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Bordeaux : Où en est l’enquête sur les seize « Black Blocs » présumés interpellés ?

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ENQUETE Seize personnes ont été interpellées samedi au Bouscat, dans la banlieue de Bordeaux. Proches de la mouvance des « Black Blocs », elles semblaient préparer des actions violentes à l’encontre des forces de l’ordre

 

Seize personnes ont été interpellées et placées en garde à vue samedi, près de Bordeaux. Elles sont soupçonnées d’avoir préparé des actes de dégradations et de violences à l’encontre des forces de l’ordre, en vue de la manifestation des « gilets jaunes » à Bordeaux, qui se déroulait dans l’après-midi. 20 Minutes fait le point sur cette affaire.

Où en est l’enquête ?

Le parquet de Bordeaux indique ce lundi que les seize suspects vont être déférés dans la journée en vue d’une présentation devant un juge d’instruction en vue d’une mise en examen. « Des réquisitions de placement en détention provisoire » seront prises à leur encontre.

Pourquoi les soupçonne-t-on d’avoir préparé des actes de violences et de dégradations en vue de la manifestation de samedi dernier ?

Les services de police ont agi sur un renseignement. Ils ont été informés que ces individus, en provenance de plusieurs départements, s’étaient retrouvés vendredi 5 décembre dans un appartement au Bouscat, dans la banlieue de Bordeaux, louée via le site AirBnB. « D’après les éléments recueillis, indique le parquet, ils étaient proches de la mouvance black blocs et semblaient déterminés à en découdre avec les forces de l’ordre à l’occasion de la manifestation des “gilets jaunes” prévue dans l’après-midi à Bordeaux. » Ils ont été interpellés samedi à 12 h 15 après une opération de police dans cette bâtisse.

Lors de leur perquisition, les policiers ont trouvé un « lot d’objets défensifs [gants, masques] mais aussi des bouchons équipés de clous destinés à crever les pneus des véhicules des forces de l’ordre, des bouteilles d’acide chlorhydrique, des mèches et des boules d’aluminium », attirail utilisé pour la fabrication de cocktails Molotov.

Des inscriptions « ACAB » retrouvés sur les murs de la ville

Parallèlement, un rapprochement a été fait avec des dégradations constatées sur des murs de la ville du Bouscat, « où des inscriptions portant la mention “ACAB (All Cops Are Bastards)” avaient été trouvées dans la matinée entre 3h20 et 3h50. » Une enquête était alors ouverte des chefs de « dégradations commises en réunion, et d’associations de malfaiteurs en vue de commettre des dégradations et des violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique. »

Qui sont ces seize suspects ?

Parmi les seize suspects, dix hommes et six femmes âgés de 19 à 45 ans, « cinq sont déjà connus de la justice ». Parmi eux, l’un a été condamné à Bordeaux en mars dernier pour « participation à un attroupement avec arme et dissimulation du visage », un autre a été condamné « quatorze fois entre 2004 et 2013 notamment pour vol à main armée par la cour d’assises de la Haute-Garonne », et un autre encore pour des faits de vol avec violences.

Reconnaissent-ils qu’ils préparaient des actes de violence ?

Non. Le parquet indique qu’ils ont reconnu durant leur garde à vue qu’ils s’étaient retrouvés en vue de la manifestation de samedi après-midi, mais aucun ne revendique la propriété des objets trouvés en perquisition.

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Bordeaux

CFDT: Nouvelle intrusion au siège de la confédération revendiquée par des syndicats CGT Energie

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SYNDICAT L’action a été revendiquée par des syndicats CGT Energie d’Ile-de-France

 

« Une quinzaine de personnes encagoulées » se sont introduites dans le siège de la CFDT, ce lundi, et ont coupé l’électricité pendant « quelques minutes », a annoncé la confédération.

