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Attentat de Lyon: Le principal suspect va être présenté à un juge en vue de sa mise en examen

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TERRORISME Quatorze personnes ont été blessées par l’explosion d’un colis piégé, vendredi dernier, à Lyon

 

Placé en garde à vue lundi matin, Mohamed Hichem M. va être présenté ce vendredi à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen, indique le procureur de la République de Paris dans un communiqué. Une information judiciaire va être ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle et fabrication, détention et transport d’explosif en relation avec une entreprise terroriste, ajoute Rémy Heitz. Le parquet, précise-t-il, va requérir le placement en détention provisoire du principal suspect de l’ attentat de Lyon, dans lequel 14 personnes ont été blessées.

Alors qu’il se montrait peu loquace devant les enquêteurs de la direction centrale de la police judiciaire et de la DGSI, le jeune homme de 24 ans, inconnu des services de police et de la justice mais se trouvant en situation irrégulière sur le territoire, a finalement reconnu avoir prêté allégeance «en son for intérieur» à Daesh et avoir déposé, vendredi dernier, devant une boulangerie le colis piégé qu’il avait confectionné, poursuit le magistrat. Plusieurs indices retrouvés par les enquêteurs allaient dans ce sens : l’exploitation de son ordinateur « a mis en évidence des recherches sur Internet révélant un intérêt pour les thèses djihadistes et l’activité de l’état islamique ».

De nombreux indices retrouvés

Par ailleurs, lors de la perquisition de l’appartement où il vivait avec ses parents à Oullins (Rhône), les enquêteurs ont retrouvé des produits permettant de fabriquer du TATP. Dans la cuisine, ils ont découvert « une bouteille d’eau oxygénée, une bouteille d’acide chlorhydrique, une bouteille d’ammoniaque, un sac kraft contenant de nombreuses piles, un kit de survie et du fil électrique ». Ils ont aussi saisi « une gourde de vélo contenant des traces de TATP, quatre télécommandes, des circuits électriques, un lot de seringues, des lots de fils électriques, des billes d’aciers, des vis et des bouteilles avec des traces d’acétone et d’acide chlorhydrique », énumère le procureur.

Enfin, dans la rue où la bombe a explosé, les enquêteurs ont retrouvé sur des éléments « un profil génétique correspondant à celui de Mohamed Hichem M. », rappelle Rémy Heitz. Les limiers de la Sdat et de la DGSI sont parvenus à déterminer que le suspect s’était rendu à Oullins en exploitant les images des caméras de surveillance de la ville. Ils sont également « parvenus à déterminer qu’un lot de 20 piles, correspondant à celles utilisées pour constituer l’engin explosif, avait été commandé le 7 mai par Mohamed Hichem M. sur un site Internet et livré résidence des Ifs à Oullins ». Ils l’ont interpellé lundi, alors qu’il descendait d’un bus.

Les gardes à vue de ses proches ont été levées « en l’absence d’élément les mettant en cause à ce stade », fait également savoir le procureur.

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Bordeaux

Bordeaux: Une violente rixe éclate au milieu des badauds en plein centre-ville

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BAGARRE On ne connaît pas pour le moment les raisons de cette bagarre

 

Les terrasses étaient bondées. La boisson coulée à flots. Il y avait même un air de fête sur la place Meynard, quartier Saint-Michel en plein centre-ville de Bordeaux, comme souvent quand les beaux jours arrivent. Mais ce jeudi soir, elle a été un peu gâchée.

En effet, vers 20h, une violente rixe a éclaté entre deux groupes au milieu des badauds rapporte Sud Ouest. Une dizaine de personnes seraient arrivées de la rue des Faures poursuivies par d’autres individus armés de barres de fer et de bâtons avant que la bagarre explose au milieu des terrasses.

La vitrine d’un salon de thé cassée

Alors que certains participants trouvaient refuge dans un salon de thé, d’autres balançaient des chaises et des tables contre celui-ci. Au point de casser la vitrine à plusieurs endroits. Avant l’arrivée des forces de l’ordre, l’un des deux groupes prenait la fuite en voiture « manquant d’écraser des personnes dans la rue des Faures. En tout, cette scène a duré à peine 5 minutes, mais fut très violente », selon un témoin.

