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Bordeaux: «Opacité totale», «accueil déplorable», motions de défiance… Pourquoi Emmaüs Gironde a été exclu du mouvement

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SOCIAL Emmaüs Gironde a été exclu par l’assemblée générale du mouvement, car elle présenterait depuis une dizaine d’années « une opacité totale » dans sa gouvernance

 

Emmaüs Gironde a été exclu jeudi du mouvement national fondé par l’abbé Pierre en raison de l’« opacité totale » de son fonctionnement, accusations également portées parles salariés girondins mais réfutées par leur direction locale.

L’association girondine a été exclue par l’assemblée générale du mouvement, actuellement réunie à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a annoncé à l’AFP son délégué général Jean-François Maruszyczak.

« Aucune transparence sur les comptes, la gouvernance, le fonctionnement… »

La gouvernance d’Emmaüs Gironde présente depuis une dizaine d’années une « opacité totale. Nous n’avons aucune transparence ni aucune information officielle sur les comptes, la gouvernance, le fonctionnement, les actions », malgré de très nombreuses relances, déplacements et demandes d’audits, a dit le responsable. De plus, fin 2018, « nous avons été alertés par des associations locales sur les conditions d’accueil déplorables » réservées à de jeunes mineurs étrangers non accompagnés.

Parallèlement, des salariés ont voté des motions de défiance vis-à-vis du président Pascal Lafargue et son conseil d’administration, demandant leur démission.

Emmaüs France a demandé au TGI de Bordeaux la nomination d’un mandataire judiciaire et « s’il faut aller plus loin, nous irons plus loin », selon son délégué général. Des « interactions », pointées par les salariés, ont en effet été découvertes entre les structures girondines, avec des emplois occupés par la famille du directeur dans des sociétés prestataires de services, selon lui. Emmaüs Gironde compte « entre 10 et 20 sites » (hébergement d’urgence, ateliers protégés, etc.) selon le délégué, « incapable de donner un chiffre précis ».

« C’est un déchirement d’en arriver là »

Concrètement, Emmaüs Gironde ne peut plus se prévaloir du label Emmaüs, avec des répercussions à prévoir sur les agréments accordés par les collectivités locales et donc les financements. « C’est un déchirement d’en arriver là mais la raison l’emporte », selon Emmaüs France qui prononce ainsi sa deuxième exclusion depuis la fondation du mouvement il y a 70 ans et s’affirme « préoccupée par le devenir des salariés ».

« Cette affaire est affligeante (…) mais c’est loin d’être fini. Nous contestons tout : le fond, la forme. Des voies de recours (judiciaires) sont déjà engagées », a simplement réagi le président Lafargue par SMS à l’AFP.

« On craint pour le maintien de nos emplois »

« Pour nous, c’est le flou total maintenant, a expliqué une salariée girondine qui a souhaité garder l’anonymat. Nous sommes très tristes, on craint pour le maintien de nos emplois et de nos structures, mais on est aussi soulagés qu’Emmaüs France ait pris cette décision contre une gouvernance totalement opaque ».

Selon elle, une bonne partie des 320 salariés en veut au président Lafargue qui « s’accroche à son poste au lieu de sauver Emmaüs Gironde en démissionnant »

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Paris: Un feu d’artifice sauvage tiré aux abords de la prison de Fresnes dans la nuit de dimanche à lundi

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FAITS DIVERS Six individus auraient tiré un feu d’artifice sauvage devant la prison de Fresnes dans la nuit de dimanche à lundi

 

Un spectacle pyrotechnique improvisé à la prison de Fresnes. Telle est la situation à laquelle les détenus ont pu assister dans la nuit de dimanche à lundi, comme le rapporte Le Parisien.

Un feu d’artifice sauvage a été tiré devant la prison de Fresnes vers 2h20 du matin. D’après le quotidien, six hommes à l’intérieur du domaine auraient allumé des fusées en direction du centre pénitentiaire. Deux d’entre eux ont notamment été aperçus par des agents placés dans les miradors. Ils auraient mis le feu aux poubelles avant de lancer les fusées d’artifice. Lorsque la police est arrivée sur les lieux, tous les individus avaient déjà pris la fuite, laissant derrière eux près d’un des miradors, plusieurs boîtes de feux d’artifice retrouvées par les forces de l’ordre. Le commissariat de L’Haÿ-les-Rosesest saisi de l’enquête.

« Cela commence à être récurrent et agaçant ces spectacles, peste le syndicat FO pénitentiaire. Cela peut provoquer des incendies encore plus graves. Nous avons interpellé la direction locale de la prison en demandant la fermeture du domaine pénitentiaire chaque nuit. » « A Fresnes, c’est la première fois que j’entends parler d’un feu d’artifice », conclut un policier, qui travaille depuis des années au commissariat de L’Haÿ-les-Roses.

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Paris: Une supposée princesse aurait dérobé 1,6 million d’euros de bijoux chez un joaillier

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RUSE Se faisant passer pour une princesse des Emirats, une femme aurait dérobé des bijoux d’une valeur de 1,6 million d’euros dans une bijouterie de luxe parisienne 

 

1,6 million d’euros de bijoux, rien que ça ! C’est le butin qu’une femme, prétextant être une princesse des Emirats arabes unis, est soupçonnée d’avoir dérobé chez un joaillier parisien après avoir remplacé les bijoux par des chocolats.

Cette femme, qui s’était rendue mardi vers 21 heures dans une bijouterie de luxe, située rue Saint-Honoré dans le 1er arrondissement de Paris, avait fait mettre de côté plusieurs pièces placées dans un écrin et assuré qu’elle payerait par virement le lendemain, selon la chaîne LCI qui a révélé l’information.

S’inquiétant de ne pas recevoir le virement promis, la joaillière a rouvert l’écrin deux jours plus tard, jeudi, et s’est rendu compte du stratagème : la fausse princesse avait « réussi à faire remplacer discrètement des bijoux par des chocolats », a indiqué la source, confirmant que le préjudice s’élevait à quelque 1,6 million d’euros. Une enquête pour «vol par ruse » a été ouverte par la brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne qui a été saisie de l’enquête.

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La télévision de moins en moins regardée (surtout par les jeunes)

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EXODE Le temps passé par les Français devant un écran de télévision a reculé la première partie de l’année

 

Ce n’est pas une révélation, mais la tendance s’accélère. Les Français regardent de moins en moins la télévision, surtout les jeunes. Selon Les Echos, qui citent une étude de Publicis Média comprenant le « live » et le replay sur le poste de télévision, le temps passé devant un écran de télévision a reculé la première partie de l’année.

La durée d’écoute a dégringolé de neuf minutes en un an pour atteindre trois heures et trentes minutes par jour. Une perte record. « L’équivalent en un semestre de la perte en quatre ans », souligne Philippe Nouchi, chez Publicis Media, aux Echos.

Les jeunes devant YouTube et Netflix

La tendance se creuse chez les jeunes de 15-34. Ils ont passé dix-sept minutes de moins devant leur téléviseur en 2019 que l’année précédente à la même période. Et depuis 2008, ils regardent une heure de moins la télé, préférant YouTube, Netflix et les réseaux sociaux. Mais, petit espoir pour les professionnels, il semblerait que la désertion ait été moins rapide à partir du mois de mai.

Malgré ces chiffres, la télévision linéaire reste puissante avec 44 millions de téléspectateurs chaque jour. La mort du petit écran n’a pas (encore) sonné.

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