Connect with us

Sports

Bordeaux: «C’est une icône du club», Baptiste Serin et son histoire d’amour inachevée avec l’UBB

Publié

le

RUGBY Après 10 ans au club, le demi de mêlée international va disputer son dernier match au stade Chaban-Delmas avant de prendre la direction de Toulon la saison prochaine

 

Le moment risque d’être rempli d’émotion. Certains auront sûrement la larme à l’œil. A commencer par Baptiste Serin, lui-même, sur le terrain. Et pour cause après 10 ans à l’Union Bordeaux-Bègles, le demi de mêlée international français va dire au revoir au stade Chaban-Delmas à l’occasion de l’avant-dernier match de la saison de Top 14 contre le Stade Toulousain, ce dimanche après-midi (16h50). La saison prochaine, il prendra la direction de la rade de Toulon.

« Ça risque de sérieusement le remuer ! », avoue l’ancien de la maison béglaise Guy Accoceberry, alors que « ça va faire très bizarre, à Marco Tauleigne son coéquipier, je ne me rends pas encore compte qu’il va partir. » Ce n’est pas une page qui se tourne pour Baptiste Serin mais un chapitre de sa vie. Il va quitter « sa maison » comme il le dit. Et les chiffres sont là pour le rappeler. Depuis sa première apparition en équipe première avecl’UBB, le 13 octobre 2012, contre les London Irish en Challenge Cup, Baptiste Serin, c’est :

  • 123 matchs
  • 452 points
  • 15 essais
  • 2 cartons jaunes et 0 carton rouge

Il symbolise l’évolution de l’UBB

Alors que retenir de cette décennie sous le maillot girondin. Tous se rejoignent sur un point comme le souligne David Ortiz qui l’a entraîné dès l’âge de 15 ans en sélection régionale puis avec les Espoirs du club : « Sa simplicité et son accessibilité. Il a des valeurs humaines très fortes. Toujours un mot, un geste pour tout le monde. Il est apprécié de tous. » Guy Accoceberry, demi de mêlée du XV de France dans les années 1990, à qui il a souvent été comparé, lui, retient « son évolution assez fulgurante jusqu’au niveau international. Il a su saisir sa chance à chaque fois et s’imposer même si les deux dernières saisons furent plus compliquées… »

Baptiste Serin et l'UBB ont fini par renverser Toulon.
Baptiste Serin et l’UBB ont fini par renverser Toulon. – Nicolas Tucat

Son évolution symbolise aussi celle de l’Union Bordeaux-Bègles. Avec d’autres, il a amené ce club jusqu’aux portes des phases finales et disputé pour la première fois, la Champions Cup en 2016 et 2017. « Il a grandi avec l’UBB. Baptiste (Serin) est l’image de la réussite du club et notamment de sa formation », rappelle David Ortiz. Au point d’être devenu « une icône » de celui-ci pour Marco Tauleigne : « C’est quelqu’un qui a l’UBB dans le cœur et dans le sang ! »

Les phases finales, l’éternel regret

Pourtant, l’histoire ne fut pas toujours un long fleuve tranquille à l’image des sifflets reçus à sa sortie du terrain un soir de décembre 2016 : « Le public a parfois été très dur avec lui. Quelques semaines plus tôt, ces mêmes spectateurs l’acclamaient », se souvient Guy Accoceberry. Une sorte de « Je t’aime, moi non plus » qui avait fait sortir de ses gonds à l’époque un autre enfant du club, Jefferson Poirot : « Choqué d’entendre des sifflets à l’encontre d’un tel joueur ! Combien de matchs nous a-t-il fait gagner ? »

Jefferson Poirot@Jeff_Poirot

Choqué d’entendre des sifflets à l’encontre d’un tel joueur @Serin_Baptiste !
Combien de matchs nous a t il fait gagner? #tellementpasrugby

Rugby-Scapulaire.com@RugbyScapulaire

Les sifflets à l’encontre de @Serin_Baptiste, c’est d’une débilité sans nom, qu’on se le dise. #UBBSP

356

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
237 personnes parlent à ce sujet

Beaucoup, pourrait-on répondre à son capitaine. Mais malheureusement pas assez pour amener l’UBB en phases finales. Sauf miracle, cette saison encore le club manquera le top 6. « Je ne veux pas parler à sa place mais je pense qu’il a un peu d’amertume voire beaucoup par rapport à ça », confirme le troisième ligne. Les deux amis rêvaient comme leur président de jouer une demi-finale au Matmut Atlantique cette saison. C’est aussi pour cette raison qu’il a choisi de rejoindre le RCT, une place forte du rugby français ces dernières années même si le club de Moura Boudjellal traverse une période difficile.

