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Environnement

Bénin: Un corps retrouvé dans le parc national où ont disparu deux Français

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AFFAIRES ETRANGERES Pour l’instant, le ministère des Affaires étrangères refuse de parler d’enlèvement

 

Un cadavre a été retrouvé dans le parc national de la Pendjari, au Bénin, où deuxtouristes français ont disparus avec leur guide ce mercredi, selon les autorités béninoises, sans que cela donne de « certitude » sur le sort de ces trois personnes, a affirmé une source diplomatique française.

« Les responsables du parc national de la Pendjari ont annoncé la disparition, le mercredi 1er mai, de deux touristes français et de leur guide béninois (…) Un corps a été découvert aujourd’hui. Il n’a pas été identifié. On ne peut en tirer aucune conclusion sur le sort des trois personnes disparues », a déclaré le ministère de l’Intérieur béninois dans un communiqué publié samedi soir sur Twitter.

Le chauffeur retrouvé mort ?

Selon la chaîne d’information France 24, qui cite des sources mauritaniennes et maliennes, « le chauffeur aurait été retrouvé mort, tué par balles » et « le véhicule qui les transportait est calciné ».

« Personne ne parle d’enlèvement pour l’instant », déclarait ce vendredi une source sécuritaire au Bénin. Le ministère français des Affaires étrangères affirmait ce samedi qu’il s’y refusait également.

Selon des experts et sources sécuritaires, le nord des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest, comme le Togo et le Bénin, sont devenus vulnérables ces derniers mois face à la stratégie d’expansion et de multiplication des fronts adoptée par les groupes armés.

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AGRICULTURE

Nouvelle Aquitaine : Elles transforment les résidus de céréales des brasseurs en crackers

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ECOLOGIE En janvier 2018, Marie Kerouedan et Nathalie Golliet ont fondé l’entreprise Resurrection qui transforme les résidus issus de la fabrication de la bière en biscuits croustillants. Elles viennent de lever 800.000 euros pour diversifier leur gamme de produits

 

En croquant des biscuits de l’entreprise « Resurrection », vous vous mettez sous la dent des résidus de céréales issus de la fabrication de bières artisanales qui étaient destinées à la poubelle ou à l’alimentation animale. Grâce à Marie Kerouedan et Nathalie Golliet, ils sont venus nourrir un projet lancé en janvier 2018 à Bordeaux et qui prend un nouvel élan avec une levée de fonds de 800.000 euros.

Les drêches, résidus du brassage de céréales, sont utilisés pour confectionner des biscuits.
Les drêches, résidus du brassage de céréales, sont utilisés pour confectionner des biscuits. – Floriane Martin

L’idée est née en 2017 dans l’esprit de Marie Kerouedan, alors en fonction dans un bureau d’études sur les systèmes d’alimentation durable, pendant qu’elle effectuait un stage dans une brasserie artisanale. « J’ai mesuré qu’il y avait un gisement de déchets dans la production de bière, explique-t-elle. Et constaté aussi que ces drèches, résidus d’orge malté, sentent bon le caramel et la tartine grillée ».

Elle repart de son stage avec des échantillons sous le bras et passe un an à faire des tests en lien avec Nathalie Golliet, qui deviendra son associée dans l’aventure « Resurrection ». Rapidement sur la piste de biscuits à grignoter à l’apéritif, elles font goûter avec succès leurs recettes autour d’elles.

Une usine partagée en Dordogne

En 2017, un crowdfunding leur permet de réunir 19.000 euros et de se lancer dans la création d’une entreprise de transformation de ces drèches. Depuis janvier 2018, la société est accompagnée par le Campement, la pépinière de Darwin. Elle propose deux gammes de recettes, l’une à base des drèches issues de brasseries biologiques et l’autre de marc de pommes de cidreries, biologiques elles aussi.

L’entreprise est devenue propriétaire d’une ligne de production adaptée à ses crackers, au sein de l’usine de biscottes La Chanteracoise, en Dordogne, sur laquelle travaille un ingénieur production. Les crackers aux goûts variés (figue et noix, blé ancien et olive noire etc.) sont commercialisés dans 250 à 300 points de vente. Des magasins bio mais aussi des épiceries et des crémeries. Une gamme « en vrac » est également en cours de développement auprès des cafés, hôtels et restaurants.

