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C’est quoi Navigo Easy, le «nouveau carnet de tickets de métro» dématérialisé

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TRANSPORTS Lancé ce mercredi, la carte Navigo Easy est un passe rechargeable destiné principalement aux touristes et voyageurs occasionnels du réseau RATP

 

« C’est fini le ticket de métro ! », lance Valérie Pécresse. Son remplaçant, la présidente de la région Ile-de-France le tient entre les mains : la Navigo Easy. Une carte bleue et blanche au même format que la carte Navigo standard, déjà bien connue des Franciliens.

Disponible en station à partir de ce mercredi, le passe s’achète aux guichets pour deux euros. Rechargeable en illimité, il fonctionne comme une sorte de « portefeuille » numérique, selon Valérie Pécresse. Chaque utilisateur peut charger au choix tickets de métro à l’unité, carnets, forfait Navigo Jour et tickets Roissybus ou Orlybus sur un même titre. « Nous étions en retard sur la billétique par rapport aux autres métropoles européennes, nous sommes en train de mettre les bouchées doubles », s’est réjouit Valérie Pécresse en conférence de presse ce mardi.

500 millions de tickets jetés par an

Les derniers jours du traditionnel ticket de métro sont comptés en Ile-de-France. Selon la présidente de région, le petit rectangle de carton à bande marron compte trop de défauts pour perdurer : il se décharge, se perd facilement et surtout il pollue. « Il y a un enjeu écologique. Chaque année, ce sont 500 millions de titres qui sont jetés », affirme Sébastien Mabille, attaché de presse chez Ile-de-France Mobilités.

Pour y remédier, la région lance une carte rechargeable en illimité. Si pour l’instant, les usagers ont toujours le choix entre les tickets traditionnels et la carte, le passe est clairement destiné à remplacer à terme son aîné, ce « ticket d’un autre siècle », selon la présidente de région. « Aujourd’hui, le carnet de tickets s’appelle Navigo Easy », affirme-t-elle.

Un passe pour les touristes et les usagers « occasionnels »

Pas de changement pour la carte Navigo annuelle standard. Le nouveau passe RATP est proposé à des utilisateurs au profil bien différent. « Navigo Easy est destiné aux usagers occasionnels. C’est pour les touristes ou les Franciliens qui viennent régulièrement à Paris, mais qui ne font pas le trajet de façon quotidienne », indique Sébastien Mabille. Pour Valérie Pécresse, l’objectif est de permettre à ces touristes réguliers de gagner du temps en ne faisant pas la queue à chacune de leurs venues.

Comme les autres cartes Navigo, le passe Easy se recharge directement aux guichets. L’usager charge un ticket ou un carnet en fonction de ses besoins, aux mêmes prix que dans leur version cartonnée. Il peut utiliser le titre dans le métro, le bus ou le tramway, en remplacement du ticket t + classique en le validant sur une borne comme la carte Navigo classique.

Navigo Easy se recharge aux guichets comme les passe Navigo déjà existants.
Navigo Easy se recharge aux guichets comme les passe Navigo déjà existants. – Juliette Desmonceaux

Le titre ne fonctionne qu’à Paris et en petite couronne

Mais comme le ticket, Navigo Easy n’est pas un passe nominatif. Plusieurs personnes peuvent donc utiliser le même titre… mais à condition que ce ne soit pas pour le même trajet. Une famille en vacances dans la capitale doit donc s’acquitter de deux euros par carte pour chacun de ses membres. Une dépense parfois non négligeable. Autre défaut : le titre ne fonctionne pour l’instant que pour les lignes de métro et de RER situées à Paris ou en petite couronne. Pour aller au château de Versailles, il faudra donc encore s’acheter un ticket cartonné.

Navigo Easy n’est pas la seule nouveauté RATP cette année. A la rentrée, les Franciliens pourront utiliser leur smartphone comme titre de transport et en novembre prochain, ce sera le tour de la carte Navigo Liberté+ de faire son arrivée. Nominatif, ce passe permettra aux utilisateurs de voyager librement avant d’être débité à hauteur du nombre de trajets réalisés seulement le mois suivant. La région Ile-de-France vise la fin des tickets de métrod’ici 2021.

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justice

Isère: La maire d’un village a mis fin à ses jours

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DRAME Christine Bochet, maire de Dizimieu, a été retrouvée morte samedi matin par son mari à son domicile

 

La commune de Dizimieu, située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Lyon, a connu un drame ce week-end. La maire de ce village de moins de mille habitants, Christine Bochet, a mis fin à ses jours dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 août, indiquent nos confrères du Dauphiné Libéré. Le parquet de Bourgoin-Jallieu a confirmé la thèse du suicide ce lundi.

