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Elections européennes: Sans l’UE, on n’aurait peut-être pas eu Lascaux IV

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TOURISME A l’occasion des élections, « 20 Minutes » s’est intéressé aux projets qui n’auraient pas pu voir le jour sans les fonds européens. Zoom sur le centre international de l’art pariétal, Lascaux IV, qui a ouvert ses portes en décembre 2016

 

C’est le sixième site touristique le plus visité de la Nouvelle-Aquitaine, et le premier à l’échelle de la Dordogne. Lascaux IV, centre international d’art pariétal, a ouvert le 15 décembre 2016 et après le boom de la première année, 500 000 visiteurs, il a semble-t-il atteint sa vitesse de croisière en se stabilisant à 370.000 visiteurs par an. L’Europe, via les fonds FEDER (Fonds européen de développement régional), est le deuxième financeur de ce projet colossal de réplique grandeur nature de la chapelle Sixtine de la Préhistoire.

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Sur un coût global de 66 millions d’euros, l’Europe a abondé à hauteur de 12 millions d’euros, le financeur principal étant le Département avec près de 30 millions d’euros. « Je ne vois pas quel autre montage financier aurait pu aboutir, estime Valérie Chamouton, responsable des politiques territoriales et européennes du Département de la Dordogne. Ou alors il aurait fallu contracter un prêt plus long ».

Un enjeu patrimonial fort

Si Lascaux IV a vu le jour c’est d’abord parce que le conseil scientifique en charge du site préconisait la sanctuarisation de la colline de Lascaux, pour assurer sa pérennité. Le Département a donc dû imaginer un plan B pour ne pas perdre sa locomotive touristique. Si l’Europe a débloqué des fonds conséquents c’est bien pour l’intérêt patrimonial majeur du site mais aussi pour l’importance accordée à l’innovation numérique via le travail del’atelier des fac-similés du Périgord pour la reconstitution de l’intégralité de la grotte originale et les outils pédagogiques interactifs.

Lascaux IV apporte aussi au public de nombreux éléments de médiation qui manquaient précédemment selon André Barbé, directeur général du Semitour, gestionnaire du site. La visite moyenne sur le site s’établit à 2 h 30 « ce qui est énorme pour un musée », insiste-t-il. Avec Lascaux II, on ne découvrait pas tout alors que ce site donne à voir l’ensemble des œuvres « pas seulement les peintures mais aussi les gravures qui sont très importantes, grâce à l’outil numérique, souligne André Barbé. Si on veut, on peut en apprendre beaucoup sur place ». Il mentionne aussi la post-visite, qui permet de récupérer par mail des documents vidéos et audios en complément de la découverte du site.

Une manne touristique de taille

Par rapport à Lascaux II, le site de Lascaux IV a fait un bond de fréquentation de 50 %. « Et on a gagné en visiteurs étrangers, en passant de 15 % à 20 % depuis l’ouverture, souligne André Barbé. Ce qui est bien la vocation d’un centre international de l’art pariétal ».

Au-delà du seul site de Lascaux, le Semitour travaille à mieux faire connaître les six autres sites touristiques qu’il gère. « L’objet même de la création du Semitour c’est de s’appuyer sur le succès de Lascaux pour développer l’attractivité d’autres sites moins connus ». Parmi eux, la grotte du Grand Roc qui a augmenté sa fréquentation de 20 % depuis 2016, mais aussi les Châteaux de Bourdeilles, Biron, et le cloître de Cadouin.

« Pour convaincre l’Europe, il a fallu démontrer la dimension territoriale du projet, détaille Valérie Chamouton, du Département. Il s’inscrit à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine dans un panier plus large d’offres touristiques, comme par exemple la Cité du Vin ».

