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AGRICULTURE

Bordeaux: Un troupeau de 27 brebis, et une bergère, chargés d’entretenir des parcs publics

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NATUREL Une bergère a été recrutée par plusieurs villes de la rive droite bordelaise pour faire de l’éco-pâturage sur les parcs publics de Bassens, Lormont, Cenon et Floirac

 

Certains habitants de la rive droite pourraient avoir l’agréable surprise de tomber nez à nez avec un troupeau de 27 belles brebis landaises au cours de leur promenade dominicale dans le parc des coteaux, sur la rive droite de la métropole bordelaise. Rachel Léobet a été recrutée après une offre d’emploi de bergère périurbaine peu banale, lancée par  le Grand Projet des Villes Rive Droite(GPV Rive Droite) à l’automne 2018.

Rachel Léobet s'occupe de 26 brebis landaises sur la rive droite de la Métropole.
Rachel Léobet s’occupe de 26 brebis landaises sur la rive droite de la Métropole. – E.Provenzano / 20 Minutes

« Des copains m’ont envoyé l’offre d’emploi, qui leur a fait directement penser à moi », raconte le sourire aux lèvres Rachel Léobet, qui travaillait jusque-là ponctuellement dans des fermes du sud-Gironde pour la traite et la confection de fromages. Fille d’un éleveur installé dans le Limousin, elle a fait des études agricoles et se retrouve donc parfaitement dans son élément ce jour-là dans le parc Rozin de Bassens, couvant des yeux son troupeau.

Des orchidées et des papillons à protéger

Le GPV Rive Droite qui rassemble quatre communes (Cenon, Floirac, Bassens et Lormont) s’est donné pour vocation de développer le parc des coteaux, qui s’étend sur 400 hectares dont 240 appartiennent à des puissances publiques. Pour l’entretien de ces espaces verts, abritant une riche biodiversité, le GPV s’est intéressé à l’écopâturage pratiqué depuis 15 ans par un berger employé par la ville Evreux et à présent en charge de 250 bêtes. Le GPV s’est lancé sur le même modèle, recrutant Rachel Léobet pour un contrat qui court jusqu’à décembre 2020.

Une orchidée du parc Rozin à Bassens.
Une orchidée du parc Rozin à Bassens. – E.Provenzano / 20 Minutes

« Le parc des coteaux a la particularité d’avoir un sol très calcaire, qui était avant idéal pour cultiver la vigne, explique Benjamin Chambelland, animateur ParcLab pour le GPV Rive Droite. Il est en pente, bien exposé abritant des espèces végétales spécifiques (ail rose, quatre variétés d’orchidées) mais aussi des papillons ». Un recensement est mené en ce moment par une écologue sur l’ensemble du parc des coteaux. Reste à voir comment vont se comporter les brebis vis-à-vis des différentes espèces végétales. « On peut préserver des secteurs si besoin », précise Benjamin Chambelland.

Cela fait trois ans que le GPV Rive Droite planche sur le sujet et il espère faire la démonstration de la pertinence du projet sur deux ans, pour convaincre de futurs partenaires d’aller plus loin.

Un agneau est déjà né dans le troupeau

Les brebis sont prêtées par le Conservatoire des races d’Aquitaine, elles sont issues d’une race rustique menacée de disparition mais qui a la particularité de pouvoir passer la nuit dehors, sans abri, et de bien débroussailler les prairies, s’attaquant par exemple aux ronces. Des clôtures électriques mobiles sont utilisées par la bergère pour les déplacer de parcs en parcs. Pour l’instant, les animaux sont transportés à l’aide d’une bétaillère parce que le troupeau est encore petit et que le chien de conduite de Rachel Léobet, un beauceron de sept mois, est en cours de dressage. A terme, l’idée est d’organiser une transhumance entre les différents parcs.

Oyat est en effet une jeune chienne qui reste encore à canaliser si on en croit ses bonds intempestifs. Elle ne quitte pas sa maîtresse qui est auprès du troupeau de 8 h à 20 h, veillant à la sécurité et à la santé de chaque animal. Outre le déplacement du parc mobile, elle s’occupe de les abreuver et de soigner d’éventuelles petites blessures. Quelques jours avant notre venue, une brebis a donné naissance à un agneau, sans que la bergère ait besoin d’intervenir.