La collecte des drèches restant « à inventer », la réutilisation de ce coproduit n’a pas encore un impact positif sur le prix des crackers Resurrection. « Il y a les normes de qualité et d’hygiène à prendre en compte aussi, ce qui fait que cela revient plus cher pour l’instant mais il y a des économies d’échelle à faire », pointe Marie Kerouedan.

Soutenue par le poids lourd de l’agroalimentaire Le Duff (Brioche dorée, Del arte etc.), Charente Périgord Expansion, la communauté de dirigeants et d’entrepreneurs « Le Club des Prophètes » et le groupe Triballat Noyal notamment, « Resurrection » ne veut pas en rester là. « On veut développer la recherche sur des dizaines de coproduits (résidus des processus de fabrication) dans un contexte de raréfaction des ressources », souligne Marie Kerouedan. Elle espère proposer de nouveaux produits dès 2021.

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AGRICULTURE

Déviation routière près de Bordeaux : « La politique du tout voiture l’emporte toujours, alors que ça ne fonctionne pas »

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AMENAGEMENT Environ 150 militants écologistes, dont le mouvement Extinction Rebellion, ont manifesté ce dimanche en Gironde sur le chantier de la déviation routière du Taillan-Médoc, qui vient tout juste de démarrer

 

Vingt degrés un 2 février… Le temps idéal pour mobiliser les troupes à l’occasion d’une manifestation contre un projet de déviation routière près de Bordeaux. Et l’occasion de rappeler pour ces militants écologistes, que « le réchauffement climatique ce n’est pas que le délire de quelques collapsologues… »

Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde
Environ 150 manifestants se sont rendus ce dimanche sur les lieux du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde – Mickaël Bosredon/20 Minutes

Ce dimanche midi, quelque 150 personnes se sont donc réunies à Saint-Aubin-De-Médoc, aux confins de la métropole de Bordeaux, point de départ de la fameuse « déviation routière du Taillan-Médoc » dont les travaux viennent tout juste de démarrer. A l’appel d’ Extinction Rebellion, ANV (Action Non-Violente) COP 21, et d’associations environnementales locales comme Natur’Jalles, ces militants sont venus dire, dans le calme, leur opposition à ce projet qui va selon eux fortement impacter les sols, les cours d’eau et la biodiversité du secteur.

Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020.
Manifestation de militants écologistes contre le projet de déviation routière du Taillan-Médoc, en Gironde, le 2 février 2020. – Extinction Rebellion

Sous le regard de quelques gendarmes, les manifestants ont formé une chaîne humaine pour dessiner les mots « SOS » et « STOP ». « L’idée avec cette action symbolique est de soutenir les recours juridiques déposés contre ce projet par les associations Natur’Jalles et France Nature Environnement, et d’alerter les magistrats qui vont examiner ce dossier le 12 février, explique Elodie, d’Extinction Rebellion Bordeaux. Nous voulons que ce projet soit remis à plat, et nous ne nous arrêterons pas là si jamais la décision du 12 ne nous est pas favorable. »

mibosredon@mibosredon

« Nous sommes le vivant nous sommes la nature qui se défend » scandent les manifestants contre le projet de déviation routière du Taillan-Medoc en #Gironde #Bordeaux #environnement #route

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Déjà plusieurs recours par le passé

Ce nouveau recours, c’est un peu la tuile pour les porteurs du projet – le conseil départemental de la Gironde et la maire du Taillan-Médoc Agnès Versepuy – qui pensaient bien en avoir enfin fini avec la contestation. Ce dossier vieux de plus de 30 ans, a en effet déjà connu son lot de recours et d’annulations devant le tribunal administratif, en raison de la menace qu’il fait porter sur l’habitat naturel d’une centaine d’espèces animales (papillons, batraciens…), dont certaines sont menacées de disparition.

Après avoir revu sa copie, réduit une partie de l’infrastructure, et compensé une partie des destructions par la création de nouveaux habitats naturels, le conseil départemental, qui a obtenu en septembre dernier le feu vert du conseil national de la protection de la nature (CNPN), puis celui de la préfecture de la Gironde, se disait cette fois-ci confiant pour mener à bien la réalisation de ce nouveau barreau routier de 8 km. Assurant avoir désormais toutes les garanties environnementales, les premiers coups de pioche étaient donnés en novembre.

