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La «taxe Gafa» adoptée au Sénat

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FISCALITE Portée par Bruno Le Maire, cette taxe, qui vise une trentaine de géants du numérique, devrait rapporter 650 millions d’euros l’an prochain  

 

C’est un petit pas dans la lutte contre l’optimisation fiscale. Le Sénat à majorité de droite a voté dans la nuit de mardi à mercredi, en première lecture, l’instauration d’une taxe sur les géants du numérique portée par Bruno Le Maire, inscrivant dans le texte son caractère temporaire.

La « taxe Gafa » (acronyme de Google, Amazon, Facebook et Apple), déjà adoptée à l’Assemblée nationale, doit faire de la France un des pays pionniers en la matière, en dépit de l’opposition des Etats-Unis.

La chambre haute a adopté l’ensemble du texte, qui comprend également un volet sur l’impôt sur les sociétés, par 181 voix pour et 4 voix contre et 158 abstentions. Députés et sénateurs vont maintenant tenter de se mettre d’accord sur une version commune en commission mixte paritaire, faute de quoi une nouvelle lecture sera nécessaire. La « taxe Gafa à la française » s’inspire largement d’un projet européen qui n’a pas abouti en raison des réticences de l’Irlande, de la Suède, du Danemark et de la Finlande.

3 % du chiffre d’affaires français

Pour le ministre de l’Economie, cette solution unilatérale doit servir de « levier » dans les négociations internationales, dans l’attente d’un aboutissement des travaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le ministre a de nouveau pris l’engagement de la « retirer immédiatement dès qu’il y aura un consensus au niveau de l’OCDE ».

Il a aussi estimé, en réponse aux inquiétudes formulées par le rapporteur de la commission des Finances Albéric de Montgolfier (LR), « qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter de la solidité juridique » du dispositif. Concrètement, la taxe doit concerner les activités numériques qui « créent de la valeur grâce aux internautes français ».

Elle vise les entreprises qui font un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de plus de 750 millions d’euros dans le monde, dont 25 millions d’euros pouvant être rattachés à des utilisateurs localisés en France. L’idée est de les imposer à hauteur de 3 % du chiffre d’affaires réalisé en France sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes.

Une trentaine d’entreprises concernées

Elle devrait s’appliquer à une trentaine de groupes comme Meetic, Amazon, Airbnb, Instagram ou encore la française Criteo, et rapporter 400 millions d’euros en 2019, puis 650 millions en 2020.

Critique vis-à-vis d’un dispositif « mal préparé », le groupe LR a néanmoins choisi de soutenir « le principe de cette taxe, dans le seul espoir qu’elle permette d’accélérer les négociations au sein de l’OCDE ». Elle a reçu également le soutien des centristes et des Indépendants. Pour la gauche, « la taxe va dans le bon sens, mais reste largement insuffisante ».

Les sénateurs ont souhaité « sécuriser » le dispositif en renforçant la protection des données personnelles des utilisateurs français et en prenant en compte la double imposition qui pourrait frapper des entreprises déjà soumises à l’impôt sur les sociétés en France. Surtout, ils ont inscrit dans la loi le caractère « temporaire » de la taxe, prévoyant son extinction au 1er janvier 2022.

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Bordeaux

Bordeaux: La moitié des urgences d’un hôpital en arrêt maladie

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SANTE Aux urgences de Saint-André, un des sites du CHU de Bordeaux, huit infirmiers sur 13 et six des 10 aides-soignants étaient en arrêt maladie, ce mercredi

 

Mercredi très difficile pour les urgences de l’hôpital Saint-André de Bordeaux. Plus de la moitié des aides-soignantes et infirmières du service n’ont pu assurer mercredi leur travail « pour raisons de santé », a-t-on appris auprès du collectif Inter-Urgences qui a dénoncé un « sous-effectif quasi quotidien ».

« En grève depuis un mois déjà, les paramédicaux de Saint-André dénoncent un sous-effectif quasi quotidien. L’effectif minimum n’étant que rarement atteint malgré les assignations, la direction pallie le problème par le recours à des professionnels extérieurs, non habitués aux spécificités du service », a expliqué le collectif dans un communiqué.

« Les agents s’épuisent chaque jour à prendre en charge dans des conditions anormales les patients, et ce depuis trop longtemps. La ministre de la Santé Agnès Buzyn comme la direction de l’hôpital entend manifestement garder un cap mortifère et laisser la situation pourrir », a-t-il poursuivi. « Après les services d’urgences de Lons-le-Saunier, Saint-Antoine, Châlon-sur-Saône ou encore Lariboisière, les soignants sont dans l’incapacité d’assurer le travail », selon le collectif.

« Les collègues craquent les uns après les autres »

Aux urgences de Saint-André, un des sites du CHU de Bordeaux, huit infirmiers sur les 13 nécessaires chaque jour étaient en arrêt maladie mercredi. Pour les aides-soignants, six étaient en arrêt, alors qu’ils devraient être 10, selon une aide soignante membre du collectif, qui ne souhaite pas être nommée.

« Depuis 15 jours, les collègues craquent les uns après les autres. En plus, on a eu une vague ces dernières semaines d’accidents du travail. L’une s’est blessée avec un brancard, une autre s’est arrêtée en burn-out… », a-t-elle dénoncé.

« C’est l’aboutissement d’un processus qui dure depuis longtemps. […] Ça fait plus de trois ans qu’on est dans une démarche d’alerte. Les conditions de travail se sont dégradées à partir de 2013 lorsque les départs n’ont pas été remplacés. On a perdu une équipe de 10 infirmiers en 10 ans », a-t-elle précisé.

Un mouvement national a démarré il y a près de trois mois et est suivi par quelque 80 services d’urgences dans toute la France, selon Inter-Urgences.