 

20 secondes de contexte

Selon les chiffres du site Toute l’Europe, la France a versé un montant total de 16,2 milliards d’euros à l’UE en 2017 et en reçu 13,5 mi

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Creuse: Une serveuse du Mcdonald’s menacée de mort pour une erreur de commande

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FAITS DIVERS Un homme d’une vingtaine d’années a été arrêté et placé en garde à vue, mardi, à Guéret après avoir menacé une employée du Macdonald’s de la ville après une erreur de commande

 

C’est une banale erreur de commande qui a mis dans tous ses états un client du Macdonald’s de Guéret dans la Creuse, convoqué le 4 décembre prochain devant le tribunal correctionnel. L’homme de 20 ans a été arrêté et placé en garde à vue, mardi, pour avoir menacé de mort l’employée qui aurait servi sa commande à un autre client.

Les premiers faits remontent au mercredi 7 août. Tout serait parti d’une commande effectuée par l’homme, et servie par erreur à quelqu’un d’autre. En guise de geste commercial, la serveuse a alors proposé à ce client de lui offrir un Sundae (petite glace à la vanille). Mais ce dernier s’est énervé et a réclamé un McFlurry (une glace plus grande).

Des menaces répétées

À la fin du service de la jeune femme, le client mécontent l’a suivie sur le parking, puis jusqu’à son domicile avant de la menacer de mort. « Il lui a dit « je vais te tuer » », a indiqué le commissariat de Guéret, confirmant une information de La Montagne. Craignant pour sa sécurité, la serveuse est alors retournée se réfugier sur son lieu de travail.

Quatre jours plus tard, le dimanche 11 août, l’homme s’est de nouveau présenté au domicile de la serveuse et a réitéré ses menaces. Le compagnon de l’employée du fast-food s’est interposé. C’est après ce deuxième épisode que la victime a porté plainte.

Le client menaçant, qui était connu de la police et de la justice pour des infractions routières mais pas pour des faits de violence, a « reconnu et assumé les faits » au cours de son audition, selon la source policière.

Cette semaine, un gérant de bar a été tué, dans la nuit de mardi à mercredi en Seine-Saint-Denis après avoir refusé de servir un client ivre, quelques jours après la mort d’un serveur d’un fast-food abattu dans ce même département pour avoir tardé à préparer un sandwich.

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Bordeaux

G7 à Biarritz: Recul de la côte, agriculture raisonnée… Comment les images satellites vont aider la Nouvelle-Aquitaine

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ENVIRONNEMENT La région Nouvelle-Aquitaine et le Cnes signeront samedi, pendant le G7 à Biarritz, un partenariat pour favoriser l’exploitation d’images satellites au service du développement durable

 

Les questions environnementales devraient être au cœur des discussions lors du sommet du G7 à Biarritz, du 24 au 26 août. La région Nouvelle-Aquitaine veut en profiter pour mettre ses problématiques sur la table. Samedi, elle signera une convention avec le Cnes (Centre national d’études spatiales) pour « mettre en œuvre des solutions spatiales innovantes » au service du développement durable et de la protection du patrimoine naturel.

« Il s’agit de mettre en place des services utilisant des données et des technologies spatiales croisées avec des données socio-économiques pour élaborer des scénarios d’impacts du changement climatique, explique la région Nouvelle-Aquitaine. Il s’agit aussi de mieux connaître, et donc de mieux gérer, un certain nombre d’éléments essentiels du patrimoine naturel de la Nouvelle-Aquitaine : littoral et eaux de baignades, bassins hydrographiques, massifs forestiers, territoires viticoles, zones humides et étangs (26.000 dans la région). »

Récolte du vin et évolution de la forêt

Le Cnes est à l’initiative d’un observatoire international du climat (« Space Climate Observatory »), qui mettra à disposition de la région des données scientifiques sur les impacts du changement climatique. Contacté par 20 Minutes, Gilles Rabin, directeur de l’innovation, des applications et de la Science au Cnes, explique toutes les applications concrètes que ces données peuvent offrir.