Un petit agneau, âgé de 5 jours ce mardi, est né dans le parc des Côteaux.
Un petit agneau, âgé de 5 jours ce mardi, est né dans le parc des Côteaux. – E.Provenzano / 20 Minutes

« A Triboulet (un parc de Cenon), elles ont bien tout nettoyé, c’est nickel ! », observe un jardinier municipal, venu rencontrer la nouvelle bergère. Sur quelles zones les jardiniers faucheront et sur quelles autres, les brebis auront-elles le loisir de pâturer ? La réponse est encore à affiner après observation de l’appétit des ovins. Aujourd’hui l’herbe est broyée sur place mais n’est pas exportée car cela représente un coût trop élevé. Les brebis ont cet avantage de permettre de se passer de cette étape.

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AGRICULTURE

Bouches-du-Rhône: Tous les massifs interdits d’accès ce mardi en raison du risque d’incendie

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FEU Le département des Bouches-du-Rhône est en « vigilance sécheresse » depuis le 17 juillet dernier

 

Une mesure de prévention. En raison du fort risque d’incendie dans les Bouches du Rhône, tous les massifs sont interdits d’accès, ce mardi, a annoncé la préfecture. La cause ? Le retour du mistral qui favorise les départs de feu.

Préfet de la région PACA et des Bouches-du-Rhône

@Prefet13

⚠️Tous les massifs forestiers des #BouchesduRhône sont interdits d’accès et de travaux ce mardi 13 août ! Le risque d’embrasement est très important ! Pour protéger nos forêts 🌲, respectez les consignes de prudence 🚫🔥🚬

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Le mistral devrait faire son grand retour, ce mardi, avec des rafales pouvant atteindre les 70 km/heure dans les secteurs de l’Etang de Berre et Salon. Les températures, très élevées depuis plusieurs jours, devraient rester les mêmes.

Sept massifs fermés au public dans le Var

Conséquence, les 24 massifs des Bouches-du-Rhône sont interdits au public ce mardi. Dans le détail, le parc national des Calanques​ sera fermé toute la journée. Il sera donc interdit d’accéder aux calanques de Sormiou, Morgiou, En Vau, Port Miou, Sugiton ou encore Port Pin. Les accès par la mer seront autorisés, mais sans pouvoir débarquer. L’Ile Verte, à La Ciotat, ainsi que les calanques et les plages reculées de la Côte Bleue seront, elles aussi, fermées au public.

Pompiers de France

@PompiersFR

#Communiqué #FNSPF | #FeuxDeForêts : un #pont du #15août à haut risque sur le front des #incendies !#CP à retrouver en intégralité sur ➡️ https://www.pompiers.fr/presse/feux-de-forets-un-pont-du-15-aout-haut-risque 

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Une situation similaire dans le Var, où sept massifs sur les neuf du département seront fermés au public. Les pompiers des Bouches-du-Rhône et du Var sont intervenus à plusieurs reprises, ces dernières semaines, sur des départs de feu. A Saint Mandrier, près de 25 hectares de pinède ont brûlé.

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Gironde: La start up Toopi Organics veut recycler l’urine humaine en fertilisant agricole

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OR VERT La start up Toopi Organics, lancée en février dernier en Gironde, veut récupérer l’urine humaine pour la transformer en produits agricoles ou en biomolécules pour différentes industries

 

L’idée de valoriser l’urine humaine pour s’en servir comme fertilisant agricole n’est pas neuve. Au XIXè, des agriculteurs utilisaient déjà des déjections des habitants. Depuis quelques années, elle revient au goût du jour, et quelques initiatives pour structurer une filière commencent à percer, comme celle de Michael Roes, qui travaille sur le sujet depuis plusieurs années.

Après avoir lancé une première entreprise d’engrais biologiques en 2016, MR Organics,il a fondé en février dernier avec deux autres associés  une nouvelle start up, Toopi Organics, à Langon (Gironde), pour valoriser l’urine humaine.

