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Bordeaux-OM: Pas les mêmes moyens mais une fin identique… Ça ressemble à quoi la gestion à l’américaine?

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FOOTBALL Les Girondins de Bordeaux et l’Olympique de Marseille se retrouvent ce vendredi (20h45) pour un classique de Ligue 1 made in USA

 

« Yes, we can », ce slogan devenu mondialement connu grâce à Barack Obama, Frank McCourt et Joe DaGrosa y croient dur comme fer en bons citoyens américains. Les propriétaires de  l’Olympique de Marseille et des Girondins de Bordeaux en sont persuadés : « Oui, nous pouvons… gagner de l’argent avec un club de Ligue 1 ! » A l’heure de les retrouver face à face, ce vendredi (20h45), dans un classique made in USA, 20 Minutes se lance dans une petite comparaison entre leurs deux projets.

« Le projet bordelais est beaucoup plus risqué que celui de l’OM »

C’est la différence la plus importante entre les deux projets : l’origine des fonds. Frank McCourt, milliardaire américain, est avant tout un mécène. L’ancien propriétaire des Dodgers, franchise de base-ball de Los Angeles, investit son propre argent dans l’OM. A l’opposé de Joe DaGrosa. Si sa société GACP détient 14 % des Girondins, le New Yorkais a surtout réussi à racheter les Girondins grâce à ce qu’on appelle un LBO (leverage buy out). Autrement dit, il a trouvé un autre partenaire financier pour pouvoir boucler son budget. En l’occurrence, King Street, un puissant fonds d’investissement, propriétaire du club à 86 %. Voilà pourquoi les perspectives ne sont pas forcément les mêmes pour les deux institutions.

« L’un est sur du court terme [DaGrosa], l’autre sur du moyen terme [McCourt] même si au final, ils ont chacun l’objectif de revendre leur club en réalisant la plus belle plus value possible », explique Pierre Rondeau. Les Américains sont là pour faire de l’argent, souligne l’économiste du sport, consultant chez RMC Sport : « Il faut bien rappeler aux gens que ce sont deux investissements à but lucratif. Ils doivent être rentables. C’est carrément une obligation pour Bordeaux puisque chaque saison, il faut rembourser les prêts. C’est pour ça que le projet bordelais est beaucoup plus risqué que celui de l’OM. »

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20 Minutes Sport@20minutesSport

Girondins de Bordeaux: «La priorité, c’est d’augmenter les revenus», les mises au point de Joe DaGrosa http://dlvr.it/Qt09q9  via @20minutesSport

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Pour réussir, les deux propriétaires misent évidemment sur la vente de joueurs, mais aussi énormément sur la gestion de leur stade. A Marseille, McCourt a déjà obtenu celle-ci. A Bordeaux, DaGrosa aimerait faire de même en trouvant rapidement un accord avec SBA (Stade Bordeaux Atlantique), la société gestionnaire du Matmut Atlantique.

Des clubs gérés comme des filiales d’un grand groupe

Apparemment, les magnifiques calanques marseillaises et le charme du Bassin d’Arcachon n’ont pas encore convaincu Frank McCourt et Joe DaGrosa de s’installer dans notre beau pays. Boston et Miami gardent leurs faveurs aujourd’hui. Ils gèrent donc tout à distance : « Il faut bien comprendre que le club de football est l’un de leurs nombreux investissements. Ils ne peuvent pas être sur place à temps plein. Ils préfèrent logiquement déléguer et prendre de la hauteur », explique Thierry Braillard, l’ancien secrétaire d’Etat chargé des Sports.

Pour les deux hommes, c’est clairement une sorte de filiale dans un grand groupe : « Là où ils ont été intelligents pour moi, c’est qu’ils ont pris en compte le contexte et mis en place des dirigeants français [Jacques-Henri Eyraud à l’OM et Frédéric Longuépée au FCGB] », poursuit Thierry Braillard, qui a participé au dossier de rachat des Girondins. Avec derrière eux, deux directeurs sportifs d’expérience, Andoni Zubizarreta côté phocéen et Eduardo Macia côté bordelais.

Le duo marseillas McCourt-Eyraud et le duo bordelais DaGrosa-Longuépée.
Le duo marseillas McCourt-Eyraud et le duo bordelais DaGrosa-Longuépée. – BERTRAND LANGLOIS – NICOLAS TUCAT/ AFP

Mais sur la gestion sportive, la ressemblance s’arrête là. Joe DaGrosa va s’appuyer sur le « trading » de joueurs en recrutant des jeunes à fort potentiel à la revente, alors que Frank McCourt a déjà bien mis la main à la poche (250 millions d’euros en deux et demi) pour s’acheter des joueurs référencés (Payet, Balotelli, Gustavo, Rami, Evra…) dans un premier temps. Aujourd’hui, la donne a tout de même un peu changé à l’OM à en croire Jacques-Henri Eyraud : « On était dans une phase d’investissement nécessaire pour redresser le club. On arrive au bout d’un cycle [cet été] et il y aura des départs ! » Les joueurs cités et surtout Florian Thauvin devraient, par exemple, faire leurs valises. Marseille doit se conformer au fair-play financier et pourrait du coup se rapprocher de la politique sportive bordelaise.

