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Bordeaux : Convoqués à la gendarmerie pour avoir posté des images d’ « Air Force One » sur les réseaux sociaux

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SECURITE Des personnes travaillant à l’aéroport de Mérignac, ainsi qu’un internaute lambda, sont convoqués par la gendarmerie des transports aériens, pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des images de l’avion présidentiel américain qui s’était posé à Bordeaux

 

Ce n’est pas tous les jours que l’aéroport de Bordeaux-Mérignac reçoit le plus célèbre des Boeing. Alors, quand Air Force One, l’avion du président des Etats-Unis Donald Trump, a stationné sur le tarmac bordelais le week-end dernier à l’occasion du G7 qui se tenait à Biarritz, forcément, la tentation a été grande, tant pour le personnel de l’aéroport que pour les passagers, de le prendre en photo et de partager sur les réseaux sociaux.

Erreur. Par arrêté préfectoral, il est en effet interdit de prendre en photos des aéronefs stationnés sur les pistes de l’aéroport, et encore plus de les diffuser, sauf autorisation spécifique des services de l’Etat. L’arrêté stipule précisément qu’il est « interdit de procéder à des prises de vue privées, commerciales, techniques ou de propagande sauf autorisation de l’exploitant de l’aéroport. » Interdiction qui s’applique « autant côté ville que côté piste » nous précise la préfecture.

Huit personnes convoquées

Le sujet est bien évidemment d’autant plus sensible lorsqu’il s’agit de l’appareil officiel du président des Etats-Unis. Conséquence : depuis lundi dernier, huit personnes ont été convoquées devant la gendarmerie des transports aériens (GTA), basée à l’aéroport de Mérignac.

« Il s’agit surtout de personnels de sociétés travaillant à l’aéroport » précise la préfecture de la Gironde à 20 Minutes. « Notamment parce qu’il leur avait été rappelé, avant l’arrivée d’Air Force One, qu’il serait interdit de diffuser des photos sur les réseaux sociaux. » Or, certaines photos ont clairement été prises depuis le tarmac, pas depuis un autre avion. « C’est une violation d’un arrêté préfectoral, et cela relève de la sûreté de l’aéroport » poursuit la préfecture.

« Ils m’ont prévenu de ne pas prendre cela à la rigolade ! »

Pourtant, il n’y a pas que des personnes travaillant à l’aéroport qui ont été auditionnées. Contacté par 20 Minutes, Franck Parienti, un Bordelais, nous raconte sa mésaventure. « J’ai juste partagé deux photos d’Air Force One, que j’ai vu passer sur mon fil Facebook. Ce n’est pas moi qui ai pris ces photos : je ne travaille pas à l’aéroport, et je n’étais même pas à Mérignac ce week-end-là. »

Lundi matin, il reçoit un coup de fil de la gendarmerie des transports aériens, qui le convoque dans ses locaux de Mérignac. Sans rien lui expliquer. « Ce n’est qu’une fois sur place qu’ils m’ont dit que c’était à cause de ces images, parce que c’était interdit de prendre et de diffuser des photos. Je suis tombé des nues. A ma demande, ils m’ont montré un papier de la préfecture qui interdisait aux personnes aéroportuaires de prendre des photos. Et ils m’ont prévenu de ne pas prendre cela à la rigolade ! »

« Ils ont voulu le nom de la personne qui avait pris ces photos »

Sur les clichés, on voit bien qu’Air Force One a été pris depuis le tarmac, au beau milieu des pistes. « Je leur ai bien expliqué que je n’avais fait que republier ces images, que je ne travaille pas à l’aéroport, et que je n’y étais même pas. Alors ils ont voulu le nom de la personne qui avait pris ces photos, que je ne connais évidemment pas. Et je n’en ai aucune traçabilité. Du coup, maintenant, il est question de me poursuivre au pénal… C’est complètement fou cette histoire, et ça me rend dingue ! N’importe qui peut être convoqué à la gendarmerie juste pour une photo ? »

La préfecture de la Gironde relativise toutefois, en précisant que la peine encourue est une « sanction de première catégorie, soit une amende de 38 euros… »

Un passager a préféré retirer sa photo de Twitter

Des photos d’Air Force One, tout le monde en a vu passer sur les réseaux sociaux depuis le week-end dernier. Car même des passagers ont pu en prendre. Contacté par 20 Minutes, Jonathan* nous confirme avoir bien saisi le Boeing en photo. « J’ai atterri à Mérignac dimanche soir de retour de Marseille, donc on est passé juste à côté et j’ai sorti mon smartphone, mais je ne savais pas que c’était interdit… »

Même si lui ne devrait pas être inquiété, il a préféré quand même retirer son image de son fil Twitter.

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Bordeaux

Météo Bordeaux: Prévisions du dimanche 27 janvier 2020

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MÉTÉO Aujourd’hui, un ciel avec des éclaircies va peu à peu remplacer les nuages. Les températures seront de 9°C le matin et de 13°C l’après-midi…

 
Le ciel va s’éclaircir à Bordeaux dans la journée. Un vent de sud-ouest soufflera un peu, avec 8 km/h. Il va faire 9°C en moyenne le matin. Les températures vont enregistrer une hausse de quelques degrés dans l’après-midi. Les valeurs s’échelonneront entre 11 et 14°C. Le soir, le thermomètre affichera 10°C en moyenne. Un ciel dépourvu de nuages est attendu dans la nuit reliant dimanche et lundi.

