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Bordeaux

Gironde: On vous dit où en est le fameux plan collèges 2024 et comment il va évoluer

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EDUCATION Douze nouveaux collèges vont être construits d’ici à 2024 en Gironde, et le département annonce être déjà en train de regarder les besoins pour les années suivantes

 

Du Médoc à Arcachon en passant par la métropole, les collèges du département, en sureffectif, semblent craquer de toutes parts. Autant dire que la réalisation de l’ambitieux « plan collèges 2024 » lancé par le président du conseil départemental, Jean-Luc Gleyze (PS), en septembre 2017, est attendu impatiemment.

« Lorsque j’ai pris la présidence du département en 2015, il était prévu de construire trois nouveaux collèges, mais une étude a fait ressortir que nous allons devoir accueillir 10.000 nouveaux collégiens d’ici à 2025, rappelle-t-il. Donc, ce n’est pas trois collèges supplémentaires qu’il nous fallait, mais 12 ! A cela, il a fallu rajouter la réhabilitation de dix collèges, le tout pour une enveloppe exceptionnelle de 500 millions d’euros. »

« Des structures provisoires à certains endroits » ?

Un peu plus de dix-huit mois après l’annonce de ce plan, où en est-on ? « De premières livraisons sont déjà programmées, annonce Jean-Luc Gleyze, comme le collège Mayaudon sur la rive droite à Bordeaux, et la réhabilitation du collège de Langon, tous deux pour la rentrée 2021. Le dernier sera celui de Fargues-Saint-Hilaire, prévu pour 2024. Notre ambition est de livrer dans les temps, sachant qu’il faut compter entre 18 mois et deux ans pour une construction. Mais à certains endroits, nous serons peut-être contraints d’installer des structures provisoires le temps que le collège soit livré. A Mérignac par exemple, il y a déjà de la saturation. »

La mise en œuvre de certains projets s’est parfois avérée délicate, à commencer par le quadrant nord-ouest de la métropole, à la frontière avec le sud-Médoc. « C’est un secteur extrêmement sollicité », confirme Jean-Luc Gleyze.

« La question de la localisation se fait aussi en fonction de la carte scolaire »

Trois collèges, au Pian, à Parempuyre et au Haillan, y sont programmés. Les débats avec certains élus locaux ont été âpres sur ces localisations. Mais le département confirme que ces trois collèges verront bien le jour, là où ils étaient prévus, au grand dam du Taillan-Médoc qui réclame depuis des années un établissement, et qui assure disposer d’un terrain compatible.

« La maire du Taillan-Médoc a mis en avant que c’était la seule commune de la métropole de plus de 10.000 habitants à ne pas avoir de collège. Mais c’est plus compliqué que cela, car la question de la localisation se fait aussi en fonction de la carte scolaire. » Et Jean-Luc Gleyze d’annoncer que « nous sommes déjà en train de regarder l’après-2024 sur ce secteur, car le sud-Médoc est en forte croissance, et il va probablement le rester à terme. »

« Sur l’arrière du Bassin d’Arcachon, ce sont souvent des familles qui s’installent »

Autre territoire sous tension, le Bassin d’Arcachon. « Il y a déjà un collège à Mios, et nous allons en réaliser un au Barp, mais l’évolution de population y est énorme. La ville de Mios a multiplié sa population par deux en dix ans. Et si celle de la ville d’Arcachon a tendance à vieillir, sur l’arrière du bassin ce sont souvent des familles qui s’installent. »

Le problème, poursuit le président du département, « c’est que là où il y a la plus forte croissance démographique, c’est précisément là où nous avons le plus de mal à trouver du foncier. Sur la métropole par exemple, cela a été la croix et la bannière pour trouver deux terrains pouvant accueillir les deux projets sur le secteur Euratlantique. »

Le projet de restructuration du collège de Langon (Gironde).
Le projet de restructuration du collège de Langon (Gironde). – Groupement GCC

Concernant la réalisation des bâtiments, « la contrainte environnementale est une priorité » insiste Jean-Luc Gleyze. « A Langon par exemple, il y aura sur le préau un vitrail qui comprend des cellules photovoltaïques qui produiront de l’électricité dans le bâtiment. Nous demandons systématiquement des solutions innovantes, en matière de photovoltaïque, de géothermie, ou sur la récupération des eaux… »

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Bordeaux: La construction du vaste projet Quai des Caps aux Bassins à flot démarre enfin

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URBANISME Ce projet mixte qui prendra place le long de la rue Lucien-Faure aux Bassins à Flot, accueillera notamment un nouveau complexe UGC de 13 salles

 

l aura donc fallu sept ans, depuis l’appel d’offres du grand port maritime de Bordeaux,pour poser la première pierre du vaste projet urbanistique Quai des Caps, aux Bassins à Flot. « Ce projet voit enfin le jour », a soufflé ce mercredi Laurent Fayat, directeur général du groupe de BTP Fayat, qui mène cette opération en partenariat avec Pitch Promotion et l’investisseur Keys Asset Management. Un projet à environ 100 millions d’euros. La livraison des différents bâtiments devrait s’étaler entre le quatrième trimestre 2020 et le premier trimestre 2021.

