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Dépakine : Le nombre de femmes enceintes exposées en forte baisse

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GROSSESSE Ce médicament, prescrit à des patientes épileptiques ou bipolaires enceintes, peut entraîner des malformations chez l’enfant

 

Une étude publiée par l’Agence du médicament (ANSM) montre que le nombre de femmes enceintes exposées à la Dépakine et aux autres médicaments à base de valproate a nettement reculé depuis 2013. Il reste cependant trop élevé, en particulier pour les patientes bipolaires, selon l’agence.

Entre 2013 et 2018, « le nombre de grossesses exposées au valproate a diminué de près de 80 % », passant de 1.044 grossesses à 224, selon les nouvelles données de suivi présentées ce mardi. Ces grossesses ont donné lieu à 124 naissances, contre 692 cinq ans plus tôt, en recul de 82 %, selon ce suivi réalisé par Epi-phare, une structure d’expertise publique réunissant l’Agence du médicament et l’Assurance maladie.

De lourdes conséquences sur l’enfant

« On garde pour objectif de réduire la proportion de femmes exposées », a assuré à l’AFP Philippe Vella, directeur des médicaments en neurologie à l’ANSM. Le valproate de sodium, commercialisé par Sanofi sous les marques Dépakine, Dépakote et Dépamide, ainsi que sous des marques génériques, est prescrit à des patients épileptiques et souffrant de troubles bipolaires.

Mais s’il est pris par une femme enceinte, son enfant présente un risque d’environ 10 % de malformations congénitales et un risque estimé entre 30 % et 40 % de retard de développement (troubles du spectre autistique, retard de la marche ou du langage…).

Des alternatives pour les femmes bipolaires

Après de premiers renforcements des mises en garde sur ces risques en 2013, les conditions de prescription et de délivrance aux femmes en âge de procréer ont été progressivement rendues plus strictes à partir de 2015 et plusieurs dispositifs ont été mis en place pour s’assurer que les femmes soient au courant des risques.

Aujourd’hui, il est formellement contre-indiqué chez les femmes enceintes pour les troubles bipolaires. Chez les femmes en âge de procréer et chez les patientes épileptiques enceintes, il ne doit être prescrit qu’en l’absence d’alternative thérapeutique (inefficacité ou mauvaise tolérance des autres traitements). « Continuer à avoir des femmes enceintes bipolaires exposées, c’est une situation qu’il faut réduire quasiment à zéro, puisque c’est contre-indiqué et qu’il y a des alternatives », a souligné le Dr Vella.

De nombreux parents d’enfants victimes du valproate, regroupés dans l’association Apesac, reprochent au laboratoire Sanofi et aux autorités sanitaires d’avoir trop tardé à informer correctement des risques de ce médicament pour les femmes en âge de procréer, alors qu’ils étaient décrits depuis les années 1980.

Sanofi a annoncé lundi soir sa mise en examen pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires » dans le volet pénal de cette affaire.

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AGRICULTURE

Nouvelle Aquitaine : Elles transforment les résidus de céréales des brasseurs en crackers

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ECOLOGIE En janvier 2018, Marie Kerouedan et Nathalie Golliet ont fondé l’entreprise Resurrection qui transforme les résidus issus de la fabrication de la bière en biscuits croustillants. Elles viennent de lever 800.000 euros pour diversifier leur gamme de produits

 

n croquant des biscuits de l’entreprise « Resurrection », vous vous mettez sous la dent des résidus de céréales issus de la fabrication de bières artisanales qui étaient destinées à la poubelle ou à l’alimentation animale. Grâce à Marie Kerouedan et Nathalie Golliet, ils sont venus nourrir un projet lancé en janvier 2018 à Bordeaux et qui prend un nouvel élan avec une levée de fonds de 800.000 euros.

Les drêches, résidus du brassage de céréales, sont utilisés pour confectionner des biscuits.
Les drêches, résidus du brassage de céréales, sont utilisés pour confectionner des biscuits. – Floriane Martin

L’idée est née en 2017 dans l’esprit de Marie Kerouedan, alors en fonction dans un bureau d’études sur les systèmes d’alimentation durable, pendant qu’elle effectuait un stage dans une brasserie artisanale. « J’ai mesuré qu’il y avait un gisement de déchets dans la production de bière, explique-t-elle. Et constaté aussi que ces drèches, résidus d’orge malté, sentent bon le caramel et la tartine grillée ».

Elle repart de son stage avec des échantillons sous le bras et passe un an à faire des tests en lien avec Nathalie Golliet, qui deviendra son associée dans l’aventure « Resurrection ». Rapidement sur la piste de biscuits à grignoter à l’apéritif, elles font goûter avec succès leurs recettes autour d’elles.

Une usine partagée en Dordogne

En 2017, un crowdfunding leur permet de réunir 19.000 euros et de se lancer dans la création d’une entreprise de transformation de ces drèches. Depuis janvier 2018, la société est accompagnée par le Campement, la pépinière de Darwin. Elle propose deux gammes de recettes, l’une à base des drèches issues de brasseries biologiques et l’autre de marc de pommes de cidreries, biologiques elles aussi.

L’entreprise est devenue propriétaire d’une ligne de production adaptée à ses crackers, au sein de l’usine de biscottes La Chanteracoise, en Dordogne, sur laquelle travaille un ingénieur production. Les crackers aux goûts variés (figue et noix, blé ancien et olive noire etc.) sont commercialisés dans 250 à 300 points de vente. Des magasins bio mais aussi des épiceries et des crémeries. Une gamme « en vrac » est également en cours de développement auprès des cafés, hôtels et restaurants.

