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Gironde: Un village pour les enfants placés va ouvrir en zone rurale

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SOCIAL Courant 2020, 54 enfants confiés aux services de protection de l’enfance par la justice vont être accueillis dans un village construit à Sablons, en Gironde, par la Fondation Enfance 

 

Ce sera une première en Gironde. Courant 2020, un village un peu particulier va sortir de terre à Sablons, dans le Libournais. Chacune des neuf habitations de ce village accueillera six enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance par la justice. Ils seront encadrés par quatre éducateurs familiaux qui se relaieront pour assurer une présence constante auprès d’eux.

Le village d'enfants d'Amilly (dans le Loiret) de la fondation Enfance.
Le village d’enfants d’Amilly (dans le Loiret) de la fondation Enfance. – Jean-Philippe François.

C’est la fondation Action Enfance qui a été retenue après un appel à projets lancé en 2017 par le département de la Gironde, en charge de la protection de l’enfance. Un projet qui intervient alors qu’il y a un fort besoin de places d’accueil « On devait accueillir 3.700 enfants au début du mandat [2015] et 4.500 aujourd’hui », pointe Emmanuelle Ajon, vice-présidente du département chargée de la protection de l’enfance.

Quelle est la particularité de ce type de village ?

« On accueille les enfants de 0 à 18 ans sans organisation par tranches d’âge, on a donc la possibilité d’accueillir des fratries », explique Julie Basset, chargée du pilotage du projet au sein de la Fondation Action Enfance. C’était une demande du Département de créer des places adaptées aux enfants d’une même famille puisque les familles d’accueil ne peuvent prendre en charge plus de deux enfants de la même fratrie et que les foyers répartissent les enfants par âges. « Des enfants de 8 et 14 ans par exemple ne seront pas séparés et pourront vivre sous le même toit, se félicite Emmanuelle Ajon. Ils pourront ainsi développer des liens d’attachement ».

Comment se passe le quotidien des enfants dans ce type de village ?

La Fondation Action Enfance gère onze autres villages de ce type en France et quatre foyers. « Les éducateurs sont présents au quotidien pour faire les courses, coucher les enfants, faire les devoirs, etc., cela crée une proximité, développe Julie Basset. Un des éducateurs familiaux dort sur place ». Cet accueil de type familial est présenté comme une solution mixte entre le foyer et la famille d’accueil puisqu’il existe une équipe de direction qui travaille avec les éducateurs. Le village présentera l’architecture d’un petit lotissement pour créer un environnement familial, proposera un bâtiment dévolu aux visites des parents et un autre pour les activités en commun.

Qui sont les enfants qui vont y vivre ?

Les enfants sont en premier lieu ceux confiés par la justice aux services de l’aide sociale à l’enfance. « Ils continueront à avoir un lien avec leur inspecteur [des services sociaux du Département], explique Emmanuelle Ajon. Et il y aura aussi un contrôle du fonctionnement administratif, financier et depuis peu des contrôles inopinés sont aussi mis en place ». La fondation Action Enfance estime qu’environ 25 à 30 % des enfants placés le sont pour plusieurs années, alors que la grande majorité l’est pour moins de deux ans. Le village s’adresse davantage à ces enfants qui font l’objet d’une mesure de placement long.

Comment est financé le projet ?

La communauté d’agglomération du Libournais a mis à disposition un terrain d’1,3 hectare pour ce projet, la Fondation Action Enfance, qui reçoit des dons privés, investit sur fonds propres pour la construction et le Département verse un « prix de journée » par enfant. « La commune de Sablons est très bienveillante vis-à-vis du projet », se félicite Emmanuelle Ajon. « C’est important parce que la vie au village est un élément structurant et souvent, on l’observe dans nos autres structures, les enfants s’installent dans les environs quand ils grandissent », conclut Julie Basset.

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La «taxe Gafa» adoptée au Sénat

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FISCALITE Portée par Bruno Le Maire, cette taxe, qui vise une trentaine de géants du numérique, devrait rapporter 650 millions d’euros l’an prochain  

 

C’est un petit pas dans la lutte contre l’optimisation fiscale. Le Sénat à majorité de droite a voté dans la nuit de mardi à mercredi, en première lecture, l’instauration d’une taxe sur les géants du numérique portée par Bruno Le Maire, inscrivant dans le texte son caractère temporaire.