L'îlot Cap Horn, au sein du projet urbanistique Quai des Caps à Bordeaux.
L’îlot Cap Horn, au sein du projet urbanistique Quai des Caps à Bordeaux. – Fayat Immobilier

Les différents recours contre le projet de cinéma multiplexe UGC de 13 salles ont évidemment fortement ralenti l’avancée du programme. Des recours aujourd’hui purgés, et « les actes ont été signés de manière définitive en décembre 2018 alors que la commercialisation des derniers lots se poursuit », assure Sylvain Piel, directeur régional de Pitch Promotion.

Entre-temps, il a fallu démolir, à compter de l’été 2018, tous les vieux hangars qui abritaient encore des activités nautiques, toutes relocalisées de l’autre côté des bassins, dans des hangars neufs.

10.000 m2 de commerces

Quai des Caps s’étalera sur 600 mètres, le long de la rue Lucien-Faure, en face de la base sous-marine. Outre le cinéma qui proposera 2.400 fauteuils, le programme se déploiera sur quatre îlots différents, et « prévoit en tout 10.000 m2 de commerces répartis sur les socles des îlots », annonce Frédéric Martel, directeur général de Fayat Immobilier. Deux nouvelles enseignes, la boulangerie Paul et la brasserie La Côte et l’Arête, viennent de rejoindre le projet.

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Le projet Quai des Caps à #Bordeaux s’étalera sur 600 mètres le long de la rue Lucien Faure aux #Bassinsaflot #urbanisme

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Un nom de cap a été donné à chacun des îlots. Ainsi, sur Cap Leeuwin on trouvera 5.500 m2 de bureaux, un hôtel B&B de 124 chambres, et une résidence hôtelière à vocation sociale, sur Cap Comorin un parking silo de 424 places qui sera exploité par Indigo, sur Cap Horn un ensemble tertiaire de 7.800 m2, le cinéma prenant place, lui, au sein du Cap de Bonne Espérance. Une opération de 49.000 m2 en tout.

L'îlot Cap de Bonne Espérance, au sein du projet Quai des Caps, accueillera le cinéma UGC de 13 salles.
L’îlot Cap de Bonne Espérance, au sein du projet Quai des Caps, accueillera le cinéma UGC de 13 salles. – Pitch Promotion/Fayat Immobilier
Cap-Leeuwin, au sein du programme Quai des Caps à Bordeaux, accueillera des bureaux et des hôtels.
Cap-Leeuwin, au sein du programme Quai des Caps à Bordeaux, accueillera des bureaux et des hôtels. – Pitch promotion et Fayat Immobilier

Durée d’occupation temporaire du site

« Dans le cahier des charges était mentionnée l’ambition de créer un quartier mixte, c’est ce que nous allons faire en développant un véritable quartier aux multiples visages, ce qui montre notre capacité à créer de grands projets urbains », s’est félicité pour sa part Stéphane Dalliet, PDG de Pitch promotion.

Cap-Horn, au sein du projet Quai des Caps, accueillera un ensemble tertiaire de près de 8.000 m2.
Cap-Horn, au sein du projet Quai des Caps, accueillera un ensemble tertiaire de près de 8.000 m2. – Pitch Promotion/Fayat Immobilier

Les différents partenaires, promoteurs et aménageurs, disposent d’une autorisation d’occupation temporaire (AOT) d’une durée de 59 ans sur le site.

 

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Météo Bordeaux: Prévisions du vendredi 15 juin 2019

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MÉTÉO Le ciel va s’éclaircir dans la journée. Les températures seront de 18°C le matin et de 24°C l’après-midi…

 
À Bordeaux, on prévoit des éclaircies pour cette matinée. Il va faire 18°C en moyenne. Un léger vent de nord-est soufflera. Le ciel va progressivement se couvrir au cours de l’après-midi du fait de la venue de nuages. On remarque toutefois que c’est une hausse de plusieurs degrés que vont connaître les températures. Ces dernières s’échelonneront entre 22 et 24°C. Une petite brise de nord-ouest sera ressentie par les habitants. La soirée va rester voilée à cause de nuages qui perdurent dans le ciel. Des pluies éparses tomberont. Le thermomètre affichera 21°C en moyenne. Durant la nuit de vendredi à samedi, le ciel sera pluvieux.