Une communication à l’américaine

C’est bien connu de l’autre côté de l’Atlantique, on aime le show. On n’a pas froid aux yeux. Et les deux Yankees n’échappent pas à la règle. L’OM a eu le droit à son Champions Project alors que Bordeaux vise la Ligue des champions dès 2020. Pourquoi pas. Mais quand on a de telles ambitions, il faut surtout assumer derrière. Peu importe pour McCourt et DaGrosa. De toute manière, il faut voir grand, très grand. Le club doit devenir une marque ! La communication est donc plus qu’importante.

A Bordeaux, on a fait comprendre à Paulo Sousa qu’il fallait ouvrir son vestiaire pour multiplier les vidéos « inside » dont raffolent les supporters. Il y a également depuis peu au club un responsable à l’international. Au-delà des résultats, il faut le valoriser le plus possible. De son côté, le Bostonnais cherche à se positionner en France. Désormais exploitant du Vélodrome, il place ses billes pour exploiter le parc Chanot, juste à côté. Et il a racheté une plage privée dans le Var ou encore un hôtel de grand luxe à Saint-Tropez…

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Clement Carpentier@clementcarpet

🔴⚽️ Les @ub87officiel ont fait le traditionnel déplacement au Haillan pour rappeler aux joueurs des @girondins l’importance historique du match contre @OM_Officiel ! @FlorianBrunet78 l’un des porte-paroles s’est exprimé pendant quelques minutes. #Bordeaux #Girondins #FCGB

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« McCourt construit sur la durée, estime Virgile Caillet, délégué général de l’Union Sport et Cycles. Je pense qu’il cherche à augmenter la valeur de l’OM. Pour ça, il faut des actifs immobiliers, mais il faut aussi un portefeuille de joueurs. » Et c’est peut-être ça que les deux hommes oublient parfois. On n’est pas aux Etats-Unis mais en France. Le show, c’est bien. Le résultat sportif, c’est mieux. S’ils le comprennent, leurs portefeuilles ne s’en porteront que mieux, comme leurs supporters.

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Réforme des retraites: «Age d’équilibre», réversion… Quelles sont les préconisations de Jean-Paul Delevoye?

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TRAVAIL Le haut-commissaire à la réforme des retraites propose notamment un « âge d’équilibre » à 64 ans, assorti d’un système de décote-surcote

 

A quoi va ressembler la retraite du futur ? Ce jeudi, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a rendu son rapport et ses préconisations pour ce futur « système universel ». « Age d’équilibre », décote, minimum augmenté à 85 % du Smic, réversion… 20 Minutes liste ses propositions.

Un « âge d’équilibre » à 64 ans avec décote/surcote

Le haut-commissaire a proposé que le futur « système universel » comprenne un « âge d’équilibre » assorti d’un système de décote-surcote, à 64 ans pour la génération née en 1963, dans son rapport rendu public jeudi. Pour inciter « au prolongement de l’activité » et garantir l’« équilibre du système » en place dès 2025, il préconise que « l’âge du taux plein » permettant une retraite complète « soit le même pour tous, contrairement à aujourd’hui où il est compris entre 62 et 67 ans en fonction de la durée travaillée ». Cet âge « évoluera comme l’espérance de vie », précise Jean-Paul Delevoye.

Un minimum de retraite augmenté à 85 % du Smic net

Jean-Paul Delevoye propose de garantir un minimum de retraite égal à 85 % du Smic net, contre 81 % pour les salariés et 75 % pour les agriculteurs actuellement. Ce nouveau minimum « bénéficiera notamment aux exploitants agricoles, aux artisans, aux commerçants et aux personnes, souvent des femmes, qui ont durablement travaillé à temps partiel », précise-t-il dans ces préconisations qu’il doit remettre en fin de matinée au Premier ministre Edouard Philippe.

Une majoration de 5 % dès le 1er enfant

Les droits à la retraite pourront être majorés de 5 % par enfant et dès le premier enfant, contre 10 % actuellement pour les parents de trois enfants et plus, écrit-il dans son rapport. Cette majoration des points acquis pourra être partagée entre les deux parents, alors que la majoration actuelle est accordée aux deux parents. A défaut, elle sera attribuée à la mère, les femmes, qui « ont une pension moyenne inférieure de 42 % à celle des hommes », devant être « les principales bénéficiaires des mesures de solidarité liées aux droits familiaux », selon les préconisations que Jean-Paul Delevoye.

