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Bordeaux: «Nous n’avons pas l’intention de nous laisser déborder» par les trottinettes et les vélos en free floating

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MOBILITE La charte qui va encadrer la pratique du vélo, scooter et de la trottinette en «free floating», a été présentée ce lundi aux neuf opérateurs qui s’apprêtent à débarquer à Bordeaux

 

Une charte pour « mettre de l’ordre afin que ce ne soit pas l’anarchie. » C’est ainsi que le président de Bordeaux Métropole Patrick Bobet a présenté ce lundi les mesures qui vont accompagner le déploiement d’opérateurs de trottinettes, vélos et scooters en « free floating » (libre-service sans borne) à Bordeaux. Neuf opérateurs ont déjà annoncé leur intention de se lancer à partir du mois de juin.

Mais ils ne pourront pas se lancer n’importe comment. La charte adoptée vendredi dernieren conseil de métropole limite chaque opérateur à 100 trottinettes, 600 vélos et 600 vélos électriques, ainsi que 200 scooters électriques. Ils devront s’acquitter d’une redevance aux communes de 30 euros par vélo et par trottinette par an, et 50 euros par scooter.

Exemple de zone marquée au sol réservée aux engins électriques de free floating, place de la Victoire à Bordeaux.
Exemple de zone marquée au sol réservée aux engins électriques de free floating, place de la Victoire à Bordeaux. – Bordeaux Metropole

200 emplacements sont en cours d’installation sur la chaussée, où ces nouveaux engins de la mobilité urbaine devront être pris et déposés. Les opérateurs devront veiller à ce qu’ils soient respectés.

Plusieurs opérateurs avaient tenté de se lancer à Bordeaux en octobre dernier, avant que la mairie ne leur demande de remballer leurs affaires, le temps qu’un cadre pour l’utilisation de ces engins soit mis en place.

« Pas question que ces trottinettes et ces vélos roulent sur les trottoirs »

« Il y a aussi des règles de sécurité évidentes à rappeler, a martelé Patrick Bobet. Il n’est pas question que ces trottinettes et ces vélos roulent sur les trottoirs. Des contraventions pourront être données si la sécurité n’est pas respectée. »

« Nous sommes convaincus de l’utilité de ces objets, mais nous n’avons pas l’intention de nous laisser déborder par le sujet, prévient Jean-Louis David, adjoint au maire de Bordeaux en charge de la vie urbaine. Nous emploierons tous les moyens à notre disposition de façon à ce que la charte soit complètement respectée. Si on n’arrive pas à contenir sur l’espace public l’ensemble des objets concernés, on sera obligé d’arrêter l’expérience. »

Agents de la ville et policiers municipaux mobilisés

Tous les agents de la ville, ainsi que les policiers municipaux, seront mobilisés pour faire respecter cette charte. Le maire de Bordeaux devrait par ailleurs s’engager début juin sur des obligations envers les utilisateurs. Le port du casque pourrait s’avérer obligatoire pour pouvoir circuler avec ces engins.

Certains opérateurs regrettent toutefois que la métropole n’ait pas lancé un appel d’offres, ou un appel à manifestation d’intérêt, pour sélectionner par exemple trois candidats, qui auraient pu déployer beaucoup plus d’engins chacun. Sachant, explique Alain Rousseau, directeur des relations extérieures de la société Flash, que le modèle économique du « free floating » ne serait pas rentable avec seulement 100 trottinettes. « A Marseille par exemple, nous en déployons 1.000. »

« On attend la parution de la Loi sur les mobilités depuis un certain nombre de mois, souligne Jean-Louis David. Pour lancer un appel d’offres, il faut se référer à la loi en question, il faut un cadre. Nous sommes dans une phase expérimentale, et le temps venu, on lancera peut-être un appel à projets. » La métropole et les opérateurs ont d’ailleurs prévu de se revoir fin septembre pour réaliser un premier bilan de cette expérimentation.

