles par la Canebière. « Cette idée a pris tout son sens ici, c’est un film presque prémonitoire », ajoute celui qui a donné carte blanche au réalisateur Benjamin Prat. Il s’en est donné à cœur joie dans les références aux films de genre, avec cette envie de départ : « On va faire un film de kung-fu qui parle de rénovation urbaine. »

Le pitch de l’histoire ? Le cabinet Babylon déboule dans le quartier pour mener une pseudo-consultation sur la construction d’une résidence de luxe. A l’issue des expropriations, la promesse d’un quartier apaisé: adresses bios, aspirateurs à bobos (toute ressemblance avec des faits réels…). Au snack du coin, un jeune héros, fan de web-série (celle qu’il tourne avec deux acolytes est un savoureux film dans le film), décide d’entrer en résistance. Mais pour combattre « le kung-fu de la main invisible », il lui faut acquérir tous les secrets du « kung-fu du kebab ». On vous voit sourire, mais derrière cet apprentissage traité avec humour – on rit beaucoup dans ce premier long-métrage – le propos se fait bien plus politique qu’il en a l’air.

« Le fast-food, cela fait partie de notre mode de vie »

A Marseille, on ne joue pas avec les snacks. « C’est comme si tu étais à la maison, tu es bien, avec tes potes, tu fais le bruit que tu veux », sourit Djovany, 21 ans, qui a découvert à l’écran son potentiel comique – c’est lui qui incarne le jeune « Jedi ». « Ici en ville, c’est populaire, on voit les paraboles dehors, le linge qui sèche aux fenêtres, je n’ai pas envie que ça change, continue Mehdi, 20 ans. Tout ce qui est fast-food, cela fait partie, à nous les jeunes, de notre mode de vie. » On lui doit les passages de rap dans le film, dont celui-ci où il attaque : « Solange Biaggi/Robert Ménard/Même combat contre les kebabs ».

Car Le Secret de la sauce samouraï fait appel à tous les talents de ses jeunes comédiens et comédiennes, comme Daniel fan de parcours, ou Cyrine qui fait du théâtre depuis ses 13 ans et « a surkiffé le cinéma ». « On a beaucoup ri sur le tournage, j’en garde un super souvenir. Et en même temps, on montre que c’est un sujet important par rapport au centre-ville de Marseille, dit-elle. Cela passe mieux avec la comédie qu’en étant sérieux ». Le film doit être diffusé jeudi 25 avril au cinéma Le César à Marseille. En attendant d’autres dates qui, on l’espère, arriveront. Car un film associatif qui, avec ses jeunes acteurs, en dit long sur Marseille et le combat de certains collectifs contre la gentrification en marche, ce n’est pas rien.

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VIDEO. «Le Roi Lion»: Cette nouvelle version «live» est une merveille de techniques et d’émotions

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LIVE Jon Favreau a utilisé des technologies de pointe pour sa version live du « Roi Lion » qui sort en salle ce mercredi

 

Jon Favreau a eu envie de recréer Le Roi Lion en images de synthèses d’un réalisme ahurissant après un safari en Afrique. Après avoir signé la version live du Livre de la jungle en 2016, le réalisateur démontre qu’il peut aller encore plus loin sans perdre en émotions.

Le succès du dessin animé de 1994 et de la comédie musicale de 1997 a rendu inoubliable l’histoire de Simba, lionceau dont le père a été assassiné et le trône usurpé par son oncle Scar. « J’étais convaincu que l’on pouvait respecter l’œuvre originale tout en lui donnant vie autrement », explique Jon Favreau dans le dossier de presse. Et c’est une réussite.

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Olivier Dion

@OlivierDion

Guyssss vous dire à quel point j’ai passé un bon moment. Frissons, émotions, nostalgie… Moment unique hier à l’avant-première du Roi Lion merci @DisneyFR 🦁 #LeRoiLion

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En terrain connu

La lionne Nala, le phacochère Pumba, le suricate Timon et l’oiseau Zazu, le calao à bec rouge sont de nouveau présents dans cette nouvelle version dont les péripéties demeurent fidèles au film de 1994. Les amoureux du Roi Lion évolueront en terrain familier. « Je savais que je devrais procéder avec beaucoup de soin, que c’était une immense responsabilité. Il fallait surtout ne rien abîmer », reconnaît Jon Favreau. Les musiciens Elton John, Tim Rice et Hans Zimmer ont, eux aussi, remis leurs chansons de premier opus au goût du jour.