Demain, le soleil va peu à peu se substituer aux nuages à Bordeaux. Un vent de nord-ouest rafraîchira sensiblement l’atmosphère. Dans la matinée, les températures tourneront autour des 17°C. Les valeurs s’échelonneront de 19 à 20°C sur l’ensemble de l’après-midi. Demain soir, le vent va progressivement chasser les nuages.

Les jours qui suivent s’annoncent identiques. Des températures dans les 18°C iront de pair avec un ciel ensoleillé.

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Bordeaux

Infanticide de Barsac: Le ministère public demande que l’accusée soit reconnue irresponsable pénalement

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JUSTICE Deux psychiatres ont estimé qu’Aurélie Coulon, jugée depuis mardi devant la Cour d’Assises de la Gironde pour avoir tué d’un coup de carabine sa fille de 9 ans, souffre d’une maladie mentale 

 

Jeudi après-midi, l’avocat général Eric Seguin a demandé que soit reconnue pénalement irresponsable, qu’Aurélie Coulon, 37 ans. Cette mère est jugée depuis mardi devant la Cour d’Assises de la Gironde pour avoir tué sa fille de 9 ans d’un coup de carabine, le 9 mars 2015 sur un bord de route à Barsac. Elle avait également tiré, sans le blesser, en direction d’un automobiliste pour prendre sa voiture alors qu’elle venait de tomber en panne d’essence.

« Votre cour devra constater qu’elle [Aurélie Coulon] avait son discernement aboli au moment des faits et vous rendrez une décision d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental », a déclaré le magistrat dans son réquisitoire, disant se rallier à l’avis de deux psychiatres qui considèrent l’existence d’une maladie mentale. Quatre autres psychiatres ont retenu, eux, l’altération du discernement d’Aurélie Coulon, ce qui n’empêche pas une condamnation pénale. Sommée de s’expliquer sur les faits mercredi, elle avait assuré ne pas se souvenir d’avoir tiré sur sa fille et tous les témoins la décrivent comme très agitée voire hystérique.

L’avocat général, qui a estimé que la mère avait bien tué sa petite Manon, et qu’il ne s’agissait pas d’un accident, a sévèrement interpellé l’accusée, lui reprochant notamment de ne pas avoir eu un mot envers le père de la fillette, dont elle était séparée au moment des faits : « Vous êtes très égocentrée, vous êtes la seule à compter à vos yeux, vous êtes passée à côté de votre procès ». Sédatée depuis les faits, la jeune femme avait néanmoins regretté à la barre la douleur qu’elle infligeait aux proches de Manon. Disant ne pas pouvoir se pardonner elle-même, elle espérait néanmoins qu’ils puissent un jour lui pardonner.

Un acte pour « venger la petite fille qu’elle était »

L’accusée, incarcérée après avoir fait des séjours en soins psychiatriques, a expliqué qu’elle avait pris sa voiture pour aller tuer son propre père, en banlieue de Bordeaux, après avoir découvert des « traces de sang » sur la culotte de sa fille, qui passait un week-end sur deux chez son père. Ces soupçons d’abus sexuels ont renvoyé Aurélie Coulon, abondante consommatrice de cannabis (dont la veille au soir du drame) à des abus sexuels de sa propre enfance, notamment par son père à partir de 7-8 ans. Des accusations que ce dernier a toutefois démenti formellement au procès.

Selon Aurélie Coulon, qui a assuré que le cannabis avait aboli son discernement, c’est la réminiscence de ce que son père lui a fait subir enfant qui l’a convaincue de prendre sa voiture et d’aller tuer ce dernier. La panne d’essence fait dérailler ce projet. Si elle a tiré sur sa propre fille, « accidentellement » selon elle, c’est pour « venger la petite fille qu’elle était » selon des extraits d’expertises.

« Elle donne l’impression d’être la victime dans ce dossier », a regretté maître Christian Dubarry, avocat du père de Manon, partie civile. « C’est jamais elle, toujours les autres. Jamais elle ne s’est dit qu’elle était responsable de la mort de Manon. »

Le verdict doit être rendu ce vendredi.

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