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Culture

Bordeaux: Les spécialistes parlent d’un millésime 2015 « exceptionnel » lors des primeurs

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VIN Les professionnels venus du monde entier pour la semaine des primeurs ne tarissent pas d’éloges sur le millésime 2015 qui devrait relancer les affaires après deux années difficiles…

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Le millésime 2015 est encensé par les dégustateurs venus du monde entier pour participer à la semaine des primeurs des vins de Bordeaux. Ils parlent d’un très grand millésime, à classer du côté des « exceptionnels », et qui devrait relancer les affaires après un 2013 de pauvre facture et de faible quantité et un 2014 classique.

 

Ça se bouscule depuis lundi dans les salles de dégustation. Négociants, importateurs, critiques ou cavistes attendaient depuis longtemps pour se faire leur propre opinion du millésime 2015 qui a bénéficié de conditions de maturation rares avec une météo idéale. Et sans surprise, l’éloge le dispute au dithyrambe.

 

« C’est le meilleur que j’ai jamais dégusté. Les vins sont jeunes mais déjà très accessibles avec un formidable fruit. Ce millésime est exceptionnel », assure Neil Pendock, propriétaire d’une cave à vins à Capetown, en Afrique du sud.

« Dans la lignée des derniers grands »

« Ce 2015 est réussi dans toutes les appellations du Bordelais, avec certes quelques petites inégalités. On a de très beaux vins blancs, étincelants, et des rouges qui sont soyeux, croquants avec beaucoup de fruit et d’élégance. Il est dans la lignée des derniers grands, les 2005, 2009 et 2010 », abonde Stéphane Toutoundji, œnologue, coassocié au laboratoire de conseil aux propriétés viticoles, Oenoteam.

 

« Il y a de quoi s’enthousiasmer, c’était de grands raisins et c’est un grand millésime avec des vins précis, meilleurs que ceux que l’on a jamais fait », confirme l’œnologue mondialement réputé Michel Rolland. « Pour le comparer dans l’échelle des grands millésimes, on a la puissance des 2005, des tanins très soyeux, de la densité et de la belle longueur et la rondeur et le charme solaire des 2009 », esquisse-t-il.

Une bonne année pour toutes les appellations

Si les primeurs, c’est-à-dire la vente à des négociants suivant des contrats d’exclusivité puis la revente immédiate à des particuliers qui ne recevront leurs vins que lors de la mise en marché d’ici 18 mois à un tarif généralement supérieur à celui qu’ils auront payé, ne concerne qu’environ 150 crus classés de Bordeaux, soit 2 % de la production, toute la filière entend profiter de l’aura médiatique suscitée pour clamer haut et fort que le 2015 est « bon partout ».

« L’avantage des grands millésimes fait que chacun dans sa catégorie a fait de très bons vins. Le problème c’est que l’on focalise toujours sur le top Bordeaux, les classés, mais il y a de très bons vins à des prix très abordables à Bordeaux, il faut le dire plus », s’accorde à dire Michel Rolland.

Une augmentation des prix attendue

Ce seront les notes des critiques les plus influents qui détermineront pour partie le marché. Elles sont attendues dans la foulée des dégustations et les grands crus classés fixeront, fin mai, le prix de leurs bouteilles. Et qui dit millésime exceptionnel, dit aussi augmentation des prix. Mais « attention de pas casser le magnifique jouet des primeurs » prévient un courtier influent de la place bordelaise, chargé d’authentifier les transactions entre propriétés et négociants et qui appelle les propriétaires « à la mesure ».

Car depuis la flambée des prix sur les millésimes 2009 et 2010, en grande partie conséquence de l’intérêt de nouveaux acteurs chinois, la qualité des millésimes suivants n’était pas au rendez-vous alors que les prix sont restés démesurément hauts.

Les Américains intéressés par ce millésime

« Sur ce 2015, les Américains seront intéressés. Le marché des cadeaux en Chine, qui avait porté les primeurs 2009 et 2010 s’est, lui, effondré. Mais les conditions sont là pour que tout le monde fasse de très bonnes affaires », juge Olivier Bernard, président de l’Union des grands crus de Bordeaux, organisatrice de cette semaine des primeurs.

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« La Llorona » : Comment le cinéma fantastique peut porter un puissant message politique

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HORREUR Le réalisateur de « Ixcanul » et « Tremblements » donne une nouvelle signification à une légende douloureuse dans « La Llorona » au cinéma ce mercredi

 

La Llorona revisite la légende de la Dame blanche qui pleure ses enfants qu’elle a tués pour punir l’homme qui l’a trahie. Le cinéaste  Jayro Bustamante transforme cette meurtrière en justicière venue demander des comptes pour le génocide des Indiens mayas au Guatemala.

Le réalisateur de Ixcanul (2015) et Tremblements(2019) s’est inspiré de l’histoire vraie du dictateur guatémaltèque Efraín Ríos Montt condamné pour génocide et crimes de guerre en 2013 puis acquitté pour une question de vice de forme. « Des années de procès ont été jetées à la poubelle en une semaine par les pouvoirs de quelques grandes familles et de l’armée », soupire le cinéaste. La Llorona (littéralement « La Pleureuse ») fait payer le militaire du film pour ses actions en lui faisant vivre un intense cauchemar dans l’immense maison où il est confiné avec sa famille.

