Connect with us

Bordeaux

CONTREBANDE Le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné un mareyeur originaire de Vendée à deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt, pour un trafic de civelles, un alevin d’anguilles

Publié

le

CONTREBANDE Le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné un mareyeur originaire de Vendée à deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt, pour un trafic de civelles, un alevin d’anguilles

 

Un « signal fort » s’est félicité l’avocat d’une association de protection de la nature, partie civile dans l’affaire. Le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné jeudi un mareyeurà deux ans de prison ferme, avec mandat de dépôt, pour un trafic de civelles (alevins de l’anguille). Une peine inédite.

Outre ce mareyeur originaire de Vendée, le tribunal correctionnel a condamné jeudi un autre prévenu, absent à l’audience, à 16 mois de prison ferme – peine assortie d’un mandat d’arrêt – et un troisième à huit mois de prison avec sursis.

Les trois hommes avaient été arrêtés par les douanes en février en Gironde sur l’A63 alors qu’ils transportaient près de 300 kilos de civelles. Ils étaient poursuivis pour détention sans document justificatif régulier, transport non autorisé et atteinte à la conservation d’une espèce protégée, le tout en bande organisée.

Pêche strictement réglementée

Les civelles, protégées depuis 2009, font l’objet d’un trafic qui serait évalué à plusieurs milliards d’euros entre l’Europe et les marchés asiatiques, particulièrement friands de ce mets. Leur pêche est très strictement réglementée, avec un système de licences et quotas, destinés pour partie à la consommation et pour partie au repeuplement des rivières.

Au cours de la dernière saison de pêche (2017-2018), les services répressifs européens ont pu saisir 3.394 kg de civelles de contrebande d’une valeur estimée à 6,5 millions d’euros, selon Europol.

« La première fois que je vois quelqu’un qui part (directement) en détention pour des espèces protégées »

Des peines de prison ferme ont déjà été prononcées – à Bordeaux en 2018 ou à Nantes en février – dans des procès de filières de plus en plus organisées, mais « c’est la première fois en 20 ans que je vois quelqu’un qui part (directement) en détention pour des espèces protégées », souligne François Ruffié, avocat de la Sepanso, qui a obtenu 15.000 euros de dommages et intérêts.

« Ce qui change en ce moment, c’est l’ampleur du trafic et sa prise en compte par l’institution judiciaire », relève-t-il. « Un parallèle a été fait à l’audience avec les stupéfiants : les infractions sont qualifiées de la même façon et le mode opératoire y ressemble, avec un go fast (convoi de voitures) », ajoute l’avocat.

« De plus en plus de délinquants de stups se tournent vers le trafic d’espèces protégées »

« D’ailleurs, même si ce n’est pas le cas dans cette affaire, on s’aperçoit que de plus en plus de délinquants de stups se tournent vers le trafic d’espèces protégées. Le risque pénal est bien moindre, deux à trois ans de prison contre dix, alors que le profit reste significatif, le prix de gros allant de 400 à 600 euros le kilogramme. »

L’avocat du mareyeur, Me Jean Gonthier, que l’AFP n’a pas pu joindre, a confié à la presse locale son intention de faire appel.

Continuez la lecture
Ajoutez un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Art

VIDEO. «Le Roi Lion»: Cette nouvelle version «live» est une merveille de techniques et d’émotions

Publié

le

LIVE Jon Favreau a utilisé des technologies de pointe pour sa version live du « Roi Lion » qui sort en salle ce mercredi

 

Jon Favreau a eu envie de recréer Le Roi Lion en images de synthèses d’un réalisme ahurissant après un safari en Afrique. Après avoir signé la version live du Livre de la jungle en 2016, le réalisateur démontre qu’il peut aller encore plus loin sans perdre en émotions.

Le succès du dessin animé de 1994 et de la comédie musicale de 1997 a rendu inoubliable l’histoire de Simba, lionceau dont le père a été assassiné et le trône usurpé par son oncle Scar. « J’étais convaincu que l’on pouvait respecter l’œuvre originale tout en lui donnant vie autrement », explique Jon Favreau dans le dossier de presse. Et c’est une réussite.

Voir l'image sur TwitterVoir l'image sur Twitter

Olivier Dion

@OlivierDion

Guyssss vous dire à quel point j’ai passé un bon moment. Frissons, émotions, nostalgie… Moment unique hier à l’avant-première du Roi Lion merci @DisneyFR 🦁 #LeRoiLion

437

102 personnes parlent à ce sujet
Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

En terrain connu

La lionne Nala, le phacochère Pumba, le suricate Timon et l’oiseau Zazu, le calao à bec rouge sont de nouveau présents dans cette nouvelle version dont les péripéties demeurent fidèles au film de 1994. Les amoureux du Roi Lion évolueront en terrain familier. « Je savais que je devrais procéder avec beaucoup de soin, que c’était une immense responsabilité. Il fallait surtout ne rien abîmer », reconnaît Jon Favreau. Les musiciens Elton John, Tim Rice et Hans Zimmer ont, eux aussi, remis leurs chansons de premier opus au goût du jour.

