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Politique

Bordeaux: Navette autonome, tram-train, bus en site propre… Les pistes pour améliorer la desserte de l’Aéroparc

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DEPLACEMENTS Bordeaux Métropole a adopté vendredi le principe d’une concertation publique en vue de développer de nouveaux modes de transport pour desservir ce secteur d’activité de 40.000 emplois

 

A cheval sur trois communes – Mérignac, Le Haillan et Saint-Médard – le secteur de l’Aéroparc serait à ce jour « le plus grand parc aéronautique de France » selon le maire de Mérignac, Alain Anziani (PS).

Entre ses grands groupes, ses PME et PMI, il accueille déjà 40.000 emplois. Et son développement n’est pas terminé puisqu’après que Thalès y a regroupé plusieurs de ses activités, Dassault vient de lancer les travaux pour y créer son bureau d’études aviation, Sabena s’apprête à livrer un nouveau hangar et Ariane Group va y ouvrir une nouvelle usine. On attend entre 10.000 et 15.000 emplois supplémentaires d’ici à 2030.

Pour accompagner ce développement, un projet urbain « Bordeaux Aéroparc-Aéroport » a été décidé, et vise notamment à améliorer les déplacements dans ce vaste secteur déjà très congestionné. Bordeaux Métropole a lancé vendredi le principe de la concertation publique pour ce projet. A l’issue, il pourrait être décidé de créer de nouveaux moyens de transport.

Prolongement de la ligne A du tram début 2022

« Il nous manque des transports sur ce secteur, reconnaît Alain Anziani, mais la métropole a pris les choses en mains. Je rappelle qu’on a adopté un plan de 220 millions d’euros il y a deux ans, qui comprend notamment les 80 millions pour prolonger la ligne A du tram jusqu’à l’aéroport (début 2022). Il y aura aussi une nouvelle voie qui va relier Martignas à Mérignac, en prolongement de l’actuelle voie de covoiturage qui va jusqu’à Thalès. Il faut le dire, elle n’a pas un grand succès cette voie de covoiturage (elle représenterait entre 3 et 5 % du trafic), mais en la prolongeant elle va permettre à des bus de pouvoir circuler en site propre. Et à Martignas il y aura un parc de stationnement pour que les gens y laissent leur voiture et prennent le bus. »

Le maire de Mérignac lance une autre piste. « Il faudrait peut-être aussi réfléchir à un transport autonome entre l’aéroport et Dassault, Thalès, et toutes ces entreprises. Pour moi, c’est une priorité, et il rapporterait de l’argent puisqu’il permettrait le développement d’entreprises. »

Un tram-train entre le Bassin d’Arcachon et l’Aéroparc ?

La maire du Haillan, Andréa Kiss (PS), plaide de son côté pour « des solutions souples ». Après avoir rappelé qu’un plan pour développer les pistes cyclables et améliorer les continuités piétonnes est en cours, elle estime que « le ferré, c’est lourd et coûteux, et il y a le problème de la fiabilité, alors que le bus est plus souple, il permet de s’adapter aux éventuelles évolutions des entreprises sur le secteur. Il faut proposer, dit-elle, plusieurs solutions, y compris des solutions iconoclastes, pour étudier les concepts les plus pertinents. »

Du côté du Bassin d’Arcachon, d’où une bonne partie des salariés de l’Aéroparc viennent, plusieurs élus plaident pour un nouveau moyen de transport, comme un tram-train entre le Bassin et l’Aéroparc.