Une menace pour l’eau potable ?

Mais patatras, le 23 janvier dernier, Natur’Jalles et FNE Nouvelle Aquitaine déposaient un nouveau recours en annulation auprès du tribunal administratif de Bordeaux pour contester la décision de la préfète de la Gironde. Et les deux associations d’exiger l’arrêt des travaux.

Pour apporter de l’eau à leur moulin, elles s’appuient de surcroît sur un nouveau rapport, commandé à un géologue, qui affirme que ce projet fait peser une menace de pollution sur une source d’eau potable qui alimente en partie la métropole de Bordeaux. Ce que le conseil départemental réfute.

La goutte d’eau…

Quoi qu’il en soit, ce nouvel élément est en train de susciter une mobilisation contre le projet plus large que jamais. Extinction Rebellion reconnaît ainsi que ce nouveau rapport, c’est un peu la goutte d’eau… « Cela a été pour nous l’élément déclencheur, car désormais toute la métropole est concernée, et XR ne peut pas laisser passer ça, poursuit Elodie. Mais nous ne sommes pas pour autant que des bobos bordelais, et tout le principe de biodiversité nous concerne, sur tous les territoires. »

Le mouvement écologiste dénonce d’une manière plus générale « la politique du tout voiture qui l’emporte toujours, alors que l’on sait que cela ne fonctionne pas : plus il y a de routes, plus il y a de lotissements, plus il y a de trafic… »

Plus de 1.000 camions traversent chaque jour la ville du Taillan

Pourtant, les habitants du Taillan-Médoc, qui voient leur commune traversée chaque jour par 20.000 véhicules, dont 1.000 à 1.500 camions, sont très majoritairement favorables à ce projet qu’ils attendent de longue date. « Aujourd’hui il y a une thrombose très importante au Taillan, il faut agir pour la vie de ces habitants », expliquait ainsi Alain Renard, vice-président du conseil départemental, à 20 Minutes en novembre dernier. L’élu met aussi en avant « l’enjeu pour toute la liaison entre le Médoc et la métropole » que représente cette déviation.

Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d'un barreau routier de 8 km.
Le projet de déviation routière du Taillan, entre Saint-Aubin-de-Médoc et Arsac, prévoit la construction d’un barreau routier de 8 km. – Mickaël Bosredon/20 Minutesckaël Bosredon/20 Minutes

« Je comprends les habitants du Taillan, assure Elodie d’Extinction Rebellion, mais je pense que l’on n’a pas assez étudié d’autres solutions, avec des routes existantes. Surtout, en construisant une nouvelle déviation, on ne s’attaque pas à la racine du problème ; il vaudrait mieux réfléchir sérieusement à relancer le fret. »

Le conseil départemental, espère de son côté que le tribunal administratif ne lui mettra pas de nouveau des bâtons dans les roues, et qu’il pourra achever son chantier pour 2022 comme c’est envisagé. Au mieux.

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Bordeaux

Municipales 2020 à Bordeaux : Tous se revendiquent écolos, comment tenter de les distinguer les uns des autres ?

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ELECTIONS L’écologie est l’une des préoccupations principales des Bordelais et les sept candidats aux municipales l’ont bien compris. «20 Minutes» leur a demandé en quoi leur programme faisait la différence sur ce terrain

 

La protection de l’environnement est la préoccupation majeure des électeurs et les Bordelais ne font pas exception. Elle s’est manifestée par exemple lors du budget participatif de la ville où 24 des 41 propositions lauréates concernaient l’écologie.

Les sept têtes de listes déclarées dans la course à la mairie de Bordeaux ont bien compris que c’était l’enjeu fort de ces élections. S’accordant pour la plupart sur un grand plan de plantations d’arbres pour verdir la ville de pierres et la création d’îlots de fraîcheur dans une cité promise au climat de Séville d’ici 2050, chacune tente de se montrer sous son jour le plus vert, avec des stratégies différentes.

