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Bordeaux: Le ballet «La fille mal gardée», le «cadeau de Noël» de l’Opéra

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DANSE Pour Noël, l’Opéra de Bordeaux a décidé de programmer un véritable ballet « feel good », «La fille mal gardée», qui avait été créé sur la scène même du Grand-Théâtre en 1789…

 

L’Opéra national de Bordeaux (ONB) a revêtu ses habits de Noël. L’établissement propose jusqu’au 31 décembre le ballet La Fille mal gardée. Ce spectacle effectue là un retour aux sources, puisqu’il a été créé sur la scène du Grand-Théâtre de Bordeaux, le 1er juillet 1789, par Jean Dauberval. Ce n’est toutefois pas sa version qui est présentée cette année, mais celle de 1960 du chorégraphe britannique Frederick Ashton.

« L’histoire est à la fois pour les enfants, mais aussi pour les adultes qui ont gardé leur âme d’enfant, résume Eric Quilleré, directeur de la danse à l’Opéra de Bordeaux. Il y a plein de personnages, des poules, un coq, un poney… C’est comme une bande dessinée. C’est un univers totalement magique pour les enfants, qui comprennent toute l’histoire, et nous, adultes, on se laisse embarquer… »

« Il se passe tout le temps quelque chose sur scène »

Pour Vanessa Feuillatte, première danseuse à l’Opéra de Bordeaux, et qui interprète le rôle de Lise, « c’est un ballet très original, même s’il est ancien. Au niveau de l’interprétation, c’est très technique, et il y a une originalité car il faut aussi savoir jouer la comédie et raconter une histoire, sans exagérer car sinon cela devient vite burlesque. C’est très délicat. » « Et puis, il se passe tout le temps quelque chose sur scène, cela s’arrête rarement et on est emporté dans l’histoire du début à la fin » ajoute le chef d’orchestre  Marc Leroy-Calatayud.

La première danseuse Vanessa Feuillatte, le chef d'orchestre Marc Leroy-Calatayud et le directeur de la danse de l'Opéra Eric Quilleré.
La première danseuse Vanessa Feuillatte, le chef d’orchestre Marc Leroy-Calatayud et le directeur de la danse de l’Opéra Eric Quilleré. – M.Bosredon/20Minutes

Mais celui qui en parle le mieux, est certainement le danseur, Marc-Emmanuel Zanoli, qui interprète pour trois soirs le rôle de Mère Simone. « J’ai découvert cette version d’Ashton en 1996, lorsque j’étais à l’Opéra de Paris. Certains week-ends, je les passais chez ma marraine qui avait en VHS La Fille mal gardée. Pour moi, c’était un peu comme un Disney… Quand Eric a annoncé que ce ballet allait entrer au répertoire à Bordeaux, pour moi c’était le cadeau de Noël. D’autant plus que je fais le rôle de la Mère Simone, un rôle complètement théâtral, qui m’a nourri depuis mes 14 saisons au sein du ballet de l’opéra. »

Alvaro Rodriguez Pinera, danseur soliste à l'Opéra de Bordeaux, dans le rôle de Mère Simone, dans La fille mal gardée.
Alvaro Rodriguez Pinera, danseur soliste à l’Opéra de Bordeaux, dans le rôle de Mère Simone, dans La fille mal gardée. – Julien Benhamou

« Dauberval, en 1785, est avec sa femme une véritable coqueluche du public bordelais »

La Fille mal gardée a été créée en 1789 à Bordeaux, d’abord sous le nom de Ballet de la paille ou Il n’est qu’un pas du mal au bien. A quelques heures de la Révolution, sur un ton gai et d’une exquise fraîcheur, il met en scène un couple de jeunes paysans amoureux, Lise et Colas, à la manière d’une pastorale villageoise et pittoresque, où l’amour finit par triompher d’un mariage arrangé.

« Dauberval était arrivé à Bordeaux en 1785, après avoir claqué la porte de l’Opéra de Paris, raconte l’historien Laurent Croizier, directeur adjoint des publics à l’ONB. Il part avec sa femme, une sublime danseuse nommée Mademoiselle Théodore, à Bordeaux qui vient de se doter d’un théâtre neuf – un des plus sublimes d’Europe, et qui possède une machinerie exceptionnelle – dans le but de donner naissance à des œuvres qui feront date. De fait, en quelques années le couple devient la coqueluche du public bordelais. A la Révolution, Dauberval quitte Bordeaux pour Londres et emmène son ballet, qui s’appelle encore Le ballet de paille, et qui deviendra La Fille mal gardée en 1791, lorsqu’il est représenté à Londres. »

Eric Quilleré explique avoir choisi la version d’Ashton pour le retour de ce ballet à Bordeaux, en partenariat avec l’Opéra de Paris, « parce que c’est certainement la plus emblématique, la plus aboutie, la plus riche, et la plus dansée dans le monde. » Et puis, « il y a cet humour british, avec beaucoup de retenue. »

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Bordeaux : « El Galeon », la réplique d’un galion espagnol, se visite jusqu’à dimanche

