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Election

En Indonésie, les fonctionnaires se sont déguisés pour encourager les gens à aller voter

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ELECTIONS Joko Widodo a été réélu au terme d’un scrutin marqué par une initiative surprenante de la part des fonctionnaires

 

Se déguiser pour lutter contre l’abstention. Cette idée surprenante nous vient d’Indonésie où de nombreux fonctionnaires ont sorti leurs plus beaux costumes pour encourager la population, notamment les plus jeunes, à aller voter.

Plus de 190 millions d’Indonésiens étaient en effet appelés aux urnes ce mercredi pour élire le président du plus grand pays musulman de la planète. Joko Widodo a finalement été réélu mais son adversaire Prabowo Subianto conteste les résultats.

Dracula, momies et cercueils en carton

En Dracula, Yasim Adnan ne ressemblait ainsi guère à un fonctionnaire électoral, pas plus que ses collègues déguisés en momies ou en nonnes morbides avec du sang coulant des orbites.

Cercueils en carton et chiffons tachés de sang pendant du plafond ont accueilli les électeurs dans le bureau de vote géré par cet homme de 37 ans, à Lebak Bulus, dans le sud de Jakarta, qu’il a choisi de décorer sur le thème de l’horreur.

Le personnel était autorisé à choisir son costume, à condition de ne pas sembler favoriser l’un des candidats. En attirant les gens dans son bureau, Yasin Adnan espérait réduire l’abstention.

Nourriture et boissons gratuites pour les votants

Un photomaton permet aux électeurs, dont un doigt est trempé dans une encre indélébile pour empêcher le double vote, de garder une preuve qu’ils ont bien rempli leur devoir civique. Des restaurants et boutiques proposent nourriture et boissons gratuites à ceux qui peuvent montrer leur doigt taché d’encre.

A Surabaya, deuxième ville d’Indonésie, un bureau de vote sur le thème des Avengers a remporté un grand succès. « Nous avons fait cela pour motiver les millennials », la génération née dans les dernières décennies du XXe siècle, « en particulier les nouveaux électeurs », déclarait le chef du bureau de vote.

Des éléphants pour transporter les urnes

Dans un autre registre, les autorités de l’île de Sumatra ont fait appel à trois éléphants de Sumatra, menacés d’extinction, pour attirer les électeurs et sensibiliser le public au danger qui pèse sur eux.

Les éléphants ont transporté les urnes à Trumon, dans la province d’Aceh, pour le plus grand amusement des habitants. « Tout le monde est venu au bureau de vote, particulièrement à cause des éléphants », explique ainsi Syahrul, 32 ans.

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Election

Municipales 2020 : Vous avez jusqu’à vendredi pour vous inscrire sur les listes électorales, voici comment

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TUTO Il est possible de vérifier en quelques clics si l’on est bien inscrit pour voter en mars prochain, et de faire les démarches en ligne, en mairie ou par courrier si nécessaire

 

Plus que six semaines avant le premier tour des municipales. Et moins de trois jours pour vous inscrire sur les listes électorales de votre commune. Jusqu’en 2017, il fallait faire cette démarche administrative avant le 31 décembre de l’année précédant le scrutin. Depuis 2019, les délais ont été rallongés pour permettre aux millions de Français non inscrits (environ 7 % du corps électoral, selon l’Insee) ou mal inscrits ( sur une autre liste que celle de leur commune de résidence) de rectifier leur situation. Contacté par 20 Minutes, le ministère de l’Intérieur indique ne pas avoir pu évaluer l’impact de ces nouvelles règles depuis leur entrée en vigueur sur le nombre d’électeurs inscrits. Ils étaient environ 47 millions en mai 2019.

Cette année, vous avez jusqu’au vendredi 7 février pour vous inscrire pour les élections municipales qui se dérouleront les 15 et 22 mars prochains. 20 Minutes vous explique comment faire.

Comment savoir si vous avez besoin de vous inscrire ?

D’abord, demandez-vous si vous avez besoin de faire cette démarche. Vous êtes concerné si vous avez déménagé depuis la dernière élection, et même si vous avez changé d’adresse tout en restant dans la même ville. Si vous avez eu 18 ans tout récemment, et que vous avez été recensé dans le cadre de la Journée défense et citoyenneté, pas de souci : vous êtes automatiquement inscrit sur la liste électorale en fonction de votre domicile. Idem si vous avez obtenu la nationalité française après 2018.

Vous pouvez vérifier que vous êtes inscrit dans votre commune en quelques clics, en remplissant ce formulaire sur le site Servicepublic.fr (n’oubliez pas d’indiquer tous vos prénoms).

service-public.fr

@servicepublicfr

🗳️ [#Elections]
Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars
Êtes-vous inscrit sur les listes ? 🤔
Pas sûr en cas de déménagement ou si vous venez de fêter vos 18 ans… Vérifiez 👉 https://bit.ly/2JmhDu3 
⚠️ Plus que quelques jours pour vous inscrire !