L’action revendiquée par des syndicats CGT Energie d’Ile-de-France, est le fait d’une dizaine de syndicats CGT Energie d’Ile-de-France (Paris, 91, 93, 94, 95, 77, 78, Ouest IDF et Bagneux), a précisé Cathy Fléchard de la CGT Energie Paris. L’intrusion d’« une quinzaine de personnes encagoulées » et « habillées de noir » a duré « un petit quart d’heure. Ils savaient exactement où était l’alimentation générale d’électricité et l’ont coupée », a-t-on précisé à la confédération.

Une nouvelle attaque « inacceptable » pour la CFDT

Une source policière a confirmé qu’« une quinzaine de personnes ont pénétré à 11h20 au siège de la CFDT », dans le XIXe arrondissement. Elles n’ont rien dit et n’ont pas fait référence à la réforme des retraites par points que la CFDT soutient, selon la confédération. Mais « il a été retrouvé sur les lieux des tracts de la CGT Energie contre la réforme des retraites », a indiqué la source policière. Sur le site Facebook de la CGT Energie Paris, les neuf syndicats qui revendiquent l’action font clairement le lien avec le projet de système de retraite universel par points​.

« Berger négocie les couleurs et les formes de nos futures chaînes et celles de nos enfants, sans jamais avoir participé à la grève reconductible contre la retraite à points », écrivent-ils dans un communiqué. Ce lundi, le siège confédéral « a perdu l’électricité et c’est la collaboration de classe qui a été plongée dans l’obscurité ». « Cette nouvelle attaque, revendiquée sur les réseaux sociaux par plusieurs syndicats CGT énergie, est inacceptable », écrit pour sa part la CFDT dans un communiqué. Elle « poursuivra son combat pour plus de justice sociale et de solidarité entre les travailleurs sans jamais se laisser dicter ses positions par des actes de violence ou d’intimidation », ajoute la CFDT.

Une plainte déposée après la première intrusion

Vendredi, une première intrusion d’opposants à la réforme des retraites, revendiquée par la Coordination RATP-SNCF, avait eu lieu au siège de la CFDT. Dans un message posté sur Twitter, Laurent Berger, le secrétaire général de la confédération, avait expliqué que des « individus » s’étaient introduits « violemment » dans les locaux de la CFDT à Paris.

Laurent Berger@CfdtBerger

Quelques dizaines d’individus se sont introduits violemment dans les locaux de la confédération Cfdt ce midi. Ils ont agressé verbalement et physiquement des salariés de la CFDT. Nous condamnons cet acte et nous ne nous laisserons pas intimider.

4 732

 · Paris, France
Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
4 588 personnes parlent à ce sujet

La CFDT, qui déclare avoir été victime d’un « groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou de dégradation de biens », a déposé plainte ce lundi, selon un récépissé délivré par le commissariat du XIXe arrondissement dont l’AFP a obtenu copie. La confédération porte plainte parce qu’il y a eu « intrusion », « violence », « insultes », « intimidation auprès de salariés », « crachat » sur salariés, a énuméré Laurent Berger, ce lundi matin, sur BFMTV et RMC.

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Bordeaux

La ville où l’on vit le mieux en France est…

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PALMARES Le classement a été établi par l’association Villes et Villages où il fait bon vivre

 

Un résultat qui peut paraître surprenant. Selon un classement inédit, publié ce dimanche dans les colonnes du JDD, la ville où l’on vit le mieux en France est… Annecy, chef-lieu de Haute-Savoie. Elle devance ainsi Bayonne et La Rochelle.

Ce palmarès a été établi par l’association Villes et Villages où il fait bon vivre, en fonction de 182 critères, parmi lesquels la bonne qualité de vie, la sécurité, les transports, les commerces et services, la santé, l’éducation, les sports et loisirs. Il tient compte également de toutes les villes de plus de 2.000 habitants. Pendant deux ans, l’association a analysé les données de plus 34.481 communes.

Annecy l’emporte au général mais se classe également à la première place dans la catégorie des « villes de plus de 100.000 habitants », où elle s’impose cette fois devant Angers (Maine-et-Loire) et La Rochelle (Charente-Maritime).