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NAVIRE Ce magnifique navire d’une cinquantaine de mètres est amarré quai Richelieu jusqu’à la fin de la semaine

 

Le quai Richelieu à Bordeaux accueille un trois-mâts de 51 mètres. El Galeon, est une réplique d’un galion espagnol du XVIIe siècle, construit en 2009-2010 par la Fondation Nao Victoria, dans les ateliers de Punta Umbría (Huelva). Il s’agit d’une reproduction d’un des galions des flottes de Nouvelle-Espagne, qui ont commercé avec l’Amérique et l’Asie au XVIIe, réalisée après un long processus de recherches historiques. Depuis 2010, il parcourt le monde entier pour se faire admirer, avec ses sept voiles et sa structure est en bois de chêne, d’iroko et de pin.

Le Galeon, quai Richelieu à Bordeaux, le 3 septembre 2019.
Le Galeon, quai Richelieu à Bordeaux, le 3 septembre 2019. – M.Bosredon/20Minutes

Enfin, même s’il y aurait eu toute sa place, il n’a pas tourné pour les films Pirate des Caraïbes, contrairement à ce qu’il se dit parfois à son sujet.

A quai jusqu’au 9 septembre

La visite du vaisseau consiste en une visite à pied autoguidée. Une fois à bord, vous êtes libre d’entrer et de passer sous les ponts, de parler aux membres de l’équipage (de vrais marins qui vivent à bord) et de contempler des dizaines d’expositions interactives, de vidéos, de projections et de documents historiques.

El Galeon est une réplique de galion espagnol, ouvert au grand public.
El Galeon est une réplique de galion espagnol, ouvert au grand public. – M.Bosredon/20Minutes

El Galeon quittera Bordeaux lundi 9 septembre, très tôt le matin (vers 4 h).

mibosredon@mibosredon

El Galeon, réplique d’un galion espagnol, à #Bordeaux jusqu’à dimanche

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Visites de 10 h à 20 h jusqu’au 8 septembre. Tarifs : adultes 10 euros, enfants – 10 ans 5 euros. Réservations sur le site internet de la fondation Nao Victoria.

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Paris: Un feu d’artifice sauvage tiré aux abords de la prison de Fresnes dans la nuit de dimanche à lundi

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FAITS DIVERS Six individus auraient tiré un feu d’artifice sauvage devant la prison de Fresnes dans la nuit de dimanche à lundi

 

Un spectacle pyrotechnique improvisé à la prison de Fresnes. Telle est la situation à laquelle les détenus ont pu assister dans la nuit de dimanche à lundi, comme le rapporte Le Parisien.

Un feu d’artifice sauvage a été tiré devant la prison de Fresnes vers 2h20 du matin. D’après le quotidien, six hommes à l’intérieur du domaine auraient allumé des fusées en direction du centre pénitentiaire. Deux d’entre eux ont notamment été aperçus par des agents placés dans les miradors. Ils auraient mis le feu aux poubelles avant de lancer les fusées d’artifice. Lorsque la police est arrivée sur les lieux, tous les individus avaient déjà pris la fuite, laissant derrière eux près d’un des miradors, plusieurs boîtes de feux d’artifice retrouvées par les forces de l’ordre. Le commissariat de L’Haÿ-les-Rosesest saisi de l’enquête.

« Cela commence à être récurrent et agaçant ces spectacles, peste le syndicat FO pénitentiaire. Cela peut provoquer des incendies encore plus graves. Nous avons interpellé la direction locale de la prison en demandant la fermeture du domaine pénitentiaire chaque nuit. » « A Fresnes, c’est la première fois que j’entends parler d’un feu d’artifice », conclut un policier, qui travaille depuis des années au commissariat de L’Haÿ-les-Roses.

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Paris: Une supposée princesse aurait dérobé 1,6 million d’euros de bijoux chez un joaillier

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RUSE Se faisant passer pour une princesse des Emirats, une femme aurait dérobé des bijoux d’une valeur de 1,6 million d’euros dans une bijouterie de luxe parisienne 

 

1,6 million d’euros de bijoux, rien que ça ! C’est le butin qu’une femme, prétextant être une princesse des Emirats arabes unis, est soupçonnée d’avoir dérobé chez un joaillier parisien après avoir remplacé les bijoux par des chocolats.

Cette femme, qui s’était rendue mardi vers 21 heures dans une bijouterie de luxe, située rue Saint-Honoré dans le 1er arrondissement de Paris, avait fait mettre de côté plusieurs pièces placées dans un écrin et assuré qu’elle payerait par virement le lendemain, selon la chaîne LCI qui a révélé l’information.

S’inquiétant de ne pas recevoir le virement promis, la joaillière a rouvert l’écrin deux jours plus tard, jeudi, et s’est rendu compte du stratagème : la fausse princesse avait « réussi à faire remplacer discrètement des bijoux par des chocolats », a indiqué la source, confirmant que le préjudice s’élevait à quelque 1,6 million d’euros. Une enquête pour «vol par ruse » a été ouverte par la brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne qui a été saisie de l’enquête.

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