« Prenez la problématique du recul du trait de côte à Lacanau : à part le spatial, je ne vois pas comment vous pouvez la traiter. Les images satellites peuvent aussi permettre de donner des informations, à l’heure près, sur le meilleur moment pour la récolte du vin. C’est aussi un outil pour la sylviculture : il peut montrer l’évolution forestière de la forêt des Landes au centimètre près. »

« L’observation des images seules ne suffit pas »

Responsable des partenariats stratégiques entre le Cnes et les régions, Didier Lapierre ajoute que les images satellites deviendront un outil déterminant dans la gestion de l’agriculture biologique, ou raisonnée. « Il peut y avoir une optimisation des produits utilisés : grâce aux images satellites, on peut voir qu’une maladie se développe à tel endroit, analyser les plantes qui résistent le mieux, ou déterminer les champs qui ont besoin ou pas d’être arrosés. C’est un véritable outil d’aménagement du territoire. »

Des collectivités font d’ailleurs déjà appel aux images du Cnes. Comme l’agglomération de Dax (Landes) concernant l’analyse de ses bâtiments, pour suivre les mouvements de terrain. « Nous avons les données, et c’est la région qui choisit ce qui l’intéresse, poursuit Gilles Rabin. Mais l’observation des images seules ne suffit pas, il faudra ensuite des études d’impact pour déterminer les politiques à mettre en place. »

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animaux

Royan: Après des inscriptions sur le dos d’un rhinocéros de La Palmyre, le zoo va prendre des mesures

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L’affaire fait grand bruit depuis mardi. Deux prénoms ont été inscrits dimanche dernier par un visiteur sur le dos d’un rhinocéros du parc de La Palmyre, à Royan (Charente-Maritime). Des photos ont été prises, et circulent sur les réseaux sociaux depuis, suscitant l’indignation de nombreux internautes. La scène a évidemment choqué l’ensemble du personnel du zoo. Joint par 20 Minutes ce mercredi, le directeur du zoo de La PalmyrePierre Caillé, insiste : « Nous tenons à nos animaux, et c’est inadmissible ».

Il tient toutefois à rétablir certains faits. « Je lis que le rhinocéros a été tagué ; on ne peut pas dire cela, c’est impropre. Ce qu’il s’est passé, c’est que quelqu’un a gratté avec son ongle la couche superficielle de peau morte du rhinocéros. C’est totalement irrespectueux, mais le rhinocéros ne s’est même pas aperçu de ce qu’il s’est passé, et il n’a pas souffert », raconte Pierre Caillé.

Code Animal@code_animal

Zoo/indignation
Vous êtes nombreux à nous envoyer ces images d’ du zoo de la Palmyre.
Elles parlent d’elles-mêmes, l’intérêt pédagogique des mis en évidence ?
La captivité transforme des êtres vivants en simples marchandises modelées par l’humain.

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Dans un communiqué, la direction du zoo explique que les rhinocéros se positionnent parfois contre le mur d’enceinte de l’enclos, près des visiteurs, lesquels « ont effectivement la possibilité de toucher la peau de leur dos, et l’immense majorité le fait avec respect ». Pour le zoo, pouvoir approcher un tel animal « suscite l’émotion » du visiteur et permet de « le sensibiliser à la diversité et majesté du vivant ».

Pas envie « que le zoo devienne big brother »

Le parc animalier devrait tout de même prendre des mesures suite à cette affaire. « On va renforcer la présence de nos soigneurs dans le parc, et particulièrement dans cet enclos. Nous avons en tout 35 soigneurs, et notre personnel peut monter à une centaine de membres durant l’été. On va veiller à ce que cela ne se reproduise pas. Nous ne souhaitons pas, à l’heure actuelle, mettre davantage de distance entre les rhinocéros et le public, mais si nous constatons une dégradation des comportements, c’est une mesure que nous pourrions envisager », poursuit le directeur.

« Nous n’avons pas de vidéosurveillance dans le parc, car on n’a pas envie que cela devienne big brother » ajoute-t-il. Il n’exclut pas, toutefois, de positionner quelques caméras à certains endroits du parc.

Pierre Caillé assure que, d’une manière générale, il n’a pas de problème particulier avec le comportement du public. « Il faut juste s’assurer que les visiteurs ne donnent pas de nourriture en trop grande quantité aux singes, car cela peut poser souci, mais c’est tout. »

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