Agée de 54 ans, Christine Bochet avait été adjointe dès 2010 pendant quatre ans, puis première adjointe entre 2014 et 2015. Elle avait pris ses fonctions de maire de Dizimieu en juin 2018, suite à la démission de son prédécesseur.

Ce lundi matin, les élus de la commune se sont réunis afin de désigner le nouveau maire. Ils disposent de trois mois pour organiser un scrutin. En attendant, Louis Daina, premier adjoint, assure ces fonctions.

Christine Bochet ne comptait pas se présenter aux prochaines élections municipales pour profiter de sa retraite avec son mari.

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justice

VIDÉO. Russie: Une enquête ouverte après la diffusion d’images montrant une femme violemment frappée par un policier

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VIOLENCES Le ministère de l’Intérieur a promis que « les coupables devront faire face à leurs responsabilités »

 

Une vidéo récemment partagée sur les réseaux sociaux a provoqué un vif émoi en Russie. On y voit une femme traînée au sol par quatre policiers puis violemment frappée à l’estomac par l’un d’eux lors d’une manifestation à Moscou.

Les images, vues par plus de 360.000 personnes, ont provoqué l’indignation dans les médias et sur les réseaux sociaux. Interrogée, la jeune femme âgée de 26 ans a expliqué avoir été interpellée pour avoir protesté contre l’arrestation d’un handicapé par les autorités.

Une contestation d’ampleur à Moscou

« Des policiers ont commencé à courir vers moi, je ne savais pas qui ils étaient », témoigne-t-elle. « C’était extrêmement désagréable. J’ai immédiatement eu des crampes partout, je ne pouvais plus respirer. Les côtes, le foie se sont contractés. » Elle a ensuite été emmenée au commissariat, où elle n’a pas pu voir d’avocat pendant plusieurs heures avant d’être finalement relâchée.

Le ministère russe de l’Intérieur a annoncé ce lundi avoir ouvert une enquête, promettant que « les coupables devront faire face à leurs responsabilités ». Un avocat de l’ONG Agora avait déjà proposé sur Twitter une récompense de 100.000 roubles (1.350 euros) pour identifier le policier en cause.

Ces dernières semaines, l’opposition a organisé plusieurs manifestations d’ampleur à Moscou pour exiger d’autoriser ses candidats à participer aux élections locales du 8 septembre. La manifestation de samedi dernier a réuni près de 60.000 personnes, le plus grand rassemblement depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012. Elle a donné lieu à 256 interpellations.

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Bordeaux

Bordeaux: On a suivi les premiers essais du tramway sur la future ligne D du réseau

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TRANSPORTS Pour la première fois, des tramways ont roulé sur le tracé de la future ligne D, traversant la place Tourny et empruntant la rue Fondaudège

 

« On l’a attendu trois ans ce tram, on peut bien patienter trois heures… » Plusieurs riverains venus assister ce lundi aux tout premiers essais du tramway de la future ligne Ddu réseau bordelais, se montraient philosophes, alors que les deux premières rames d’essai ont pointé leur nez place des Quinconces à 17h, au lieu de 14h…

L’attente valait le coup. Ne serait-ce que pour voir des rames traverser la place Tourny, ou emprunter la rue Fondaudège, là où le chantier s’est avéré parfois difficile à vivre, pour les riverains comme pour les commerçants.

Essai du tramway sur la future ligne D de Bordeaux, ici au niveau de la place Tourny
Essai du tramway sur la future ligne D de Bordeaux, ici au niveau de la place Tourny – M.Bosredon/20Minutes

Cette ligne partira des Quinconces pour aller jusqu’à Eysines-Cantinolle, en passant par la rue Fondaudège, la barrière du Médoc, Le Bouscat et Bruges. Un tracé de 9,8 km qui sera mis en ligne jusqu’à la mairie du Bouscat à la mi-décembre si tout va bien, et jusqu’au terminus de Cantinolle en février 2020.

mibosredon@mibosredon

Premier essai du #tramway sur la future ligne D de #Bordeaux ici au passage cours Tournon

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Libérer le chantier des matériaux à cause des « gilets jaunes »

« Il y a eu du retard, reconnaît le président de la métropole et maire du Bouscat Patrick Bobet, notamment sur ma commune à cause des acquisitions foncières. Il y avait beaucoup d’entreprises le long du tracé. Mais on aura fait cette ligne en moins de trois ans, dont deux seulement pour les travaux, ce n’est pas si mal que cela. »