« On ne va quand même pas se reprocher d’avoir des entreprises qui s’implantent là ! »

Le vice-président de la métropole en charge des transports, Christophe Duprat (LR), rappelle de son côté qu’il « n’y a pas rien non plus » puisque « six lignes de bus desservent déjà le secteur, et une nouvelle, le TechnoBus, va fonctionner entre Pessac, Le Haillan et l’aéroport, avec une fréquence toutes les 20 minutes. » Parallèlement, « lorsque le tramway arrivera à l’aéroport, un nouveau réseau de bus sera déployé. »

L’élu s’agace par ailleurs de la tournure que prend parfois le débat concernant ce secteur d’activités. « On ne va quand même pas se reprocher d’avoir des entreprises de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers d’emplois, qui s’implantent là. Moi je préfère les voir là, quitte à ce qu’il y ait un peu de congestion, que dans une autre région de France ! »

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Bordeaux

Municipales 2020: «Renouveau Bordeaux traduit notre volonté de présenter un projet», assure Thomas Cazenave (LREM)

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INTERVIEW Thomas Cazenave, un proche d’Emmanuel Macron, semble se rapprocher de plus en plus d’une candidature aux municipales de 2020 à Bordeaux

 

Délégué interministériel à la réforme de l’Etat, proche d’Emmanuel Macron, Thomas Cazenave, Bordelais de naissance, s’intéresse de plus en plus à sa ville natale. Il vient de lancer un mouvement, Renouveau Bordeaux, qui pourrait bien être le socle sur lequel il va s’appuyer en vue des municipales de 2020.

Pourquoi avoir lancé ce mouvement ?

Il s’inscrit dans la continuité du travail que nous avons lancé il y a bientôt un an, avec la grande marche des quartiers. Nous étions allés frapper aux portes des Bordelaises et des Bordelais. Ensuite, il y a eu des ateliers sur des thématiques (transport, écologie…) Là, maintenant que les élections européennes sont passées, il était important de franchir une nouvelle étape, et de lancer un mouvement.

Votre stratégie en vue des municipales est donc bien établie ?

Je ne sais pas si on peut parler de stratégie, mais il traduit notre volonté de participer pleinement à cette échéance-là [les municipales], car c’est un moment important pour la ville. Et donc de pouvoir être en mesure de proposer un projet, une ambition, pour les prochaines années. C’est le sens de ce mouvement.

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Renouveau Bordeaux@RenouveauBdx

Vous aimez Bordeaux, vous souhaitez construire son projet pour demain et participer à sa mise en œuvre, rejoignez-nous ! C’est grâce à vos expériences et vos regards que nous pourrons porter le Renouveau à Bordeaux. #RenouveauBordeaux http://renouveaubordeaux.fr 

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Vous prenez la tête de ce mouvement. Vous serez donc candidat ?

J’ai pris la tête de ce mouvement et je souhaite qu’il soit soutenu le plus largement possible, par La République en Marche d’abord, et j’espère que le soutien officiel du parti interviendra d’ici à quelques semaines ou quelques mois, mais au-delà aussi. Je veux qu’on dépasse les frontières entre les formations politiques. Mais cette démarche est là naturellement dans la perspective des municipales.

Vous avez rencontré le nouveau maire de Bordeaux Nicolas Florian ?

Tout à fait. Peu de temps après son élection. Je lui ai présenté le sens de notre démarche, notre volonté de présenter un projet et des nouvelles personnalités. C’était un premier contact.

Vous avez déclaré qu’après 25 ans d’Alain Juppé, il fallait sortir des grands projets urbanistiques à Bordeaux, et qu’il fallait sans doute se pencher sur de nouvelles thématiques. A quoi pensez-vous ?

Je pense que la transformation urbaine de la ville a été largement définie et engagée par Alain Juppé, et que les défis qui se posent sont moins de lancer de grandes opérations, que de vivre différemment la ville. Il faut adapter la ville à l’enjeu de la transition écologique, à la manière dont on se déplace, dont on gère nos déchets, dont on laisse de la place à la nature, à comment on peut s’y loger… Le projet sera peut-être moins spectaculaire d’un point de vue urbain, mais tout aussi ambitieux. Il faut faire de Bordeaux la ville aux avant-postes de la transition écologique.

Qu’est-ce que vous pensez du débat sur le métro à Bordeaux ?