Indigo Weel, Voi, Pony… Chacun son modèle

Parmi les opérateurs qui vont se lancer, Indigo Weel, qui propose déjà des vélos, a annoncé qu’il injectera début juin 200 scooters électriques à Bordeaux, Pessac et Bègles, tandis que Voi apportera à partir du 3 juin une centaine de trottinettes. Ce dernier est déjà présent à Paris, Lyon et Marseille. « Nous commençons toujours nos lancements avec une flotte-pilote dans un périmètre réduit, alors cette phase limitée à 100 trottinettes nous va très bien », estime Lucas Bornert, responsable France de Voi. La compagnie s’engage évidemment à bien respecter la charte. « Nous allons même créer des zones bonus pour inciter les utilisateurs à bien se garer. »

L’opérateur Pony, présent à Angers et à Oxford, est, lui, un peu un Ovni sur le marché. Il se lancera à Bordeaux avec 600 vélos et 100 trottinettes à partir du 1er juin. « Nous proposons un modèle différent des autres puisque le particulier peut acheter un vélo ou une trottinette de notre marque, et le partager avec ses voisins. C’est un peu un modèle Airbnb. Et chaque fois que votre véhicule est loué, vous récupérez la moitié du prix de la location, et en contrepartie vous avez un accès gratuit à toute la flotte. »

Bref, chacun arrivera avec son propre modèle. Et ses propres ambitions. Perdureront-ils tous longtemps ? « Je suis certain qu’une régulation se fera d’elle-même » anticipe Jean-Louis David.

 

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Creuse: Une serveuse du Mcdonald’s menacée de mort pour une erreur de commande

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FAITS DIVERS Un homme d’une vingtaine d’années a été arrêté et placé en garde à vue, mardi, à Guéret après avoir menacé une employée du Macdonald’s de la ville après une erreur de commande

 

C’est une banale erreur de commande qui a mis dans tous ses états un client du Macdonald’s de Guéret dans la Creuse, convoqué le 4 décembre prochain devant le tribunal correctionnel. L’homme de 20 ans a été arrêté et placé en garde à vue, mardi, pour avoir menacé de mort l’employée qui aurait servi sa commande à un autre client.

Les premiers faits remontent au mercredi 7 août. Tout serait parti d’une commande effectuée par l’homme, et servie par erreur à quelqu’un d’autre. En guise de geste commercial, la serveuse a alors proposé à ce client de lui offrir un Sundae (petite glace à la vanille). Mais ce dernier s’est énervé et a réclamé un McFlurry (une glace plus grande).

Des menaces répétées

À la fin du service de la jeune femme, le client mécontent l’a suivie sur le parking, puis jusqu’à son domicile avant de la menacer de mort. « Il lui a dit « je vais te tuer » », a indiqué le commissariat de Guéret, confirmant une information de La Montagne. Craignant pour sa sécurité, la serveuse est alors retournée se réfugier sur son lieu de travail.

Quatre jours plus tard, le dimanche 11 août, l’homme s’est de nouveau présenté au domicile de la serveuse et a réitéré ses menaces. Le compagnon de l’employée du fast-food s’est interposé. C’est après ce deuxième épisode que la victime a porté plainte.

Le client menaçant, qui était connu de la police et de la justice pour des infractions routières mais pas pour des faits de violence, a « reconnu et assumé les faits » au cours de son audition, selon la source policière.

Cette semaine, un gérant de bar a été tué, dans la nuit de mardi à mercredi en Seine-Saint-Denis après avoir refusé de servir un client ivre, quelques jours après la mort d’un serveur d’un fast-food abattu dans ce même département pour avoir tardé à préparer un sandwich.

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G7 à Biarritz: Recul de la côte, agriculture raisonnée… Comment les images satellites vont aider la Nouvelle-Aquitaine

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ENVIRONNEMENT La région Nouvelle-Aquitaine et le Cnes signeront samedi, pendant le G7 à Biarritz, un partenariat pour favoriser l’exploitation d’images satellites au service du développement durable

 

Les questions environnementales devraient être au cœur des discussions lors du sommet du G7 à Biarritz, du 24 au 26 août. La région Nouvelle-Aquitaine veut en profiter pour mettre ses problématiques sur la table. Samedi, elle signera une convention avec le Cnes (Centre national d’études spatiales) pour « mettre en œuvre des solutions spatiales innovantes » au service du développement durable et de la protection du patrimoine naturel.

« Il s’agit de mettre en place des services utilisant des données et des technologies spatiales croisées avec des données socio-économiques pour élaborer des scénarios d’impacts du changement climatique, explique la région Nouvelle-Aquitaine. Il s’agit aussi de mieux connaître, et donc de mieux gérer, un certain nombre d’éléments essentiels du patrimoine naturel de la Nouvelle-Aquitaine : littoral et eaux de baignades, bassins hydrographiques, massifs forestiers, territoires viticoles, zones humides et étangs (26.000 dans la région). »

Récolte du vin et évolution de la forêt

Le Cnes est à l’initiative d’un observatoire international du climat (« Space Climate Observatory »), qui mettra à disposition de la région des données scientifiques sur les impacts du changement climatique. Contacté par 20 Minutes, Gilles Rabin, directeur de l’innovation, des applications et de la Science au Cnes, explique toutes les applications concrètes que ces données peuvent offrir.