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Vous inscrire en ligne

Si vous n’êtes pas inscrit, ou si vous devez modifier votre lieu de vote, il est aussi possible de le faire en ligne, jusqu’au 7 février. Il faudra vous créer un compte sur le site servicepublic.fr, puis transmettre un scan de votre pièce d’identité (passeport, carte d’identité ou titre de séjour) et un justificatif de domicile datant de moins de trois mois. Cela peut être une facture d’électricité, de gaz ou d’eau, une attestation d’assurance habitation, une quittance de loyer, un bulletin de salaire ou titre de pension (la liste des justificatifs valides est ici).

Ce document doit dater de moins de trois mois au moment où vous faites cette démarche, être à votre nom et mentionner votre adresse. S’il n’est pas à votre nom, car vous habitez chez un proche, alors ce proche doit vous fournir sa pièce d’identité et une attestation d’hébergement.

Vous inscrire par courrier

Si vous préférez la voie postale, vous pouvez envoyer à la mairie de votre commune, jusqu’au 7 février (cachet de la poste faisant foi), une photocopie de pièce d’identité, un justificatif de domicile, et ce formulaire imprimé et rempli.

Vous inscrire à la mairie

Vous pouvez aussi vous rendre directement à la mairie de la commune où vous voulez vous inscrire, avec vos documents, avant la fermeture des bureaux ce vendredi.

Ressortissants de l’UE

Si vous êtes citoyen d’un pays de l’Union européenne vivant en France, et majeur, vous pouvez voter les 15 et 22 mars. Les démarches d’inscription sont les mêmes que pour un citoyen français.

Des exceptions

Il y a des rallonges de délais pour plusieurs cas précis : si vous fêtez vos 18 ans après le 7 février 2020, vous pouvez vous inscrire jusqu’au 5 mars. Si vous avez acquis la nationalité française après le 7 février, vous avez jusqu’au 5 mars pour vous inscrire.

A noter : si vous n’avez pas été inscrit en raison d’une erreur de l’administration, ou si vous avez été radié à tort, alors vous pouvez obtenir votre inscription jusqu’au jour du scrutin. Il faut vous adresser au tribunal le plus proche de chez vous.

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Bordeaux

Municipales 2020 à Bordeaux : Tous se revendiquent écolos, comment tenter de les distinguer les uns des autres ?

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ELECTIONS L’écologie est l’une des préoccupations principales des Bordelais et les sept candidats aux municipales l’ont bien compris. «20 Minutes» leur a demandé en quoi leur programme faisait la différence sur ce terrain

 

La protection de l’environnement est la préoccupation majeure des électeurs et les Bordelais ne font pas exception. Elle s’est manifestée par exemple lors du budget participatif de la ville où 24 des 41 propositions lauréates concernaient l’écologie.

Les sept têtes de listes déclarées dans la course à la mairie de Bordeaux ont bien compris que c’était l’enjeu fort de ces élections. S’accordant pour la plupart sur un grand plan de plantations d’arbres pour verdir la ville de pierres et la création d’îlots de fraîcheur dans une cité promise au climat de Séville d’ici 2050, chacune tente de se montrer sous son jour le plus vert, avec des stratégies différentes.

Le plus « prudent » : Nicolas Florian

Le maire sortant (LR) qui a pris la suite d’Alain Juppé ne veut pas brusquer les Bordelais et sur le terrain sensible des transports, il a tenu à rassurer : « je ne serai jamais le maire qui interdira les voitures dans Bordeaux », a lancé Nicolas Florian  lors du débat TV7, Sud-Ouest. Sur les déchets aussi, il veut « accompagner » les changements de pratique : « la transition, ce n’est pas la rupture », précise-t-il. Pour lui, la population fait déjà des efforts et un mouvement de fond est en cours : « en dix ans, la part de la voiture est passée de 40 % à moins de 30 % sur Bordeaux ». Parmi ses propositions, celle d’une ferme urbaine sur la Jallère, un site sur lequel il a interrompu un projet immobilier de 2.000 logements (tout en conservant le volet économique).

Le plus « authentique » : Pierre Hurmic

Dans l’opposition depuis 1995, le conseiller municipal Europe Ecologie les Verts (EELV) fait le pari que les électeurs préféreront « l’original à la copie ». « Nos adversaires ont une vision comptable de l’écologie (nombre de pistes cyclables, d’arbres, etc.) qui ne répond pas à une vision écosystémique qui veut que l’écologie irrigue toutes les politiques municipales », explique Pierre Hurmic. Un poste d’adjoint dont la fonction sera de veiller à cette cohérence figure dans son programme. L’une de ses priorités sera de garantir « zéro artificialisation des sols » pour stopper la disparition des espaces naturels. « Il faut construire la ville sur la ville », estime-t-il.