Animation ou réalité ?

Entre prises de vues réelles et animation, le réalisateur des deux premiers Iron Manpousse encore plus loin la technologie pour livrer une expérience immersive. « C’est comme de la magie. Nous réinventons le média, » annonce-t-il. Les décors du film ont tous été intégrés à un moteur de jeu permettant à Jon Favreau d’évoluer dans l’environnement des personnages et de régler ses plans comme s’il était réellement sur place. Il a pu ainsi créer son film en réalité virtuelle avant de le mettre en chantier. Des scènes clefs comme la cavalcade des gnous ou le combat final avec les hyènes sont à couper de souffle.

Performances animales

Plus encore que dans Le Livre de la jungle, le spectateur est abasourdi par la justesse des expressions des héros animaux. Jon Favreau a capté les performances de ses acteurs avec six caméras cachées derrière des rideaux de façon à ce que les comédiens oublient la technique comme s’ils jouaient au théâtre. « La technologie s’efface pour saisir la dynamique réelle des acteurs entre eux, explique-t-il. Plus tard, les animateurs ont pris pour source ces émotions authentiques éprouvées et exprimées par des humains. » Là encore, le public est bluffé par un résultat capable de le faire vibrer comme s’il était dans la savane aux côtés de Simba et de ses amis.

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HOMMAGE De nombreuses personnalités ont rendu hommage sur les réseaux sociaux au chanteur Johnny Clegg, décédé ce mardi des suites d’un cancer à l’âge de 66 ans…

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HOMMAGE De nombreuses personnalités ont rendu hommage sur les réseaux sociaux au chanteur Johnny Clegg, décédé ce mardi des suites d’un cancer à l’âge de 66 ans…

 

Ce fervent opposant à l’apartheid a révolutionné la musique en mêlant rythmes zoulous et pop occidentale. Johnny Clegg est mort à l’âge de 66 ans des suites d’un cancer du pancréas ce mardi, a annoncé son manager Rodd Quinn sur la chaîne de télévision publique sud-africaine SABC. De Yannick Noah à Hélène Segara en passant par Nagui, les stars qui ont croisé la route du chanteur sud-africain pleurent un artiste immense et modeste.

« C’est l’une des plus grandes émotions de ma vie. Cette nuit où tu as chantéAsimbonanga pour la première fois à Madiba (cette chanson était dédiée à l’ancien président sud-africain, Nelson Mandela). On était présent avec André Agassi et Boris Becker (deux anciens champions de tennis). Respect à toi pour toujours mon ami ! Tu as fait la différence pour nous tous », a salué Yannick Noah sur Instagram.

De son côté, Nagui est « extrêmement triste d’apprendre le décès de Johnny Clegg » et souligne la « belle générosité » de l’artiste.

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LAAM@LaamOfficial

ADIEU MONSIEUR JOHNNY CLEGG
MERCI 🙏🙏🙏🙏
LE MONDE PERD UN GRAND HOMME 😢😢😢😢😢😢😢😢😢😢😢😢

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Sur Twitter, la chanteuse Lâam estime que le « monde perd un grand homme ».

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Gérard Louvin

@GLouvin

Un grand Monsieur nous a quitté beaucoup trop tôt ..grand talent et gentillesse #Johnnyclegg

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Le producteur Gérard Louvin se souvient du « grand talent » de Johnny Clegg et n’oubliera jamais sa « gentillesse ».

« Toute une époque qui s’en va » pour la fille de Renaud

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Hélène Ségara

@helenesegaraoff

Lorsque j’ai soumis ma reprise à jhonnyclegg pour cette chanson, il m’avait demandé de ne pas oublier de citer les noms d’illustres militants qui combattaient l’appartheid Vídeo [Heléne Segara] Mandela https://youtu.be/FA4Edt-s3c8  via @YouTube #RIPjhonnyclegg 🙏🏻

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Hélène Ségara rappelle l’engagement de l’artiste contre l’apartheid. « Lorsque j’ai soumis ma reprise à Johnny Clegg pour cette chanson, il m’avait demandé de ne pas oublier de citer les noms d’illustres militants qui combattaient l’apartheid », écrit-elle sur Twitter.