Un dispositif de réversion garantissant au survivant 70 % de la retraite du couple

Les pensions de réversion versées aux veuves et veufs dans le futur « système universel » garantissent 70 % du total des retraites perçues par le couple, propose-t-il. Ce « dispositif unique » pour tous remplacerait « les 13 règles différentes existant actuellement », sans modifier « les règles applicables aux retraités actuels », précise Jean-Paul Delevoye. Les femmes sont les principales bénéficiaires des pensions de réversion.

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VIDEO. «Le Roi Lion»: Cette nouvelle version «live» est une merveille de techniques et d’émotions

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LIVE Jon Favreau a utilisé des technologies de pointe pour sa version live du « Roi Lion » qui sort en salle ce mercredi

 

Jon Favreau a eu envie de recréer Le Roi Lion en images de synthèses d’un réalisme ahurissant après un safari en Afrique. Après avoir signé la version live du Livre de la jungle en 2016, le réalisateur démontre qu’il peut aller encore plus loin sans perdre en émotions.

Le succès du dessin animé de 1994 et de la comédie musicale de 1997 a rendu inoubliable l’histoire de Simba, lionceau dont le père a été assassiné et le trône usurpé par son oncle Scar. « J’étais convaincu que l’on pouvait respecter l’œuvre originale tout en lui donnant vie autrement », explique Jon Favreau dans le dossier de presse. Et c’est une réussite.

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Olivier Dion

@OlivierDion

Guyssss vous dire à quel point j’ai passé un bon moment. Frissons, émotions, nostalgie… Moment unique hier à l’avant-première du Roi Lion merci @DisneyFR 🦁 #LeRoiLion

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En terrain connu

La lionne Nala, le phacochère Pumba, le suricate Timon et l’oiseau Zazu, le calao à bec rouge sont de nouveau présents dans cette nouvelle version dont les péripéties demeurent fidèles au film de 1994. Les amoureux du Roi Lion évolueront en terrain familier. « Je savais que je devrais procéder avec beaucoup de soin, que c’était une immense responsabilité. Il fallait surtout ne rien abîmer », reconnaît Jon Favreau. Les musiciens Elton John, Tim Rice et Hans Zimmer ont, eux aussi, remis leurs chansons de premier opus au goût du jour.

Animation ou réalité ?

Entre prises de vues réelles et animation, le réalisateur des deux premiers Iron Manpousse encore plus loin la technologie pour livrer une expérience immersive. « C’est comme de la magie. Nous réinventons le média, » annonce-t-il. Les décors du film ont tous été intégrés à un moteur de jeu permettant à Jon Favreau d’évoluer dans l’environnement des personnages et de régler ses plans comme s’il était réellement sur place. Il a pu ainsi créer son film en réalité virtuelle avant de le mettre en chantier. Des scènes clefs comme la cavalcade des gnous ou le combat final avec les hyènes sont à couper de souffle.

Performances animales

Plus encore que dans Le Livre de la jungle, le spectateur est abasourdi par la justesse des expressions des héros animaux. Jon Favreau a capté les performances de ses acteurs avec six caméras cachées derrière des rideaux de façon à ce que les comédiens oublient la technique comme s’ils jouaient au théâtre. « La technologie s’efface pour saisir la dynamique réelle des acteurs entre eux, explique-t-il. Plus tard, les animateurs ont pris pour source ces émotions authentiques éprouvées et exprimées par des humains. » Là encore, le public est bluffé par un résultat capable de le faire vibrer comme s’il était dans la savane aux côtés de Simba et de ses amis.

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Météo Bordeaux: Prévisions du mercredi 18 juillet 2019

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MÉTÉO La météo va peu à peu s’améliorer dans la journée et laisser place à des éclaircies. Les températures seront de 24°C le matin et de 28°C l’après-midi…

 
À Bordeaux, petits et grands pourront passer leur journée sous un ciel légèrement nuageux. Une petite brise de nord-ouest sera ressentie par les habitants. Il va faire 24°C en moyenne le matin. Les températures vont connaître une hausse de quelques degrés durant l’après-midi. Elles seront de 25°C au plus bas et de 29°C au maximum. Le ciel va s’éclaircir dans la soirée. Le thermomètre affichera 23°C en moyenne. Entre mercredi et jeudi, la nuit sera claire.

Demain, un ciel avec des éclaircies va peu à peu prendre la place des nuages dans la Belle endormie. Un vent d’ouest soufflera un peu, avec 12 km/h. Il fera environ 21°C, le matin. Les valeurs seront comprises entre 22 et 24°C durant l’après-midi. Le temps devrait s’améliorer pendant la soirée.

Le temps sera relativement instable les jours qui suivent. On prévoit une amélioration samedi, après un jour pluvieux vendredi.

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