La « taxe Gafa » (acronyme de Google, Amazon, Facebook et Apple), déjà adoptée à l’Assemblée nationale, doit faire de la France un des pays pionniers en la matière, en dépit de l’opposition des Etats-Unis.

La chambre haute a adopté l’ensemble du texte, qui comprend également un volet sur l’impôt sur les sociétés, par 181 voix pour et 4 voix contre et 158 abstentions. Députés et sénateurs vont maintenant tenter de se mettre d’accord sur une version commune en commission mixte paritaire, faute de quoi une nouvelle lecture sera nécessaire. La « taxe Gafa à la française » s’inspire largement d’un projet européen qui n’a pas abouti en raison des réticences de l’Irlande, de la Suède, du Danemark et de la Finlande.

3 % du chiffre d’affaires français

Pour le ministre de l’Economie, cette solution unilatérale doit servir de « levier » dans les négociations internationales, dans l’attente d’un aboutissement des travaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le ministre a de nouveau pris l’engagement de la « retirer immédiatement dès qu’il y aura un consensus au niveau de l’OCDE ».

Il a aussi estimé, en réponse aux inquiétudes formulées par le rapporteur de la commission des Finances Albéric de Montgolfier (LR), « qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter de la solidité juridique » du dispositif. Concrètement, la taxe doit concerner les activités numériques qui « créent de la valeur grâce aux internautes français ».

Elle vise les entreprises qui font un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de plus de 750 millions d’euros dans le monde, dont 25 millions d’euros pouvant être rattachés à des utilisateurs localisés en France. L’idée est de les imposer à hauteur de 3 % du chiffre d’affaires réalisé en France sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes.

Une trentaine d’entreprises concernées

Elle devrait s’appliquer à une trentaine de groupes comme Meetic, Amazon, Airbnb, Instagram ou encore la française Criteo, et rapporter 400 millions d’euros en 2019, puis 650 millions en 2020.

Critique vis-à-vis d’un dispositif « mal préparé », le groupe LR a néanmoins choisi de soutenir « le principe de cette taxe, dans le seul espoir qu’elle permette d’accélérer les négociations au sein de l’OCDE ». Elle a reçu également le soutien des centristes et des Indépendants. Pour la gauche, « la taxe va dans le bon sens, mais reste largement insuffisante ».

Les sénateurs ont souhaité « sécuriser » le dispositif en renforçant la protection des données personnelles des utilisateurs français et en prenant en compte la double imposition qui pourrait frapper des entreprises déjà soumises à l’impôt sur les sociétés en France. Surtout, ils ont inscrit dans la loi le caractère « temporaire » de la taxe, prévoyant son extinction au 1er janvier 2022.

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AGRICULTURE

Ille-et-Vilaine: Le maire de la petite commune de Langouët interdit les pesticides près des habitations

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ENVIRONNEMENT L’arrêté est largement soutenu par les habitants mais inquiète certains agriculteurs

 

Avec sa cantine 100 % bio depuis 15 ans, ses éco-hameaux ou sa production d’électricité solaire, Langouët (Ille-et-Vilaine) était déjà considéré comme un laboratoire en matière d’écologie. Mais la petite commune de 600 habitants, située à une vingtaine de kilomètres au nord de Rennes, ne compte pas s’endormir sur ses lauriers. Le maire Daniel Cueff (écologiste sans étiquette) a ainsi pris samedi un arrêté interdisant l’utilisation depesticides à moins de 150 mètres de toute habitation, sur l’ensemble du territoire communal.

Une décision vouée à protéger la santé des habitants selon l’édile. « La loi nous laisse la possibilité d’intervenir pour pallier les carences de l’État, qui tergiverse pour interdire les pesticides de synthèse, explique-t-il. Il n’y a jamais eu de preuve que le glyphosate soit utile à la santé, or on en ingurgite dans l’air, dans l’eau, dans les aliments… Nous n’en voulons pas ! »

Les habitants pourront porter plainte contre ceux qui ne respectent pas l’arrêté

Face à ses contradicteurs, Daniel Cueff met en avant le principe de précaution. « On a des produits avec une tête de mort sur l’étiquette et un mode d’emploi qui demande à l’agriculteur de ne pas retourner dans son champ dans les 20 minutes suivant l’épandage », pointe le maire. Désormais, les habitants pourront porter plainte auprès du procureur de la République contre les personnes ne respectant pas l’arrêté.

