Connect with us

Bordeaux

Bordeaux: Faut-il s’inquiéter ou se réjouir de la croissance impressionnante de l’aéroport ?

Publié

le

TRANSPORTS L’aéroport de Bordeaux-Mérignac a doublé son trafic en dix ans, et veut atteindre les dix millions de passagers annuels en 2023

 

Avec + 9,3 % de croissance en 2018, l’aéroport de Bordeaux-Mérignac a enchaîné une… neuvième année consécutive de croissance. Qui se poursuit en 2019, puisque la hausse du trafic est de l’ordre de 10 % au premier trimestre.

En dix ans, le trafic a ainsi doublé pour atteindre 6,8 millions de passagers en 2018. Et l’aéroport de viser les 10 millions en 2023. Pour accompagner cette croissance, l’infrastructure vient de se doter d’un plan de développement de 140 millions d’euros pour construire de nouveaux parkings, agrandir le terminal low-cost Billi ou encore étendre les zones commerciales.

« Sacro-saint développement économique »

Un plan évidemment adopté par les élus qui siègent au conseil de surveillance de la société aéroportuaire. Pourtant, des voix remettant en cause cette frénétique course à la croissance commencent à se faire entendre. A commencer par celle de Gérard Chausset, élu LREM de Mérignac. « Je ne remets pas en cause l’aéroport en soi qui est utile (…) mais on doit se poser des questions : quel développement, jusqu’où, à quel prix ?  écrit-il sur son blog. »

Des chantiers d'envergure sont prévus jusqu'en 2023 sur la zone aéroportuaire.
Des chantiers d’envergure sont prévus jusqu’en 2023 sur la zone aéroportuaire. – E.Provenzano / 20 Minutes

Et l’élu mérignacais de remettre en cause le conseil de surveillance de la société aéroportuaire, « un cénacle où les élus qui y siègent depuis des années accompagnent sans barguigner la croissance de l’aéroport et le sacro-saint développement économique (…) sans se poser les questions de l’impact de son développement et des nuisances. »

« Nos populations veulent du transport aérien »

Interrogé par 20 Minutes, le maire de Mérignac, et premier vice-président de la métropole, Alain Anziani (PS) balaie ces arguments d’un revers de manche. « C’est un débat très artificiel, lancé par quelques personnes, mais qui ne trouve aucun intérêt auprès de la population », assure-t-il.

« Pourquoi l’aéroport se développe-t-il ? poursuit le maire de Mérignac. Ce n’est pas parce que son directeur ou des élus ont décidé qu’il fallait absolument le développer, mais parce que nos populations veulent du transport aérien. Deux tiers des vols sont générés par des demandes de nos populations, qui veulent non pas aller à Paris mais à Budapest, à Vienne ou à Copenhague, et qui pour cela ont trouvé le low-cost. Si demain on ferme ces lignes, les plus pauvres renonceront à ces voyages, et les plus riches prendront l’avion quand même, via Paris ou via Toulouse. »

Alain Anziani estime qu’il vaut mieux se concentrer sur « l’accompagnement » de ce développement, en restant notamment vigilant sur « le problème des nuisances sonores. » « Il faut aussi régler la question des parkings, poursuit-il, et j’ai demandé au directeur de l’aéroport d’arrêter de faire des poches de parking un peu partout, et de favoriser les parkings silos, comme on en retrouve dans la plupart des grands aéroports. »

Taxer davantage les liaisons intérieures

Une analyse que ne partage absolument pas Pierre Hurmic, le leader d’EELV à Bordeaux. Contacté par 20 Minutes, il estime « qu’à un moment donné, il va falloir prendre des décisions qui ne seront peut-être pas très populaires, mais cohérentes avec le discours de lutte contre le réchauffement climatique ».