Demain, le soleil sera dissimulé derrière des nuages à Bordeaux, où le ciel sera maussade. Un modeste vent de sud-ouest sera ressenti par les habitants. De la bruine est prévue dans la matinée. On anticipe des températures d’environ 10°C. C’est à un ciel tapissé de nuages qu’il faudra s’attendre demain après-midi. De la pluie tombera. Les valeurs seront comprises entre 9 et 12°C. La soirée va rester grise à cause de nuages qui persistent dans le ciel. La météo sera marquée par de la pluie. Les températures tourneront autour des 7°C.

Le temps des journées qui suivent va changer progressivement. Même si le mauvais temps perdurera quelque peu mardi, il faut prévoir une amélioration par la suite.

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Coronavirus : Que sait-on du cas détecté à Bordeaux ?

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SANTE Ce vendredi, un des premiers cas français de coronavirus a été détecté dans la capitale girondine. Si les nouvelles du patient sont rassurantes, l’inquiétude gagne la population

 

Alors que les autorités se voulaient plutôt rassurantes sur les risques de propagation du coronavirus chinois 2019-nCoV, les premiers cas français ont été recensés vendredi dont l’un à Bordeaux. 20 Minutes fait le point sur la situation dans la capitale girondine alors que le virus continue à s’étendre à travers le monde et a déjà fait 56 morts, selon un bilan provisoire.

Quel est le profil de la personne contaminée ?

C’est un Français d’origine chinoise, âgé de 48 ans, qui travaille dans le monde du vin et qui avait l’habitude de faire des allers-retours entre Bordeaux et la Chine pour des raisons professionnelles. Souffrant de fièvre et de toux, il a consulté SOS Médecins jeudi, précisant qu’il était passé par « Wuhan », foyer de l’épidémie en Chine. Un protocole d’évacuation spécifique vers le CHU Pellegrin a été mis en place immédiatement.

Quel est son état de santé ?

Selon le maire de Bordeaux Nicolas Florian, qui a pris la parole samedi devant l’Hôtel de ville, les nouvelles concernant sa santé sont rassurantes. Il a souligné dans un communiqué qu’il était entre de bonnes mains dans le service du professeur Denis Malvy, « un expert mondial des maladies infectieuses à haut risque ».

Comment réagit la population bordelaise ?

S’il n’y a pas de mouvement de panique, l’heure est forcément à l’inquiétude. « On a été dévalisé de nos masques chirurgicaux vendredi et samedi, raconte une des salariées de la pharmacie des Grands Hommes à Bordeaux. On a une forte communauté chinoise ici à Bordeaux. » Alors faute de mieux, les clients se reportent sur les gels hydroalcooliques. « Ils prennent tout ce qu’ils peuvent en fait, ajoute-t-elle. On pense qu’on sera réapprovisionné en masques la semaine prochaine. »

Quelles sont les mesures prises localement ?

Les organisateurs des festivités du Nouvel An chinois, qui devaient se tenir à Bordeaux ce dimanche, les ont annulées par précaution. « Je suis en contact étroit avec les équipes de madame la préfète et des autorités sanitaires, à qui je fais toute confiance, a commenté le maire de Bordeaux dans un communiqué. Je reste prêt à prendre toutes les mesures qui s’imposeraient dans la ville, même si pour l’instant il n’y a aucune raison de s’alarmer. »

Quels sont les risques de propagation ?

Selon Nicolas Florian, les recherches épidémiologiques ont montré que le malade avait été en contact avec « 10 à 15 personnes qui se sont signalées » et les autorités sanitaires sont mobilisées pour les examiner. « A priori il n’a pas pris de transports en commun ni fréquenté beaucoup de lieux de vie donc cette identification [des personnes avec lesquelles il a été en contact] peut être productive, on sait exactement où il a été », avançait samedi le maire de Bordeaux devant nos confrères de Sud-Ouest.

Pour l’heure, il n’y aurait pas d’autres cas suspects dans la capitale girondine.

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La ville où l’on vit le mieux en France est…

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PALMARES Le classement a été établi par l’association Villes et Villages où il fait bon vivre

 

Un résultat qui peut paraître surprenant. Selon un classement inédit, publié ce dimanche dans les colonnes du JDD, la ville où l’on vit le mieux en France est… Annecy, chef-lieu de Haute-Savoie. Elle devance ainsi Bayonne et La Rochelle.

Ce palmarès a été établi par l’association Villes et Villages où il fait bon vivre, en fonction de 182 critères, parmi lesquels la bonne qualité de vie, la sécurité, les transports, les commerces et services, la santé, l’éducation, les sports et loisirs. Il tient compte également de toutes les villes de plus de 2.000 habitants. Pendant deux ans, l’association a analysé les données de plus 34.481 communes.

Annecy l’emporte au général mais se classe également à la première place dans la catégorie des « villes de plus de 100.000 habitants », où elle s’impose cette fois devant Angers (Maine-et-Loire) et La Rochelle (Charente-Maritime).

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