Le plus « prudent » : Nicolas Florian

Le maire sortant (LR) qui a pris la suite d’Alain Juppé ne veut pas brusquer les Bordelais et sur le terrain sensible des transports, il a tenu à rassurer : « je ne serai jamais le maire qui interdira les voitures dans Bordeaux », a lancé Nicolas Florian  lors du débat TV7, Sud-Ouest. Sur les déchets aussi, il veut « accompagner » les changements de pratique : « la transition, ce n’est pas la rupture », précise-t-il. Pour lui, la population fait déjà des efforts et un mouvement de fond est en cours : « en dix ans, la part de la voiture est passée de 40 % à moins de 30 % sur Bordeaux ». Parmi ses propositions, celle d’une ferme urbaine sur la Jallère, un site sur lequel il a interrompu un projet immobilier de 2.000 logements (tout en conservant le volet économique).

Le plus « authentique » : Pierre Hurmic

Dans l’opposition depuis 1995, le conseiller municipal Europe Ecologie les Verts (EELV) fait le pari que les électeurs préféreront « l’original à la copie ». « Nos adversaires ont une vision comptable de l’écologie (nombre de pistes cyclables, d’arbres, etc.) qui ne répond pas à une vision écosystémique qui veut que l’écologie irrigue toutes les politiques municipales », explique Pierre Hurmic. Un poste d’adjoint dont la fonction sera de veiller à cette cohérence figure dans son programme. L’une de ses priorités sera de garantir « zéro artificialisation des sols » pour stopper la disparition des espaces naturels. « Il faut construire la ville sur la ville », estime-t-il.

Le plus « innovant » : Thomas Cazenave

Pour rattraper le retard pris par la ville, le candidat de La République en marche veut créer une cité de la transition écologique sur la rive droite. « La transition on la fera avec les entreprises et les chercheurs en trouvant des solutions innovantes, souligne-t-il. On en connaît déjà certaines sur le biocarburant par exemple, qu’il faudra industrialiser, et d’autres sont à trouver sur la captation du carbone et de nouveaux modèles d’urbanisme par exemple ». Il prône un changement de modèle, notamment agricole, à l’échelle plus vaste de la métropole et des territoires alentour.

Le plus « radical » : Philippe Poutou

La tête de liste de Bordeaux en luttes veut s’attaquer au problème à la racine. « On veut avoir les moyens de mener une écologie radicale en redonnant à la population le contrôle de la vie publique, c’est-à-dire en récupérant la gestion de l’eau, de l’assainissement, des déchets et des transports. Il s’agit d’enlever aux privés, qui se moquent des droits sociaux et de la planète, les moyens de nuire », explique Philippe Poutou. Pour sortir du « tout voiture », il propose de développer un important réseau de lignes de bus et de rendre les transports en commun gratuits.

Le plus « inventif » : Pascal Jarty

Le candidat sans étiquette propose d’équiper le toit de la base sous marine en panneaux photovoltaïques qui alimenteraient en électricité les paquebots de croisière maritimes et pourquoi pas le tramway. Le plan serait financé par la revente de l’énergie à EDF et par un programme européen. Pour ce candidat anti-bétonnisation, une mesure symbolique à mettre en place serait aussi « la végétalisation de la place Tourny qui a rejoint le rang des sites très minéraux, aux côtés de Pey-Berland et Gambetta ».

Le plus « rural » : Bruno Paluteau

Le candidat du Rassemblement National élargit lui aussi la question au-delà des limites municipales et souhaite « une meilleure répartition de la population dans les campagnes oubliées de la région Nouvelle-Aquitaine et que les quartiers (rive droite, les Chartrons etc.) deviennent des villages basés sur le localisme (une production de richesses consommées sur place) afin de retrouver cette âme traditionnelle française. »

Le plus « extra-municipal » : Gilles Garçon

Pour ce candidat de l’UPR, l’union populaire républicaine, les décisions qui comptent en matière d’écologie sont prises à Bruxelles et pour avoir les mains libres, « il faut sortir des traités ». Il propose un référendum d’initiative locale pour « redonner le pouvoir au peuple » et par exemple lui demander de trancher sur l’idée d’une gratuité des transports en commun.

« Plus on parle d’écologie, plus ça favorise la liste écologiste, conclut Pierre Hurmic, on ne craint pas la concurrence sur ce terrain-là, surtout quand elle est aussi timorée. » Réponse le 15 mars, après le premier tour de cette élection, ouverte de façon inédite à Bordeaux.

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