« Prenez la problématique du recul du trait de côte à Lacanau : à part le spatial, je ne vois pas comment vous pouvez la traiter. Les images satellites peuvent aussi permettre de donner des informations, à l’heure près, sur le meilleur moment pour la récolte du vin. C’est aussi un outil pour la sylviculture : il peut montrer l’évolution forestière de la forêt des Landes au centimètre près. »

« L’observation des images seules ne suffit pas »

Responsable des partenariats stratégiques entre le Cnes et les régions, Didier Lapierre ajoute que les images satellites deviendront un outil déterminant dans la gestion de l’agriculture biologique, ou raisonnée. « Il peut y avoir une optimisation des produits utilisés : grâce aux images satellites, on peut voir qu’une maladie se développe à tel endroit, analyser les plantes qui résistent le mieux, ou déterminer les champs qui ont besoin ou pas d’être arrosés. C’est un véritable outil d’aménagement du territoire. »

Des collectivités font d’ailleurs déjà appel aux images du Cnes. Comme l’agglomération de Dax (Landes) concernant l’analyse de ses bâtiments, pour suivre les mouvements de terrain. « Nous avons les données, et c’est la région qui choisit ce qui l’intéresse, poursuit Gilles Rabin. Mais l’observation des images seules ne suffit pas, il faudra ensuite des études d’impact pour déterminer les politiques à mettre en place. »

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Royan: Après des inscriptions sur le dos d’un rhinocéros de La Palmyre, le zoo va prendre des mesures

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L’affaire fait grand bruit depuis mardi. Deux prénoms ont été inscrits dimanche dernier par un visiteur sur le dos d’un rhinocéros du parc de La Palmyre, à Royan (Charente-Maritime). Des photos ont été prises, et circulent sur les réseaux sociaux depuis, suscitant l’indignation de nombreux internautes. La scène a évidemment choqué l’ensemble du personnel du zoo. Joint par 20 Minutes ce mercredi, le directeur du zoo de La PalmyrePierre Caillé, insiste : « Nous tenons à nos animaux, et c’est inadmissible ».

Il tient toutefois à rétablir certains faits. « Je lis que le rhinocéros a été tagué ; on ne peut pas dire cela, c’est impropre. Ce qu’il s’est passé, c’est que quelqu’un a gratté avec son ongle la couche superficielle de peau morte du rhinocéros. C’est totalement irrespectueux, mais le rhinocéros ne s’est même pas aperçu de ce qu’il s’est passé, et il n’a pas souffert », raconte Pierre Caillé.

Code Animal@code_animal

Zoo/indignation
Vous êtes nombreux à nous envoyer ces images d’ du zoo de la Palmyre.
Elles parlent d’elles-mêmes, l’intérêt pédagogique des mis en évidence ?
La captivité transforme des êtres vivants en simples marchandises modelées par l’humain.

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Dans un communiqué, la direction du zoo explique que les rhinocéros se positionnent parfois contre le mur d’enceinte de l’enclos, près des visiteurs, lesquels « ont effectivement la possibilité de toucher la peau de leur dos, et l’immense majorité le fait avec respect ». Pour le zoo, pouvoir approcher un tel animal « suscite l’émotion » du visiteur et permet de « le sensibiliser à la diversité et majesté du vivant ».

Pas envie « que le zoo devienne big brother »

Le parc animalier devrait tout de même prendre des mesures suite à cette affaire. « On va renforcer la présence de nos soigneurs dans le parc, et particulièrement dans cet enclos. Nous avons en tout 35 soigneurs, et notre personnel peut monter à une centaine de membres durant l’été. On va veiller à ce que cela ne se reproduise pas. Nous ne souhaitons pas, à l’heure actuelle, mettre davantage de distance entre les rhinocéros et le public, mais si nous constatons une dégradation des comportements, c’est une mesure que nous pourrions envisager », poursuit le directeur.

« Nous n’avons pas de vidéosurveillance dans le parc, car on n’a pas envie que cela devienne big brother » ajoute-t-il. Il n’exclut pas, toutefois, de positionner quelques caméras à certains endroits du parc.

Pierre Caillé assure que, d’une manière générale, il n’a pas de problème particulier avec le comportement du public. « Il faut juste s’assurer que les visiteurs ne donnent pas de nourriture en trop grande quantité aux singes, car cela peut poser souci, mais c’est tout. »

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