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Transport

Hauts-de-France: La SNCF va devoir livrer tous ses secrets pour l’ouverture à la concurrence

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TRANSPORTS L’opérateur historique de transports ferroviaire est accusé de rétention d’informations par la région

 

Gagner du temps. La région des Hauts-de-France a annoncé son intention d’anticiper l’ouverture à la concurrence de ses lignes de TER avant l’échéance fixée à l’horizon 2023 par Bruxelles. Une façon de prendre les devants doublement nécessaire pour la région. D’abord parce que le processus normal s’avère long. Mais aussi pour mettre les choses à plat avec de la part de la SNCF. En effet, selon la région, l’opérateur historique fait de la rétention d’informations, empêchant tout diagnostic fiable de la situation du TER dans les Hauts-de-France. Pour autant, bon gré, mal gré, la SNCF va devoir parler.

« Le même principe que pour l’électricité ou les télécoms »

En ce qui concerne l’exploitation des trains régionaux, la SNCF jouit toujours d’un monopole. Mais, comme c’est déjà le cas pour le fret, ce monopole sur les TER n’existera plus d’ici à 2023 avec la mise en place d’une directive européenne obligeant les états membres à ouvrir ces lignes à la concurrence. « C’est exactement le même principe que pour l’électricité ou les télécoms qui va être appliqué au train », explique maître Amélie Poulain, avocate spécialisée en droit de la concurrence.

Ainsi, pour que la région puisse réaliser ses appels d’offres, la SNCF doit lui mettre à disposition un certain nombre d’informations. Sauf que, selon Franck Dhersin, vice président à la région en charge des Transports, l’opérateur historique traîne des pieds : « Il nous manque pas mal de choses, notamment sur les roulements de matériel roulant, les affectations de personnel ou l’organisation de la maintenance », assure-t-il.

« Dans ce cas, la SNCF ne peut pas invoquer le secret des affaires car elle intervient sur une concession de service public. Dès lors, la législation lui impose de fournir les informations à l’autorité organisatrice, en l’occurrence la région », précise maître Poulain.

La SNCF encourt des sanctions financières et administratives

De son côté, la SNCF assure qu’elle « transmet les données » sans pouvoir « toutefois en faire la liste ». Un effort insuffisant pour la région, laquelle a saisi l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer). L’institution a d’ailleurs confirmé à 20 Minutes qu’elle allait engager une procédure de règlement de différend entre les parties. Après instruction du dossier, l’Arafer disposera de six semaines pour livrer sa décision. Une décision à laquelle la SNCF devra se plier au risque de se voir infliger des sanctions financières et administratives.

« La SNCF pourrait être accusée d’abus de position dominante si elle ne collaborait pas. Mais je pense qu’il s’agit plutôt de gagner du temps pour s’adapter et anticiper au mieux l’arrivée de concurrents », analyse maître Poulain.

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AGRICULTURE

Déviation routière près de Bordeaux : « La politique du tout voiture l’emporte toujours, alors que ça ne fonctionne pas »

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AMENAGEMENT Environ 150 militants écologistes, dont le mouvement Extinction Rebellion, ont manifesté ce dimanche en Gironde sur le chantier de la déviation routière du Taillan-Médoc, qui vient tout juste de démarrer

 

Vingt degrés un 2 février… Le temps idéal pour mobiliser les troupes à l’occasion d’une manifestation contre un projet de déviation routière près de Bordeaux. Et l’occasion de rappeler pour ces militants écologistes, que « le réchauffement climatique ce n’est pas que le délire de quelques collapsologues… »

Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde
Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde – Mickaël Bosredon/20 Minutes

Ce dimanche midi, quelque 150 personnes se sont donc réunies à Saint-Aubin-De-Médoc, aux confins de la métropole de Bordeaux, point de départ de la fameuse « déviation routière du Taillan-Médoc » dont les travaux viennent tout juste de démarrer. A l’appel d’ Extinction Rebellion, ANV (Action Non-Violente) COP 21, et d’associations environnementales locales comme Natur’Jalles, ces militants sont venus dire, dans le calme, leur opposition à ce projet qui va selon eux fortement impacter les sols, les cours d’eau et la biodiversité du secteur.

Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020.
Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020. – Extinction Rebellion

Sous le regard de quelques gendarmes, les manifestants ont formé une chaîne humaine pour dessiner les mots « SOS » et « STOP ». « L’idée avec cette action symbolique est de soutenir les recours juridiques déposés contre ce projet par les associations Natur’Jalles et France Nature Environnement, et d’alerter les magistrats qui vont examiner ce dossier le 12 février, explique Elodie, d’Extinction Rebellion Bordeaux. Nous voulons que ce projet soit remis à plat, et nous ne nous arrêterons pas là si jamais la décision du 12 ne nous est pas favorable. »

mibosredon@mibosredon

« Nous sommes le vivant nous sommes la nature qui se défend » scandent les manifestants contre le projet de déviation routière du Taillan-Medoc en #Gironde #Bordeaux #environnement #route

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Déjà plusieurs recours par le passé

Ce nouveau recours, c’est un peu la tuile pour les porteurs du projet – le conseil départemental de la Gironde et la maire du Taillan-Médoc Agnès Versepuy – qui pensaient bien en avoir enfin fini avec la contestation. Ce dossier vieux de plus de 30 ans, a en effet déjà connu son lot de recours et d’annulations devant le tribunal administratif, en raison de la menace qu’il fait porter sur l’habitat naturel d’une centaine d’espèces animales (papillons, batraciens…), dont certaines sont menacées de disparition.