Est-ce que poser la question de la construction d’une nouvelle infrastructure comme un métro, permettra de répondre vite aux problèmes qui se posent dès maintenant en termes de mobilité, et qui vont devenir plus pressants au fur et à mesure que les opérations urbaines, en particulier sur la rive droite, verront le jour ? Je pense plutôt qu’il faut proposer des réponses sur de nouvelles formes de mobilité, sur une utilisation différente de l’espace public…

Effectivement, il y a de grandes opérations urbaines qui sont lancées, mais pas encore réalisées, et qui sortiront ces prochaines années…

Oui, sur la rive droite notamment. Le premier des enjeux c’est d’assurer que les infrastructures, les services publics, sont là, sinon la vie sociale a du mal à prendre, je pense à certains nouveaux quartiers qui sont sortis comme les Bassins à Flot. Rive droite, quand les projets seront conduits à leur terme, il y a aura des dizaines de milliers de personnes supplémentaires, quelles solutions de transport mettons-nous en place pour accompagner cette croissance ?

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Bordeaux

Discours de politique générale EN DIRECT: «Les impôts des ménages baisseront de près de 27 milliards d’euros»

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LIVE Sept mois après le lancement de la crise des « gilets jaunes », le Premier ministre prononce sa deuxième déclaration de politique générale, point de départ souhaité d’un « acte II » du quinquennat Macron

 

15h59 : Lutter contre la mesure terroriste

La menace terroriste reste prioritaire pour le gouvernement. Elle va se traduire par la fermeture des lieux de culte radicalisés va se poursuivre. Le Premier ministre rappelle la proposition de loi de la députée Laetitia Avia pour garantir la laïcité. Une réforme du culte musulman sera lancée. « L’islam de France doit recruter et former des imams en France et qui parlent français », précise Philippe

15h51 : « Contrôler nos flux migratoires »

Selon le Premier ministre, « si nous voulons bien accueillir ceux qui veulent rejoindre notre pays nous devons contrôler ce flux migratoire ».

Avec l’ensemble de l’Union européenne, la France va travailler sur une refonte de l’espace Schengen.

 

« Le Gouvernement organisera chaque année un débat au Parlement sur les orientations de la politique d’immigration et d’asile. Le premier aura lieu au mois de septembre. », a annoncé Edouard Philippe.

15h47 : Le volet sécuritaire

La lutte contre le trafic de drogue sera un combat majeur dans les 12 prochains mois.

Pour les forces de l’ordre,Philippe a demandé un plan pour « lutter contre la violence gratuite ». Pour cela il sera nécessaire de « finaliser les réformes que nos forces de l’ordre attendent ».

 

 

15h44 : Le rapport sur le système des retraites présenté en juillet

Au mois de juillet, il y aura la présentation du rapport sur un système unique des retraites. « Cela signe la fin des régimes spéciaux », précise le Premier ministre.

 

Le chef du gouvernement assure que l’âge du départ à la retraite ne sera pas modifié mais qu’un âge d’équilibre sera défini pour inciter les actifs à partir plus tard.

Des cris de protestation ont traversé l’hémicycle.

15h42 : Un mot sur la crise des urgences

Il a annoncé qu’une « grande loi de transformation » sera bientôt votée pour « transformer le système de santé, en ville comme à l’hôpital ». Il a appelé « au sens des responsabilités de tous les professionnels de santé, publics et privés, pour se rassembler autour des directeurs d’ARS, afin de coordonner leur présence estivale et d’anticiper les points de tension à venir. »

15h40 : 30.000 places en crèche

 

Dans le cadre du plan pauvreté, 30.000 places en crèche seront ouverts. Une concertation a été lancée sur le revenu de solidarité qui sera présenté en 2020.

 

« Dès juin 2020, le Gouvernement mettra en place un système pour protéger les personnes seules contre le risque d’impayés des pensions alimentaires », explique le premier ministre. « Les pensions seront prélevées par la CAF pour être versées à leurs bénéficiaires. Et c’est la CAF qui déclenchera une procédure de recouvrement en cas d’impayé ». précise-t-il.