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Bordeaux : Une architecte « effarée de voir à quel point les belles couleurs des portes de la ville disparaissent »

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INTERVIEW Marie-Pierre Servantie, chromo-architecte à Bordeaux, tient une conférence ce lundi sur la place de la couleur dans la vie de tous les jours, et s’indigne au passage de l’aseptisation de notre quotidien

 

Elle combat les murs blancs, les univers aseptisés, et veut remettre de la couleur dans vos bureaux, vos maisons, et même dans la rue. Marie-Pierre Servantie est chromo-architecte à Bordeaux, et présidente de l’association de l’Académie de la couleur. Elle donnera ce lundi une conférence*, à l’occasion du « Blue Monday » : le troisième lundi de janvier serait en effet « le jour le plus déprimant de l’année »… Même si ce concept, né il y a quelques années d’une campagne publicitaire en Grande-Bretagne, n’a rien de scientifique, pour l’architecte « ce sera l’occasion de parler de la couleur dans la mesure où elle peut redonner le moral ».

Marie-Pierre Servantie, chromo-architecte à Bordeaux

Vous vous présentez comme chromo-architecte et coloriste en environnement. En quoi cela consiste-t-il ?

C’est un métier qui touche d’abord l’urbanisme, j’ai travaillé par exemple sur la charte couleur des villes de Bordeaux et d’Arcachon. Cela concerne aussi les études chromatiques d’environnement pour intégrer des usines, des bâtiments, ou des logements. Et je travaille également sur l’architecture d’intérieur – ce qui n’est pas la même chose que la décoration, – de préférence pour les bâtiments recevant du public (hôpitaux, maisons de retraite, bureaux, stades…). J’ai notamment œuvré sur le nouvel hôpital de Libourne et le CHU de Bordeaux. Et je collabore aussi un peu avec des particuliers.

Y a-t-il des règles à respecter pour intégrer ces couleurs ?

Il y a des principes architecturaux pour placer la couleur. Il faut faire une analyse des parties qui avancent, des parties qui reculent, pour que la couleur aille dans le même sens, sachant que les couleurs claires avancent et les couleurs sombres reculent. Si on est dans un couloir, on a la vision de l’espace en longueur, ce n’est pas comme dans une salle carrée, donc on s’adapte en fonction de la forme de la pièce, mais aussi de la lumière et des matériaux. Il y a des endroits qu’il faut réveiller, d’autres qu’il faut calmer.

Et dans la ville, quelle analyse portez-vous sur la place de la couleur ?

Bordeaux est une ville de pierre, où la couleur est donnée par petites touches grâce aux portes des immeubles. Et je suis effarée de voir, dans le cœur de ville, à quel point ces beaux rouges, turquoises, bleus, disparaissent de nos portes quand celles-ci sont repeintes, pour faire place à des taupes et à des gris. Bordeaux perd son identité, et malheureusement ce n’est pas réglementé. Les gens ont peur de s’affirmer, de marquer leur identité, car la couleur fait peur, donc on a une tendance depuis plusieurs années à faire de plus en plus du neutre.

Et que pensez-vous des nouveaux quartiers, comme les bassins à flot ?

Le 18 janvier 2015, quartier des Bassins à Flot à Bordeaux
Le 18 janvier 2015, quartier des Bassins à Flot à Bordeaux – no credit
Aux Bassins à Flot, le code couleur de l'urbanisme est censé rappeler la Garonne, et ses reflets.
Aux Bassins à Flot, le code couleur de l’urbanisme est censé rappeler la Garonne, et ses reflets. – Mickaël Bosredon/20 Minutes

Aux bassins à flot, la gamme est bien pensée, avec des couleurs qui rappellent la Garonne (bardages métalliques, rouille…)

Il y a aussi des couleurs sombres, y compris des noirs, pour moi il n’y a pas de problème à les utiliser, à condition qu’elles soient traitées avec de bons produits résistant aux UV. Pourquoi arrêterait-on le noir et accepterait-on le blanc ? Je suis plus choquée par les pyramides de la rive droite, et ce blanc qui nous saute à la figure…

*Conférence de l’académie de la couleur de Bordeaux, ce lundi 20 janvier à 12 heures, à l’espace Arte Coloris, 23, quai des Chartrons.

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