Toulon, un second souffle pour sa carrière

Un choix mûrement réfléchi. Si beaucoup le regrettent comme David Ortiz, « c’est aussi bien de voir autre chose, de sortir de sa zone de confort » pour l’entraîneur des Espoirs de l’UBB. « C’est un choix de carrière, c’est le rugby d’aujourd’hui. Mon regret c’est qu’il ne jouera pas encore la Coupe d’Europe la saison prochaine et puis, je l’aurais plus vu à Clermont et son jeu de mouvements pour prendre la suite de Morgan Parra ou Greg Laidlaw », dixit Acco.

En attendant, ce nouveau défi en club sur la rade, Baptiste Serin en a un autre à relever. Celui de la Coupe du monde de rugby au Japon. Ce serait sa première.

Voir l’image sur Twitter

Voir l'image sur Twitter

20minutesbordeaux@20minutesbord

XV de France: Comment Baptiste Serin a réussi à revenir dans la mêlée http://dlvr.it/QrPSDK  via @20minutesBord

Voir les autres Tweets de 20minutesbordeaux
Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Titulaire à la mêlée avec le XV de France en 2017, le Landais est redescendu un peu dans la hiérarchie depuis avec notamment l’éclosion du Toulousain Antoine Dupont et le retour épisodique de Morgan Parra. Mais à quelques semaines de la liste de Jacques Brunel, son nom reste en bonne position. En tout cas, dans le trio de tête à ce poste. Avant de penser à tout ça, Baptiste Serin a déjà un premier rendez-vous important avec ses adieux à l’UBB.

Continuez la lecture
Ajoutez un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Monde

Mercato: «Il fenomeno, Il fenomeno!»… Franck Ribéry accueilli en véritable rock-star du côté de Florence

Publié

le

FOOTBALL L’ancien Munichois s’est engagé avec la Fiorentina pour une durée de deux ans

 
Ribéry est arrivée à l'aéroport de Florence.
Ribéry est arrivée à l’aéroport de Florence. — Capture d’écrans @beinsports

Le Français Franck Ribéry a été accueilli en rock-star à l’aéroport de Florence mercredi, acclamé par les supporters de la Fiorentina, où il doit s’engager pour deux saisons après avoir passé sa visite médicale.

« Bienvenue légende », a écrit sur Twitter le club toscan de Série A avec une photo sur le tarmac de l’ailier français âgé de 36 ans, polo et écharpe de la Fiorentina sur le dos. L’ancienne gloire du Bayern Munich est libre de tout contrat depuis son départ cet été de Bavière après 12 saisons et 23 titres.

beIN SPORTS

@beinsports_FR

✈ #Mercato 🇮🇹 #SerieA Les fans de la Fiorentina en transe à l’arrivée de Franck Ribéry 🙌🙌

Vidéo intégrée

752

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
226 personnes parlent à ce sujet

Après s’être dit « prêt pour un nouveau défi » lundi sur Instagram, Ribéry a mis en scène mercredi sur ce réseau social son voyage en avion privé puis son arrivée sur le sol italien. On le voit sous ses nouvelles couleurs violettes, signant des autographes et acclamé par des dizaines de tifosi, avant de le voir découvrir sa nouvelle ville, Florence, depuis un panorama accompagné de dirigeants florentins.

Ribéry se débrouille déjà en italien

A l’aéroport, il s’est même targué de quelques phrases en italien : « Je suis heureux, je suis là avec ma famille. J’ai parlé pendant une semaine avec la Fiorentina, j’ai parlé aussi avec Luca Toni (son ex-coéquipier au Bayern, passé par Florence). Il m’a dit que la Fiorentina était un grand club et que la ville était belle », s’est-il enthousiasmé dans une vidéo postée par son futur club sur Facebook. « J’aime aussi l’italien, je le parle un peu même s’il faut que je m’améliore ». Modeste, avec ça.

Daily Mercato@DailyMercato

Ribéry se balade déjà en italien 👌

Vidéo intégrée

3 073

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
1 028 personnes parlent à ce sujet

« Pour moi, il était crucial que je signe un contrat pour deux ans, avait-il confié à la chaîne allemande de Sky Sports. Un autre facteur important est de pouvoir avoir ma famille avec moi. Je suis très heureux de pouvoir jouer au football de haut niveau pendant encore deux ans ».