15h36 : Les mesures du plan Blanquer adoubées

Côté éducation, il confirme les mesures du plan Blanquer avec l’école obligatoire 3 ans, le dédoublement du CP, la limitation à 24 élèves par classe les classe de CE et CE1

« 30 % de boursiers dans les classes préparatoires », se félicite le Premier ministre.

15h35 : Edouard Philippe annonce une baisse historique des impôts

 

« Les impôts des ménages baisseront de près de 27 milliards d »euros » durant le quinquennat et la taxe d’habitation sera supprimée pour l’ensemble des Français.

L’Assemblée s’agite après les annonces sur la baisse des impôts.

La prime exceptionnelle qu’avait annoncée le président de la république sera renouvelée cette année avec la limite de 1000 euros.

 

15h29 : Edouard Philippe passe à la justice sociale

Le premier dossier évoqué est celui de l’assurance-chômage. La réforme sera présentée mardi prochain avec Muriel Pénicaud.

Quatre objectifs majeurs : mettre fin au recours abusif des contrats courts, instauration d’un principe de bonus-malus sur la cotisation, faire en sorte que le travail paye plus que l’inactivité (introduire un dégrèvement pour les salaires les plus élevés), renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

15h26: En finir avec le gaspillage

Le projet de loi de lutte contre le gaspillage alimentaire sera l’une des trois priorités de la rentrée. C’est le deuxième axe concernant la transition écologique.

Pour donner l’exemple, il n’y aura plus de plastique dans l’administration dès l’an prochain. Une grande concertation sera par ailleurs lancée avec les collectivités, les Outre-mer pourront en devenir pilote.

15h15 : Premier enjeu : l’écologie

 

Le premier enjeu évoqué par le Premier ministre est : « l’ambition écologique ». A la suite des élections européennes qui ont montré le fort intérêt des jeunes pour l’écologie, Philippe rappelle que les « jeunes » ont bouleversé nos croyances. Il voudrait que la science prenne plus de place dans l’opinion.

 

Après avoir assuré son soutien aux agriculteurs, il déclare aimer l’industrie et sa volonté d »inventer un  modèle économique plus propre ou le recyclage progresse aussi vite que l’emploi ». Il parle de se pencher sur la mise en place de transports plus propres.

 

Le premier axe est de rendre plus propre notre économie. Deux lois sont au coeur de cet enjeu : la loi énergie et loi climat. « Ce gouvernement est celui qui femerera Fessenheim avant 2020 ». Dans les objectifs cités : financement des contrats d’engagement écologique, un million de famille visé par la prime de conversion, négocation avec la comisison européenne du prix de l’énergie, remise à plat des aides écologiques avec la

transofrmation du crédit d’impot en une aide plus massive qui selon Edouard Philippe profite plus aux riches. Des députés de l’opposition hochent la tête en signe de mécontement.

15h08 : Dépasser les clivages

Le vrai sujet aujourd’hui ce n’est pas de savoir comment ressusciter la gauche et la droite (…) mais de nous rassembler pour relever des défis notamment ceux de la planète. Edouard Philippe salue l’implication des maires.

 

 

15h07 : « C’est l’acte II du quiquennat »

« C’est l’acte II du quiquennat » annonce Edouard Philippe après être revenu sur la crise des gilets jaunes et sur la fin du grand débat et assure (avec une répétion) la cohérence et la constance de son gouvernement. Il invite les députés à s’engager bien loin de l’engagement partisan.

15h05 : Phillipe applaudit par la majorité

Le Premier ministre est applaudi quand il remercie la majorité de son implication dans les réformes.

15h : Le Premier ministre débute son discours

Après deux ans de gouvernance, il évoque les urgences auxquelles sont confrontés : « économique » en citant Belfort, ‘social « en citant la crise hospitalière et les » jeunes français ».