Pierre Hurmic s’agace tout d’abord contre la navette aérienne Bordeaux-Paris, dont le trafic « n’a baissé que de 17 % depuis la mise en service de la Ligne à grande vitesse (LGV) en 2017, alors que l’on a dépensé des milliards dans cette ligne précisément pour faire diminuer le trafic aérien. » Et l’élu vert de demander que « ceux qui continuent de prendre l’avion pour une liaison intérieure, alors qu’il existe une solution ferroviaire, paient plus cher. »

« Investir, innover en faveur de la croissance verte »

L’élu bordelais trouve également « scandaleux » que l’on propose « des allers-retours à Marrakech pour le prix d’un billet de bus » car à l’arrivée « celui qui en paie les conséquences, c’est le réchauffement climatique. » Il espère ainsi qu’un « véritable » débat sur la question aérienne s’ouvrira à la métropole, « et qu’il dépassera la problématique des nuisances sonores car il s’agit de véritables enjeux sociétaux. »

Pour Alain Anziani, le débat sur la protection de l’environnement passera plutôt par la technologie. « Le bruit des avions est moindre qu’il y a dix ans, car il se développe de nouvelles techniques, souligne-t-il, et c’est un moyen de transport qui consomme de moins en moins de carburant, avant de passer éventuellement à l’électrique. Ce qu’il faut, c’est investir, innover, en faveur de la croissance verte, c’est cela qui permettra de prendre un véritable tournant écologique. Mais réjouissons-nous de la prospérité de l’aéroport. »

 

Continuez la lecture
Ajoutez un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bordeaux

Bordeaux: «L’arrivée d’un homme ne peut pas tout changer», pourtant Christophe Urios est bien attendu comme le messie à UBB

Publié

le

RUGBY Les Bordelos-Bèglais attaquent le Top 14, samedi (20h45), face au Stade Toulousain avec leur nouveau charismatique manager

 

Christophe Urios par-ci, Christophe Urios par-là. Dans les tribunes du petit stade André Moga de Bègles, les supporters de l’UBB n’ont d’yeux que pour lui en regardant leur équipe préparer le premier match de la saison de Top 14 contre le Stade Toulousainsamedi (20h45). C’est un véritable plébiscite pour le nouvel homme fort de l’Union Bordeaux-Bègles : « C’est notre meilleure recrue cette saison ! Sans aucun doute ! », lance Patrice tout sourire.

Certains sont même déjà tombés amoureux à l’image de Nicolas : « Franchement, je l’adore. C’est énorme de l’avoir ici. C’est le meilleur manager français aujourd’hui. Et puis, je suis complètement fan de son style, de son franc-parler. C’est un monsieur ! » Il faut dire que Christophe Urios est un peu attendu comme le messie à l’UBB. En particulier par ses supporters qui rêvent des phases finales depuis la remontée du club dans l’élite du rugby français en 2011. Cette marche, le président Laurent Marti et ses joueurs butent dessus inlassablement chaque saison.

Laurent Marti abat sa dernière carte

Alors pour mettre fin à cela, le patron de l’Union a donc décidé de tout miser sur l’un des meilleurs managers du moment. Un homme qui emmena Oyonnax de la ProD2 à la Coupe d’Europe et surtout, le Castres Olympique au titre de Champion de France en 2018. Son nom avait été évoqué pour prendre la tête du XV de France en vue de la Coupe du monde 2023 mais c’est finalement à l’UBB que le charismatique Christophe Urios a signé un contrat de 4 ans au printemps dernier.

20 Minutes

@20Minutes

Bordeaux: «Son parcours parle pour lui»… Urios, le chaînon gagnant de l’UBB? http://bit.ly/2FwxAMg 

Voir l'image sur Twitter

3

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
Voir les autres Tweets de 20 Minutes

Bref, on comprend mieux l’attente de certains au vu du CV du bonhomme : « Oui, oui, je la sens cette attente (sourires) ! Mais, c’est pour ça que je suis là donc, ça ne me pose pas de problème, explique l’intéressé dans sa gouaille habituelle, je ne suis pas quelqu’un qui stresse, quelqu’un qui a peur. Je viens avec mon état d’esprit. Je viens avec tout ce que j’ai, je donnerai tout après… » Après comme on dit, ce sont les joueurs qui sont sur le terrain. Et pour l’instant, l’ancien talonneur n’a pas prévu de remettre le maillot pour pousser en mêlée.