Continuez la lecture

Bordeaux

Bordeaux-Montpellier: En attendant mieux (et surtout des recrues), Paulo Sousa répond sur le terrain face au MHSC (1-1)

Publié

le

FOOTBALL Très critiqué après la large défaite à Angers, le Portugais a cette fois-ci permis à son équipe de prendre son premier point de la saison grâce à ses choix

 

A une jambe près Souleymane Camara aurait pu tout gâcher. Mais l’attaquant montpelliérain était bien hors jeu à la 88e minute de jeu quand il a cru redonner l’avantage (et la victoire) au MHSC. Quelques instants, certains supporters bordelais ont dû se dire : « Ce n’est pas possible ! » Mais non, cette fois-ci, les Girondins de Paulo Sousa ont bien échappé à la défaite. Et c’est déjà pas mal quand on connaît le bilan du coach portugais depuis son arrivée au club au mois de mars dernier (deux victoires en 12 matchs de Ligue 1).

Le très critiqué entraîneur bordelais a donc répondu sur le terrain ce samedi face à Montpellier. Et il était temps car à la mi-temps, le bateau tanguait encore sérieusement après l’ouverture du score de Delort sur une magnifique reprise de volée. Mais Paulo Sousa n’a pas froid aux yeux alors il a sorti un milieu de terrain (Basic) pour le remplacer par un attaquant (Maja) pour tenter de récreer un électrochoc. Un choix payant puisque c’est le jeune Anglais qui a égalisé après une erreur du vétéran Hilton.

Kocielny rassure déjà

L’entrée du jeune Benrahou aura également été un bon choix du Portugais puisqu’il a dynamisé le jeu des Girondins. « Ça me donne plus de motivation que jamais de continuer à travailler avec cet effectif-là. Dans l’implication individuelle et collective, j’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu en seconde mi-temps », expliquait-il après la rencontre. Et les 30.000 spectateurs du Matmut Atlantique, aussi, auront apprécié ce second acte.

Laurent Kocielny a joué son premier match avec les Girondins.
Laurent Kocielny a joué son premier match avec les Girondins. – NICOLAS TUCAT / AFP

Comme ils ont apprécié la première de Laurent Kocielny sous le maillot des Girondins. L’international français a livré une bonne copie même s’il est un peu pris sur le but héraultais et qu’il a écopé d’un carton jaune en fin de match. Mais sa présence rassure déjà les autres à l’image de Mexer et Pablo en grande difficulté la semaine dernière à Angers. Reste maintenant à trouver un autre patron au milieu de terrain.

L’oiseau rare se fait attendre

Le dossier est prioritaire au club. Les dirigeants y travaillent depuis des semaines voire des mois. Mais pour le moment l’oiseau rare se fait attendre. Une chose est sûre, ce ne sera pas Maxime Gonalons. L’ancien lyonnais n’a jamais vraiment intéressé le club et selon nos informations, son état de santé a fini par convaincre les dirigeants de ne pas se pencher sur son cas.

Autre piste un peu plus approfondie par le club, celle du jeune Olivier Ntcham.L’international Espoir français du Celtic Glascow (23 ans) a été proposé car les Ecossais ne comptent plus vraiment sur lui mais aujourd’hui, ce n’est pas la priorité et surtout, ça reste trop cher pour le club selon les informations de 20 Minutes.

Clement Carpentier@clementcarpet

⚽️Quand on voit ce que font les Ultramarines @ub87officiel semaine après semaine (cf Angers) malgré les défaites qui s’enchaînent depuis plusieurs saisons, on peut dire chapeau. Ce serait bien qu’il y ait un renvoi d’ascenseur sur le terrain… #Bordeaux #Girondins #FCGB

Voir l'image sur Twitter

291

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
74 personnes parlent à ce sujet

Un joueur reste en tout cas la priorité du club pour le poste de milieu relayeur où Paulo Sousa souhaite également se renforcer, il s’agit de Youssef Aït Bennasser. Un contrat de quatre ans attend le Morocain aux Girondins mais Monaco et Bordeaux doivent encore se mettre d’accord. En revanche, la piste du jeune ailier Matteo Tramoni s’est refroidie ces derniers jours. Enfin, côté départ, les dirigeants espèrent trouver rapidement un accord pour Younousse Sankharé et Daniel Mancini.

Continuez la lecture

Bordeaux

Girondins de Bordeaux: Pourquoi l’arrivée de Koscielny crédibilise le projet des Américains

Publié

le

FOOTBALL Elle permet de lever certains doutes et surtout de rassurer des supporters très impatients

 

C’est un pur hasard, mais un joli clin d’œil. Les Girondins de Bordeaux se sont offert les services de Laurent Koscielny le jour de l’anniversaire de Joe DaGrosa (55 ans, ce mardi), l’un des propriétaires du club. « Un cadeau fantastique », comme le souligne avec sa bonne humeur habituelle le président du fonds d’investissement américain, GACP.Sans oublier d’ajouter « qu’Eduardo [Macia] et Hugo [Varela] ont [fourni] un très gros travail sur ce dossier. » Bien.