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Antoine Agasse@AntoineAgasse

Le maire de Langouët @DanielCueff annonce l’interdiction des pesticides sur sa commune #AFP #Monsanto

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Mais pour que celui-ci soit appliqué, encore faut-il passer les obstacles juridiques. « La préfecture peut conduire la commune devant le tribunal administratif au motif qu’un maire n’a pas à prendre un tel arrêté », prévient Daniel Cueff. L’an passé, la commune charentaise de Ruelle-sur-Touvre s’était ainsi fait invalider un arrêté similaire. Le maire de Langouët souligne toutefois que le sien est « difficilement attaquable » sur le plan juridique.

La FDSEA refuse que ses méthodes de culture soient « imposées par les riverains »

Dans un village aussi engagé dans la transition écologique, une telle mesure est sans surprise « soutenue par l’ensemble de la population », affirme Martine Communier, agricultrice bio installée à Langouët. « Nous y sommes bien sûr favorables car nous sommes en ferme bio donc on n’utilise pas de pesticides, indique-t-elle. Par contre, les autres agriculteurs traditionnels seront bien embêtés : avec leurs champs situés près des maisons, ça va bien réduire leur surface. »

La FDSEA 35 est ainsi déjà en train d’étudier les recours potentiels contre un arrêté n’ayant « aucune valeur juridique et aucune base scientifique » selon Christian Mochet, président de la commission environnement du syndicat. « En tant qu’agriculteurs, on exploite nos champs et nos méthodes de culture n’ont pas à être imposées par les riverains, estime-t-il. Ces produits ne sont certes pas neutres mais on a été formé pour les utiliser et on a des contrôles techniques sur nos appareils. Nous sommes autorisés à les appliquer dans un cadre légal. »

Daniel Cueff espère que l’arrêté fera jurisprudence

Évoquant les récentes polémiques sur le glyphosate ou « l’appel des coquelicots » – qui prône l’interdiction des pesticides de synthèse –, Christian Mochet dénonce « les associations surfant sur ces psychoses, qui sèment le doute dans l’opinion publique ». Il rappelle en outre que la FDSEA a engagé « une démarche de diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires ».

Daniel Cueff tente cependant de désamorcer le conflit naissant. Il l’assure, son arrêté a été adopté « pour le bien de tous et pas contre les agriculteurs ». Il espère maintenant que sa décision « fera jurisprudence », afin « d’inspirer d’autres communes » partout en France.

 

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Art

Bordeaux: La fin de «Game of Thrones» spoilée sur des arrêts de tram, des fans furieux

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DIABOLIQUE Des affiches dévoilant l’intrigue finale de l’ultime épisode ont fleuri ce lundi matin dans le centre de Bordeaux

 

 Important si vous n’avez pas vu Got : ne prenez pas le tram. Spoilers partout sur les arrêts du centre. » Ce message posté en fin de matinée sur la page Facebook du groupeWanted Community, tenait à prévenir les fans de la série, dont l’épisode final a été diffusé dans la nuit de dimanche à lundi sur OCS, mais que tous les fans n’ont pas encore vu.

De petites affiches ont en effet fleuri au niveau de certains arrêts de tram du centre de Bordeaux, dévoilant l’intrigue finale de la série américaine. Sur Twitter comme sur Facebook, plusieurs internautes bordelais fans de la série étaient furieux. Certains annonçant même qu’ils ne mettraient pas les pieds dans le centre-ville tant qu’ils n’auront pas vu le fameux épisode…

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miento@mientooo

Les arrêts de tram dans tout le centre de Bordeaux. Le chômage fc.#GameOfThrones

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Ronan@RonanBoivineau

Donc y’a vraiment quelqu’un a #Bordeaux qui s’est levé hyper tôt, qui a sûrement regardé l’épisode en direct à 3h. Pour aller placarder des spoilers sur les arrêts de tram.#GAMEOFTHRONES

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