La collecte des drèches restant « à inventer », la réutilisation de ce coproduit n’a pas encore un impact positif sur le prix des crackers Resurrection. « Il y a les normes de qualité et d’hygiène à prendre en compte aussi, ce qui fait que cela revient plus cher pour l’instant mais il y a des économies d’échelle à faire », pointe Marie Kerouedan.

Soutenue par le poids lourd de l’agroalimentaire Le Duff (Brioche dorée, Del arte etc.), Charente Périgord Expansion, la communauté de dirigeants et d’entrepreneurs « Le Club des Prophètes » et le groupe Triballat Noyal notamment, « Resurrection » ne veut pas en rester là. « On veut développer la recherche sur des dizaines de coproduits (résidus des processus de fabrication) dans un contexte de raréfaction des ressources », souligne Marie Kerouedan. Elle espère proposer de nouveaux produits dès 2021.

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AGRICULTURE

Turquie : Un homme accusé d’avoir craché sur une pizza risque dix-huit ans de prison

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JUSTICE Le geste a été découvert grâce aux caméras de vidéosurveillance de l’immeuble

 

Un procureur a requis ce jeudi jusqu’à dix-huit ans de prison contre un ancien livreur, accusé d’avoir craché dans une pizza avant de la remettre au client en Turquie. Les faits se sont déroulés le 24 décembre 2017 à Eskisehir, dans le centre du pays.

L’homme est accusé d’avoir ouvert la boîte de la pizza et d’avoir craché dedans avant de sonner à la porte du client pour lui remettre. Son geste a été découvert par un proche du propriétaire de l’immeuble, qui a visionné les images de vidéosurveillance quelques jours plus tard et a alerté le locataire.

ozguvid@Ozguvid1966

Turkey deliveryman dangers 18 years in prison for #spittingonpizzahttps://turkeybeauty.blogspot.com/2020/01/turkey-deliveryman-dangers-18-years-in.html 

Turkey deliveryman dangers 18 years in prison for spitting on pizza

A Turkish examiner has required a sentence of as long as 18 years for a deliveryman who was found spitting on a client’s pizza before giving it over to the client in the Central Anatolian territory…

turkeybeauty.blogspot.com

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Le livreur avait filmé son geste

Ce dernier a porté plainte et le livreur a été licencié. Lors de l’audience, le procureur a requis entre deux ans et demi et dix-huit ans de prison pour « mise en danger de la vie ou de la santé d’autrui en altérant des aliments » et « dégradation de bien ».

On ignore pourquoi l’accusé s’est livré à un tel geste. Selon l’agence de presse DHA, ce dernier avait aussi filmé la scène avec son smartphone. Une photo publiée par DHA montre le livreur penché sur le carton contenant la pizza, son appareil à la main. La peine requise semble lourde, même pour la justice turque, réputée peu clémente. En comparaison, le crime d’« appartenance à une organisation terroriste armée » est puni de quinze ans de prison.

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AGRICULTURE

Agroalimentaire : A Montpellier, la société Il était un fruit donne sa chance aux recalés des concours de beauté

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AGROALIMENTAIRE Une filière du fruit séché a pu se développer en France depuis quelques années

 

Ils sont moches, pas assez roses, un peu tachés, biscornus, trop petits, trop grands… Parce qu’ils seraient recalés à tous les concours de beauté, entre 5 % et 20 % des fruits et légumes produits en France (selon les variétés) n’apparaîtront jamais sous les yeux des consommateurs. 12% en moyenne précisément, selon une étude de l’Inrae. Et pourtant, ils sont aussi bons que les autres.

Alors, en 2014, Laure Vidal, fondatrice de Il était un fruit, a eu l’idée de leur donner une seconde chance. Pas sous leur forme classique puisque le consommateur n’en voulait pas. Mais sous celle de fruit sec. Ou, pour les légumes ou certains fruits, sous celle plus craquante, de chips. « Mais on ne frit rien. Ce sont des fruits ou des légumes séchés par des procédés naturels, sans huile, sans sucre, sans sel ajouté, sans additif… » , évoque la cheffe d’entreprise montpelliéraine.

« On ne cherche pas à étrangler les producteurs »

Partie dans l’aventure seule « avec un stagiaire », Laure Vidal a depuis réalisé deux augmentations de capital, la seconde récemment d’1,6 million d’euros pour accompagner son développement industriel et commercial. Le chiffre d’affaires au 30 juin a grimpé à 600.000 euros. Quinze collaborateurs redonnent vie à ces fruits et légumes qui finissaient au mieux en compote, en sauce ou sous diverses formes de produits transformés, achetés à prix modiques aux producteurs. «Ces produits écartés des filières sont en majorité épandus dans les parcelles agricoles, et plus occasionnellement orientés vers des plateformes de méthanisation», expliquait les chercheurs de l’Inrae dans leur étude publiée en 2015.

Laure Vidal a créé Il était un fruit en 2014.
Laure Vidal a créé Il était un fruit en 2014. – Il était un fruit

C’est finalement sa « plus belle réussite ». En valorisant ces fruits déclassés, Il était un fruit a permis la création d’une filière du fruit séché en France. « Hormis pour le pruneau, elle n’existait pas. On achète les fruits selon un principe de commerce équitable, sans chercher à tirer les prix vers le bas, à étrangler les producteurs. Notre volonté est de pérenniser ce modèle agricole. »

L’entreprise favorise au maximum le circuit court et les producteurs locaux : « 95 % d’entre eux sont situés à moins de 200 km de Montpellier où sont transformés les produits, au sein du Min (Marché d’intérêt national) » . Elle est régulièrement saluée pour sa démarche, comme lors du gala des ambassadeurs d’Occitanie, organisé par La Tribune, dans la catégorie écologie. Une distinction rare pour une entreprise du secteur agroalimentaire.

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