La rixe a éclaté place Meynard à Bordeaux.
La rixe a éclaté place Meynard à Bordeaux. – Capture écran / Google Maps

On ne connaît pas pour l’instant les raisons de cette rixe et s’il y a eu des blessés. Ce vendredi matin, il n’y avait toujours eu aucune interpellation. « L’enquête est en cours » précise-t-on simplement du côté de la police.

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justice

Prison de Condé-sur-Sarthe: Qui est Francis Dorffer, auteur de six prises d’otages en milieu carcéral?

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RECIDIVE Le centre pénitentiaire d’Alençon-Condé-sur-Sarthe a été le théâtre d’une nouvelle prise d’otages mardi par le détenu Francis Dorffer, auteur de cinq précédents actes du même type

 

« Champion de la prise d’otages carcérale », « coutumier des faits »… Au lendemain de la prise d’otages de deux surveillants, dont une stagiaire, au centre pénitentiaire Alençon-Condé-sur-Sarthe (Orne), les qualificatifs ne manquent pas pour brosser le portrait de son auteur, Francis Dorffer. Le détenu compte désormais six prises d’otages à son actif enprison.

Né à Hayange (Moselle) en 1984, il est un habitué du système judiciaire. Son incarcération en continu a débuté le 24 avril 2000. Il est condamné à six années d’emprisonnement, à l’âge de 16 ans, pour « vol avec violence » et « viol » après avoir contraint l’un de ses camarades de foyer à lui faire une fellation. Depuis, cet « enfant de la maison d’arrêt » comme le décrit son ancien avocat Me Thomas Hellenbrand, a enrichi son sombre palmarès. Il a dû répondre devant la justice pour des faits de violences, menaces de mort sur des gardiens, assassinat de son codétenu à Metz et ses prises d’otages en série. Francis Dorffer ne sera libérable qu’en 2060.

Le Lorrain a connu une enfance chaotique, secouée par la mort de sa sœur à l’âge de 19 ans à la suite d’une overdose. « Il n’y a plus eu ni affection, ni amour à la maison. C’est elle qui s’occupait de moi, elle avait pris le rôle de la mère, débordée par son travail, mon frère et mon père qui buvait », raconte-t-il dans les colonnes de L’Est Républicain.

« Troubles psychiatriques »

Du fait de son profil psychiatrique jugé lourd, ses « troubles » reconnus et sa carrière carcérale prolifique, selon le ministère de la Justice, le détenu de 35 ans est inscrit au registre des DPS (détenu particulièrement signalé). Il est suivi pour « radicalisation au sens très large » indique une source pénitentiaire à l’AFP. « Il n’a rien à voir avec Chiolo [le détenu radicalisé, auteur de la précedente attaque à la prison de Condé]. »

Ballotté de prison en prison, Francis Dorffer a fréquenté une vingtaine d’établissements. « Je vais crever en taule, alors qu’est-ce que je risque ? Je peux tuer encore, frapper, faire toutes les conneries, ça ne sera pas pire pour moi », avait-il lâché gravement, en 2006 devant la cour d’assises de la Moselle. Il était alors jugé pour l’assassinat sauvage de son codétenu.

Pour rappel, dans la nuit du 14 au 15 septembre 2003, un différend au sujet d’un programme télévisé éclate entre Francis Dorffer et Michel Gober, son compagnon de cellule à la prison de Metz-Queuleu. Le premier ne supporte plus le second notamment par peur de ses « pratiques vaudou », détaille Me Thomas Hellenbrand. Il le frappe, le bâillonne, le ligote et l’égorge avec une fourchette. Gober, 19 ans et originaire de la Guyane, devait être libéré quinze jours plus tard. Cette affaire vaut à Francis Dorffer sa plus longue peine : 30 ans de réclusion, assortie de 20 ans de sûreté.