Mais il était surtout temps pour le directeur du football du club et le bras droit de Joe DaGrosa de concrétiser un mercato sans envergure pour le moment (Mexer, Kwateng et Benito). Il devenait également urgent de lever quelques doutes réapparus ces dernières semaines sur le projet des nouveaux propriétaires. A ce sujet, Hugo Varela, le vrai patron du sportif, répète souvent « que l’on n’achète pas des joueurs parce que les fans veulent des joueurs. Nous, on construit une équipe pour le long terme, ça prend forcément du temps. Restons calmes. » Et calme ne veut pas dire inactif.

Varela tient sa première promesse

Bordeaux a donc enfin réussi à boucler sa première « tête d’affiche » avec l’arrivée de Laurent Koscielny. Une expression importante car c’est celle utilisée régulièrement par la direction envers ses supporters et notamment les Ultramarines. Elle a en effet promis à ces derniers « deux têtes d’affiche » lors de ce mercato pour renforcer l’équipe et redorer le blason des Girondins après une saison calamiteuse (14e de Ligue 1).

FC Girondins de Bordeaux

@girondins

🎥🎙 Les premiers mots de @6_LKOSCIELNY en tant que joueur des #Girondins sont ici ⤵

Vidéo intégrée

609

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
181 personnes parlent à ce sujet

Alors bien sûr l’ancien capitaine des Gunners va sur ses 34 ans et certains diront qu’il vient en préretraite, mais il reste tout de même un joueur de haut niveau. De très haut niveau même pour un club comme les Girondins. Pour comparer à un passé proche, Laurent Kocielny et ses 51 sélections en équipe de France, neuf saisons à Arsenal et son palmarès, c’est encore un cran au-dessus des Costil, Toulalan ou Debuchy. Ça en impose comme le rappelle Eduardo Macia :

« C’est un top player, un grand leader avec une magnifique mentalité. C’est l’un des meilleurs défenseurs au monde des 15 dernières années. On est très content de l’avoir ici. Il va faire progresser l’équipe en tant que joueur mais aussi en tant qu’homme. »

Macia et les bons tuyaux

L’autre point positif pour la nouvelle direction bordelaise, c’est de prouver qu’il est possible de faire de beaux coups sur le marché des transferts sans argent. Et par les temps qui courent, c’est pas mal. Aujourd’hui personne ne s’en cache aux Girondins : l’objectif est de faire des économies. Malgré la vente de Jules Koundé pour près de 25 millions d’euros, et les départs à venir de Youssouf Sabaly et François Kamano, le club ne peut pas faire de folies.

Clement Carpentier@clementcarpet

⚽️Malgré son CV, Laurent Koscielny ne prendra pas pour l’instant le brassard de capitaine des @girondins : « Je respecte trop Benoît Costil pour faire ça. Je n’ai pas la légitimité, je viens d’arriver. En revanche, je compte bien l’aider ! » #Girondins #Bordeaux #FCGB

Voir l'image sur TwitterVoir l'image sur TwitterVoir l'image sur Twitter

181

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
32 personnes parlent à ce sujet

Mais Bordeaux a un atout dans sa manche, c’est Eduardo Macia. Laurent Koscielny a souligné son rôle dans sa venue : « Je le connais bien. Il a été dans des grands clubs. Il a toujours fait du bon boulot. J’ai tout de suite été convaincu par son discours. » Et comme le dit un proche du club : « S’ils avaient beaucoup d’argent, les Girondins n’auraient pas besoin de lui et de ses réseaux. » « C’est un grand professionnel. Il vous répond dans la minute. On ne perd jamais le contact. Pour travailler, c’est bien mieux », glisse de son côté un agent à 20 Minutes.

Il manque encore du monde

Mais attention, ce n’est pas pour ça que tous les doutes sont levés. Le directeur du football espagnol le reconnaît volontiers : « Nous avançons petit à petit mais nous avons encore besoin de progresser. Donc, on continue à travailler… »

Brunet Florian@FlorianBrunet78

La signature de Koscielny est une bonne chose et un bon signal.
Conscients que les Mercatos se décantent surtout en Août, nous demeurons patients.
Mais l’arrivée de Kos ne doit pas faire oublier que l’équipe a besoin encore détre renforcée si elle veut tenir son objectif européen

475

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
95 personnes parlent à ce sujet

Paulo Sousa l’a rappelé à ses dirigeants ces dernières heures, il veut encore au moins deux milieux de terrain, et un ailier est aussi visé. Et même si le poncif veut que la vérité soit le terrain et pas le mercato, des recrues comme Laurent Koscielny peuvent un petit peu aider à gagner des matchs et à rassurer les supporters.

Continuez la lecture

Trending

Copyright © 2019 www.bordeaux24.fr