Animation ou réalité ?

Entre prises de vues réelles et animation, le réalisateur des deux premiers Iron Manpousse encore plus loin la technologie pour livrer une expérience immersive. « C’est comme de la magie. Nous réinventons le média, » annonce-t-il. Les décors du film ont tous été intégrés à un moteur de jeu permettant à Jon Favreau d’évoluer dans l’environnement des personnages et de régler ses plans comme s’il était réellement sur place. Il a pu ainsi créer son film en réalité virtuelle avant de le mettre en chantier. Des scènes clefs comme la cavalcade des gnous ou le combat final avec les hyènes sont à couper de souffle.

Performances animales

Plus encore que dans Le Livre de la jungle, le spectateur est abasourdi par la justesse des expressions des héros animaux. Jon Favreau a capté les performances de ses acteurs avec six caméras cachées derrière des rideaux de façon à ce que les comédiens oublient la technique comme s’ils jouaient au théâtre. « La technologie s’efface pour saisir la dynamique réelle des acteurs entre eux, explique-t-il. Plus tard, les animateurs ont pris pour source ces émotions authentiques éprouvées et exprimées par des humains. » Là encore, le public est bluffé par un résultat capable de le faire vibrer comme s’il était dans la savane aux côtés de Simba et de ses amis.

Continuez la lecture

Bordeaux

Météo Bordeaux: Prévisions du mercredi 18 juillet 2019

Publié

le

MÉTÉO La météo va peu à peu s’améliorer dans la journée et laisser place à des éclaircies. Les températures seront de 24°C le matin et de 28°C l’après-midi…

 
À Bordeaux, petits et grands pourront passer leur journée sous un ciel légèrement nuageux. Une petite brise de nord-ouest sera ressentie par les habitants. Il va faire 24°C en moyenne le matin. Les températures vont connaître une hausse de quelques degrés durant l’après-midi. Elles seront de 25°C au plus bas et de 29°C au maximum. Le ciel va s’éclaircir dans la soirée. Le thermomètre affichera 23°C en moyenne. Entre mercredi et jeudi, la nuit sera claire.

Demain, un ciel avec des éclaircies va peu à peu prendre la place des nuages dans la Belle endormie. Un vent d’ouest soufflera un peu, avec 12 km/h. Il fera environ 21°C, le matin. Les valeurs seront comprises entre 22 et 24°C durant l’après-midi. Le temps devrait s’améliorer pendant la soirée.

Le temps sera relativement instable les jours qui suivent. On prévoit une amélioration samedi, après un jour pluvieux vendredi.

Continuez la lecture

Alimentation

Bordeaux: Des jeunes écolos bloquent un McDonald’s qu’ils assimilent à «une scène de crime écologique»

Publié

le

ENVIRONNEMENT Des jeunes du mouvement pour le Climat ont occupé dimanche durant plusieurs heures un McDonald’s du centre-ville de Bordeaux

 

« Pourquoi manger maintenant ce qui nous tuera demain ». C’est avec ce slogan, inscrit sur une grande banderole blanche, que 70 jeunes environ, essentiellement des lycéens, ont occupé un restaurant McDonald’s du centre-ville de Bordeaux​ dimanche.

Ces militants du mouvement Youth for Climate, qui tenait ses assises nationales dans la capitale girondine, ont mené cette opération pour dénoncer un « symbole de la surconsommation, du gaspillage et de l’élevage intensif ». Durant plusieurs heures, les manifestants ont barré les accès par des sit-in et déployé autour du fast-food une rubalise rouge et blanche pour délimiter « la scène de crime écologique ».

Un nouveau mode de mobilisation

Après les marches des jeunes pour le Climat, les « light off » [extinction sauvage des enseignes lumineuse] ou encore les « clean walks » [marche de ramassage des déchets], ce blocage s’inscrit dans le cadre de la diversification des actions du mouvement. « On se rend compte que les marches ont très bien mobilisé, mais qu’elles ne suffisent plus et qu’il nous faut diversifier nos actions », souligne Aricie Bartelmé, co-organisatrice des assises qui ont réuni quelque 130 participants, dont la moyenne d’âge était de 17 ans.

Voir l'image sur TwitterVoir l'image sur Twitter

Youth For Climate France@Youth4Climatefr

MAGNIFIQUE : on a obtenu la fermeture anticipée du plus grand @McDonalds de après plus de 8h de blocage. On est maintenant encore plus chaud pour aller enflammer le 20 septembre et la semaine de mobilisation qui suivra.🔥

54 personnes parlent à ce sujet

Le coup d’éclat de la rue Saint-Catherine n’a pas suscité une forte hostilité des principaux concernés. « Sauver la planète, on ne peut qu’être d’accord. McDonald’s fait d’ailleurs des efforts de tri. (…) a réagi avec philosophie Christian Luttman, le responsable du restaurant. Notre public, c’est beaucoup de jeunes, on sait qu’on a intérêt à les entendre. »

Continuez la lecture

Trending

Copyright © 2019 www.bordeaux24.fr