Entre chagrin et colère

« Le film a pour ambition de parler à une population qui est totalement dans la négation, qui pense que parler du passé est une perte de temps, et qu’il faut aller de l’avant », insiste Jayro Bustamente dans le dossier de presse. Les pleurs du fantôme se mêlent aux cris de colère et aux chansons révolutionnaires de la foule qui cerne la demeure du général. Le bruit incessant du peuple furieux est particulièrement saisissant quand l’épouse du bourreau et sa fille s’asseyent au bord de leur piscine où flottent des tracts avec des photos des Indiens massacrés.

Des femmes dans la tourmente

Outre une jeune domestique mystérieuse (incarnée par la magnétique Maria Mercedes Coroy, la révélation d’Ixcanul), trois personnages féminins sont envoûtés par la Llorona. L’épouse du général qui a fermé les yeux sur ses agissements les plus écœurants, sa fille qui découvre avec horreur l’étendue de la monstruosité paternelle et sa petite fille innocente sont emportées malgré elles au cœur du récit avec le vieux militaire sombrant dans la folie.

Fantastique et politique

Jayro Bustamante continue de révéler les plaies de son pays avec ce conte où l’intrusion du fantastique est porteuse d’un puissant message politique. « Au Guatemala, les défenseurs des droits de l’homme sont discriminés et La Llorona parle aussi de ça », estime-t-il. Les frissons que cette Pleureuse fait passer dans le dos du spectateur ne l’empêchent pas de ressentir de l’empathie pour celle qui use de ses pouvoirs pour redonner une voix à un peuple qu’on a voulu réduire au silence.

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VIDEO. Street art à Bordeaux : Avec Matth Velvet, une nouvelle pépite fait le mur à l’institut Bernard-Magrez

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CULTURE Jusqu’au 22 mars, une exposition de street art de l’artiste Matth Velvet est visible à l’institut culturel Bernard-Magrez

 

Après trois mois en résidence à l’Institut culturel Bernard-Magrez de Bordeaux, l’artiste Matth Velvet, un jeune Nantais néobordelais, expose ses toiles au pavillon de la Boétie jusqu’au 22 mars. Remarqué par l’Institut pour son travail sur la couleur, il a eu carte blanche pour produire son expo « Standard club » qui propose une réflexion autour des biens matériels.

Les œuvres ont toutes été peintes au pinceau et à la peinture acrylique. Et, si la plupart ont été réalisées en atelier, une peinture monumentale est aussi exposée à l’extérieur, dans la cour, sur un mur dédié de six mètres sur six.

Une palette de couleurs bien à lui

« A la base j’étais designer industriel mais je ne le suis plus aujourd’hui, explique l’artiste en se présentant. Je préfère que les choses que je dessine restent à l’état de tableaux. » C’est donc en connaissance de cause qu’il pose un regard critique sur les objets de consommation et sur la standardisation de leur mode de production.

Une palette de couleurs autour du violet, du bleu et du jaune traverse l’ensemble de son travail et lui donne une chaude unité. « Elle permet d’exprimer beaucoup de typologies de lumière », précise-t-il. S’il a une affection pour les objets, notamment du passé en représentant des autos tamponneuses ou de petites voitures anciennes par exemple, il s’interroge aussi sur la nécessité d’en accumuler. Il peint une toile figurant un amas d’objets parmi lesquels une Porsche, qu’il décrit comme ce qui lui était présenté étant enfant comme « un symbole de réussite ».

Pour les scènes d’intérieur, il a fait le choix de peindre sur de vieilles portes récupérées dans la rue qui offrent des cadres de choix. On y découvre des bâtiments dont la fragilité de l’ossature est mise à jour ou l’intrusion de cambrioleurs venus dérober des biens.

Quand il peint dans la rue, Matth Velvet procède de la même façon qu’en atelier : « Je choisis des murs qui peuvent faire office de cadres pour réaliser de vrais tableaux gratuits », confie-t-il.

L’accompagnement par l’Institut de mécénat privé a l’air de porter ses fruits. Ainsi Rouge, la première artiste accueillie en résidence au château Labottière a vendu les trois-quarts des œuvres de son exposition lors du vernissage à Bordeaux.

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VIDEO. Jennifer Lopez rend hommage à Madonna… Akon va créer une ville écologique au Sénégal…

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FIL DES STARS Toute l’actualité people est dans « 20 Minutes »

 

5 janvier 2020

Jennifer Lopez rend hommage à Madonna dans sa dernière campagne Guess & Marciano

Jennifer Lopez semble s’être bien inspirée de Madonna dans sa dernière campagne pour la marque Guess & Marciano. Et l’on peut en effet voir sur les premières images de la campagne que l’inspiration de la Material Girl est présente.

Robe moulante vert électrique ceinturée, chevelure et maquillage typiquement années 1980, tout y est ! « Je suis très heureux de retrouver Jennifer Lopez pour une deuxième campagne Guess and Marciano. Jennifer continue de repousser les limites en musique, dans la mode, ou dans l’industrie du cinéma », explique Paul Marciano dans un communiqué relayé par Billboard.

Akon va créer une ville écologique et fondée sur la cryptomonnaie au Sénégal

Britney Spears dément exposer bientôt en France

Récemment, la Galerie Sympa de Figeac a fait les gros titres en annonçant sur son site qu’elle hébergera la première exposition de peinture de Britney Spears. Seul hic : ce n’est absolument pas au programme pour Brit-Brit ! Son attaché de presse a en effet déclaré qu’il n’y avait « rien de vrai » dans l’affirmation de la galerie, comme le relaye la BBC.

Plus de détails devraient être donnés dans la semaine par le galeriste, Jean Colombain.

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