Celle-ci vient de remporter un prix de 65.000 euros de la Fabrique Aviva (initiative de mécénat de l’assureur Aviva France) dans la catégorie environnement et transition énergétique.

« Un non-sens de se débarrasser de l’urine dans l’eau potable »

« L’idée est de créer une filière alternative au tout-à-l’égout pour valoriser l’urine humaine, notamment en fertilisant agricole », raconte Michael Roes. Dans le tout-à-l’égout, l’urine est problématique pour les stations d’épuration et concerne plus généralement la gestion durable de la ressource en eau. La teneur en azote et micropolluants de l’urine favorise notamment le développement d’algues.

« C’est un non-sens de se débarrasser de l’urine dans l’eau potable, soutient Michael Roes, car cela consomme et pollue l’eau. Alors que dans l’urine, on produit tout ce dont on a besoin pour l’agriculture : azote, phosphore et potassium – le triptyque NPK essentiel à la fertilisation. C’est pourquoi notre priorité a été de lancer un projet proposant une solution viable pour les agriculteurs. »

Un biostimulant plus performant que les engrais minéraux conventionnels

Plusieurs produits pourraient voir le jour. « Le premier produit que l’on va fabriquer, c’est un stimulateur de croissance pour augmenter les rendements agricoles, en remplacement des produits minéraux. Nous avons mené des essais concluants avec l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) et la chambre d’agriculture. » Deux études menées par l’école Bordeaux Sciences Agro et l’Inra ont montré que le bio stimulant produit par Toopi est plus performant que les engrais minéraux conventionnels (de 60 % à 110 % de biomasse en plus selon l’étude de Bordeaux Sciences Agro).

« On travaille aussi sur un fongicide agricole, et enfin sur la fabrication de biomolécules pour, entre autres, l’industrie pharmaceutique : on fait pousser des bactéries sur l’urine, ce qui va nous donner des molécules très demandées par ces industriels. »

Quelque 30 milliards de litres d’urine humaine par an en France

« Nous allons dans un premier temps récupérer l’urine auprès des loueurs de toilettes sèches, celles que l’on trouve sur les chantiers du BTP par exemple, auprès des laboratoires d’analyse médicale également, ce qui représente à terme 20 millions de litres d’urine. » La société, installée à la pépinière d’entreprises de Langon, vise un volume de collecte d’urine de 4 millions de litres en 2020. Une première unité de transformation d’une capacité de 180.000 litres devrait être installée en Sud-Gironde d’ici la fin de l’année 2019.

« Mais le marché en France, c’est 30 milliards de litres d’urine humaine, et notre ambition, c’est de récupérer entre 10 et 20 % de ce volume. » Comment, sachant qu’au niveau des habitations, l’urine est mélangée aux autres eaux usées ? « En mettant en place une véritable filière alternative au tout-à-l’égout, via de gros collecteurs qui permettent la séparation de l’urine à la source, et à des unités de transformation sur place. »

Il faudra tout de même au préalable obtenir une autorisation de mise sur le marché du produit. Ce qui est espéré pour 2020.

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Du glyphosate pulvérisé sur le blé au Canada? La pratique est légale, mais controversée

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FAKE OFF La pratique, dont l’ampleur est difficile à évaluer, est autorisée. L’herbicide est pulvérisé au moins sept jours avant la récolte, pour éliminer les « mauvaises herbes » présentes dans les champs

 

Du glyphosate pulvérisé sur le blé  canadien ? La pratique a été récemment mise en lumière par un article de 60 millions de consommateurs. Le magazine explique que le pays « autorise la pulvérisation de glyphosate sur le blé cinq jours avant récolte : il meurt comme les mauvaises herbes, donc plus besoin de le faucher et d’attendre qu’il sèche… »

L’article, qui date de mai, a été de nouveau mis en lumière cette semaine sur les réseaux sociaux. Des internautes l’ont partagé, en pointant du doigt la marque Panzani. 60 millions de consommateurs indiquait dans cet article que la marque « achète son blé dur au Canada ».