Le plus « innovant » : Thomas Cazenave

Pour rattraper le retard pris par la ville, le candidat de La République en marche veut créer une cité de la transition écologique sur la rive droite. « La transition on la fera avec les entreprises et les chercheurs en trouvant des solutions innovantes, souligne-t-il. On en connaît déjà certaines sur le biocarburant par exemple, qu’il faudra industrialiser, et d’autres sont à trouver sur la captation du carbone et de nouveaux modèles d’urbanisme par exemple ». Il prône un changement de modèle, notamment agricole, à l’échelle plus vaste de la métropole et des territoires alentour.

Le plus « radical » : Philippe Poutou

La tête de liste de Bordeaux en luttes veut s’attaquer au problème à la racine. « On veut avoir les moyens de mener une écologie radicale en redonnant à la population le contrôle de la vie publique, c’est-à-dire en récupérant la gestion de l’eau, de l’assainissement, des déchets et des transports. Il s’agit d’enlever aux privés, qui se moquent des droits sociaux et de la planète, les moyens de nuire », explique Philippe Poutou. Pour sortir du « tout voiture », il propose de développer un important réseau de lignes de bus et de rendre les transports en commun gratuits.

Le plus « inventif » : Pascal Jarty

Le candidat sans étiquette propose d’équiper le toit de la base sous marine en panneaux photovoltaïques qui alimenteraient en électricité les paquebots de croisière maritimes et pourquoi pas le tramway. Le plan serait financé par la revente de l’énergie à EDF et par un programme européen. Pour ce candidat anti-bétonnisation, une mesure symbolique à mettre en place serait aussi « la végétalisation de la place Tourny qui a rejoint le rang des sites très minéraux, aux côtés de Pey-Berland et Gambetta ».

Le plus « rural » : Bruno Paluteau

Le candidat du Rassemblement National élargit lui aussi la question au-delà des limites municipales et souhaite « une meilleure répartition de la population dans les campagnes oubliées de la région Nouvelle-Aquitaine et que les quartiers (rive droite, les Chartrons etc.) deviennent des villages basés sur le localisme (une production de richesses consommées sur place) afin de retrouver cette âme traditionnelle française. »

Le plus « extra-municipal » : Gilles Garçon

Pour ce candidat de l’UPR, l’union populaire républicaine, les décisions qui comptent en matière d’écologie sont prises à Bruxelles et pour avoir les mains libres, « il faut sortir des traités ». Il propose un référendum d’initiative locale pour « redonner le pouvoir au peuple » et par exemple lui demander de trancher sur l’idée d’une gratuité des transports en commun.

« Plus on parle d’écologie, plus ça favorise la liste écologiste, conclut Pierre Hurmic, on ne craint pas la concurrence sur ce terrain-là, surtout quand elle est aussi timorée. » Réponse le 15 mars, après le premier tour de cette élection, ouverte de façon inédite à Bordeaux.

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Bordeaux

Municipales 2020 à Bordeaux : Bayrou tire la sonnette d’alarme à propos de la division entre MoDem et LREM

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TENSION A ce jour, le MoDem est sur la liste du maire sortant Nicolas Florian, LREM part en autonome avec à sa tête Thomas Cazenave

 

Le patron du MoDem François Bayrou a estimé vendredi que la situation était « dangereuse » à Bordeaux pour les municipales, en raison de la situation de cavalier seul de LREM face au maire sortant allié au MoDem. « Je ferai tout ce que je peux pour que la liste conduite par mes amis (le maire sortant Nicolas Florian et son premier adjoint MoDem Fabien Robert) soit soutenue le plus largement possible », dès le premier tour, a ajouté François Bayrou devant la presse.

Le parti présidentiel a mis des bâtons dans les roues du maire sortant « Macron-compatible » et du MoDem, qui reste son allié localement, avec l’investiture à Bordeaux du marcheur Thomas Cazenave. Evoquant également la situation dans la ville voisine de Biarritz, où se profilait une guerre fratricide, François Bayrou a regretté « une situation totalement baroque qui a entraîné la division de l’électorat majoritaire dans la ville », en écho aux propos du Premier ministre Edouard Philippe.

Le précédent de Biarritz

Thomas Cazenave, la tête de liste macroniste, a déjà dit qu’il ne chercherait pas d’alliance avec aucune liste au second tour. Surtout, les sondages déjà rélisés dans la ville montrent que la liste du maire sortant est talonnée par l’union EELV-PS-PCF. Un second tour est donc à envisager dans une ville qui n’en a plus connu depuis la guerre.

« Tout cela ayant été raisonnablement réglé (par le président Macron), je souhaite que tous ces courants d’opinion se réunissent », a ajouté François Bayrou. A Biarritz, le maire sortant MoDem Michel Veunac, candidat à sa succession avec le marcheur secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne dans sa liste, a pu croire un moment devoir affronter le ministre de l’Agriculture LREM Didier Guillaume.

Les deux membres du gouvernement ont retiré leur candidature, à la demande du président.

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