Un mode opératoire récurrent

Mais ce sont ses six prises d’otages en prison qui fondent sa « notoriété ». En 2006, il retient une psychiatre à la prison de Nancy, en 2009, un surveillant à Clairvaux (Aube), en 2010, un psychiatre à la Santé (Paris), en 2011, un gardien à Poissy (Yvelines) et en juin 2017, avec deux autres détenus, il maintient en captivité un surveillant de la maison centrale d’Enseisheim (Haut-Rhin). Il est condamné en avril 2018 à Colmar, à 12 ans de prison.

Bien qu’elles se soient toutes terminées sans blessé et par une reddition du forcené, ses attaques à répétition posent la question de la gestion des détenus dangereux. Et les revendications de Francis Dorffer vont toujours dans le même sens : faire pression sur l’administration pénitentiaire pour céder à ses demandes. Il souhaite par-dessus tout se rapprocher de sa femme, la sœur d’un ancien codétenu rencontrée au parloir en 2008, et de leur enfant.

La prison de Condé-sur-Sarthe, où il est incarcéré depuis moins de deux ans, n’y a pas fait exception. « Hier soir, un détenu tristement célèbre pour ses faits de violence et de prises d’otages, a tendu un piège à deux surveillants de Condé sur Sarthe », rapporte le syndicat FO Centre Pénitentiaire Alençon-Condé-sur-Sarthe. C’est après avoir servi le repas « dans la dernière cellule » qu’il serait passé à l’action.

Muni « visiblement d’une arme artisanale, un pic », selon une source syndicale pénitentiaire, le forcené s’est plaint de ne pas recevoir ses médicaments – « en l’occurrence du Subutex » – et du placement de son fils de 9 ans alors que son épouse a entamé une procédure de divorce, d’après les informations du Parisien. Il aurait aussi demandé « la révision de sa situation pénale et son transfert dans un autre établissement » ajoute le syndicat FO Centre Pénitentiaire Alençon-Condé-sur-Sarthe.

Manifestation des surveillants

En raison de son profil de récidiviste, les surveillants faisaient « plus attention » à lui, déclare Emmanuel Guimaraes, délégué national FO pénitentiaire. « Pour autant, l’administration l’avait classé auxiliaire [un statut délivré à des « détenus de confiance »], c’est-à-dire qu’il avait la possibilité, la charge de distribuer les repas pour les détenus donc il avait des accès à plus de lieux en général ».

Ce mardi, une partie du personnel de surveillance de l’établissement s’est mise à l’arrêt. « On a décidé de ne pas prendre le service ce matin à 7 heures, l’équipe de nuit est toujours à l’intérieur », a déclaré Frédéric Eko, membre du Snepap-FSU. « Nous demandons plus d’écoute, car nous savions que ce détenu allait passer à l’acte, il avait changé de comportement et nous avions fait remonter l’information. Pourtant, il était classé auxiliaire, c’est-à-dire qu’il aidait à servir les repas, à faire le nettoyage, tout cela pour acheter la paix sociale », a renchéri le syndicaliste.

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Drogue

Val-de-Marne: Des trafiquants livraient du cannabis dans des boîtes de conserve

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TRAFIC Seize personnes ont été interpellées et plus de 100.000 euros ont été saisis par la police dans le cadre de cette affaire

 

Le chef de cet important réseau qui partait de Villejuif ( Val-de-Marne), ainsi que plusieurs de ses livreurs ont été arrêtés ce mardi en région parisienne, selon une information de l’AFP.

Livré « comme du caviar »

Le cannabis était livré dans de petites boîtes de conserve « comme du caviar », a affirmé une source policière auprès de l’AFP. Grâce à une publicité réalisée sur les réseaux sociaux, cette vente à domicile rencontrait un important succès.

Le subterfuge devait permettre aux trafiquants de contourner les contrôles de police toujours plus fréquents et qui avaient valu l’interpellation de plus d’une centaine de ses vendeurs et de ses guetteurs ces trois derniers mois.

C’est une grosse prise pour les services de police. Au total, 16 interpellations, des armes, du cannabis (dont la quantité n’a pas été précisée) et plus de 100.000 euros ont été saisis dans le cadre de ce réseau de trafic de drogue.

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