Il n’y arrivera pas tout seul

En revanche, on peut compter sur lui pour pousser ses hommes dans leurs derniers retranchements comme il sait si bien le faire. Mais attention, Christophe Urios, n’est pas un magicien et il tient tout de suite à le rappeler :

« L’arrivée d’un homme ne peut pas tout changer ! C’est tout un ensemble de choses qui doit changer. Si les joueurs ne changent pas eux-mêmes notamment les anciens, il n’y a aucune raison qu’on soit dans le top 6 puisqu’ils n’y sont jamais allés. Et ça, il faut bien que tout le monde l’entende. »

Christophe Urios avec l'une de ses recrues, l'Autralien Higginbotham.
Christophe Urios avec l’une de ses recrues, l’Autralien Higginbotham. – NICOLAS TUCAT / AFP

Sa patte se fait en tout cas déjà sentir sur et en dehors du terrain à l’image de la phase de préparation avec les « bacchus ». Pendant trois jours les joueurs se sont en effet affrontés par groupe dans une sorte d’olympiade où le nouveau manager bordelo-béglais avait mélangé travail et plaisir afin de créer un état d’esprit et de resserrer les rangs. Avec des espaces de jeu comme le Bassin d’Arcachon ou les vignes d’une propriété viticole du Médoc, lui, qui tient énormément à l’identité du territoire dans lequel évolue son équipe.

Une culture club à développer

En effet, Christophe Urios ne s’en cache pas, même si gagner des matchs reste son job, sa priorité aujourd’hui est bien « de regagner le cœur des supporters », très déçus des derniers échecs de l’Union Bordeaux-Bègles. Pour ça, cet incomparable meneur d’hommes veut notamment (re) créer une vraie culture club. Et le jeune pilier Thierry Païva l’a déjà bien intégré :

« Comme dans tous les clubs où il est passé, il tient à avoir une basse solide qui s’appuie sur la culture du club. On a fait beaucoup de réunions pour développer cette identité. Il y a bien sûr l’union pour l’état d’esprit mais aussi cette envie de retrouver le vrai jeu de l’UBB, ce jeu dynamique. Le cœur, ça fait partie des détails importants qu’il nous a entre autre manqué ces dernières saisons. »

Au point que le premier public d’Europe (en termes d’affluence) a fini par déserter un peu le stade Chaban-Delmas au fil des saisons. Contre le champion de France samedi près de 25.000 spectateurs sont attendus pour voir l’UBB. Mais surtout pour voir l’UBB de Christophe Urios. Et Thierry Païva en a « conscience car les supporters y croient à cette équipe mais nous aussi, on y croit vraiment. » Alors y’a plus qu’à…

Clement Carpentier@clementcarpet

🏉 Christophe Urios annoncent le conseil des sages de @UBBrugby :
👉Diaby et Lamerat (capitaines)
👉Jalibert et Botica (capitaines de jeu)
👉Tauleigne et Dubié (responsables de la vie de groupe)
👉Marais et Connor (représentants des valeurs du club) #UBB #Bordeaux #rugby

Voir l'image sur Twitter

29

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
Voir les autres Tweets de Clement Carpentier
Continuez la lecture

Bordeaux

Creuse: Une serveuse du Mcdonald’s menacée de mort pour une erreur de commande

Publié

le

FAITS DIVERS Un homme d’une vingtaine d’années a été arrêté et placé en garde à vue, mardi, à Guéret après avoir menacé une employée du Macdonald’s de la ville après une erreur de commande

 

C’est une banale erreur de commande qui a mis dans tous ses états un client du Macdonald’s de Guéret dans la Creuse, convoqué le 4 décembre prochain devant le tribunal correctionnel. L’homme de 20 ans a été arrêté et placé en garde à vue, mardi, pour avoir menacé de mort l’employée qui aurait servi sa commande à un autre client.

Les premiers faits remontent au mercredi 7 août. Tout serait parti d’une commande effectuée par l’homme, et servie par erreur à quelqu’un d’autre. En guise de geste commercial, la serveuse a alors proposé à ce client de lui offrir un Sundae (petite glace à la vanille). Mais ce dernier s’est énervé et a réclamé un McFlurry (une glace plus grande).