 

14h59 : Le discours du Premier ministre devrait durer une heure

La Garde républicaine se met en place avant le roulement de tambour qui annonce l’arrivée du Premier ministre. Le discours d’Edouard Philippe devrait durer une heure.

14h55 : Le groupe des députés UDI et Agir change de nom

Le groupe des députés UDI et Agir a officiellement changé de nom mercredi, retirant la mention « Agir », ce qui a été dénoncé par les élus de ce parti pro-Macron.

Le groupe politique, qui compte 28 membres et est présidé par Jean-Christophe Lagarde, également président du parti UDI, a été rebaptisé « UDI et indépendants », indique le Journal officiel.

 

« On n’est absolument pas d’accord, c’est une décision unilatérale de Jean-Christophe Lagarde », a critiqué Olivier Becht (Agir) auprès de l’AFP. « Mais je ne me fâche avec personne, avec l’UDI nous restons sur le plan des idées extrêmement proches », ce qui justifie de rester dans le même groupe à ce stade. Jean-Christophe Lagarde a adressé une forme d’ultimatum mardi aux élus de son groupe « alignés sur la position de la majorité », souhaitant que le groupe conserve un « libre arbitre ».

 

Mercredi après-midi, sur la déclaration de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe, le groupe devrait se partager entre une dizaine de votes pour (Agir) et une vingtaine d’abstentions.

14h51 : Un vote jeudi au Sénat

Au lendemain de sa prise de parole solennelle, le chef du gouvernement va s’exprimer au Sénat, à majorité de droite. Fait rare, sa déclaration (jeudi matin à 9h30) devant les sénateurs sera également suivie d’un vote. Une simple marque de « respect » pour la Chambre haute, jure Matignon. Mais qui permet de connaître plus précisément le rapport de force en vue de la réforme constitutionnelle, où le soutien d’une bonne part des sénateurs LR est indispensable.

14h46 : Le vote LR scruté à la loupe

A l’issue de son discours, le Premier ministre va solliciter un vote de confiance de la part des députés. Il ne sera pas aussi plébiscité que lors de son premier discours, le 4 juillet 2017. Après le triomphe des marcheurs aux législatives, il avait reçu la confiance par 370 voix contre 67, et un nombre record de 129 abstentions. Soit la plus faible opposition sur un vote de politique générale depuis 1958. Une large majorité de la petite centaine de députés LR – principal groupe d’opposition dont les trois quarts s’étaient abstenus en juillet 2017 – ainsi que l’ensemble de la gauche devraient voter contre mercredi, ont fait savoir les responsables de groupe. Le résultat sera particulièrement surveillé avec une droite en plein doute après le pire score de son histoire (8,5 %) le 26 mai.

14h40 : Edouard Philippe remonte sur scène

Acte II, scène I ? Edouard Philippe va donner le ton devant l’Assemblée nationale dès 15h. Le discours doit détailler les principaux chantiers du gouvernement et préciser le calendrier politique au moins jusqu’aux municipales de mars 2020, avant des départementales et régionales en 2021. Il doit notamment annoncer des mesures post- « gilets jaunes » – dont une baisse de cinq milliards d’euros de l’impôt sur le revenu – réformes de l’assurance-chômage, des retraites ou encore de la dépendance, projet de loi bioéthique (et son volet PMA pour toutes), réformes des institutions ou encore de l’administration, nouveaux engagements écologiques.

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Monde

Kim Jong Nam, le demi-frère assassiné de Kim Jong Un, était un «informateur» de la CIA, révèle un livre

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COREE DU NORD Kim Jong Nam est mort en février 207 après avoir reçu au visage du VX, un agent neurotoxique mortel, alors qu’il se trouvait à l’aéroport international de Kuala Lumpur

 
KITAMURA / AFP

Assassiné en 2017 en Malaisie, Kim Jong Nam, le demi-frère de Kim Jong-un, était un « informateur » de la CIA, révèle The Great Successor, une nouvelle biographie du dirigeant nord-coréen écrite par la journaliste Anna Fifield, publiée ce mardi.