La direction du CHU de Bordeaux n’a pu être jointe.

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Art

«Salvator Mundi». Le tableau le plus cher au monde serait sur le yacht du prince saoudien MBS

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CHEF-D’ŒUVRE L’œuvre aurait été embarquée au milieu de la nuit dans l’avion de MBS et installée sur son bateau, «Le Serene»

 

Le tableau le plus cher au monde voguerait-il sur le yacht du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane ? C’est en tout cas ce qu’affirme Kenny Schachter, un spécialiste du marché de l’art qui croit avoir localisé le Salvator Mundi de Léonard de Vinci, porté disparu depuis son achat pour une somme vertigineuse il y a un an et demi.

L’œuvre attribuée au maître de la Renaissance a été acquise pour 450 millions de dollars (environ 398 millions d’euros) lors d’une vente aux enchères organisée en novembre 2017 par la maison Christie’s, pulvérisant tous les records du marché de l’art.

Jamais montré en public depuis son acquisition

Depuis, le tableau de 65 cm sur 45, où le Christ émerge des ténèbres bénissant d’une main le monde tout en tenant un globe transparent dans l’autre, n’a jamais été montré en public, suscitant des interrogations sur son acheteur, sa localisation et même son authenticité. Certains spécialistes ont jugé qu’il pourrait avoir été réalisé par des disciples de Léonard de Vinci et non par le maître lui-même.

Officiellement, il a été acquis pour compléter la collection du Louvre Abu Dhabi. Mais selon les informations du Wall Street Journal, l’acheteur serait en fait le prince saoudien Badr ben Abdallah, agissant au nom du puissant prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, surnommé MBS, lequel n’a jamais confirmé ni démenti.

En attendant l’aménagement d’un site culturel ?

Kenny Schachter, collectionneur et marchand d’art basé à Londres, a conforté lundi cette hypothèse sur le site Artnet.com, consacré au marché de l’art. « Apparemment, l’œuvre a été embarquée au milieu de la nuit dans l’avion de MBS et installée sur son yacht, Le Serene », a-t-il écrit, en citant plusieurs sources, dont deux impliquées dans la transaction.

« La peinture avait été retrouvée en lambeaux, divisée en cinq pièces. Elle a dû être rattachée pendant sa restauration (…). Quel mal pourrait bien lui faire une éclaboussure d’eau salée ? », ironise-t-il dans sa tribune.

Pour le spécialiste, le tableau restera en mer en attendant que l’Arabie saoudite parvienne à transformer la région d’Al-Ula en site culturel attirant les touristes internationaux. En début d’année, des musiciens internationaux s’y sont déjà produits, dans un auditorium en verre érigé au milieu des ruines préislamiques de cette zone désertique du nord-ouest saoudien.

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Art

Pourquoi Justin Bieber a-t-il défié Tom Cruise pour un combat dans l’octogone?

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MISSION IMPOSSIBLE Le chanteur canadien Justin Bieber n’a aucun antécédent connu avec Tom Cruise

 

Dimanche, sur Twitter, Justin Bieber s’est fait remarquer par un tweet, entre la blague et le coup de sang : il défie Tom Cruise pour un combat. Un rendez-vous lancé sur un ring de MMA, aussi appelé octogone, qui rappelle le combat tant attendu entre Booba et Kaaris en France.

Justin Bieber

@justinbieber

I wanna challenge Tom Cruise to fight in the octagon. Tom if you dont take this fight your scared and you will never live it down. Who is willing to put on the fight? @danawhite ?

81,7 k personnes parlent à ce sujet

Mais revenons à notre Justin. Le chanteur ne justifie pas cette provocation… Peut-être que l’interprète de Baby veut seulement démontrer au monde ses talents de boxeur. En effet, il pratique ce sport depuis quelque temps, aux côtés notamment de l’ancien champion Floyd Mayweather.

Un challenge qui prend de l’ampleur

L’acteur de Mission Impossible n’a pas répondu au tweet de Bieber, mais la toile s’enflamme déjà. Le site de pari sportif Betonline a déjà lancé les hostilités, donnant un léger avantage à Cruise.

L’autre silence provient de l’UFC (Ultimate Fighting Championship), la principale organisation de combat libre aux Etats-Unis. Pourtant, dans son tweet, Justin Bieber mentionne Dana White, le président de cette fédération. Seule, la voisine canadienne, l’UFC Canada a réagi, perplexe…

Justin Bieber

@justinbieber

I wanna challenge Tom Cruise to fight in the octagon. Tom if you dont take this fight your scared and you will never live it down. Who is willing to put on the fight? @danawhite ?

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Un nouveau Fight challenge ?

On hésite entre le coup de com, un nouveau pétage de plombs de Bieber, ou une private joke entre les deux stars. Pourtant, on le pensait calmé depuis son mariage avec le mannequin Hailey Baldwin. En tout cas, Justin Bieber a renchéri par un tweet incluant un vidéo montage assez grotesque mettant en scène le combat des deux stars.

Justin Bieber

@justinbieber

Damn Tom this didn’t go as planned https://m.youtube.com/watch?v=Ilk0DWjercY 

8 692 personnes parlent à ce sujet

Le chanteur a peut-être lancé une nouvelle mode concernant les « challenges » puisque Conor McGregor, le champion irlandais de l’Ultimate Fighting Championship, a proposé son aide pour organiser le combat, mais il en a surtout profité pour défier un autre acteur américain : Mark Walhberg.

Conor McGregor

@TheNotoriousMMA

I challenge Mark Walhberg on the very same card.
Back when mark wahlberg was marky mark, I’d’ve still slapped the ears off him and took my ufc shares back.
McGregor Sports and Entertainment

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