Des menaces répétées

À la fin du service de la jeune femme, le client mécontent l’a suivie sur le parking, puis jusqu’à son domicile avant de la menacer de mort. « Il lui a dit « je vais te tuer » », a indiqué le commissariat de Guéret, confirmant une information de La Montagne. Craignant pour sa sécurité, la serveuse est alors retournée se réfugier sur son lieu de travail.

Quatre jours plus tard, le dimanche 11 août, l’homme s’est de nouveau présenté au domicile de la serveuse et a réitéré ses menaces. Le compagnon de l’employée du fast-food s’est interposé. C’est après ce deuxième épisode que la victime a porté plainte.

Le client menaçant, qui était connu de la police et de la justice pour des infractions routières mais pas pour des faits de violence, a « reconnu et assumé les faits » au cours de son audition, selon la source policière.

Cette semaine, un gérant de bar a été tué, dans la nuit de mardi à mercredi en Seine-Saint-Denis après avoir refusé de servir un client ivre, quelques jours après la mort d’un serveur d’un fast-food abattu dans ce même département pour avoir tardé à préparer un sandwich.

Continuez la lecture

Bordeaux

G7 à Biarritz: Recul de la côte, agriculture raisonnée… Comment les images satellites vont aider la Nouvelle-Aquitaine

Publié

le

ENVIRONNEMENT La région Nouvelle-Aquitaine et le Cnes signeront samedi, pendant le G7 à Biarritz, un partenariat pour favoriser l’exploitation d’images satellites au service du développement durable

 

Les questions environnementales devraient être au cœur des discussions lors du sommet du G7 à Biarritz, du 24 au 26 août. La région Nouvelle-Aquitaine veut en profiter pour mettre ses problématiques sur la table. Samedi, elle signera une convention avec le Cnes (Centre national d’études spatiales) pour « mettre en œuvre des solutions spatiales innovantes » au service du développement durable et de la protection du patrimoine naturel.

« Il s’agit de mettre en place des services utilisant des données et des technologies spatiales croisées avec des données socio-économiques pour élaborer des scénarios d’impacts du changement climatique, explique la région Nouvelle-Aquitaine. Il s’agit aussi de mieux connaître, et donc de mieux gérer, un certain nombre d’éléments essentiels du patrimoine naturel de la Nouvelle-Aquitaine : littoral et eaux de baignades, bassins hydrographiques, massifs forestiers, territoires viticoles, zones humides et étangs (26.000 dans la région). »

Récolte du vin et évolution de la forêt

Le Cnes est à l’initiative d’un observatoire international du climat (« Space Climate Observatory »), qui mettra à disposition de la région des données scientifiques sur les impacts du changement climatique. Contacté par 20 Minutes, Gilles Rabin, directeur de l’innovation, des applications et de la Science au Cnes, explique toutes les applications concrètes que ces données peuvent offrir.

« Prenez la problématique du recul du trait de côte à Lacanau : à part le spatial, je ne vois pas comment vous pouvez la traiter. Les images satellites peuvent aussi permettre de donner des informations, à l’heure près, sur le meilleur moment pour la récolte du vin. C’est aussi un outil pour la sylviculture : il peut montrer l’évolution forestière de la forêt des Landes au centimètre près. »

« L’observation des images seules ne suffit pas »

Responsable des partenariats stratégiques entre le Cnes et les régions, Didier Lapierre ajoute que les images satellites deviendront un outil déterminant dans la gestion de l’agriculture biologique, ou raisonnée. « Il peut y avoir une optimisation des produits utilisés : grâce aux images satellites, on peut voir qu’une maladie se développe à tel endroit, analyser les plantes qui résistent le mieux, ou déterminer les champs qui ont besoin ou pas d’être arrosés. C’est un véritable outil d’aménagement du territoire. »

Des collectivités font d’ailleurs déjà appel aux images du Cnes. Comme l’agglomération de Dax (Landes) concernant l’analyse de ses bâtiments, pour suivre les mouvements de terrain. « Nous avons les données, et c’est la région qui choisit ce qui l’intéresse, poursuit Gilles Rabin. Mais l’observation des images seules ne suffit pas, il faudra ensuite des études d’impact pour déterminer les politiques à mettre en place. »

Continuez la lecture

Trending

Copyright © 2019 www.bordeaux24.fr