Panzani a démenti ces informations, en expliquant ne pas acheter de blé dur dans ce pays. « Nous nous sommes engagés pour créer la filière Blé Responsable Français, qui assure 95 % d’approvisionnement en blé français en 2019 et vise à atteindre 0 résidu de pesticides d’ici à 2025 (les 5 % restant provenant d’autres pays de l’UE) », précise le fabricant de pâtes. En 2014, Xavier Riescher, directeur général France de la marque,expliquait que Panzani « s’approvisionne majoritairement en France, en Espagne et au Canada. » Les zones d’approvisionnement avant la mise en place de la filière française « dépendaient des années et des récoltes », détaille Xavier Riescher auprès de 20 Minutes. « Sur les deux dernières années, nous n’avons pas acheté de blé canadien », ajoute-t-il.

FAKE OFF

La pulvérisation de glyphosate sur le blé est une pratique légale au Canada. Il est difficile, toutefois, d’évaluer l’ampleur de cette pratique. Une représentante du gouvernement du Saskatchewan, la principale province productrice de blé, explique à 20 Minutes ne pas conserver de statistiques sur le pourcentage de blé traité avec cet herbicide. Selon Radio-Canada, jusqu’à 70 % du blé de cette province est traité avant la récolte, selon les années. Au Québec, environ un quart des champs avait des traces de passage pré-récolte l’an dernier, a constaté André Comeau, un généticien, ancien du ministère de l’Agriculture du Canada, dont les travaux portent sur la création de blés qui n’ont besoin d’aucun pesticide.

L’année dernière, le Saskatchewan a exporté 3 % de son blé dans l’Union européenne, soit un peu plus de 310.000 tonnes, et seulement 0.00029 %, soit 29 tonnes, en France. Quant au blé dur, aucune tonne n’a été exportée en France en 2018.

Eviter d’obstruer la moissonneuse

Pourquoi utiliser du glyphosate sur le blé avant la récolte ? « Le glyphosate en pré-récolte peut fournir des bénéfices pour la récolte en éliminant toute matière verte à graines qui reste dans le champ, détaille la représentante du Saskatchewan. Autrement, la matière pourrait obstruer la moissonneuse. » Autrement dit, le but est d’éliminer les « mauvaises herbes », pour éviter que celles-ci ne gênent la récolte. Les organisations de céréaliers recommandent de procéder à la récolte au plus tôt sept jours après l’application.

Ces organisations préconisent de pulvériser le produit sur un blé déjà mûr : le glyphosate ne doit pas servir de desséchant qui accélérerait la récolte. Les céréaliers détaillent même la marche à suivre dans une campagne de communication. Le but ? Sensibiliser les agriculteurs aux demandes des différents marchés. Un enjeu vital :  85 % du blé canadienest exporté. Toutefois, le blé traité au glyphosate ne peut pas être exporté partout. Récemment, les Italiens se sont en grande partie détournés du blé canadien.

Des traces de glyphosate relevées dans des échantillons de blé

L’autre avantage de ce traitement en pré-récolte, c’est de « rendre les dates de récolte plus flexibles et de ne pas obliger les producteurs à revenir une semaine après pour terminer les zones à maturité tardive », souligne André Comeau, qui s’oppose à cette pratique. Il met en avant un « paradoxe » : « les blés OGM sont toujours aussi mauvais, mais bien des espèces de grains sont pires ». En effet, certains blés OGM sont résistants au glyphosate, au contraire des blés non-OGM.

D’après une étude menée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments et révélée par Radio-Canada, des traces de glyphosate ont été relevées dans 80 % des échantillons de blé analysés. « Aucun échantillon ne dépassait les limites permises », détaillent nos confrères.

En France, cette application avant la récolte est « rarement pratiquée », développe la Coordination rurale, un syndicat agricole. Un rapport de l’Inra, qui analyse les pratiques de fermes engagées dans une démarche de réduction de l’usage des pesticides, souligneégalement que la pratique est peu répandue.

Vous souhaitez que l’équipe de la rubrique Fake off vérifie une info, une photo ou une vidéo ? Remplissez le formulaire ci-dessous ou écrivez-nous sur Twitter : https://twitter.com/20minFakeOff

 

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