Après avoir revu sa copie, réduit une partie de l’infrastructure, et compensé une partie des destructions par la création de nouveaux habitats naturels, le conseil départemental, qui a obtenu en septembre dernier le feu vert du conseil national de la protection de la nature (CNPN), puis celui de la préfecture de la Gironde, se disait cette fois-ci confiant pour mener à bien la réalisation de ce nouveau barreau routier de 8 km. Assurant avoir désormais toutes les garanties environnementales, les premiers coups de pioche étaient donnés en novembre.

Une menace pour l’eau potable ?

Mais patatras, le 23 janvier dernier, Natur’Jalles et FNE Nouvelle Aquitaine déposaient un nouveau recours en annulation auprès du tribunal administratif de Bordeaux pour contester la décision de la préfète de la Gironde. Et les deux associations d’exiger l’arrêt des travaux.

Pour apporter de l’eau à leur moulin, elles s’appuient de surcroît sur un nouveau rapport, commandé à un géologue, qui affirme que ce projet fait peser une menace de pollution sur une source d’eau potable qui alimente en partie la métropole de Bordeaux. Ce que le conseil départemental réfute.

La goutte d’eau…

Quoi qu’il en soit, ce nouvel élément est en train de susciter une mobilisation contre le projet plus large que jamais. Extinction Rebellion reconnaît ainsi que ce nouveau rapport, c’est un peu la goutte d’eau… « Cela a été pour nous l’élément déclencheur, car désormais toute la métropole est concernée, et XR ne peut pas laisser passer ça, poursuit Elodie. Mais nous ne sommes pas pour autant que des bobos bordelais, et tout le principe de biodiversité nous concerne, sur tous les territoires. »

Le mouvement écologiste dénonce d’une manière plus générale « la politique du tout voiture qui l’emporte toujours, alors que l’on sait que cela ne fonctionne pas : plus il y a de routes, plus il y a de lotissements, plus il y a de trafic… »

Plus de 1.000 camions traversent chaque jour la ville du Taillan

Pourtant, les habitants du Taillan-Médoc, qui voient leur commune traversée chaque jour par 20.000 véhicules, dont 1.000 à 1.500 camions, sont très majoritairement favorables à ce projet qu’ils attendent de longue date. « Aujourd’hui il y a une thrombose très importante au Taillan, il faut agir pour la vie de ces habitants », expliquait ainsi Alain Renard, vice-président du conseil départemental, à 20 Minutes en novembre dernier. L’élu met aussi en avant « l’enjeu pour toute la liaison entre le Médoc et la métropole » que représente cette déviation.

Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d'un barreau routier de 8 km.
Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d’un barreau routier de 8 km. – Mickaël Bosredon/20 Minutesckaël Bosredon/20 Minutes

« Je comprends les habitants du Taillan, assure Elodie d’Extinction Rebellion, mais je pense que l’on n’a pas assez étudié d’autres solutions, avec des routes existantes. Surtout, en construisant une nouvelle déviation, on ne s’attaque pas à la racine du problème ; il vaudrait mieux réfléchir sérieusement à relancer le fret. »

Le conseil départemental, espère de son côté que le tribunal administratif ne lui mettra pas de nouveau des bâtons dans les roues, et qu’il pourra achever son chantier pour 2022 comme c’est envisagé. Au mieux.

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Bordeaux

Marmande : Un homme s’empale sur un bambou en tombant d’un mur de six mètres

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FAITS DIVERS Le quadragénaire a été transporté dans un état grave au CHU de Bordeaux

 

Un homme de 41 ans a été grièvement blessé, dimanche à Marmande (Lot-et-Garonne), rapporte ce lundi Sud Ouest.

Ce père de famille a voulu escalader un mur haut de six mètres, en passant par chez ses voisins, pour atterrir dans son jardin, alors qu’il avait oublié ses clés. C’est là qu’il a chuté, et qu’il est tombé sur les cannes de bambou, coupées en biseau. Il s’est perforé les poumons.

Les secours sont rapidement intervenus pour le dégager de là, et le transporter par hélicoptère, au CHU de Bordeaux où il a été admis dans un état grave.

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Bordeaux

Bordeaux : Appel à témoins après le décès d’un motard dans une collision

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ENQUETE Une collision mortelle a eu lieu tôt ce matin entre une moto et une camionnette à Bègles, près de Bordeaux

 

Ce lundi matin vers 6 h 30, un grave accident de la route s’est produit face au 354 Route de Toulouse à Bègles, en direction de Bordeaux. Un motard a perdu la vie dans une violente collision avec une camionnette. Il n’y a pas d’autre blessé, selon la direction départementale de la sécurité publique de la Gironde.

Le conducteur de la camionnette était présent à l’arrivée de la police. Celle-ci est à la recherche de témoins de l’accident. Elle demande à toute personne susceptible de détenir des informations utiles de contacter le commissariat central de Bordeaux au 05 57 85 71 66 aux heures ouvrables et au 08 00 00 49 38 en dehors des heures ouvrables et le week-end.

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