Pour Lolita Séchan, la fille de Renaud, le décès de Johnny Clegg marque « toute une époque qui s’en va ». C’est ce qu’elle a posté en légende de la pochette de l’album Putain de camion dans lequel figure la chanson Jonathan que Renaud avait écrite en hommage à Johnny Clegg.

Dans cette chanson sortie en 1988, le chanteur rendait hommage à l’engagement du Zoulou blanc : « Entre guitare et fusil, Jonathan a bien choisi. Ses chansons sont des pavés. Des brûlots qui donnent des ailes aux marmots. Sa musique a fait rouiller les barbelés et scié bien des barreaux à Soweto, dans le ghetto. Jonathan pourtant ne porte aucun drapeau ». Renaud avait aussi produit l’album One Life de Johnny Clegg, sorti en 2006.

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Min. Nathi Mthethwa

@NathiMthethwaSA

A towering giant has fallen with the passing of legendary Singer-songwriter & Anthropologist Johnny Clegg. Our hearts are sore & as he famously sang in Asimbonanga « oh the sea is cold & the sky is grey » as we contend with the loss of a torchbearer of our struggle for freedom.

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L’Afrique du Sud est en deuil et les hommages se sont multipliés là-bas. Sur Twitter, le ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture Nathi Mthethwa écrit : « Notre cœur est plein de douleur. Comme il l’a chanté dans Asimbonanga, « Oh, la mer est froide et le ciel est gris » alors que nous regrettons la perte d’un porte-flambeau de la lutte pour la liberté ».

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⭐️Yannick Nyanga⭐️

@YannickNyanga

Ses chansons ont bercé mon enfance. Ses messages étaient tellement puissants.
Comme Mandela, il prônait la paix entre les peuples. Toutes mes condoléances au peuple sud-africain 🙏🏾#RIPJohnnyClegg #WhiteZulu #Idol Johnny Clegg-Great Heart https://youtu.be/Oeqnmua-QQ8 

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Le rugbyman français Yannick Nyanga se souvient quant à lui du tube Great Heart et adresse ses « condoléances au peuple sud-africain » « Ses chansons ont bercé mon enfance. Ses messages étaient tellement puissants. Comme Mandela, il prônait la paix entre les peuples », ajoute le sportif.

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Bordeaux: Le feu d’artifice a tourné court, la barge de lancement a pris feu

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TUILE Les Bordelais n’ont eu droit qu’à un tout petit feu d’artifice. Le bateau d’où étaient tirées les fusées a pris feu

 

Un incendie a eu raison du feu d’artifice dimanche soir à Bordeaux. Le spectacle n’a duré que seize petites minutes, puis s’est poursuivi sur la Garonne en mode gyrophares. Il a été interrompu quand des flammes sont apparues sur le bateau d’où les artificiers tiraient les fusées.

Selon Sud Ouest qui a joint un responsable de la société chargée du spectacle pyrotechnique, c’est le « moteur qui sert à relever l’ancre de la barge qui a pris feu ». Les flammes se sont ensuite propagées au groupe électrogène du bateau. Les pompiers ont mis une vingtaine de minutes pour venir à bout du sinistre qui n’a fait aucun blessé.

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Poupimali@Poupimali

Petite panique à #Bordeaux pour les feux du 14 juillet.
La barge devant la place de la Bourse sur la Garonne a pris feu…

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Thomas Despre@ThomasDespre

Flash : Après l’embrasement du bateau qui lançait les fusées. Le feu d’artifices de #Bordeaux ne reprendra pas. #14juillet @SO_Bordeaux

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Nour@TitriteN

Franchement le feux d’artifice de Bordeaux était vraiment pas top

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Après cette longue interruption, et probablement faute de « munitions », les festivités n’ont pas repris. Ce 14-Juillet un peu particulier a été immortalisé par les internautes, tantôt compréhensifs, tantôt bougons.

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