« Nous avons connu une difficulté particulière sur ce chantier, souligne pour sa part Anne-Marie Cazalet, maire-adjointe du quartier Chartrons-Grand Parc, c’est que durant la période des « gilets jaunes » il fallait que le chantier soit libéré, tous les vendredis soir, de tous matériaux. Cela n’a pas simplifié la vie des entreprises. Cela n’a été facile ni pour les riverains, ni pour les commerçants, mais pas plus pour la métropole. Mais nous n’avions pas le choix. »

Pour la première fois, les riverains ont pu voir passer deux tramways rue Fondaudège à Bordeaux
Pour la première fois, les riverains ont pu voir passer deux tramways rue Fondaudège à Bordeaux – M.Bosredon/20Minutes

Des essais pour vérifier l’alimentation, le gabarit ou la hauteur des quais

L’objectif de ces premiers essais dits « dynamiques » réalisés ce lundi, était de contrôler l’ensemble des travaux exécutés depuis deux ans. « On vérifie quatre points précis, explique Benoit Séchet, directeur des travaux au sein de la maîtrise d’œuvre Tisia, le groupement d’entreprises qui a piloté le chantier. D’abord, l’alimentation du tramway, dans la partie alimentation par le sol (APS), entre Quinconces et la station Courbet, et dans la partie alimentée par la LAC (Ligne aérienne de contact). »

« Nous vérifions aussi l’inscription du tramway sur les rails, qu’il y ait un bon contact entre la roue et le rail » poursuit le directeur travaux. Pour cela, les deux rames qui ont évolué côte à côte, ont roulé au pas, ne dépassant pas les 3 km/h. « Nous regardons également les « émergences » le long de la plateforme, c’est-à-dire qu’il n’y ait aucune rame qui frotte sur la carrosserie, c’est ce qu’on appelle le GLO (Gabarit limite d’obstacle). Et enfin, au niveau de chaque station voyageur, on vérifie la hauteur du quai pour s’assurer que chaque usager puisse monter dans la rame. »

mibosredon@mibosredon

Le tramway de la future ligne D à #Bordeaux traverse la place Tourny direction Fondaudege

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Marches à blanc en octobre

Au préalable, des essais dits statiques avaient été réalisés, simulant la présence d’une rame. « Nous sommes donc plutôt sereins aujourd’hui » assure le technicien.

Ensuite, il y aura toute une batterie d’essais « pour vérifier les carrefours en interface avec la circulation routière » poursuit Benoit Séchet. Ils vont s’étaler jusqu’à la mi-octobre. « Après nous transférerons l’infrastructure à l’exploitant, pour qu’il réalise des marches à blanc en vue de la mise en service commerciale de la ligne. » Les marches à blanc visent essentiellement à former les conducteurs au nouveau tronçon.

« Désenclaver le quadrant nord-ouest de l’agglomération »

« L’objectif de cette quatrième ligne de tram, insiste Christophe Duprat, le vice-président de la métropole en charge des transports, est de désenclaver tout le quadrant nord-ouest de l’agglomération. Il y aura plein de rabattements de bus sur toutes les communes du Nord-Ouest, dès que le tramway sera arrivé à Cantinolle, le terminus. » Deux parcs-relais seront également créés pour garer sa voiture près de la nouvelle ligne : au terminus Cantinolle (600 places), et à l’hippodrome du Bouscat (275 places).​

La fréquence de passage des rames sera de 7’30 pour la première partie du tracé, et de 15′ pour la seconde. « Une fréquence que l’on pourra faire descendre à 6′ et 12′ » précise Christophe Duprat. Il indique également que cette nouvelle ligne va permettre de rajouter des rames sur le tronçon central de l’actuelle ligne C, sur lequel la ligne D viendra s’insérer, jusqu’à Carle-Vernet. « Cela nous permettra d’avoir des trams toutes les trois minutes entre Quinconces et Carle-Vernet, contre 3’40 actuellement. »

Une ligne à 250 millions d’euros

Le coût global de cette nouvelle ligne est de 250 millions d’euros, « soit à peu près 25 millions d’euros du kilomètre, calcule Patrick Bobet, c’est mieux que les premières lignes de Bordeaux où nous étions allègrement au-dessus de 30 millions. »

La fréquentation attendue est de 40.000 voyageurs/jour, qui montera à 62.000 sur tout l’axe jusqu’à Carle-Vernet.

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