Héritier déchu du pouvoir, Kim Jong Nam a rencontré ses « officiers traitants » de l’agence de renseignement américaine en Asie du sud-est peu avant d’être empoisonné en 2017, explique le livre. Kim Jong Nam est mort en février 207 après avoir reçu au visage  du VX, un agent neurotoxique hautement mortel, alors qu’il se trouvait à l’aéroport international de Kuala Lumpur.

Un sac à dos contenant 120.000 dollars en liquide

Juste avant sa mort, des images de « vidéosurveillance le montrent dans l’ascenseur d’un hôtel avec un homme de type asiatique » qui serait « un agent américain de la CIA », selon la journaliste, spécialiste de la Corée du Nord pour le Washington Post. Kim Jong-un, qui a accédé au pouvoir en 2011, « aurait considéré que le fait de parler à des Américains était un acte de trahison », écrit Anna Fifield. Le Wall Street Journal, citant « une personne informée du sujet », a également affirmé mardi que Kim Jong Nam avait rencontré plusieurs fois des agents de la CIA.

Mais cela pourrait ne pas avoir été l’unique but de ce voyage. « Le sac à dos que portait Kim Jong Nam contenait 120.000 dollars en liquide », affirme de son côté Anna Fifield, suggérant que ce soit un paiement pour ses informations ou de l’argent pour ses activités de joueur. Selon la journaliste, il gérait des sites Internet de jeu et « vivait au milieu des parieurs, des gangsters et des espions », tout en conservant certains liens avec le pouvoir nord-coréen. Selon « plusieurs anciens responsables américains », Kim Jong Nam « n’aurait pas été capable de donner des détails sur le fonctionnement interne du pays » en raison de ses années d’exil.

Deux suspectes qui croyaient participer à une farce du style « caméra cachée »

Donald Trump a pour sa part affirmé qu’il n’aurait pas laissé la CIA entrer en contact avec Kim Jong Nam. Le président américain a assuré mardi entretenir de « très bonnes relations » avec Kim Jong-un, avec lequel il négocie un accord de dénucléarisation. « Je lui dirais que cela n’arriverait pas sous mon patronage, c’est sûr, je ne laisserais pas faire ça », a-t-il ajouté.

Deux jeunes femmes, une Vietnamienne et une Indonésienne, avaient été arrêtées et inculpées après l’assassinat de Kim Jong Nam. Mais elles n’ont cessé d’affirmer avoir été recrutées pour participer à ce qu’elles croyaient être une farce du style « caméra cachée » et qu’elles avaient été flouées, entraînées dans un complot fomenté par des agents nord-coréens. Le parquet malaisien a finalement abandonné les accusations de meurtre à leur encontre et les deux femmes ont été libérées.

Il avait multiplié les critiques contre le régime de Pyongyang

Surnommé le « petit général », Kim Jong Nam avait été un temps pressenti pour succéder à son père Kim Jong Il à la tête du pays reclus. Mais il était tombé en disgrâce après avoir été arrêté en 2001 à l’aéroport de Tokyo muni d’un faux passeport dominicain avec deux femmes et un enfant. Il aurait alors déclaré aux autorités qu’il voulait visiter le parc d’attraction Disneyland de la capitale japonaise.

C’est son demi-frère, Kim Jong-un, qui a hérité du pouvoir à la mort de leur père en décembre 2011. Il avait ensuite essentiellement vécu avec sa famille à Macao, à Singapour ou en Chine, et avait multiplié les critiques contre le régime de Pyongyang. Avant même cette succession, il avait affirmé que le pouvoir ne l’intéressait pas et s’était dit en octobre 2010, dans un entretien en coréen à la chaîne japonaise Asahi TV, « opposé à la transmission héréditaire à une troisième génération de la famille ».

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